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L'étrange cas de Marilou

Chapitre 1

Lesbienne

Y a-t-il mieux que deux femmes d’expérience pour aider une jeune vierge à connaître et développer son homosexualité?

 

***
Quatre heures trente le matin. Affalée sur le canapé de la salle de repos du bloc opératoire, Alicia a fermé les yeux, épuisée par l’intervention chirurgicale à laquelle elle vient d’assister. Un autre anévrisme de l’aorte abdominale en voie de rupture. Une fois de plus. Une fois de trop.

 Trois heures de délicates manœuvres sur un vaisseau maître dont l’éclatement imminent aurait à coup sûr provoqué une hémorragie massive et incontrôlable, saignant ainsi à blanc un pauvre individu ignorant probablement, au préalable, tout de sa condition.


 - Pourquoi les gens ne consultent-ils pas quand ils ont l’impression de sentir palpiter un second cœur dans leur ventre? s’était désolée la femme médecin alors qu’elle était en train d’aspirer des litres de liquide cramoisi et à moitié coagulé au fond de la cavité péritonéale inondée d’un patient presque moribond.


 Ce cas-là, Alicia s’en serait bien passée.

 À la suite de son exténuant quart de travail habituel à l’Urgence où elle ne comptait plus les cas de COVID-19, elle s’était soumise de bonne grâce à la liste de garde en chirurgie vasculaire, palliant ainsi le manque de personnel rencontré en cette période de pandémie.

 Certes, elle n’avait cependant pas au cours des dernières heures été dans les souliers du docteur Bergeron, le spécialiste ayant procédé à l’intervention. Il reste toutefois que la concentration requise par sa prestation d’assistante avait achevé de la vider de ses dernières énergies.

 Alicia somnole sur le sofa. Elle se laisse doucement bercer par le tic-tac de l’horloge murale qui domine discrètement un silence qu’elle trouve néanmoins apaisant et réparateur. Telle une vapeur, des questions s’élèvent dans son esprit :

 Ce patient qu’elle avait elle-même accueilli aux urgences survivra-t-il? Les seize transfusions administrées seront-elles suffisantes? Quelles séquelles attendent cet homme? Et sa famille? Et ses enfants?


 Semi-consciente, ses pensées se portent ensuite sur Sophie, sa douce et bien-aimée compagne de vie:


 - Elle ne me voit plus depuis près d’une semaine. Pauvre bibiche, ce qu’elle doit trouver le temps long! Comme je dois lui manquer!


 La respiration de la femme aux cheveux d’ébène et aux yeux pers se fait maintenant plus lente et plus profonde. Elle a fait abstraction des vêtements de salle d’op souillés qu’elle porte toujours sur elle et de la forte odeur de transpiration qui émane de son corps appesanti par la fatigue.

 Dans son rêve elle revoit sa belle biche s’approcher d’elle. Elle peut sentir son souffle tiède sur sa joue. De délicates lèvres humides se posent sur sa bouche. Leur contact avec les siennes réchauffe son être tout entier, son bas-ventre en particulier qui se met à vibrer de désir pour son amoureuse aux cheveux de feu.

 Un fugace tourbillon cérébral ramène Alicia à la réalité. Quelqu’un vient de l’embrasser mais ce n’est pas Sophie. Une jeune femme se dresse devant son regard encore quelque peu embrouillé.


 - Marilou, c’est toi? C’est toi qui viens de faire ça?


 La jeune étudiante de dix-huit ans recule de quelques pas, un sourire timide accroché à ses lèvres. La fille également tout de vert vêtue et dont les cheveux châtains ondulent sur ses épaules lève légèrement les bras en signe de reddition.


 - C’était plus fort que moi, Docteure LeBel. Vous étiez si belle, ainsi endormie! Si vous saviez à quel point je vous admire!

 - Ce n’était pas une raison. Tu sais que je suis en couple?

 - Avec Sophie Durocher, la psychologue du CLSC, complète l’interne en médecine. Je le sais comme tous le savent ici à l’hôpital. Mais...


 Alicia la coupe:


 - Donc tu savais que t’avais pas à faire ça.

 - Je vous ai trouvée si calme, Docteure, si en contrôle pendant l’intervention lorsqu’une partie du greffon vasculaire a cédé, aspergeant abondamment le chirurgien de sang.

 - Je ne suis pas responsable du patient, voilà toute la différence. Le niveau de stress est nettement moindre à ce moment-là.

 - Tout de même, vous avez su à l’instant précis rapidement appliquer le clamp sur l’artère qui saignait, limitant ainsi grandement les dégâts.

 - Un simple mot de félicitations aurait été suffisant de ta part, la réprimande encore l’urgentologue venant de remplir l’office d’assistante en chirurgie.


 La jeune fille vient s’asseoir aux côtés de sa patronne. Prise de froid et de fatigue, elle s’enveloppe d’une couverture de flanelle. Son regard est doux. De fait, tout trahit chez elle son caractère ingénu: un visage innocent sortant à peine de l’adolescence, des yeux bruns et rieurs qui deviennent vite piteux sous les reproches, une petite bouche délicate qui cache discrètement une langue ornée d’un piercing. À cela s’ajoute un corps modestement sculpté pour un poids de cinquante-deux kilos et une taille d’un mètre soixante-cinq. Une poitrine pas très forte mais portée avec grâce et féminité. Un galbe de hanche honnête, n’ayant absolument rien de masculin.


 - Vous êtes fâchée contre moi, Docteure LeBel?

 - Fatiguée surtout, comme toi sûrement. Tu ne regrettes pas d’avoir insisté pour m’accompagner afin d’observer cette opération? Tu n’es pourtant pas soumise comme nous aux horaires de garde!

 - Oh non, j’ai trouvé ça super et je vous remercie d’avoir demandé à docteur Bergeron d’accepter ma présence pour la durée de l’intervention.

 - Il l’a fait parce qu’il m’aime bien. Autrement tu serais probablement encore dans ton lit en train de dormir comme un bébé.


 Marilou se tourne carrément vers Alicia:


 - Et vous, vous m’aimez bien, malgré ma petite inconduite?


 La chef-urgentologue dans la vingtaine esquisse un sourire quelque peu condescendant:


 - Je vois en toi beaucoup de potentiel, répond-elle en éludant la question. Et je sais que malgré ta bonne volonté tu rencontres des problèmes d’apprentissage dans ton internat. C’est la raison pour laquelle je fais tout pour t’aider.


 Marilou baisse les yeux, devenue soudainement silencieuse.

 À son arrivée en stage il y a un mois, il avait été décidé par le directeur des services professionnels docteur Gauthier que la jeune femme serait confiée à une personne d’expérience afin de bien l’encadrer pendant son séjour en milieu hospitalier. Marilou était en effet connue par ses profs de fac pour ses résultats déficients en pathologie et en chirurgie. Conférencière et enseignante passionnée, Alicia s’était alors portée volontaire pour assurer un rôle de mentorat après de la jeune étudiante.


 - Tu sembles songeuse, tout d’un coup, remarque Alicia. T’en fais pas : je vais pas te virer pour un baiser.


 La jeune ne répond pas immédiatement, maintenant perdue dans ses pensées :

 - Ça m’a fait tout drôle. C’était la première fois que je mettais mes lèvres sur celles d’une autre femme. J’ai même senti comme si quelque chose avait bougé dans mon ventre. Et malgré sa transpiration, je parviens à sentir son doux parfum. Oh, Docteure LeBel, si vous saviez le mal qui me ronge lorsque je suis à vos côtés!


 - Tu m’as fait vivre un beau rêve, grande espiègle! reprend Alicia afin de réconforter son élève. J’ai cru que c’était Sophie qui m’embrassait.


 Timidement, Marilou relève la tête et sourit.


 - J’ai tellement hâte de revoir ma petite biche, de la serrer dans mes bras.


 La spécialiste des urgences tourne son regard vers sa protégée :


 - Et toi, t’as un chum?


 Marilou hésite un peu avant de formuler une réponse. Alicia croit deviner un malaise s’installer chez l’étudiante.


 - T’as pas de chum? demande à nouveau la femme en gardant ses yeux en direction de celle qui demeure dans l’hésitation.

 - Je... Euh, non. À vrai dire, j’en ai eu un mais ça n’a pas marché.

 - Ne sois pas pressée en amour, cocotte, lui conseille Alicia avant de s’abandonner à un long bâillement. Ne précipite jamais les choses. Cupidon saura bien te guider, le moment venu.

 - Si vous saviez, se dit la jeune fille en elle-même, que Cupidon me chuchote depuis longtemps que mon cœur serait plus heureux dans les bras d’une fille !


 Marilou soupire longuement.


 - J’aurais tellement de choses à vous dire, Docteure LeBel...


 Mais Alicia n’écoute plus : elle s’est rendormie sur ses coussins, ses ronflements accompagnant maintenant dans le silence de la pièce le tic-tac inlassable de l’horloge.

 

Les leçons particulières
  

 Soucieuse de la voir atteindre ses objectifs de stage, Alicia accompagne son interne le soir jusque chez elle afin de l’aider à mieux intégrer ses notions théoriques. Celle-ci semble toutefois manifester peu d’intérêt dans ses études, ce que ne manque pas de remarquer Alicia :


 - Cette fille a l’air constamment distraite. Elle répond avec peine à des questions pourtant simples. Qu’est-ce qui ne va pas chez elle?


 La pauvre bredouille et bafouille devant sa mentore. D’autre part, cette dernière se questionne de plus en plus sur les gestes de proximité dont elle fait l’objet de la part de celle qui se trouve assise à ses côtés.


 - Tu te colles constamment sur moi, Marilou. Tu devrais plutôt te concentrer sur ta matière à étudier.

 - Je suis désolée, Docteure LeBel. C’est plus fort que moi. Vous sentez si bon. C’est quoi votre parfum?

 - Je n’aime pas ce comportement, je te l’ai déjà dit, fait sèchement Alicia en guise de réponse. J’ai une femme dans ma vie, j’aimerais que tu t’en souviennes et que tu respectes cela!


 Marilou, la tête baissée, est retombée dans le silence. Tout son corps se met à trembler. Elle éclate en sanglots.


 - Docteure Lebel, je suis à la recherche... de ma sexualité, finit-elle par avouer d’une voix brisée. Je crois que je suis lesbienne. Les filles m’attirent mais j’ai tellement peur d’être maladroite quand ce serait le temps de passer des moments intimes avec l’une d’elles!


 Alicia saisit doucement les joues humides de sa jeune protégée et fait tourner vers elle sa tête. Elle s’éprend de ces yeux larmoyants qui trahissent son innocence et son désespoir. Marilou pose timidement ses mains froides sur celles de l’autre.


 - C’est ça qui te tracasse, ma jolie? Ne pas savoir comment t’y prendre quand il s’agirait de faire... l’amour avec une fille?

 - Je sais que ça peut paraître idiot, mais cette seule pensée m’insécurise et m’enlève tout sentiment de confiance en moi. C’est la raison pour laquelle je peine à me concentrer dans tout ce que je fais, me faisant pâtir même dans mes études. Je me sens tellement poche!

 - Depuis quand t’es comme ça? demande la femme en caressant une soyeuse chevelure.

 - Ma deuxième année de fac. Quand j’ai rompu avec mon copain. C’est à ce moment que j’ai réalisé que les filles m’intéressaient davantage que les gars. Et depuis ce temps je me demande constamment si je serais à la hauteur en présence d’une autre fille. C’est pourquoi j’ai toujours jalousé les couples de lesbiennes que je connaissais.


 Lentement, Marilou lève les yeux et plonge son regard humide dans celui de sa patronne.


 - Et vous deux, spécialement. Vous semblez tellement bien ensemble, vous et Sophie. J’aimerais...


 La jeune ne termine pas sa phrase. Elle se sent rougir. Ce qu’elle s’apprête à dire à celle qu’elle admire d’une façon particulière la plonge dans un sentiment de gêne presque mêlé de honte.


 - T’aimerais...? répond d’une voix douce Alicia en essuyant des doigts des larmes s’attardant sur des joues écarlates.

 - Je vous ferais tellement confiance, à vous et à votre conjointe si...


 La femme craint de comprendre. Elle se rend compte que l’autre ne parviendra jamais à compléter sa requête.


 - Tu voudrais que Sophie et moi...?


 Gardant le silence, Marilou ferme les yeux et hoche la tête.


 - Oui. Que vous puissiez m’initier, lâche-t-elle finalement en reniflant ses pleurs. Me montrer des trucs. Enfin, m’aider à faire ça comme il faut.


 Surprise, Alicia ne peut réprimer un mouvement de recul.


 - Cette fille est tellement désespérée qu’elle a à peine hésité à mettre son âme à nu devant moi. Quelle situation pathétique!


 C’est en parvenant avec peine à contenir ses larmes que Marilou résume sa singulière imploration:


 - S’il vous plaît... Docteure?


 

L’initiation saphique
  

 C’est le lendemain soir qu’Alicia conduit Marilou jusque chez elle afin de lui présenter sa compagne de vie Sophie, psychologue au Centre local de services communautaires. La jeune étudiante ressent une bizarre de sensation comme elle vient de se faire introduire dans la luxueuse résidence de deux femmes qu’elle connaît à peine mais qui acceptent de lui venir en aide dans sa quête de sexualité.

 Certes, entretenir intérieurement un fantasme constitue une chose. Savoir ce dernier sur le point d’être réalisé en devenant tout d’un coup le centre d’intérêt de deux charmantes femmes expérimentées en est une autre. Marilou est consciente qu’elle va devoir révéler sa nudité à ces irrésistibles lesbiennes qui ne veulent que l’aider et que de son côté on va lui permettre d’approcher et de toucher les envoûtants charmes dénudés de celles qui se présentent à elle comme ses sexothérapeutes. Elle se sent soudain affreusement grotesque : elle est vierge, n’a que dix-huit ans, n’a aucune expérience et, de surcroît, ne s’est jamais exposée à quiconque dans le plus simple appareil. Et encore moins pour s’adonner à une activité de baise entre gouines.


 - Comment ai-je pu parvenir à arriver jusqu’ici? se questionne la jeune étudiante. Et qu’est-ce que ces femmes vont penser de moi, à la fin?


 Mais Alicia a déjà tout conté à son amoureuse Sophie. La jolie rouquine dans la vingtaine également comprend à quel point la jeune ingénue est en émoi, prise d’un indescriptible désarroi. En toute douceur, elle lui adresse une invitation :


 - Tu vas d’abord te détendre, Marilou, lui suggère-t-elle avec tendresse en caressant de la main une joue toute chaude. Un bain réconfortant t’attend en haut. Après tu te poudres bien et tu enfiles le petit ensemble sexy que tu trouveras sur la vanité. Un tube de lubrifiant est à ta disposition si tu désires aussi une première expérience anale.


 Silencieuse, esquissant un timide sourire mais néanmoins de moins en moins sûre d’elle, la jeune s’apprête à obtempérer.


 - Donne-moi d’abord un bisou sur la joue et monte! ajoute gentiment Sophie en terminant.


 La fille s’approche et dépose doucement un baiser sur l’épiderme tiède de la rousse qui lui sourit. Ce premier et pourtant simple contact physique électrise tout le corps de l’ingénue, réchauffant agréablement son bas-ventre. Sans dire un mot elle se dirige vers la salle d’eau.

 Le cœur de Marilou palpite alors qu’elle s’adonne seule à ses ablutions. En se défaisant de ses vêtements, elle s’est rendu compte qu’elle transpirait inconfortablement et que son sexe était devenu humide et glissant.

 Elle a de plus remarqué dans le miroir le reflet de ses pupilles dilatées. Oui, la jeune vierge désire ardemment connaître cette expérience saphique, mais ira-t-elle jusqu’au bout?

 Alors que ses doigts courent sur ses seins et chatouillent sa vulve, elle se questionne toujours:


 - Est-ce que je fais bien, en fin de compte? Je pourrais éventuellement tomber sur une fille qui serait comme moi, sans expérience aucune. On n’aurait alors qu’à progresser à notre rythme, se découvrant l’une l’autre sans se soucier du jugement qui pourrait alors être porté dans les circonstances.


 Non, elle ne changera pas d’idée. Sophie et Alicia semblent si compréhensives et si gentilles. Marilou a affaire à des professionnelles dans leur domaine. Elles ne pouvaient donc mieux tomber pour lui assurer un agréable apprentissage des plaisirs lesbiens.

 En compagnie d’Alicia, Sophie attend patiemment la visiteuse dans la chambre nuptiale. Tout a été mis en place: éclairage tamisé, musique douce. Des bougies de senteur exhalent un doux parfum de lavande. La couche est prête, des draps de satin fuchsia y ayant été fraîchement étendus.

 La jeune psychologue s’est parée dans le but de bien faire saliver et juter leur jeune élève. Sous son léger peignoir de soie elle est vêtue d’un ensemble deux-pièces fait de fine dentelle noire ajourée qui laisse deviner ses formes, ses charmes ainsi que le ruissellement de son excitation. Sophie se rappelle l’initiation sexuelle qu’elle avait vécue en compagnie de sa mère Jasmine (Nda: lire ’L’Envol des tourterelles’). Son désir est que cette expérience soit encore plus fabuleuse pour sa nouvelle protégée.

 La jeune psychologue sait que son rôle sera d’une importance cruciale: sous les instructions et les conseils d’Alicia sa compagne, Marilou va pour la première fois de sa vie lui faire l’amour, la caresser, la prendre entièrement jusqu’à lui faire connaître l’ultime plaisir de l’orgasme féminin.

 À pas lents, Marilou se présente devant le couple de tourterelles qui l’accueillent en souriant.


 - Tu es très jolie, chérie! lui chuchote Sophie comme elle s’approche doucement d’elle afin de débuter ses caresses sur un corps propre et parfumé.


 Spontanément, la jeune initiée pose ses mains sur le fin tissu de soie qui cache encore à ses yeux les brûlants secrets de la rouquine.


 - Dépose tes lèvres sur les miennes, l’invite tout bas celle-ci, et embrasse-moi.


 Marilou goûte aux lèvres légèrement charnues de Sophie. Elles dégagent un délicieux goût de menthe fraîche. Les deux bouches se scellent dans une fusion aux saveurs saphiques alors que les deux femmes s’enlacent en empoignant les formes l’une de l’autre. La jeune sent un muscle lingual cherchant à frayer son chemin dans sa bouche. Sans résistance, elle laisse l’organe tiède caresser le piercing qui orne sa propre langue.

 Toujours debout face à Sophie qui continue de la frencher langoureusement, Marilou sent la détente de plus en plus la gagner et un serrement soudainement saisir ses entrailles comme une rude toison pubienne vient se frotter entre ses fesses maintenant dépouillées de leur petit vêtement. Une Alicia en tenue d’Ève vient de se joindre au jeu amoureux des deux filles qui ont commencé à exprimer par des gémissements tout d’abord étouffés leur plaisir partagé.

 Le soutif de la petite interne est défait à son tour et Marilou peut maintenant sentir la pointe des tétons de Sophie qui, à présent complètement nue, appuie ses menus seins contre sa poitrine maintenant dénudée. C’est sans tarder que les mamelons de la nouvelle initiée se dressent à leur tour. Les doigts de Sophie courent sur le dos de Marilou, atteignent ses fesses frissonnantes et effleurent son anus qui se trouve généreusement lubrifié, finissant ainsi d’exciter la petite ingénue.

 Mais tout ceci ne représente aux yeux des tourterelles que de simples préliminaires.


 - Tu veux qu’on continue? demande la rousse initiatrice à celle qui goûte à de pervers touchers dans ses régions interdites.

 - Je... Oh oui, encore! C’est si... bon!

 - Ce que je te fais, ma chérie, tu auras par contre à me le faire par la suite. Sois donc bien attentive à tout ce que tu ressens.

 - Bien, So... Sophie. Je tâcherai de... m’en... souvenir.


 C’est étendues sur le lit que le jeu se poursuit.

 Sous le regard d’Alicia, les rôles s’inversent et c’est Marilou qui prend les commandes. Sophie s’est offerte à sa jeune élève dont le contrôle de la libido se fait de plus en plus ardu. Jambes bien écartées, la rousse présente son sexe écarlate et fortement odoriférant à Marilou dont les narines se dilatent et les yeux s’écarquillent autant d’admiration que d’excitation.

 C’est sous la férule attentive de la femme médecin que la lesbienne qui s’affirme pour la première fois débusque un clitoris congestionné qu’elle se met à besogner de sa langue percée d’une perle blanche. De l’antre sacré de la femme baisée s’écoule une mouille abondante dont s’abreuve la jeune fille, alors que des cris bruyamment exprimés témoignent de la jouissance dans laquelle cette dernière a plongé sa maîtresse.

 Des gémissements langoureux dont l’intensité est telle qu’ils surprennent Marilou presque au point de l’indisposer. Des gémissements qui lui apportent toutefois la preuve irréfutable et réjouissante qu’elle a tout ce qu’il faut pour rendre heureuse une femme au lit.

 Marilou sourit et pleure à la fois. Celle qui, il y avait peu de temps, doutait encore de ses capacités vient de faire jouir une autre femme. Elle peut s’estimer fière de son orientation sexuelle. Ses instructrices ne sont pas moins fières d’elle. Pour la récompenser, elles l’aideront sans attendre davantage à poursuivre son apprentissage en l’initiant à des techniques érotiques complémentaires. Alors qu’Alicia lui lève très haut les jambes, Marilou se laisse aller à un anulingus et à un doigtage anal de la part de Sophie.


 La nouvelle initiée accepte aussi de se faire vaginalement déflorer au gode-ceinture par Alicia, désirant vivre immédiatement l’expérience qu’elle fera un jour connaître à l’élue de son cœur.

 Se donnant l’impression d’être devenue une poupée abandonnée aux jeux de deux gamines, Marilou connaîtra aussi l’extase, inondant la pièce de ses cris, de bave son oreiller et maculant ses draps d’un torrent de cyprine légèrement teinté de rouge.

 La nuit s’est achevée. Au cours de ces dernières heures qui ont filé comme l’éclair, trois femmes se sont abandonnées et unies l’une à l’autre dans une tendre et voluptueuse communion saphique. Et l’une d’elles conservera à jamais un merveilleux souvenir de ces moments magiques.

 Aidée et encouragée par les tourterelles, Marilou a repris confiance en elle.


 - Tu as tout ce qu’il faut pour satisfaire une femme au lit, lui ont assuré Alicia et Sophie.


 C’est sur ce gage de confiance que Marilou verra ses performances cliniques s’améliorer. De plus, elle finira par obtenir les meilleures notes de sa classe.

 Marilou deviendra à son tour une femme médecin assurée et épanouie. Une lesbienne à part entière, fière d’une orientation sexuelle qu’elle n’aura aucune difficulté à assumer ni à défendre.

 

FIN

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