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Qu'est-ce que tu fais là ?

Chapitre 1

Divers

Elle est assise à la terrasse de ce bar où sévissent ces dames qu’on appelle entraîneuses. Elle arbore la tenue de circonstance, jupe trop courte noire et serrée sur des grosses cuisses gainées de bas nylon ordinaires à franges de dentelle ostensiblement offertes aux regards, un chemisier vaporeux presque transparent laissant deviner un soutien-gorge de dentelle noire. Un décolleté provocant, vertigineux, ne cachant presque rien de sa poitrine. Le visage est poudré, les yeux noirs avec de longs cils, des cheveux noirs eux aussi, lissés, le regard langoureux et, j’oublie le principal de l’uniforme, les escarpins à talons interminables.


— Tu t’arrêtes deux minutes chéri ?


Apostrophe faite avec une voix douce teintée d’accent marseillais.


Cette femme n’est pas belle, mais son visage est agréable, son sourire est avenant, elle a des formes là où il faut. Elle est à sa place.


Elle m’invite à pénétrer dans le bar, il est sombre avec des lumières douces, on y distingue des jambes croisées sur des tabourets de bar et un corps enfermé dans une guêpière.

Je ne distingue rien d’autre. Je n’ai pas envie de rentrer. C’est assez glauque, je sais que rien ne l’intéresse autant que mon portefeuille. Elle me parle, me dit des choses sucrées, elle a posé sa main sur mon bras et m’attire doucement vers ce que je refuse, ce que je n’aime pas. Et pourtant je rentre. Pourquoi ?


Il fait sombre comme je le prévoyais, quelques faibles ampoules éclairent le bar, on distingue quelques tables. Trois autres femmes sont assises au bar, habillées de l’uniforme de la fonction, jambes visiblement nues pour celle que je distingue le mieux, bas résille pour une autre et je ne distingue pas grand-chose de la troisième. Elles me disent bonjour ainsi que la barmaid, jeune femme que je distingue assez bien, car mieux éclairée. Elle est assez belle avec les cheveux courts, elle est mince, moulée dans un "top" à bretelles fines noir laissant deviner de tout petits seins. Je ne vois rien d’autre, mon regard n’étant pas encore habitué à cette obscurité.


L’ambiance est feutrée, petite musique en fond sonore, les discussions des filles entre elles qui ont repris, la barmaid essuie un verre, mon entraîneuse se dirige dans le fond vers une table ronde en me tenant toujours par le bras. L’odeur qui règne ici est un mélange de parfum et d’alcool. Je m’assieds sur la banquette que me montre mon accompagnatrice, elle s’assied à côté de moi, très proche, nos cuisses se touchent.


Qu’est-ce que je fais là ? Rien de ce qui se passe ici, ni l’ambiance, ni le style de l’endroit, ni le genre des filles qui y travaillent ne m’a jamais attiré. Qu’est-ce que je fais là ? Et pourtant je reste, collé à cette fille dont je ne connais rien, qui est à l’opposé de mes goûts, moi qui aime les femmes simples, qui déteste les chaussures à talon, moi qui ne suis pas excité par la lingerie que tant d’hommes adorent, qu’est-ce que je fais là ? Nous, assis sur cette banquette de velours sombre, cuisse contre cuisse, épaule contre épaule.


Elle me demande: "Tu bois quelque chose ?"


— Whisky. Comme si j’avais besoin de me griser pour accepter d’être ici.

— Pour moi, ce sera une coupe, répond-elle.



Elle me parle, me pose des questions auxquelles je réponds sans y prêter attention, je ne sais pas comment elle s’appelle, mais ça n’a pas d’importance. La barmaid apporte les boissons, me fait un grand sourire et repart, son cul roule, moulé dans son jean, tenue incongrue dans ce lieu, mais c’est la barmaid qui se doit juste d’être derrière son bar. Elle est belle et pleine de charme. J’ai toujours aimé le cul des filles dans un jean. Ma voisine a pris son verre, trinque avec moi en continuant de me parler, j’écoute à peine, je regarde la fille du bar. Ma voisine est encore plus collée à moi, attirant donc mon attention, ses seins ondulent sous mon nez, je les regarde, ils doivent être gros. Elle porte son verre à ses lèvres, moi aussi comme pour m’occuper. Soudain, je tressaille, elle a posé sa main sur ma cuisse en dessous la table. Je suis surpris, mais on se demande pourquoi.


La barmaid nous regarde de temps en temps, les autres filles continuent de discuter entre elles.


Un homme rentre, il est aussitôt pris en charge par la fille portant la guêpière, elle l’entoure de toutes ses attentions, l’emmène dans l’autre coin de la salle et comme un rite bien rodé, s’assied à côté de lui sur la banquette. Ce doit être un habitué, car elle a déjà son bras autour de ses épaules et ils discutent déjà avec entrain. La barmaid semble déjà préparer quelque chose sans qu’ils n’aient rien commandé. Leur table est plus éclairée que la nôtre et je les distingue assez bien.


Ma compagne continue de parler, je l’écoute un peu, ses seins ondulent toujours et depuis quelques instants, sa main sur ma cuisse commence à aller et venir. Je me sens toujours aussi peu à ma place, mais je reste, j’observe, sans vraiment m’occuper de ma voisine. Elle m’a dit qu’elle s’appelle Lana. Tu parles que je l’ai crue... Enfin, va pour Lana.

Elle s’est un peu plus tournée vers moi, sa cuisse est toujours contre la mienne, sa main s’active toujours sous la table, doucement, mais elle a tourné son corps vers moi, comme pour me montrer encore un peu plus son décolleté. Il fait chaud, l’ambiance est lourde.


L’homme entré tout à l’heure rigole avec sa voisine, ils sont proches et je pense qu’ils s’embrassent par moments. La barmaid regarde tout ça avec le sourire. J’ai bu mon verre de whisky, j’en commande un autre et une coupe pour Lana. La serveuse nous apporte notre commande rapidement et repart comme tout à l’heure, son cul roulant dans son jean. J’ai chaud, Lana est de plus en plus proche, elle parle plus doucement, sa main caresse ma cuisse avec des mouvements plus amples remontant jusqu’à l’aine. Son visage s’est approché du mien et elle me parle presque à l’oreille, me dit des choses étonnantes, que je suis bel homme, que j’ai l’air musclé, que je sens bon. Son sein gauche est maintenant appuyé sur mon bras.


L’autre couple discute toujours, mais s’embrasse plus souvent et il me semble que la main de la dame est très active sous la table, quant à celle du Monsieur, elle semble apprécier les seins de la Dame.

Je sens arriver, presque d’un seul coup, une onde de chaleur m’envahir le bas du ventre, je sens mon sexe gonfler, le sein de Lana bouge toujours sur mon bras, sa main caresse toujours ma cuisse.

Je bande !

J’ai honte de bander dans cet endroit. J’ai presque peur que la barmaid le voit, et comme par hasard, j’ai l’impression qu’elle ne regarde que nous. Pour ne rien arranger à mon trouble, Lana vient de m’embrasser, un baiser sur la joue, mais plein de douceur, je me sens rougir, je bande, l’excitation monte et j’ai toujours honte. Là j’en suis sûr, la barmaid nous regarde et elle sourit.


Je n’en peux plus, je ne peux plus supporter cette situation, je me lève d’un bond, j’essaye de cacher mon malaise, je me penche pour faire une bise à Lana et la remercier pour ce moment passé, elle en profite pour m’embrasser sur les lèvres, je me redresse, me dirige vers le bar, demande ma note à la serveuse, je paye, je lance " au revoir et merci", je sors, ouf, je respire, je ne bande plus. Je marche dans la rue, je me dirige vers le port, je veux voir la mer, m’asseoir quelque part, seul.



Il fait beau, le soleil est puissant, la mer brille. Je suis assis sur une bite d’amarrage au bout du port, je regarde l’eau sans la regarder, ébloui par les milliers d’éclairs que me renvoient les miroirs créés par les mouvements de l’eau. Je ne veux pas rentrer tout de suite.

Vais-je raconter mon aventure à Carole, lui parler de la pulsion qui m’a poussé à l’intérieur de cet établissement ?

Vais-je oser parler de mon trouble quand cette Lana me caressait la cuisse et que ses seins dodelinaient ostensiblement à mes yeux ?


Si je lui en parle, comment va-t-elle réagir ? Cette rencontre est tellement à l’opposé de ce que j’aime et de ce qui m’a attiré chez elle. Mon trouble ne s’estompe pas, ma tête est en ébullition comme si toutes mes certitudes avaient d’un seul coup disparu.

Je me lève, prends la direction de la maison sans avoir de réponses à mes questions.

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