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Un fantôme cocu mais content.

Chapitre 1

Un fantôme malheureux ...

Erotique

Peut-être vous souvenez-vous du film « Ghost » de Jerry Zucker sorti en 1990 qui raconte l’histoire de Sam, cadre dans une banque, qui vit une belle histoire d’amour avec Molly. Mais un soir, rentrant du boulot, Sam se fait agresser puis abattre. Il revient toutefois sous la forme d’un fantôme et va tout faire, grâce à l’aide d’une voyante Oda Mae, pour que Molly - déprimée depuis le décès de son amoureux - retrouve goût à la vie.

En ce qui me concerne, à l’époque, j’avais très moyennement apprécié ce film que je trouvais particulièrement mièvre et simpliste. Il faut dire que les histoires de fantômes, quelles qu’elles soient, ne m’ont jamais fait vibrer. Très certainement trop cartésien, je ne crois pas aux revenants, esprits ou autres fantômes. Après la mort, c’est le néant, le trou noir, l’oubli, un point c’est tout !


Avant de vous raconter comment j’en suis venu à changer d’avis sur le sujet, il est bon que je me présente. Je m’appelle François, j’ai 68 ans et je suis fonctionnaire au ministère de la culture dans un service en charge du suivi des musées de France. Je suis marié à Hélène qui a 56 ans, et nous avons deux fils qui sont maintenant casés, travaillent en province et ne nous rendent visite que très rarement. Nous habitons dans un bel appartement dans le 16ème arrondissement de Paris et nous menons une vie tranquille sans soucis ni problèmes.


Bien que plus âgé que ma femme de douze ans, j’arrive à l’honorer régulièrement et nous prenons beaucoup de plaisir à faire l’amour une ou deux fois par semaine. Quand Hélène est vraiment en manque, elle adore que je la fasse jouir avec l’un de ses sex-toys ; elle en a une superbe collection.

Pour me faire plaisir, car ce n’est pas vraiment sa tasse de thé, elle accepte parfois – une ou deux fois par mois environ – de sortir avec moi dans un lieu coquin de Paris. Oui, je dois avouer qu’avec l’âge et la baisse de ma vitalité, j’ai découvert tout le plaisir qu’il y a à regarder son épouse s’exhiber devant d’autres mâles, les voir tenter leurs manœuvres d’approche puis la contempler pendant l’accouplement avec ces inconnus.


Mais tout cela s’est brusquement interrompu il y a quelques semaines lorsque j’ai été contaminé par le Covid-19. Après les premières fièvres, tout s’est enchaîné très vite : appel à Urgence Médecin, évacuation à l’hôpital Européen Georges Pompidou, admission aux urgences, transfert en réanimation et décès au bout de trois jours de soins intensifs.


Mais aussi surprenant que cela paraisse, je suis toujours là. Enfin, quand je dis que je suis toujours là, c’est une façon de parler !!! En effet, lorsque mon cœur a cessé de battre, j’ai eu l’impression de m’envoler et j’étais là, planant dans ma chambre d’hôpital, en train d’écouter les médecins qui me déclaraient mort et arrêtaient tous les appareils médicaux auxquels j’étais connecté. Ensuite, invisible de tous, j’ai assisté à mes obsèques et j’ai failli pleurer – mais les fantômes n’ont pas de larmes – en écoutant mon éloge funèbre. Depuis, je vagabonde de droite à gauche, je hante notre appartement, je traverse les murs et je marche derrière Hélène qui continue à porter des tenues noires bien que je sois mort depuis déjà deux semaines. La nuit, je me couche même près d’elle dans le lit conjugal, mais mon corps ne déforme pas le matelas, car je n’existe plus, bien que je sois là.


Parfois, lorsque Hélène est enfin endormie, j’ai envie de l’embrasser et de la caresser. Mes mains se posent sur elle et mes lèvres se collent aux siennes. Moi je ressens son corps, mais Hélène reste de marbre et ne ressent rien. Parfois, lorsqu’elle prend sa douche, je me colle tout contre elle, ma queue se dresse contre ses fesses, mes mains se posent sur ses seins. Je bande et j’ai des envies ! Mais elle reste stoïque, insensible à ma présence, impénétrable !

Le pire c’est que ce soir, après le dîner, elle a tenté de se donner du plaisir avec l’un de ses sex-toys comme nous le faisions ensemble de temps en temps. Mais elle n’a pas réussi à jouir et, furieuse, a décidé de jeter tous ses jouets érotiques à la poubelle. Je crois bien qu’elle est en train de perdre goût aux choses du sexe et va finir par devenir frigide. Cela va être un enfer de continuer à passer ma vie à côté d’elle.


Les choses ont empiré une ou deux semaines plus tard quand elle a cessé de s’habiller sexy. Jusque-là, bien qu’elle continue à porter le deuil, elle mettait toujours des tenues sexy dessous : guêpière, serre taille, porte-jarretelles, string et bas. Il n’était pas rare que je me branle en la regardant s’habiller pour aller au travail. Dans la rue, marchant quelques pas derrière elle, invisible, je prenais plaisir à regarder les mecs la mater. Je me disais qu’elle allait peut-être devenir une veuve joyeuse et que je pourrais jouer les voyeurs tous les jours comme je le faisais avant en sauna, sex-shop ou ciné X.


Mais mon fantasme s’est évanoui ce samedi matin lorsque j’ai vu Hélène rentrer dans notre chambre avec deux grands sacs poubelles. Elle a ouvert son armoire et a jeté toute sa lingerie sexy dans les sacs avant de les descendre dans le local poubelle de l’immeuble. Depuis, ce ne sont plus que dessous en coton, soutien-gorge de mémère, petite culotte blanche, un vrai remède contre la sexualité !


Lorsqu’elle se couche le soir, nuisette transparente et sexy ont disparu ; ce ne sont plus que chemise de nuit manches longues ou pyjamas de flanelle. J’ai beau la caresser et l’embrasser – sans qu’elle s’en rende compte – je n’arrive plus à bander et donc pas question de la prendre, ni même de me branler contre elle. Cette vie, enfin cette mort je veux dire, ne peut pas durer comme ça. J’aime trop le sexe et le voyeurisme pour continuer ainsi. Je dois trouver une solution.

J’ai donc réfléchi toute la nuit – puisqu’un fantôme ne dort jamais n’ayant pas besoin de se reposer – et j’ai repensé au film Ghost. Oui, il faut que je trouve un voyant ou une voyante qui pourra me servir d’intermédiaire et pourra expliquer à Hélène qu’elle doit continuer à vivre comme avant. Que j’ai envie d’être un fantôme cocu, un fantôme candauliste, mais un fantôme content.

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