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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 1

L'avertissement

Hétéro

Depuis quelques semaines, je ne pense plus qu’à cela. 



C’est devenu une obsession, une hantise, un virus dans mon esprit qui tourne à la psychose.



Et je suis le seul responsable de l’enfer que je vis aujourd’hui. Je suis l’homme le plus stupide de la Création. Et pourtant, j’ai toujours tout réussi dans ma vie. Mais le plus évident, ce qui est sous vos yeux en permanence, ce qui doit nous donner l’envie de nous lever chaque matin, je l’ai négligé à un tel point qu’aujourd’hui, je ne sais pas si j’y ai encore droit ? L’avenir nous le dira, mais à ce stade je pense que tout est définitivement terminé pour moi.



Quelques événements, certes anodins lorsqu’ils sont pris l’un sans l’autre, m’ont mis la puce à l’oreille. Mais jamais, je ne me serais douté que cela aurait pu avoir de telles conséquences sur ma vie professionnelle, privée et amoureuse. 



En fait, tous mes repères ont volé en éclats et je suis désemparé face à une situation qui m’échappe totalement. Je ne maîtrise plus rien et je suis à deux doigts de commettre une folie, qui nous anéantira en tant que famille et en tant que personnes. 



Je me prénomme Alexis. J’ai quarante-huit ans et ma vie est détruite. 



Je sais ce que vous pensez. 



D’habitude, les gens qui se présentent parlent de leur situation professionnelle, de leur épouse, de leur famille, bla bla bla…



Je n’en ai pas le cœur, ni l’envie ! Sachez-le. 

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Mais puisqu’il faut faire du consensuel, allons-y ! 



Après tout, c’est l’époque qui veut cela. Tout le monde sur le même pied d’égalité, tout le monde bien poli et sans un pli qui dépasse. Ne pas froisser les susceptibilités, les egos, les minorités, les majorités et surtout, surtout, mettre tout le monde au même niveau sans discrimination. Le grand mot à la mode depuis quelques années. 



La discrimination. 



Cette invention géniale qui aseptise les relations sociales et montre du doigt celui qui n’en suit pas les règles fondamentales. Depuis qu’il est entré dans les moeurs, rien n’est normal et tout est artificiel. Les relations, les discussions, le travail, la vie elle-même est emmerdante et sans surprise tant il faut faire attention aux discriminations. Oh, certes, il faut respecter les autres. Mais au point de se mentir à soi-même et de mentir aux autres pour être parfait sous tout rapport, comme si les différences entre individus n’existaient pas et que nous étions tous des clones, cela m’irrite pour ne pas dire plus, mais je verserai alors dans une vulgarité que je déteste encore plus. 



Comme je n’en ai plus rien à foutre, aujourd’hui. Et si vous pensez que j’exagère, vous pouvez, à votre tour, aller vous faire ... ! 


...


Pardon !

Je vous prie d’excuser cet écart de langage qui ne me ressemble en rien.

C’est vrai que je ne réfléchis plus objectivement et que je cherche n’importe quoi ou n’importe qui pour me servir à la fois de bouc émissaire et de puching-ball. Veuillez pardonner cet accès de colère aussi inutile que déplacé. 


Pour faire amende honorable à vos yeux et puisqu’il faut sacrifier au rituel immuable de la présentation, je vais donc m’exécuter et vous faire une description en bonne et due forme des protagonistes principaux de ce qu’est ma vie actuelle. 



Ainsi, mon prénom vous est à présent familier, ainsi que mon âge. 



Sachez que je suis le CEO de ma société, que j’ai créée de toutes pièces à force de travail, de persévérance et d’heures incalculables pour la construire et la faire prospérer juste après mon mariage avec Enza, la merveille de ma vie. 



Ma boîte est devenue, au fil des années, une multinationale active dans l’import-export. Mon second amour et, comme le dit parfois mon épouse, ma maîtresse attitrée en l’appelant "Ma Pompadour". 



J’ai réussi ma carrière, à tel point qu’aujourd’hui, je ne travaille que pour me lancer des défis professionnels impossibles que je relève avec une régularité de métronome. Rien ne m’arrête et, pour être franc, je suis plutôt bon dans ce que j’entreprends. Je n’ai aucun scrupule dans ce domaine, si ce n’est celui de la légalité. Mais dans mon domaine, la concurrence est féroce. C’est manger ou être manger. 



Et j’ai un appétit d’ogre.



Je suis surtout l’heureux père de deux merveilleuses jeunes femmes. 



Isaline, mon aînée, à vingt-deux ans. Elle est aussi belle que sa mère. Elle termine des études en Gestion pour entrer dans ma société et apprendre ses rouages multiples pour, peut-être, reprendre le flambeau lorsque je disparaîtrai. 



Anaëlle, ma cadette, aura vingt ans dans quelques semaines. C’est mon diamant, ma petite puce chérie envers qui je suis le plus faible. Elle le sait et je le sais. Elle a la décence de ne pas en profiter trop, sauf lorsqu’elle a une idée en tête et qu’elle veut que je la soutienne. Je l’adore. Ne pensez pas, à la lecture de ces lignes que je délaisse mon autre fille, que du contraire. Mais les parents, surtout les pères envers leurs filles, sont toujours plus enclins à la faiblesse avec le dernier enfant de leur descendance. Elle est étudiante en droit et se destine aussi à m’épauler lorsque le temps sera venu pour elle de prendre ses marques dans le département juridique de ma société. À moins qu’elle ne choisisse celle de sa mère. Elle décidera le temps voulu. 



Enfin, il me reste à vous présenter ma merveille absolue. 



Mon épouse est la femme la plus parfaite que je connaisse. Une mère exemplaire, menant de front depuis plus de vingt ans sa vie de femme et de mère ainsi qu’une vie professionnelle exemplaire à tous point de vue.



Elle est la directrice de plusieurs salons de coiffure dans notre département, dirigeant avec tact et poigne une équipe de plus en plus nombreuse. Elle a développé elle-même son activité professionnelle tout en gérant deux grossesses, l’éducation de nos enfants, et en tenant une maison qui, avec le temps et les rentrées financières croissantes de notre couple, est devenue de plus en plus grande et s’est dotée de détails architecturaux comme une piscine ou une pièce hammam. 



Je l’ai rencontrée lors de vacances en Italie, ce pays que j’affectionne particulièrement, et je suis tombé amoureux dès que mon regard s’est posé sur elle. Elle avait vingt-et-un an et j’en avais vingt-deux et elle terminait ses études dans une école d’esthétique et de coiffure, c’était la plus belle femme que j’ai rencontré.  



Et elle l’est toujours.



Une cour assidue et déterminée me permit de faire tomber ses défenses en quelques jours, nous couchions ensemble avant la fin de la semaine et nous ne nous sommes plus jamais quittés, au grand dam de ses parents qui la destinaient à un autre avenir, et on ne joue pas avec ce genre de décision paternelle dans ce pays. Mais face à ma détermination et surtout, face à la sienne, ils respectèrent finalement son choix, un peu à contre-coeur pour être honnête. 



Je dois avouer qu’ils sont, aujourd’hui, heureux de la tournure des événements puisqu’ils profitent, eux aussi, des largesses financières de leur unique fille ainsi que de leurs petites-filles qu’ils vénèrent au-delà du raisonnable. Mais c’est dans l’ADN des italiens. Je ne connais de pays où les enfants sont aimés avec tant d’amour et de ferveur.



Enza est donc originaire du sud de l’Italie. Son prénom, existant vraiment dans la langue de la botte, est, en fait, un diminutif du prénom Lorenza, prénom magnifique de mon point de vue et tellement chargé en connotations historiques de tout poils, mais je m’égare. Je l’appellerai donc Enza dans ce récit, puisque c’est ainsi que je l’appelle quotidiennement. 



Elle a hérité du caractère explosif des habitants de ce pays, mais également de la beauté, de la classe et du charme inégalable des femmes de la Botte. Elle a de longs cheveux noirs qui coulent en cascade sur ses épaules. Sa peau porte toujours les traces de ses origines méditerranéennes par la grâce d’une couleur ambrée dont je ne me lasse pas. Son corps, malgré deux grossesses rapprochées, a conservé un tonus et une douceur unique. Ses yeux verts sont hypnotiques et sa bouche n’est qu’un appel au baiser. Elle dispose, en plus, donc d’une plastique irréprochable entretenue dans notre salle de sport à domicile, j’en veux pour preuve une poitrine dont la taille et la tenue feraient pâlir de jalousie n’importe quelle jeune femme. Comme je sais l’importance de ce genre de détail, sachez qu’elle ne porte que de la lingerie dont les mensurations indiquent 90D. Cela vous renseigne sur elle mieux que je ne pourrais le décrire. 



Et le reste de son corps est à l’avenant. Ses fesses, ses jambes, son dos, ses épaules, tout est parfait chez elle. Je dois confesser que je ne suis probablement pas le plus objectif car j’en suis fou, mais un oeil objectif serait, à coup sûr, d’accord avec cette description flatteuse mais véridique.



Ainsi, vous constatez que j’ai tout pour être heureux. 



Le pouvoir, la richesse, une famille merveilleuse et le temps de m’amuser au boulot. 



Mais il y a une ombre au tableau, vous devez à présent vous en douter avec mon entrée en matière. 



Le seul problème, c’est que je ne l’ai pas vu venir, obnubilé par ma réussite professionnelle et par le besoin viscéral de relever les défis que j’ai rencontré en permettant à ma société de grandir. 



Car je suis sans arrière-pensée lorsqu’il s’agit de protéger mon travail et celui de mes nombreux employés. J’ai acquis, avec le temps, la certitude que je ne suis pas à la base de ce succès. Ce sont ceux que je paie qui ont fait la société. Je n’en suis que l’inventeur. Mes employés et mes ouvriers sont ma seconde famille. Quand je dis « mes », il faut le comprendre dans le sens où je leur ai fait simplement signé un contrat sous lequel il y a mon nom, c’est tout. Personne ne m’appartient. J’ai, du moins je le pense, toujours été attentif au bien-être mental de ceux qui travaillent avec moi. 



Pas pour moi ! Avec moi ! 



C’est, j’en suis convaincu, le premier devoir d’un patron. Et le reste ne fait que suivre. La réussite, le succès, les nouveaux contrats, l’argent et le bonheur au boulot. 



Mais je m’égare.



Je voulais juste, par ces mots, vous faire comprendre que ma société m’accapare beaucoup et que je ne compte pas les heures, encore aujourd’hui. Ce qui est, au final, l’erreur la plus monumentale de ma vie à l’heure où j’écris ces lignes et dans le déroulé des événements. 



Mon épouse a réglé ce problème, de son côté. Elle délègue beaucoup. Ce qui lui laisse plus de temps pour ses enfants et ses nombreux loisirs. 



Vous me voyez venir à présent ?



Je n’ai pas fait le lien entre sa liberté retrouvée et mon dévouement à mon travail. L’équation n’était plus rétablie et cela a engendré des inconnues qui se sont multipliées, pour utiliser une métaphore mathématique.



Ainsi, elle reste fraîche et pimpante lorsque je rentre éreinté et fatigué. Elle est joueuse, lorsque je n’aspire qu’à me reposer. Elle veut baiser lorsque je dors. Et si, par miracle, je suis disposé à lui octroyer ce qu’elle désire, je suis tellement obnubilé par mes pensées que je ne bande pas toujours correctement, l’amenant à un degré de frustration que je n’ai pas compris et dont je n’ai pas réalisé la véritable portée pour notre couple. 



Pourtant, ma femme est sublime et ferait bander n’importe qui. 



J’adore la regarder, l’admirer surtout qu’elle porte toujours des tenues la mettant parfaitement en valeur. L’image est sa marque de fabrique, elle en est consciente et se doit d’être parfaite selon les critères de la mode et des atouts féminins. Des talons hauts, des décolletés ravageurs pour les pupilles, des jupes courtes ou longues mais permettant d’admirer le galbe parfait de ses jambes, et j’en passe. 



Mais, comme un con, je n’ai plus fait attention à tout cela. Le temps, l’habitude, le train-train quotidien, le boulot, ce ne sont pas les motifs qui manquent. 



Elle m’en a fait le reproche souvent et m’a même mis en garde. Je m’en souviens encore, je rentrais d’une semaine de séminaire en Allemagne.



-       Bonjour ma chérie ! Tu es ravissante.



-       Bonjour mon amour ! Merci beaucoup. Ta semaine s’est bien passée ?



-       Parfaitement ! Nous allons probablement ouvrir de nouvelles succursales à Berlin, Cologne et Munich. Après Hambourg et Leipzig, l’Allemagne tombe dans nos filets. Il ne me restera que le Graal absolu que sont les Etats-Unis. Mais là, ce n’est gagné ! Dis-je en souriant, sachant que jamais je ne pourrai m’ouvrir ce marché trop protégé par les récentes lois américaines. 



-       Tu m’en vois ravie pour toi. 



-       Et toi ? Ta semaine ?



-       Oh, la routine ! La boîte tourne bien, les bénéfices augmentent et je pense que je vais me diversifier.



-       Ah oui ? Raconte-moi, dis-je en m’asseyant et en me servant une bière prise dans le frigo.



-       Tu n’es pas fatigué ?



-       Je suis crevé ! Mais je suis heureux de parler avec toi, mon amour. Comment vont les filles ?



-       Isaline est repartie à son appartement pour préparer sa dernière année et Anaëlle est chez Cynthia jusqu’à demain. Elles étaient triste de te manquer, mais ta petite perle rentre demain soir, tu devrais la voir !



-       Ah ? Tant pis pour moi, dans ce cas. Je devrai les appeler pour parler un peu avec elles, car je ne sais pas encore si je serai là demain. Mais j’essaierai car elle me manque. Tu veux boire quelque chose ?



-       Un verre de vin blanc, s’il-te-plaît.



Je servis le verre et nous nous dirigeâmes vers la terrasse. Je me souviens encore qu’il faisait encore agréable pour un mois de septembre. Je n’imaginais pas, à cet instant, l’orage qui allait me tomber dessus bientôt.



Enza me détailla ses plans et j’appris qu’elle allait ouvrir une nouvelle activité. Elle désirait se diversifier et se lancer dans la vente de lingerie féminine de luxe. 



Je dois vous dire, à ce stade de mon récit, que la lingerie et les chaussures sont définitivement sa passion vestimentaire. 



Je ne compte plus les paires de talons, de baskets, de tropéziennes, et j’en passe qui sont rangées dans son dressing. Quant à la lingerie, je pense que je suis l’homme le plus chanceux du monde de ce point de vue. Je ne compte plus les fois où, plus jeune, je me suis retrouvé en train de bander juste parce qu’elle apparaissait dans un nouvel ensemble toujours plus torride. Utilisant les bodys, les porte-jarretelles, les bas, les tangas, les strings, les soutiens-gorges et autres pièces de lingerie existantes pour exciter le pauvre hère que je suis. Et elle savait en jouer, la finaude, pour m’emmener dans des jeux où personne ne sortait vainqueur. 



Donc, cette nouvelle ne me surpris pas outre-mesure.



-       Tu as des idées de ce que tu voudrais en faire ?



-       Oui ! Tu sais que j’aime trop cela. Et j’ai déjà pris des contacts avec plusieurs marques que j’affectionne particulièrement.



-       Lesquelles ? 



-       Je te passe les détails, mais ce sont celles qui te font le plus d’effet, coquin. Enfin, je devrais dire, te faisait, le plus d’effet.



La pique était lancée. Si pourtant, je suis un patron attentif à ce genre de détails, je pense qu’en famille mes défenses tombent et que je deviens stupide. Car je n’ai pas relevé cette nuance à cet instant. J’ai entendu, mais je n’ai pas écouté !



Enza but une gorgée et se leva pour se positionner derrière moi. Elle posa ses mains sur mes épaules et les descendit sur ma poitrine puis se dirigea vers le bas.



-       Que dirais-tu de passer un petit moment relaxant, toi et moi, comme avant ?



-       Je suis claqué, ma chérie. Mais je veux bien essayer.



-       Essayer ?



C’est là qu’elle s’est transformée, si je puis dire.



-       Tu vas « essayer » ? Dit-elle en mimant des guillemets tout en prononçant au ralenti ce dernier mot. Alexis ! soit honnête ! Je ne te plais plus ? Tu as une maitresse qui t’a vidé les couilles en Allemagne ? Que dois-je faire pour que tu t’occupes correctement de moi ?



-       Mais… ! 



Je restais comme deux ronds de flancs. Je n’ai jamais trompé mon épouse et elle reste, à mes yeux, la femme la plus belle du monde. Et comme un idiot, je n’ai pas réagi, tant cela me paraissait disproportionnée comme réaction. Cela dit, mon calvaire ne faisait que débuter alors que je n’en savais encore rien. Elle enchaîna alors, sans élever le moins du monde la voix. Ce qui est, également pour qui la connait un tout petit peu, un signal d’alarme ultime et sans équivoque. 



Et, à nouveau, je ne l’ai pas relevé.



-       Je te préviens, mon cher époux adoré. Si tu ne te préoccupes pas un peu plus de moi en tant que femme, tu vas le regretter amèrement. Je ne t’ai pas épousé pour ta société mais parce que je t’aime plus que tout au monde. Fais bien attention, mon ami ! J’en ai marre de passer après ton autre maîtresse. Ta société a assez été entre nous. Tu lui as sacrifié ta vie, ta famille, et surtout notre couple. Je ne le tolérerai plus car j’estime que j’ai été suffisamment patiente avec toi. Tu as compris ce que cela signifie ? 



-       Mais enfin ! Je ne suis pas un mari infidèle et je t’aime plus que tout. Pourquoi faut-il que tu me menaces ainsi ? Dis-je soudain un peu énervé et courroucé par cette attaque en règle dont je ne comprenais toujours pas les origines, aveuglé par la vie monotone que je menais et qui, au contraire de ce que je pensais à ce moment, n’était visiblement pas parfaite pour tout le monde.



-     Parce que cette semaine et ton absence m’ont permis de comprendre qu’il manque une dimension à notre vie ! Dit-elle en s’énervant un peu plus. Nous avons l’argent, nous avons une belle maison, des filles qui réussissent tout, nous sommes en bonne santé et nos parents vont bien. Nos proches sont heureux et tout nous réussi. Mais nous ne sommes plus un couple, Alexis. Et cela, je n’en veux plus ! Tu es mon mari ! Comporte-toi comme tel, tu as compris ? Maintenant, viens me baiser, j’en ai trop envie. Tu m’as manqué au-delà du raisonnable et j’ai envie de toi. Mais prends d’abord une douche, tu as transpiré durant ton voyage et je déteste cela, tu le sais bien. Je déteste le négligé.



Et elle a quitté la terrasse à cet instant, me laissant les yeux écarquillés,  ma bière à la main, affalé dans mon fauteuil les jambes écartées. 



Je dois vous apprendre aussi qu’Enza aime le sexe. Elle adore même le sexe. Depuis notre première nuit, malgré quelques expériences de jeunesse, j’ai découvert avec elle qu’il est infini et sans limites. Ses plaisirs sont bruyants, humides et volcaniques. Comme elle peut l’être. Elle ne fait rien à moitié et le plaisir encore moins. Elle a toujours eu une libido exacerbée sans pour autant verser dans la nymphomanie. 


Elle ne refuse simplement jamais de jouir lorsque l’occasion se présente.



Mais je l’avais oublié, enfermé dans ma routine. Encore une fois, les prétextes et les justifications à ce que je vis aujourd’hui sont légions, je vous l’ai dit. 



Mais aucune n’excuse en réalité ce que j’ai fait ! 



Je me rends compte, aujourd’hui seulement, après tout ce que j’ai vécu et découvert, que j’ai simplement oublié de l’aimer comme elle le mérite et comme elle le réclame. En cela, je suis le seul fautif et le seul responsable de la situation infernale que je vis.



Mais revenons à cette soirée, si vous le voulez bien.



Ses paroles tournaient en boucle dans ma tête tandis que je me suis levé comme un automate pour la rejoindre et lui donner ce qu’elle réclamait, avec raison.



En passant devant notre chambre, je la vis déboutonner son chemisier crème alors que je me dirigeais vers la douche. Elle se préparait visiblement avec rapidité, et je savais qu’elle ne patienterait pas des heures. Sous l’eau chaude, je repris un peu de vigueur et je retrouvais l’énergie qui me manquait. Je me surpris à bander un peu en imaginant les délires sexuels auxquels elle allait se livrer avec moi, comme toujours. Sa précipitation était le signe de son excitation et je savais que dans ces moments, tout devenait possible.



En entrant dans ma chambre, je vis qu’Enza était déjà couchée sur le lit. 


Et elle se masturbait en m’attendant. 



Elle était terriblement excitante. Elle ne portait plus qu’un bustier en dentelles noires qui rehaussait sa poitrine parfaite, galbant à souhait ses deux seins, aimant parfaitement polarisés à désir masculin. Elle avait la main cachée dans son string et caressait lentement sa chatte. 



Je pouvais distinguer clairement un doigt pénétrer son vagin avec une lenteur calculée tandis qu’elle ondulait des hanches pour ressentir parfaitement les effets de sa pénétration tout le long de son sexe. Elle avait commencé ses caresses depuis quelques instants pour en être déjà à ce stade. Ses yeux étaient fermés et elle passait voluptueusement et de façon tellement érotique sa langue humide sur sa lèvre supérieure tandis que sa main libre caressait du bout des doigts un téton érigé qui tentait de se frayer un chemin au travers de la dentelle de sa lingerie.



Elle portait toujours ses escarpins aux pieds, accessoire dont elle ne se séparait que rarement lors du sexe, trouvant paradoxalement un plaisir infini à les porter, car se trouvant hyper féminine par la grâce d’un talon le plus fin possible. Elle aimait depuis toujours prouver sa féminité et sa capacité à exacerber les désirs par tous les moyens possibles. En parfaite gorgone, elle en connaissait la redoutable efficacité pour l’imaginaire masculin, en général. 



Ses gémissements, de plus en plus audibles, me frappèrent de pleins fouets lorsque son désir s’accentua et je ne pus que l’admirer dans ce plaisir qu’elle se donnait en attendant mon arrivée. Elle était sublime.



Je la regardais tandis que le rythme de son bassin s’accentuait en cadence avec le doigt qui lui limait la chatte. Elle posa une main en coupe sur son sein et entama de la presser pour en tirer plaisir et excitation. Depuis toujours, sa poitrine était également l’un de ses points sensibles. Elle aimait et était très fier de ses seins, gros et fermes. Les caresser faisait partie de son plaisir, de sa routine sexuelle, et cela pour mon plus grand bonheur. Mais, égoïstement, c’était son plaisir qu’elle prenait par-dessus tout à cette pratique. 



Tout en le comprimant entre ses doigts, je vis sa bouche s’entre-ouvrir un peu plus et son souffle en sortir, plus sonore. Elle se mordit la lèvre inférieure, signe d’un plaisir croissant, tandis que sa main s’activait plus rapidement sous la dentelle de son string. Je pouvais distinguer son pouce caresser son clitoris tandis qu’elle pénétrait de moins en moins son sexe, jouant avec la limite de ses lèvres et de son vagin, comme pour retenir une pénétration qui ne faisait que décupler son excitation par la frustration qu’elle se donnait.



Le rythme de ses caresses ralentit mais je savais que ce n’était que les prémices d’une jouissance qui serait, encore une fois, remarquable, lorsqu’elle se déciderait à lancer le dernier round. 



Elle profita quelques instants du calme avant la tempête, concentrée sur son ressenti et, probablement, son imagination travaillant à la concrétisation de ses fantasmes personnels par un orgasme qu’elle appelait à présent de tout son corps. Elle n’était plus qu’une sensation, qu’un désir, qu’un appel au plaisir et au sexe, rien ne comptait plus que la jouissance qui s’annonçait plinienne.



Puis, elle pressa à nouveau son sein entre ses doigts, titillant au passage ce téton qui perforait à présent littéralement la dentelle de sa lingerie, bouton turgescent et obscène dépassant le liseré de son vêtement fait pour le désir mais lui donnant, bruyamment, un plaisir incroyable. J’entendais ses soupirs dès qu’elle le touchait, son désir exacerbé par ses propres préliminaires excitants et efficaces. Sa main s’activa à nouveau sous son string, pénétrant sa chatte de deux doigts, limant à merveille la grotte de son plaisir. Je savais, pour l’avoir vu maintes et maintes fois, qu’elle pressait la partie supérieure de son vagin, piège du plaisir ultime chez la femme, tandis qu’elle lustrait son clitoris par la grâce de la cyprine abondante s’écoulant le long de sa paume et de ses doigts. 



Ses soupirs se transformèrent alors en gémissements, ses gémissements devenant les râles sonores de son plaisir, ses râles aboutissant à des cris déchirants mais terriblement excitants pour les oreilles aux alentours, musique céleste par la grâce de cette pointe juste minime d’accent italien qui lui restait de ses origines, y compris dans ses " AAAAAHHH " de plaisir.



Je me souviens parfaitement que ma queue me faisait mal. 



Je bandais en la regardant dans sa féminité et dans son orgasme. 



Nu, je ne pus retenir un mouvement de la main qui s’empara de mon sexe et entama un va-et-vient langoureux, profitant à la fois du spectacle et des sons ultimes de son excitation. 



Lorsqu’elle atteint l’acmé de son plaisir, elle lâcha un cri de bête blessée qui m’atteint en plein cerveau tandis qu’un jet de cyprine humidifia le tissu de son string et me prouva, si besoin était encore, qu’elle venait de s’offrir un orgasme ravageur. 



Je stoppais immédiatement ma masturbation, de peur d’éjaculer comme un gosse et de ne plus pouvoir honorer correctement ce corps qui était mon paradis. Nous restons des hommes, jouir à la chaîne n’existe que dans les mauvais pornos, scènes répétées à l’envie et collées au montage pour faire comme si c’était la norme. Je savais parfaitement que si j’éjaculais, les portes de Morphée ne seraient plus loin. Et, suite à son discours, il ne pouvait en être question. 



Comme je viens de vous le dire, son corps était mon paradis. Mais je l’avais oublié, comme tout le reste.



Elle ouvrit les yeux et, me découvrant dans l’embrasure de la porte, me sourit et me tendit la main tandis que son regard était fixé sur la récompense de son travail. Mon sexe était tendu comme il ne l’avait plus été depuis longtemps. 



Elle retira son string et, en écartant les jambes, passa sa main sur sa chatte trempée en disant 



-       Maintenant, viens me baiser, Alexis ! Prends-moi et fais-moi encore jouir ! Je veux hurler de plaisir sous tes assauts. Mets ta queue dans ma chatte et ramone-moi ! Je veux te sentir me remplir et cracher ton sperme au fond de moi.



Comment résister à une telle invitation ? Car, si un homme est faible dans le plaisir et l’orgasme, une femme peut remettre le couvert rapidement. 



Nous fîmes l’amour durant de longues heures, profitant de la maison et de l’absence de témoins gênants que sont nos filles aimées. Nous baisâmes dans la chambre, dans la douche, dans le hammam et nous avons terminé dans la piscine en profitant des derniers rayons du soleil. Tout y passa ! Fellations multiples, pénétrations, je savourais plusieurs fois le goût de sa chatte sur ma langue et c’est son cul qui me fit rendre les armes lorsque j’éjaculais enfin une dernière fois entre ses fesses rondes et fermes. Elle m’avait, à chaque fois, rendu de la vigueur avec une fougue que nous n’avions plus connue depuis très longtemps. Je ne sentais plus la fatigue lorsqu’elle réanimait ma virilité, pourtant épuisée par les jeux précédents, et je repartais à l’assaut de ses trésors, pour son plus grand plaisir et ses orgasmes nombreux ce soir-là. 



Nous avons fait l’amour comme si nous avions vingt ans, nous délectant l’un de l’autre comme nous ne l’avions plus fait depuis plusieurs années. Elle était heureuse et me le fit savoir, alors que nous étions éreintés, par de nombreux baisers langoureux où sa langue jouait avec la mienne.



Comme je vous l’ai dit, les excuses sont nombreuses mais aucune n’est recevable lorsqu’il s’agit de la femme que l’on aime du plus profond de son cœur. 



Nous nous sommes endormis ensemble, épuisés par cette fin de journée qui clôturait une semaine extrêmement chargée, sa tête sur mon épaule et sa cuisse sur la mienne. 



Malheureusement, le lendemain, je repris mes mauvaises habitudes et je ne compris pas les signaux d’alarme qu’Enza me lançait de tout son être.



Baiser comme des fous et, le lendemain, faire comme si rien ne s’était passé ne fut pas la bonne décision. Reprendre notre quotidien sans se rendre compte que je commettais une erreur monumentale ne me vint pas à l’esprit, toujours obnubilé par ma société. Que voulez-vous ? On ne change pas plusieurs années de mauvaises habitudes du jour au lendemain. Je n’avais pas compris à quel point mon épouse sortit frustrée par mon attitude, elle qui pensait avoir été parfaitement claire dans ses intentions d’enfin pouvoir profiter pleinement de son mari et des plaisirs que la vie nous offre tant qu’il en était encore temps pour nous deux.



Cela je ne le compris que plus tard.



Mais le mal était fait et le ver était dans le fruit. 



Il était, malheureusement, trop tard pour arrêter ce qu’elle venait de déclencher !

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