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Un été 2018 pas comme les autres

Chapitre 2

Gay

On vient de passer le pic de foule de la première quinzaine du mois août et on est en soirée de veille de notre jour de repos, c’est celle que l’on préfère chaque semaine dans ce métier. Une journée sans mettre le réveil, c’est pour nous le nirvana. Mais mon assurance s’effrite aussi un peu ce soir-là parce que sortie de discothèque Rudy me dit qu’il a perdu ses clés et ne veut pas réveiller notre collègue de travail avec qui il est en collocation à peine une heure ou deux avant qu’il se réveille. Donc il me demande de venir à la maison en attendant qu’il se lève et forcément je suis d’accord.


Nous voilà à la maison et on démarre un after pour garder le rythme. Mais forcément, il commence d’abord sur le ton de l’humour à me taquiner sur le fait d’être tous les deux seuls chez moi. Avant de prendre un ton plus sérieux pour me dire qu’il s’en fiche du pari, mais qu’il veut savoir pourquoi je me mens à moi-même. Il me dit qu’il sait faire la différence entre s’amuser et ne rien dire, qu’il a l’habitude de respecter quelqu’un comme moi qui ai besoin que cela reste dans le cercle privé. Je lui explique qu’il se trompe et je le remercie de sa bienveillance. Il reste malgré tout sur son opinion et me dit qu’il ne se trompe pas pour ça. Pour lui l’ambivalence qu’il a vue chez moi la première fois, n’a pas changé en deux mois et demi passés ensemble, bien au contraire. Il pousse la conversation le plus possible et si je reste serein d’apparence, je sais qu’il me touche là où ça fait mal d’entendre la vérité dans ses propos.


Le lendemain en me réveillant, si on a pour habitude de dire que la nuit porte conseil, la mienne me donna juste son lot d’incertitude troublante et de questionnement auquel je me sens bien incapable de répondre. Cela ne m’empêche pas de les rejoindre comme prévu en fin d’après-midi et de rien changer ou laisser apparaître mes doutes du réveil. Si on s’entend toujours bien ce jour-là et ceux qui ont suivi, je remarque une chose qui a changé, c’est qu’il ne fait plus d’allusion sur l’envie qu’il a à mon égard, mais devient plus tactile vis-à-vis de moi avec une certaine subtilité. Toutes les occasions sont bonnes pour me décaler doucement en passant sa main sur la hanche ou le bas du dos d’un geste qui n’est pas naturel comme ceux que l’on peut se faire d’habitude quand on se dit pardon pour passer derrière les uns ou les autres au boulot derrière le comptoir du bar. Après le rentre-dedans habituel et drôle, il décide donc une approche complètement différente.


Je suis là aussi désarçonné par ça, car je ne sais pas comment répondre alors que sur son approche frontale, c’était d’une grande facilité pour moi d’esquiver.


Il avait besoin de repasser chez lui pour régler quelques affaires et voir ses parents par la même occasion sur notre jour de repos et nous demande avec Safia si cela nous intéresse de l’accompagner et si par réflexe je lui dis oui pourquoi pas, je ne m’attends pas à ce que Safia réponde qu’elle ne pouvait pas. Il me dit qu’il est content que je puisse venir et m’explique que l’on partira direct après le boulot. Ses parents habitent à une heure de route dans la plus grande agglomération de notre région. On finit à 21h ce jour-là, et comme convenu, on prend la route assez vite après le travail.


On arrive aux alentours de 22h chez ses parents, ils habitent une belle petite maison d’un quartier plutôt calme de la ville. On rentre chez lui, ses parents ne dorment pas et sont heureux de le voir. Il me présente à eux, des gens charmants au premier abord. Sa mère lui demande si elle doit préparer la chambre d’ami, à quoi il répond que ce n’est pas la peine qu’elle s’embête pour une nuit, on dormira ensemble. Je suis surpris de sa réponse sans qu’il se demande si je suis d’accord, mais je ne me vois pas le contredire devant ses parents. On reste discuter jusqu’à 23h avec eux puis nous laisse pour aller se coucher.


Il me propose d’aller faire un tour en ville boire un verre, je suis d’accord et lui dis que je me change et on y va, mais il me dit qu’il n’y a pas besoin, que je suis bien comme ça que l’on fait juste un petit tour tranquille. Il commande un VTC qui arrive assez vite pour nous amener à l’adresse que lui indique Rudy. Dix minutes après, il nous dépose et on se dirige vers le bar où il veut aller. Si dans les premiers instants, je ne remarque pas, mais après quelques secondes assis, je comprends et lui demande si c’est un bar gay ? Il me répond que oui et me demande si ça me dérange et bien sûr que cela ne me dérange pas. Au fur et à mesure, des amis à lui contents de le voir se joignent à nous. Nous sommes six autour de la table quand arrive l’heure de fermeture du bar et on décide de continuer la soirée en boîte. On a juste eu besoin de changer de trottoir.


L’établissement appartient au même propriétaire que le bar dans lequel on se trouva, ce n’est pas très grand à l’intérieur typique d’une boîte de nuit de centre-ville. Au moins là, je comprends direct que c’est une boîte de nuit gay. J’ai des couples charmants qui s’embrassent devant moi et cela ne me laisse pas indifférent, voire plutôt l’inverse sur le moment. Je ressens une grande difficulté à maintenir au chaud ce que j’ai réussi à cacher depuis tout ce temps. On s’installe sur des banquettes disponibles et on passe commande. Rudy s’assoit à ma gauche et son ami assis à ma droite finit par me demander si on est ensemble avec Rudy ou je lui explique que ce n’est pas le cas et que l’on travaille ensemble, c’est tout. Il me rétorque que je suis donc disponible et mon réflexe est de lui dire que je ne le suis pas. C’est bien dommage, me dit-il, tu es plutôt mignon.


L’enchaînement des verres et l’ambiance régnant à l’intérieur commençaient à avoir raison de moi et ce n’est pas le fait d’aller sur la piste danser avec eux qui stoppe mes envies. Ce qu’il doit arriver ne prend pas longtemps à arriver avec une première approche en se mettant derrière moi sans réellement se coller puis rapidement, me tire vers lui et passe ses bras par-dessus mes épaules pour me blottir contre lui, lui qui fait une tête de plus que moi. Il me dit dans le creux de l’oreille :


— Tu sais, je ne voulais pas que tu te changes avant de sortir, car avec ce pantalon et le noir, c’est les deux pantalons où tu es toujours en string en dessous.

— Je ne pensai pas que ça se voyait.

— Moi je ne vois que ça !! J’avais raison, mais ne t’inquiète pas, je serai discret.

— J’espère vraiment que cette soirée restera ici.

— Tu peux me faire confiance !! Tu as eu beaucoup de copains malgré ta discrétion sur le sujet.

— Aucun.

— Non j’ai du mal à le croire !! C’est pour ça que tu faisais comme ça !!


Il me retourne face à lui, pose ses mains sur mon visage puis descend vers moi pour m’embrasser. Je peux dire que sur le moment, je me sens vraiment bien. Je prends énormément de plaisir d’être dans ses bras, comme un sentiment d’être libre d’être vraiment moi-même. Au bout d’un moment, ses caresses et ses baisers me donnent de plus en plus envie d’être tranquille avec lui. S’il me propose d’abord de se mettre dans un petit coin plus sombre de la boîte, cela ne me convient pas plus et il comprend que je veux rentrer. Le temps que le VTC arrive, on prit le temps de dire au revoir à ses amis. Les quelques minutes à attendre sur le trottoir, je veux savoir s’il avait fait exprès dans le choix du lieu de sortie et s’il espérait me démasquer, c’était surtout aussi pour voir ses amis.

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