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De femme puissante à femelle soumise

Chapitre 1

Sur un fil de fer : à la recherche d’un genre

Divers

Dans cette nouvelle aventure impliquant nos deux tourterelles maskoutaines, Jasmine et sa fille Sophie uniront leurs efforts afin d’aider une importante femme d’affaires à révéler au grand jour sa secrète et insoupçonnée identité sexuelle. Réussiront-elles cependant à arriver à leurs fins?


Nous vous rappelons que la séquence complète des récits où se retrouvent Sophie, Catherine et Alicia est détaillée dans le premier chapitre de l’histoire Déchéance et rédemption. Secrets de couventines s’ajoute finalement à la liste.


Bonne lecture!

Votre auteur, simson3

***

Lundi matin. Assise à son bureau, Jasmine Durocher remet un peu d’ordre dans ses dossiers en terminant l’écoute des messages qui, durant tout le week-end, ont envahi sa boîte vocale. La grande rouquine âgée dans la quarantaine déteste les lundis, les requêtes en consultation psycho-sociale s’étant également accumulées dans son pigeonnier au cours de son absence, l’obligeant ainsi à consacrer la moitié de son avant-midi à planifier le reste de sa journée et de la semaine qui s’amorce. Débuter la semaine un mardi, alors? Ce ne serait que pire, se dit-elle en elle-même. Alors autant s’y faire et s’atteler à la tâche…


Sonia LeBel, son adjointe administrative, s’affaire silencieusement dans le bureau voisin. Un brin rêveuse, la mère d’Alicia repense aux agréables moments passés ces deux derniers jours en compagnie de son amante Jasmine. Leurs conjoints respectifs Jérôme et Alexander étant chacun affecté à des missions diplomatiques, les deux femmes ont en effet profité de la situation pour s’allouer mutuellement des douceurs saphiques dont le souvenir seul suffit ce matin à les faire mouiller de nouveau dans leurs petites culottes. Mais chez Jasmine cet épanchement féminin n’est pas causé que par ces torrides souvenirs. L’œuf vibrant que Sonia, dans son souci d’adoucir le début de semaine de sa collègue, vient tout juste de lui insérer dans son intimité de femme à l’occasion d’une visite-éclair dans les toilettes des dames contribue également à agrémenter la matinée de la mère de Sophie.


Et c’est Sonia qui, de façon périodique et aléatoire, contrôle à distance le dispositif. Juste pour rappeler à sa compagne perdue dans ses papiers qu’elle n’est pas trop loin et… qu’elle pense à elle.

Mais au CLSC des Maskoutains de Saint-Hyacinthe, il n’y a guère de place pour la rêverie. Jasmine entend brusquement s’ouvrir la porte derrière elle. Il faut comprendre ici qu’une consultante psycho-sociale est toujours postée dos à l’entrée de son bureau, permettant ainsi à la psychologue d’évacuer rapidement les lieux si un danger imminent – un client devenant agressif, par exemple – la forcerait à quitter promptement son pupitre pour se mettre à l’abri à l’extérieur.


— Es-tu libre en ce moment? J’ai une requête spéciale pour toi, lui demande d’un seul souffle son chef de programme François Lapointe en jetant bruyamment sur le bureau un exemplaire de l’édition du matin du Journal de Montréal.

— Libre, tu te moques de moi?! de rétorquer celle qui sent de nouveau le sextoy s’agiter en elle.

— Ben lis. La cliente attend dans le couloir, répond sèchement l’autre en tournant la première page du quotidien qui titrait en grosses lettres La PDG de GKS absente pour un temps indéterminé. Sans attendre, Jasmine parcourt l’article :


Bombe dans le monde des affaires : On apprenait en fin de journée hier que madame Geneviève Kimberley Stoke, présidente-directrice générale de GKS Groupe financier, l’entreprise multinationale bien connue dont le portefeuille est estimé à $3,2G à travers le monde, avait fait savoir par sa porte-parole qu’elle s’absentait pour raison de maladie et ce, pour une période indéterminée.


Connue comme étant une célibataire endurcie dont on ne sait pratiquement rien de la vie privée, madame Stoke qui est à la tête de la société depuis sa fondation il y a quinze ans est particulièrement connue pour sa réputation de dirigeante à la poigne de fer et qui ne manque pas d’audace, ayant toujours froidement pris des décisions, quelquefois controversées, qui ont cependant poussé GKS au rang des entreprises les plus puissantes de la planète. Madame Stoke sera temporairement remplacée par madame Morgane St-Clair, vice-présidente exécutive.


Rapidement les bourses de Tokyo et de Londres ont réagi à la nouvelle en accusant une baisse appréciable de la valeur de l’action de l’entreprise avant de reprendre graduellement de la vigueur par la suite. On s’attend à un comportement similaire de la part des bourses de New York et de Toronto. Les médias demeurent tous dans l’attente d’informations supplémentaires, les représentants de la société ayant cependant jusqu’à présent refusé toute demande d’entrevue.


— Alors, c’est quoi l’affaire? demande Jasmine en poussant le journal en direction de l’autre extrémité de son pupitre.

— La dame est juste ici, de l’autre côté. Elle insiste pour que ce soit toi qui la voie.

— Pourquoi moi, je suis débordée, ça paraît pas? fait la psychologue d’un ton légèrement irrité.

— C’est toi qu’elle veut. Apparemment, elle aurait obtenu des références à ton sujet.


Jasmine soupire en examinant de nouveau la page frontispice du tabloïd.


— Allons Mimine, s’il te plaît! l’implore son patron.

— D’accord, fais-la entrer, laisse tomber la femme qui, à l’image de sa fille Sophie, arbore une chevelure rousse et ondulée.


La porte se referme derrière une silhouette d’un peu moins de deux mètres. La femme s’avance silencieusement dans la pièce et, sans attendre la moindre invitation de la part de sa consultante, prend place assise face à elle, croisant les chevilles sous le siège.

Sans dire un mot, Jasmine examine sa cliente. Début quarantaine, plutôt mince et élancée, pas plus de soixante-cinq kilos, un teint légèrement basané. Un élégant tailleur beige dont la jupe, descendant sous les genoux, est accompagnée de bas de soie noirs remontant sous le tissu étroit. De discrets boutons dorés ornant la veste assortie que la femme ouvre tout juste, dévoilant un chemisier blanc au col étroitement fermé. Cheveux blonds soigneusement ramassés en chignon derrière la tête. Aucune expression faciale sinon un sourire aussi furtif que froid.

Le sextoy s’est tu, permettant à la psychologue de se concentrer sur la rencontre qui s’amorce.


— Je me suis toujours débrouillée seule, en choisissant quelquefois par contre les bons associés lorsque le besoin s’en faisait sentir, attaque d’emblée la femme d’affaires sans autre forme de civilité. Mais cette fois-ci, j’ai besoin d’aide. De votre aide. Et c’est vous que j’ai demandée.

— Très bien, accepte Jasmine sur un ton tout aussi neutre. Vous m’en trouvez donc honorée. Sachez cependant que je suis déjà débordée de travail et que je ne suis pas très chaude à l’idée de me taper un cas présenté ainsi à la toute dernière minute comme si le monde entier en dépendait.

— Vous n’êtes pas sans savoir, fait la cliente en désignant le quotidien laissé sur la table, que je suis à la tête d’une des plus grandes entreprises qui soient.


Désirant couper court à ce préambule, la rouquine va droit au but :


— Mais pourquoi m’avoir choisie, moi?

— Eh bien, on m’a dit qu’en plus d’être psy vous pratiquiez également la sexologie et…

— Dites-moi alors quel est votre problème, qu’on sache toujours par où commencer, l’interrompt l’autre presque à bout de patience.


C’est alors que la grande blonde commence à déballer son sac :


— Cela fait maintenant quinze ans que je mène mon entreprise avec toute la rigueur requise. Quinze ans à diriger et dominer de façon impitoyable un milieu d’affaires austère et sans merci. Ce que je désire, je finis toujours par l’obtenir, quel qu’en soit le prix. J’ai engagé plein de gens, j’en ai remercié tout autant. Et je sais que certaines personnes me détesteront à vie pour ça. Mais j’ai pris plaisir à cet enivrant régime de domination et de batailles acharnées. C’est là que toute ma vie j’ai pu générer ma propre dopamine, au prix de mon adrénaline.


La femme prend une pause, soupire un peu, puis :


— Mais là, je n’en peux plus. J’ai vécu trop de temps juchée sur le même plateau de la balance, accumulant succès sur succès, victoire après victoire. Je ressens présentement un profond déséquilibre dans ma vie. Je…

— Avez-vous ou avez-vous déjà eu une vie sexuelle, madame Stoke? demande Jasmine sans attendre davantage.

— Une vie sexuelle, mais qu’est-ce que c’est?! s’exclame l’autre dans un éclat de rire. Pensiez-vous un seul instant que dans une entreprise de ce genre le succès puisse accorder ne serait-ce qu’une parcelle de temps pour des activités charnelles et ainsi risquer de miner vos chances de réussite? Ah bien, vous me faites rire, vous!


Jasmine en a suffisamment entendu. Désirant affronter son interlocutrice sur son propre terrain, elle lui lance un ordre :


— Déshabillez-vous, madame Stoke.

— Quoi!! Mais que… Que sont ces manières, cette façon de me parler, à moi? Êtes-vous devenue totalement dingue?! Mais j’ai un standing, moi!


Jasmine s’est levée, plus déterminée que jamais. Elle réitère sa demande :


— Non, madame Stoke. Celle qui vous parle a encore toute sa tête, affirme-t-elle d’un ton autoritaire. Nous sommes seules dans ce bureau et la porte est verrouillée. Maintenant je vous demande de vous dévêtir!


Un court mais combien inconfortable silence s’installe dans la pièce. La haute gestionnaire s’est mise à rougir. Elle porte deux doigts à son col serré afin de mieux déglutir.


— Vous êtes sûre, vraiment sûre, qu’il faut que je fasse… ça? reprend-elle d’un ton qui soudainement s’est adouci.


(À venir : Appelez-la ‘pétasse’)

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