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C'est donc cela le naturisme

Chapitre 1

introduction

Gay

C’est curieux comme les gens manquent de discrétion. N’avez-vous jamais surpris une conversation intime dans un endroit insolite ?

Cela vient de se passer pour moi dans un restaurant d’une fameuse chaîne de ce que les Américains appellent un « steak-house ». La décoration cowboys et indien aux criardes couleurs rouge et noir y faisait naïvement référence. J’étais heureux d’être en déplacement dans le Sud, mais je n’avais pas pris le temps de trouver quelque chose de local pour manger.


Seul un midi, je faisais une pause entre deux rendez-vous professionnels. Pour une fois, j’avais le temps.

La caractéristique de ces restaurants est que les tables sont séparées par des claies ajourées, empêchant de voir qui est de l’autre côté, mais ne coupant pas le son pour autant. Le brillant architecte d’intérieur avait dû imaginer que quand le restaurant est plein, le bruyant fond sonore fait un mur entre les conversations. Mais voilà, le restaurant n’était qu’à moitié plein...


J’ai vite compris que trois femmes s’étaient installées sur la table de quatre de l’autre côté de la claie. L’une, de toute évidence âgée et fumeuse, parlait fort avec sa voix grave et enrouée. Line, elle s’appelait ; du moins, c’est ce que j’ai supposé en essayant de suivre malgré moi leur échange. Elle avait l’air de dominer ce petit groupe.


Jeanne était une vraie pipelette avec un terrible accent du sud-ouest. Elle parlait sans cesse et c’est bien parce que j’ai vite compris que les deux autres ne l’écoutaient pas que, amusé, je me suis mis à tendre l’oreille. Jeanne faisait le fond musical, alors que Line et Carole-Anne (ou Caroline ? Je ne sais pas très bien) bavardaient au sujet des plages du coin.


J’analysai peu à peu que Line et Jeanne étaient face à face, juste à côté de moi, alors que Carole-Anne était plus loin, l’obligeant à parler plus fort. Elle semblait également plus jeune que les autres, mais sans doute sa petite voix aiguë me trompait-elle. Elles étaient copines de longue date, une forte complicité les réunissant. Leurs critiques sur telle ou telle étaient acerbes et assez vachardes, jolies langues de pute qui me faisaient bien rigoler.


Elles n’étaient pas arrivées depuis dix minutes que j’éteignais mon smartphone et me mis à les écouter, essayant, sans les voir, de comprendre le jeu de chacune.

Un « elle chante comme elle jouit » mit tous mes sens aux aguets. Commentaire mesquin sur la personne dont elles parlaient. J’avais beau savoir que les filles entre elles sont pires que les mecs, elles y allaient fort !


Mais... comment pouvaient-elles savoir comment elle jouit ?

La réponse vint rapidement.


— Tu exagères...

— Pas du tout ! répliqua la voix rauque de Line. Quand tu l’as baisée il y a dix jours, n’a-t-elle pas chanté telle une Castafiore en poussant les aigus au risque de faire péter toutes les vitres ?

— C’est peut-être parce que Jeanne est la meilleure brouteuse de minou à vingt lieux à la ronde ! dit Carole-Anne.

— Tu te défends très bien toi aussi ! répondit Jeanne sur la défensive. Et puis d’abord, je te ferais remarquer que vu ta position et ton occupation à ce moment-là, je doute fort que tu aies vu ou entendu quoi que ce soit !


Elle s’adressait logiquement à Line.


— Même à un mètre les unes des autres ? Ce n’est pas parce que je suis très occupée avec une fille que je n’entends pas ce qui se passe juste à côté de moi ! Une Castafiore je vous dis !

— Remarque, même son mari le dit qu’elle ne sait pas être discrète quand ils baisent ensemble. L’autre jour, il nous a fait un sketch hilarant, à Jérémie et moi, en mimant leur couple en plein ébat, lui en train de la niquer dignement tout en essayant de la faire taire. Nous étions morts de rire. Et elle, toute blême de honte !

— Cela s’est passé où selon son mari ? Parce que je me souviens d’une nuit chez les Martin, vous vous souvenez pour leurs vingt-cinq ans de mariage, où (nous étions tous bourrés et restés sur place après la fête) il y a un couple qui s’en était donné à cœur joie ! La fille bruyante, le mec lançant des « chut ! » plus bruyants que les gémissements de sa dulcinée... A la réflexion, cela pourrait bien être elle !

— Elle était là en tout cas... Mais c’est vrai que toi, ma belle, tu jouis vraiment avec une classe extrême, tout en intériorité, ta peau frémissant sous l’orgasme, tes lèvres tremblant...

— Tes mains s’accrochant à ma crinière comme une moule sur un rocher ! Tu as failli m’arracher des touffes entières de cheveux la dernière fois !

— Ce sont tes lèvres qui étaient accrochées à ma moule... Quant à ta touffe, ça y est, tu t’es épilée ?

— Oui parce que la dernière fois, sur la plage, tu détonnais par rapport à toutes ces femmes toutes lisses ! Tu nous as mis la honte !

— Pas toutes les femmes ! Vous exagérez ! Il y a aussi ces Allemandes qui ne rasent vraiment rien ! Touffes à tous les étages !


Les trois amies se mirent à rire bruyamment. J’étais abasourdi. Je ne comprenais rien. Elles parlaient de mari, de partouze entre filles, de touffe visible sur la plage. Mais qui étaient-elles donc ?


— Les deux extrêmes. Que des excès... Il ne vous plaît pas mon petit triangle taillé ?

— Mais si ma chérie ! Il est super mimine ! Fais comme tu le sens... Ne subis pas les modes et les contre-modes ! Sois toi-même ! Tu es magnifique comme tu es !

— Tant qu’elle t’ouvre ses cuisses...

— Salope ! Elle n’a pas besoin de m’ouvrir ses cuisses pour être belle ! Voir sa plastique dans son plus simple appareil est déjà un régal pour les yeux.

— Mais si je t’ouvre mes cuisses, tu préfères...

— Evidemment ! Moi aussi je préfère ! Mais je te ferais remarquer que pendant des années, nous avons sagement admiré la plastique de l’autre de manière très innocente !

— C’était avant ! Que de temps perdu !

— De temps... de plaisir ?

— De plaisir, de corps à corps, d’orgasme, de jouissance, de mouille abondante ! Rah ! Tu réveilles mes pulsions !

— Bonne nouvelle, j’ai deux heures à perdre après le repas !

— Oui, mais pas moi ! Je bosse, dois-je te le rappeler ?

— Oh... Un petit retard...

— Même pas en rêve ! Tu vas refréner tes pulsions... Tu vas les laisser posséder ton corps tout entier... Tu vas bouillonner intérieurement, pour n’en être que plus chaude ce week-end ! Tiens, tu devrais aller à la plage cette après-midi pour mater des petits seins de filles...

— Des gros culs de femmes...

— En tout cas, des jolies chattes à dévorer ! Vous êtes de belles salopes toutes les deux ! Vous voyez dans quel état vous me mettez ?

— Passe-moi ta culotte ! Je veux vérifier.

— Pas ici, coquine !

— Tu as fait bien pire !

— Oui ! Et je recommencerai ! Mais pas ici.

— Elle a raison pour la plage. Tu devrais aller t’y prélasser. Ton bronzage est encore un peu léger.

— La faute à mes obligations sur les plages textile ! On voit les traces du maillot. La honte !

— Oh, honnêtement, c’est léger ! Il faut regarder de près...

— Parce que tu as regardé de près, toi ?

— De très près ! Qu’est-ce que tu crois qu’on fait le lundi ? Jalouse !

— Tant que tu la rends heureuse... Je ne suis absolument pas jalouse. A toi le lundi, à moi le mercredi !

— Si je peux en placer une, les filles, vous avez sûrement raison, cela me fera du bien de faire bronzer davantage mon petit minou. Vous ne m’en voudrez pas si je rentre avec une autre fille ?

— Certainement pas !

— Sauf si elle est canon, avec un superbe petit cul et une poitrine à faire péter tous les hauts de maillot !

— Il y a peu de chance de trouver cela sur une plage naturiste... Je continue d’ailleurs à ne pas comprendre pourquoi nous sommes aussi peu nombreuses à bronzer nu. La pudibonderie de notre société me déprime. Vraiment.

— C’est une sacrée dévergondée qui dit cela...

— Quand tu penses que la majorité des gens ne se sont jamais mis à poil pour aller nager et bronzer sur une plage. Ne pas connaître ce bonheur de sentir les rayons du soleil partout sur sa peau. Vous vous rendez compte de ce qu’ils ratent ? Ne pas vivre cela ! C’est quand même incroyable...

— Tu parles de quoi ? De mater les filles, ou les mecs, c’est selon, ou bien de t’envoyer en l’air en pleine nature ?

— Ni l’un ni l’autre ! Obsédée !

— Parle pour toi !

— Je parle du bonheur d’être sans rien, de sentir le soleil réchauffer chaque parcelle de ma peau, de sentir la mer s’écouler dans mes plis intimes, de la griserie incroyable de ce sentiment de liberté !

— Et de sentir la main d’une amie caresser ta peau ?

— On ne peut pas parler sérieusement avec vous ! Le naturisme, c’est quand même le must, non ?

— Mais oui ma belle ! répondirent en chœur les deux autres.



J’ai cessé de suivre leur conversation à ce moment-là. J’étais profondément perturbé. Ces femmes vivaient librement leur sexualité. Entre copines ; des sexfriends. Avec des hommes ; leur homme. Toutes ensemble dans des partouzes... Et puis elles étaient naturistes, libres, sans contrainte, sans tabou, sans gêne !


Une sexualité libre. Libre de genre. Libre de contraintes sociales...

Moi aussi je vis cela. Avec des filles. Oh, pas souvent, et c’était il y a longtemps déjà, la dernière fois. Mais j’avais aimé cela. Surtout avec Louise. Pourquoi m’a-t-elle largué ?

Avec des garçons, surtout. Je suis gay. J’adore cela. Je n’ai aucun tabou : prendre ou me faire prendre, sucer ou être sucé, un peu de hard, un peu d’uro, des solos en cam, des duos bien chauds, des trios déjantés, des orgies sauvages, un zest de SM, des plans parking ou forêt... Pas de préférence d’âge, jeunes ou vieux, c’est différent, mais c’est toujours jouissif. Dominant ou dominé, tant que cela reste un jeu.


Les homos m’aiment bien, car je ne suis pas farouche. Et j’ai un gros appétit sexuel. Des petits copains à répétition. Mais je n’arrive pas à me fixer. Un mec dans chaque port, ou presque, avec mon boulot qui me fait me déplacer souvent. Des rencontres éphémères, souvent, ici ou ailleurs.


Ici... J’ai beau être au soleil sur la côte sud, aucun mec n’a répondu à mes annonces pour ce soir sur les différents sites. Une veuve poignet, tant que mon gode de voyage est à sa place, devant un film de cul gay, cela ne me dérange pas plus que cela. Je n’ai jamais eu un besoin frénétique de rencontre réelle. Si elle doit se produire, tant mieux. Si elle ne doit pas arriver, tant mieux.


Je ne suis pas compliqué. La vie va comme elle va.

Alors, avec ma vie sexuelle, comment puis-je m’étonner ou de m’offusquer de ce que j’ai entendu de la part de ces femmes ? Elles ont bien raison de vivre pleinement leur sexualité, quel que soit leur âge !


— Le naturisme, c’est quand même le must, non ?...


Cette phrase me hante. Je m’imagine me lever, pencher la tête de l’autre côté de la claie et leur déclamer que je fais partie de ces cons qui ne se sont jamais foutus à poil sur une plage... Comment réagiraient-elles ? Se moqueraient-elles ? Non. Je crois plutôt qu’elles me bombarderaient d’arguments pour me convaincre de tenter l’expérience.


Je les imagine clairement : « un si joli garçon, quel égoïsme de ne pas faire profiter les autres de ta beauté ! ». « Avec le cul que tu as, montre-le ! ». C’est vrai que j’adore le remuer mon petit cul. Surtout devant des mecs en rut... « Je suis sûre que vous êtes magnifiquement monté, jeune homme. Alors, laissez les autres vous admirer ! ».


Bon, je ne suis pas si bien monté que cela... Dans la norme, c’est tout... Ce n’est pas la taille qui compte, etc., etc.

En réalité, ce qui me perturbe n’est pas cela. Je ne suis pas dupe avec moi-même. C’est qu’à vingt-neuf ans, la perspective de la trentaine qui arrive me tétanise. Trente ans ! Vieux ! Sage ! Rangé ! Posé ! Finie ma jeunesse... J’ai peur de passer ce cap. Toute ma vie tourne autour de ma jeunesse, de mon inconscience (toute relative, suivant les sujets, quand même...), de ma liberté. Ma liberté sexuelle d’abord. Mais pas uniquement...


Je veux tout vivre avant d’être vieux ! Croquer la vie à pleines dents. Surtout si un orgasme s’ensuit... Vingt-neuf ans...

Vingt-neuf ans et ces femmes ont raison, je ne me suis jamais rendu sur une plage naturiste. Le must... Il faut que je me reprenne. Il faut que je vive cela, que j’y aille. Je ne quitterai pas ma jeunesse sans avoir connu cette expérience de voir balancer ma queue à l’air libre devant des tas de gens qui feront semblant de ne pas la regarder. Même si j’imagine, un préjugé, qu’il n’y a que des vieux fripés sur ces plages de nudistes. D’ailleurs, quelle est la différence entre nudisme et naturisme ? Je suis totalement ignare en la matière !


Allez, c’est décidé, en fin de journée, je me fous à poil en public !

Aussitôt, je me connecte sur une appli de rencontres gays. Lieux de rencontres. Plages naturistes. J’ai vu l’onglet cent fois, sans jamais m’y arrêter. Autoriser ma position. Recherche.

Waouh ! Il y a quatre plages naturistes à trente kilomètres à la ronde. Incroyable ! Autant ?

Je les consulte les unes après les autres. La première est présentée comme familiale. Ce n’est pas pour moi. J’ai trop peur de ne pas maîtriser mes érections... Une autre a mauvaise critique. Reste les deux qui semblent être fréquentées, entre autres, par un public gay.


Je vérifie sur deux autres sites. Les avis sont équivalents. Les deux plages ont l’air sympas. Même mon moteur de recherche ressort une bonne critique.

Je regarde l’heure. Il ne faut plus que je tarde. Les femmes à côté bavardent encore et toujours. C’en est presque assommant. Quelle plage choisir ? Je regarde par rapport à mon rendez-vous. La plus proche, vingt kilomètres quand même, est plus difficile d’accès. La plus lointaine semble plus facile à trouver avec un parking tout proche. Mouais... Qui dit accessibilité dit plus forte fréquentation. Une plage difficile d’accès doit avoir moins de monde. Et des sportifs, car les gros fainéants voyeurs ont peu de chance d’aller jusque-là en suant... Je ne suis pas cool avec les gros mateurs, mais que voulez-vous, j’aime les hommes beaux, musclés, athlétiques... C’est comme cela.


Alors, va pour la plage la plus proche, en espérant que je trouverais le chemin. Cela a l’air bien indiqué quand même. Et puis si je ne trouve pas, je me rabattrai sur l’autre. C’est ma première expérience de nudisme, quand même ! Autant se donner toutes les chances !


Il faut que j’y aille. Je ramasse mes affaires, prends la note. En me levant, je jette un œil par-dessus le paravent. Carole-Anne est une jolie quadra toute mince habillée d’une petite robe à fleurs, assez courte. Pour ce que j’en vois, elle ne porte pas de soutien-gorge... Elle est souriante. Porte-t-elle une culotte ?


Assez fantasmer ! Je décide de faire le tour pour passer devant la table regarder à quoi ressemblent les autres. Quelques pas et j’aperçois Line, dans les cinquante-soixante ans, ridée, solidement bronzée, le visage austère taillé à la serpe. Encore un pas, je tourne la tête. Je souris. La Jeanne est une petite boulotte nerveuse qui porte sur elle son amour des bonnes choses, de toutes les formes de chair...


Jeanne me sourit. Un sourire enjôleur qui dit qu’elle me mettrait bien dans son lit. Carole-Anne suit son regard et, m’apercevant, sourit à son tour. Plus carnassier, le sourire...

Je m’arrête presque. Laissons-les me reluquer. Je sais que mes petites fesses moulées dans un jean serré plaisent. Aux hommes en général. Aux femmes aussi, apparemment. Aux femmes mûres... Profitez les filles !


C’est fini. Je quitte la salle de restaurant. Je paie ma note. « Oui, oui, cela a été... ». Mieux que bien, même. Je vais vivre un truc nouveau en fin de journée. Génial !

Est-ce que quand j’aurai trente ans, dans quelques mois donc, je serai toujours prêt à tenter des expériences ? Humm, la perspective de serrer un beau garçon aussi nu que moi sur une plage me fait durcir... Nu. Et décalotté. Forcément décalotté.

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