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Je n’étais pas lesbienne, mais…

Chapitre 1

Lesbienne

Je n’étais pas lesbienne, mais…



Debout près de la rambarde de la terrasse du Petit Irlandais, une pinte de brune dans les mains, Julia a allumé sa cigarette. Malgré la fraîcheur de la nuit, elle était apaisée, pour la première fois depuis des semaines, elle pouvait prendre une soirée pour elle. Loin de la routine et de ses enfants et elle en avait bien besoin. La trentenaire a tiré quelques bouffées, libéré un filet de fumée âcre, qui en se dissipant lui révéla que ses amies l’avaient suivie devant l’établissement nocturne.

Rapidement, l’ambiance entre les femmes devint bonne enfant, ce qui ne manquait pas d’attirer les regards. Soudain, Carole, une petite rousse et accessoirement la meilleure amie de Julia lui mit un petit coup de coude dans les côtes. Du menton, la femme lui pointa un groupe d’hommes plutôt mignons qui jetaient depuis tout à l’heure des œillades à la jeune mère. Comme toujours dans ces situations, Julia ne put s’empêcher de rougir.

— Tu es bête… regarde-les, je suis sûr qu’ils n’ont même pas fini leurs études.

— Tss-tss, ma fille, si tu penses comme ça tu ne vas finir qu’avec des vieux, ou des hommes mariés !

— Exactement mes chéries, ajouta Sabrina l’aînée du groupe. Il faut laisser parler son corps à un moment donné, tu vois ?

— Pff, les filles, pourquoi tout de suite s’offrir aux mecs ? Je peux laisser parler mon corps toute seule. J’ai ce qu’il faut dans ma table de chevet pour me parler à moi-même.

— Ella a raison, intervint Anissa, la plus jeune du groupe pour prendre la défense de Julia. Tu veux que je te dise tout est bien, d’ailleurs, j’ai prévu de me faire une meuf !

Un silence s’abattit sur la petite assemblée, et pendant quelques secondes, elles se regardèrent incrédules, avant d’éclater de rire, tout en gloussant comme des adolescentes. Attirant de nouveau tous les regards des autres fêtards sur la petite assemblée féminine.

— Meuf, comment tu nous sors ça ! Préviens-nous la prochaine fois avant de sortir un truc comme ça. On n’était pas prête psychologiquement, pouffa Carole, les larmes aux yeux…

— En vrai, ce n’est pas totalement bête ce qu’elle dit, ajouta Sabrina sérieusement. Peut-être qu’elle te léchera mieux qu’un mec…

— Et plus souvent !

— Et sans poil de barbe pour te gratter !

— C’est clair ! En vrai, c’est grave le bon plan.

— Voilà les filles quitte à divorcer ou être célibataire à nos âges, autant vivre des choses nouvelles, des expériences ! conclut Anissa ravie que sa démonstration ait trouvé écho.

— Mais franchement, ma chérie, avec une meuf, tu es sûre ? demanda Carole qui semblait la plus sceptique du groupe, même si la conversation l’amusait comme une petite folle.

— Mais grave ! Il ne faut pas être coincé de la schneck. Franchement, tu es sûre qu’elle va bien s’occuper de toi, tu n’es pas obligé de donner le mode d’emploi, la recette, tu vois c’est fluide… naturelle.

— Ella a raison, coupa Julia, surprise de s’entendre parler. Je ne suis pas lesbienne, j’aime les hommes à fond, mais entre nous, je pourrais me laisser tenter !

Les filles éclatèrent de nouveau de rire, tout en prenant la nouvelle tournée de pintes que la serveuse venait d’apporter sur un plateau. Même si Julia dut prendre quelques secondes pour s’excuser auprès de la serveuse qu’elle n’avait pas vue arriver, trop prise dans le moment. Une fois les femmes armées de leurs pintes, elles trinquèrent : « aux lécheuses ». Puis rapidement, les mères de famille embrayèrent sur d’autres sujets.

— Les filles, je vous abandonne quelques minutes, j’ai bu trop de bières, je vais me faire dessus, finit par avouer Julia hilare.



Julia arriva péniblement jusqu’aux toilettes de l’établissement, titubant légèrement, perchée sur ses talons et un peu trop pompette pour un vendredi soir. Elle profitait de l’instant présent, oubliant sa vie de petite mère de famille. Par chance, les sanitaires étaient vides, elle s’affaissa sur la céramique, fit glisser son string sur ses chevilles. Et quelques secondes plus tard, un geyser jaillit de l’intérieur d’elle-même avec abondance. La femme poussa un long soupir de contentement.

En sortant, elle remarqua une petite brunette à la coupe garçonne accoudée sur les éviers. Elle lui souriait en mâchant nonchalamment un chewing-gum. La femme était très « rock », elle portait un pantalon en cuir et un débardeur noir, plongeant sur un beau décolleté. De plus, elle semblait aborder de nombreux tatouages, dont un sur la poitrine qui ressemblait vaguement à un dragon. Julia avait déjà vu ce tatouage. Après un instant de réflexion, elle reconnut la serveuse qui les avait servis un peu plus tôt dans la soirée. Soudain, Julia rougit sur place en constatant qu’elle fixait la femme depuis bien trop longtemps. Rouge comme une pivoine, elle baissa timidement la tête et alla se rincer les mains.

La serveuse ne bougea pas, Julia se rinçait les mains maladroitement, troublée par la situation, ce qui semblait amuser la femme. Pendant une seconde, la mère de famille se surprit à humer le parfum de la femme, et malgré l’odeur de sueur due à son travail, elle la trouva agréable… Et elle avait dû mal à se l’avouer, mais la conversation avec Anissa l’avait légèrement émoustillée.

— J’ai entendu la conversation avec tes copines, tu n’es pas lesbienne, mais moi si. Si jamais ça t’intéresse de mettre des gestes sur tes fanfaronnades, on peut rentrer ensemble ?

Julia tressaillit sur place en entendant la voix rauque, mais suave de la femme. Elle rougit de nouveau sur place et son cœur se mit à battre la chamade en se rendant compte que la serveuse lui faisait du rentre-dedans.

— Bah, je ne sais pas… bafouilla la mère de famille complètement prit aux dépourvues par la situation. La situation était folle, mais la femme la captivait et ne la laissait pas indifférente. Ne sachant pas comment réagir, elle fit ce qu’elle faisait de mieux, fuir.

— Attends !

Julia se stoppa aussitôt, le dos glacé.

— Tu as oublié de te sécher les mains…

Se sentant bête, Julia fit demi-tour, et alla se sécher les mains. La serveuse la regarda faire avec un petit rictus sur le visage. Visiblement assez fière d’elle-même et du petit tour qu’elle venait de jouer.

— Je finis mon service dans une heure. Si tu veux écouter ton corps avec moi, on s’attend devant le pub ? Au fait, moi c’est Éva et toi ?

— Julia.

La trentenaire répondit dans un souffle, avant de s’engouffrer dans l’établissement pour rejoindre ses copines. Elle était complètement troublée par l’expérience qu’elle venait de vivre. Toutefois, son corps s’était réveillé, et une chaleur sourde montait au creux de ses reins. Et sans savoir pourquoi, Julia bidonna ses amies avec une histoire de problème de baby-sitting pour se retrouver seule devant la porte de l’établissement à l’heure convenue avec Éva.



La serveuse sortit quelques minutes plus tard. Elle sembla dans un premier temps surprise de voir Julia, puis lui sourit à pleine dent. Elle s’approcha de la mère de famille, collant son corps presque contre celui de l’autre femme, push-up contre push-up, puis délicatement lui caressa la mèche derrière l’oreille. Julia tressaillit et un frisson lui parcourut tout le corps. Éva fixait sa nouvelle conquête nocturne avec une intensité non feinte.

Quelques secondes plus tard, la serveuse posait ses lèvres sur celle de Julia, qui les accueillit avec plaisir. Leurs cheveux s’entremêlèrent, les seins se tendirent… le baiser avait un agréable goût de cerise, il était doux, agréable fruité. Pour la première fois, la trentenaire venait d’embrasser une fille et l’expérience n’était pas déplaisante. Les deux femmes finirent par relâcher leur étreinte buccale.

— En toute honnêteté, je ne pensais pas que tu aurais accepté ma proposition

— En toute honnêteté, j’en suis aussi la première surprise…

— Je suis contente que tu aies changé d’avis… On va chez moi ? J’habite à quelques minutes à pied.

La serveuse n’attendit pas la réponse de Julia et lui attrapa la main, et constata avec amusement qu’elles étaient moites. Puis sans se faire prier, elle l’entraîna à sa suite dans les rues désertes de la capitale, espérant lui faire vivre une nuit mémorable.

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