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C'était mérité

Chapitre 2

Jour 2 et bye bye !

Divers

Chapitre dédié à mon pédé préféré.



Le soleil est levé. J’ai un peu de mal à me rappeler où je suis, mais les ronflements d’Estelle me ramenèrent assez rapidement à la réalité. Mon lit king size me manquait affreusement. Comment les pauvres font-ils ?

En pleine réflexion, un policier tapa contre les barreaux de la cellule :


— Lhettpou, ramène-toi.

— Nous n’avons pas élevé les cochons ensemble, connard, murmurai-je en traînant les pieds.

— Répète pour voir ? me dit-il en ouvrant la cellule

— Rien.


Il me prit par le bras et me poussa devant lui.


— Avance, salope ! entendis-je derrière moi.


Même dans cette position, je pouvais sentir son regard insistant à la recherche d’une quelconque forme sur laquelle bander. Triste que je sois plate.


Je ne suis pas le genre de femme qui aime être insultée ou obéir à des ordres, mais bon… Je n’avais pas le pistolet, malheureusement. Donc j’ai avancé. Et j’ai commencé à me questionner pendant ces cinq minutes de trajet : « Suis-je une salope ? Parce que lorsqu’il m’a dit "Avance, salope !", c’est qu’il s’adressait à une salope. Et j’ai obéi. Donc techniquement j’en suis une. Mais une salope est fière de l’être. Je suis trop bien placée dans la société pour être fière de ça. Dur dur d’être une salope… »


La porte de la salle d’interrogatoire s’ouvrit et je retrouvai avec... plaisir le vieil officier et son acolyte gay mais pas trop. Pas du tout, même. Je devrais le lui demander… Je m’assis, croisai les jambes et fixai les deux policiers dans les yeux. J’avais pris plus d’assurance depuis la veille, me sembla-t-il.


— Mademoiselle ?

— Oui ?

— Êtes-vous sûre que ne voulez toujours pas d’avocat ? me demanda Gay-mais-pas trop.

— Vous pensez que parce que je suis une femme noire je ne peux pas me défendre par moi même ? dis-je, les larmes aux yeux.

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— Euh… non, pas du tout. Enfin, Mademoiselle, je... j’arrête de vous poser la question.

— Merci, lui répondis-je en souriant. Je reprends ?

— Oui, allez-y.


« Où en étais-je hier... Ah oui ! Donc, tout allait bien. Les choses s’étaient passées assez vite et nous nous sommes installés dans son appartement le mois suivant.

Tout était si parfait avec lui… Il m’apportait le petit déjeuner au lit après que nous ayons fait follement l’amour. Il était assez bon à ça également. J’aurais dû lui couper la bite et la garder avec moi : au moins il n’aurait plus trompée avec qui que ce soit. Je me pose encore des questions sur la manière dont j’aurais pu la conserver. D’ailleurs, savez-vous si elle resterait en érection ou non ? Parce que s’il n’y a plus de sang, logiquement, ce n’est pas possib… »


— Mademoiselle, pourriez-vous vous concentrer sur l’histoire, s’il vous plaît ? me demanda le policier gay-mais-pas-trop en soupirant.

— Je me perds souvent. Mais c’est important pour la suite, vous verrez.


Soupir.


« Après ces matinées dignes d’un rêve, j’allais au bureau. Vous n’ignorez sans doute pas que je suis la PDG de la société pharmaceutique LEH. Bref, après mes dures journées de travail, il venait me chercher dans sa voiture, de luxe bien évidemment. C’était vraiment le bon vieux temps… »


Je soupirai.


« Le temps passant, j’ai senti petit à petit qu’il s’éloignait de moi. Peut-être parce que je lui demandais souvent s’il allait m’épouser. »


— Souvent, Mademoiselle ? me sourit le vieux.

— J’avoue que c’était tout le temps.


« J’aurais dû me douter qu’il n’était pas du genre de personne à se marier. Vous savez, les jeunes gens beaux et riches qui préfèrent gaspiller leur argent ? Il était ce genre de personne.


Je me rappelle ce jour où je lui ai demandé pourquoi je n’avais jamais rencontré ses parents. Il m’a répondu qu’ils ne voulaient plus lui parler depuis sa rupture avec son ex. L’ex en question, qui est ma rivale dans les affaires. C’est une salope, cette femme ! Bref, comme elle était plus riche que moi, ses parents n’ont pas apprécié qu’il la quitte pour se mettre avec moi. Je n’étais pas si riche que ça au début de notre relation. »


— Bon, j’ai faim. J’ai le droit d’être nourrie, au moins ? demandai-je en bâillant.

— Oui, bien sûr, me répondit Gay-mais-pas-trop.


Quelques minutes plus tard, le... plat arriva.


— C’est quoi ce truc ?

— Purée de carottes et viande de bœuf, sourit le vieux.

— Je voudrais une salade César. Je ne parlerai pas sans cela.


Soupirs.


— Bien. Dubois, allez lui chercher une salade César.

— Héhé…

— La moins chère possible : le budget n’est pas au top cette année.

— ...


Une vingtaine de minutes plus tard, ma salade arriva.


— Merci beaucoup. C’est quoi cette chose ?

— Enfin, Mademoiselle, c’est la salade César que vous avez demandée.

— Achetée à Intermarché.


Silence dans la salle.


— Bon, je vais me contenter de ça. Je pourrais avoir un Blackberry Mojito Green Tea Lemonade ? demandai-je en levant les yeux au ciel.


Le vieux tapa du poing sur la table, ce qui fit littéralement voler ma salade.


— Mademoiselle ! Vous êtes en garde à vue, pas dans un hôtel !

— ...

— Reprenez maintenant et allez directement aux faits.


Bon, je vais aller au moment où j’ai appris qu’il m’a trompée.


« C’est assez cliché, hein, mais je suis rentrée du travail plus tôt que d’habitude. J’étais fatiguée. Bref, il m’avait dit qu’il restait à la maison ce jour-là, mais en tournant la clé dans la serrure j’ai senti un parfum féminin. De luxe. Ce n’était pas le mien, étonnamment, donc je me suis dit qu’il m’en avait peut-être acheté un nouveau.

Qu’est-ce que j’étais bête !

J’ai enlevé mes talons ainsi que mes bas et je me suis dirigée vers notre chambre pour lui faire une petite surprise coquine. Plus je m’approchais, plus je sentais quelque chose de bizarre. »


— Vous savez, cette atmosphère bestiale lorsque deux personnes – ou plus d’ailleurs – couchent ensemble, dis-je en souriant au petit jeune qui rougit aussitôt. Je vois que vous comprenez ce que je veux dire.


« Comme je ne suis pas trop bête, j’ai doucement entrebâillé la porte en ayant déjà en tête ce que j’allais découvrir. »


Je m’arrêtai quelques instants et regardai dans le vide.


« J’étais énervée. Vraiment. Le genre de rage qui vous cloue sur place. Mais je me suis dépêchée de réfléchir en me demandant ce que j’allais faire. Au début, je pensais juste à le foutre dehors lui et sa chienne ; je n’avais en aucun cas envie de le tuer. »


— En fait...

— Taisez-vous, Dubois ! le coupa le vieil officier. Continuez, Mademoiselle.


« J’ai donc remis mes bas et mes talons et je suis ressortie le temps de réfléchir. Après être allée chercher ma boisson au Starbucks, je me suis assise et suis arrivée à une conclusion : j’allais lui pardonner. Je voulais juste qu’il me le dise et qu’il s’excuse. Une heure plus tard, je suis rentrée à la maison. Plus d’odeur de parfum.

Louis était assis à la table et buvait un café en souriant. Nous avons parlé, rigolé, et d’un seul coup je lui ai demandé :


— Tu m’as déjà trompée, mon cœur ?

— Jamais je ne te ferais ça, me répondit-il en m’embrassant sur la joue.


Je lui avais donné sa chance.

Il ne l’a pas saisie.


Nous avons mangé, regardé un film, puis nous sommes allés nous coucher. Étant sûre qu’il dormait, je me suis levée et je suis allée chercher un couteau dans la cuisine. Je suis revenue dans la chambre et je me suis mise à califourchon sur lui.


— Louis ?


Tue-le.


— Hmm...


Tue-le.


— Louis ?


Tue-le.


— Hmm. Oui ?


Tue-le.


— Tu m’as déjà trompée, mon cœur ?


Tue-le.


— ... Non.


Tue-le.


— Même maintenant tu me mens.


Tue-le ! »


— Je ne l’ai pas tué.

— Vous ne l’avez pas tué ?

— Non. J’en ai eu envie mais je ne l’ai pas fait.

— Pourtant il est à l’hôpital à l’heure qu’il est.

— Oh... il n’est donc pas mort ? demandai-je, irritée.

— Non, Mademoiselle. Il est dans le coma mais pas mort. Vous êtes sûre que vous ne l’avez pas poignardé ?

— Sûre et certaine : je l’aime trop pour ça, répondis-je en souriant. D’ailleurs, j’ai une question : avez-vous trouvé l’arme du crime ?

— Il se trouve qu…

— Nous sommes dans l’incapacité de vous répondre, Mademoiselle, le coupa le vieux.

— T’es à côté de la tombe, connard… marmonnai-je.

— Hmm ?

— Je continue. Je l’ai embrassé avec toute ma rage en m’assurant de bien lui mordre la lèvre et je me suis rendormie. Le lendemain je suis partie sans le voir et je me suis réinstallée dans mes appartements. Je pense que vous pouvez comprendre que je ne pouvais plus vivre avec lui après cette aventure.


Silence.


— Rentrez chez vous, Mademoiselle ; nous vous recontacterons plus tard. Ne quittez pas la ville. Dubois, accompagne-la dehors.


Je me levai, suivis Gay-mais-pas-trop jusqu’à la sortie, et avant de m’en aller je me tournai vers lui et lui demandai :


— Elle est bonne, Estelle ?

— Ou... oui... Enfin, non… Je ne vois pas de quoi vous parlez, Mademoiselle, me répondit-il en rougissant.

— Hmm. Passez-lui mon au-revoir. Et passez chez moi un de ces jours. Vous savez où c’est, maintenant.

— Oui bien sûr.

— À bientôt !


~~~


— Cette femme...

— Assez étonnante, en effet.

— Elle va finir en prison ?

— Je ne pense pas. Trop riche pour ça. Elle pourrait créer des émeutes immenses ou corrompre les gardes. De toute façon, on n’a pas de preuves. Je sais pas où elle a foutu le couteau, mais je suis sûr qu’elle va bientôt faire pire. Et cette fois-ci, on l’aura.

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