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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 3

Le coup de fouet

Hétéro

Depuis une semaine, Enza et moi faisions chambre à part. 


J’étais toujours sous le choc de notre dernière discussion et de ses révélations cruelles et totalement inattendues. Depuis, nous n’avions pas échangé un seul mot. Elle m’avait purement et simplement viré de sa vie et de notre lit pour, selon toutes vraisemblances, y mettre d’autres prétendants à ses charmes, ce qu’elle ne devait se plus priver de faire de mon point de vue. Cependant, je ne possédais aucune preuve de son adultère puisqu’elle était toujours seule lorsque je rentrais. Si elle rencontrait ses amants à la maison, elle devait le faire lorsqu’elle me savait retenu au boulot.


Et pourtant, le lendemain de notre affrontement, je m’étais levé serein et confiant, persuadé que tout cela n’était qu’un affreux malentendu et qu’elle reviendrait, après une bonne nuit de sommeil, à de meilleurs intentions à mon égard. J’étais prêt, de mon côté, à faire amende honorable et reconnaître sincèrement qu’elle n’avait pas tout à fait tort. 

J’étais donc, à cet instant, certain qu’elle me montrerait de meilleurs sentiments et que notre histoire d’amour ne pouvait se terminer sur un tel scénario.


Quelle erreur !


En rentrant de ma journée de travail, j’avais eu la surprise de trouver ma chambre vidée de toutes mes affaires et notre salle de bain débarrassée de tous mes effets personnels. 


J’avais tout retrouvé dans la chambre d’ami que j’avais occupé la veille. Mes vêtements, mes affaires de toilettes, mes chaussures et même, cerise sur le gâteau, quelques dossiers importants que je conservais dans le coffre-fort caché dans le plancher de la suite parentale étaient installés à la vue de tout un chacun, sur le petit bureau de ma nouvelle demeure. 


Un petit mot accompagnait le tout. Il disait exactement


« Puisque je n’ai plus besoin de m’encombrer de tes biens, je te les laisse. Ne t’avise pas de remettre, ne fût-ce qu’un lacet avec MES affaires. Pour répondre à ta question, ce sont des déménageurs qui se sont chargés du sale boulot durant la journée, sauf tes précieux dossiers que j’ai déposé lorsque le travail a été terminé et les éventuels indiscrets partis. Nous réglerons notre différent une fois la colère et surtout mes sens apaisés. Passe une bonne nuit, cocu ! ».



Je suis, comme je vous l’ai dit, toujours sous le choc !



Enza venait de décider, unilatéralement et avec une détermination qui me faisait, cette fois, véritablement peur, de se débarrasser des reliquats de notre vie de couple. Je me souviens avoir tremblé de rage, de dégout, de haine, de désespoir et pour finir de tristesse en relisant pour la millième fois ce mot qui semblait mettre un terme à notre histoire commune.  Elle me manquait déjà plus que la douleur la plus affreuse ne pourrait l’exprimer malgré sa signature en forme de provocation inutile.



Je ne pus empêcher mon imagination, déjà bien sollicitée ces dernières nuits, de faire des rapprochements et de s’envoler vers des images qui me glaçaient le sang autant qu’elles m’excitaient.

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Je voyais Enza, livrée à des queues gigantesques d’éphèbes luisants de sueur sous les efforts déclenchés par une baise inimaginable pour le commun des mortels afin de donner des orgasmes à répétitions à mon épouse. Je la voyais, bouche ouverte et à genoux, recevoir l’offrande visqueuse de ces hommes sur son visage et sur sa langue tendue. Je ne pouvais ostraciser de mon esprit la vision de mon épouse à quatre pattes, ravagée par une queue infatigable qui lui ramonerait la chatte à la faire beugler de plaisir. Je ne pouvais m’empêcher de la voir gober un sexe extraordinaire à se démettre la mâchoire mais déterminée à le combler de ce délice buccale afin d’en recevoir l’offrande gluante. Enfin, je voyais mon épouse, couchée et jambes relevées et écartées au maximum de sa souplesse, une queue lui démontant le vagin en la pilonnant sous ses cris hystériques de plaisir, la chatte béante et ruisselante tandis que ses mains se peloteraient les seins pour terminer dans un cri d’extase par la grâce d’un orgasme lui faisant perdre l’esprit. 


Je bandais ç chaque fois comme un mort de faim en l’imaginant livrée à ces assauts multiples. 

Je bandais alors que je souffrais. 

Je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il m’arrivait car jamais je n’avais pensé qu’imaginer mon épouse se livrant à d’autres hommes pourraient avoir cet effet sur moi. Ce fantasme parfois répandu ne m’avait, en fait, jamais effleuré l’esprit. C’est contraint par les circonstances qu’il apparaissait dans mon esprit et semblait capable de faire des ravages sur ma libido.



Mais mon calvaire ne s’arrêta pas là !



Chaque soir, je tentais de rentrer encore un peu plus tôt que la soirée précédente pour tenter de la voir, de lui parler, de communiquer. Mais, chaque fois, elle rentrait un peu plus tard. 



Ce n’est pas ce qui me fit mal. 



Ce qui m’anéanti, c’est que lorsqu’il m’arrivait de l’apercevoir, elle semblait radieuse, heureuse et, pour tout dire, pleinement satisfaite par une journée durant laquelle elle avait dû laisser libre-court à ses désirs bestiaux. 



J’appris par sa secrétaire, qui me confia l’information uniquement à partir du moment où je la menaçais de briser définitivement sa carrière dans la région – je ne suis pas fier de cela, mais j’avais besoin de savoir et j’étais prêt à tout pour cela – que mon épouse ne passait pas toute la journée au travail. Elle quittait souvent, durant plusieurs heures, son bureau pour des rendez-vous que personne ne connaissait car ils ne figuraient pas sur son agenda. 


J’en déduisis qu’elle rencontrait probablement durant ces moments son ou ses amants pour combler ce manque sexuel dont j’étais l’unique responsable. Bizarrement, j’étais heureux qu’elle ne les fasse pas venir dans notre lit qui restait encore un lieu rien qu’à nous. Je me rattachais à cette idée stupide pour croire encore à son amour et qu’il ne s’agissait que d’un moyen de me faire réagir en préservant ce qui restait notre lieu commun.


Mais un autre détail attira mon attention et anéanti mes espoirs. 


Chaque soir, je la croisais dans la maison. Et même si jamais elle ne m’adressait la parole, son regard hautain, méprisant mais respirant le stupre et la satisfaction des sens apaisés par le plaisir m’atteignait un peu plus en plein cœur. Ajouter à cela ses tenues toujours un peu plus provocantes et un maquillage qui, cette fois, ne lui ressemblait absolument plus et vous aurez la solution de l’équation. 


Les inconnues venaient d’être remplacées par des certitudes et j’avais obtenu la solution de mon problème. J’étais bel et bien le cocu de service et mon épouse ne se privait plus pour me le faire savoir. En fait, elle se changeait pour ses rendez-vous sexuels car elle ne partait pas vêtue de la même façon. Toutes les hypothèses se faisaient jour en moi. Se changeait-elle volontairement pour paraître totalement disponible ou était-ce une demande de ses amants insistant pour qu’elle ressemble à une escort-girl ? Y trouvait-elle une forme de plaisir ou était une coercition ? Je ne pouvais m’enlever de l’esprit que, la connaissant, il s’agissait d’un jeu de soumission pour le plus grand bonheur de son amant et, par ricochet, une atteinte cruelle à ma virilité qui n’avait jamais su la contraindre de cette façon. J’en souffrais atrocement, et c’était bel et bien là ce qu’il pouvait m’arriver de pire.


En fait, je la trouvais même, à présent, plutôt vulgaire. 

Comprenez-moi bien. 

Je parle de « vulgarité » dans le sens latin du terme. Ce qui est « vulgus », c’est-à-dire commun, habituel, que l’on trouve partout chez les personnes populaires, sans éducation ou sans le sens de la délicatesse et du raffinement. Elle n’était plus cette femme inaccessible au commun des mortels par sa prestance, son aura, cette indéfinissable autorité que j’avais soumis en faisant sa conquête de haute lutte tel un nouvel Alexandre conquérant un Empire mais qui aurait pu exploser à nouveau par cette nouvelle liberté retrouvée. 


Non, elle ne s’en servait plus. 


Elle se donnait, s’offrait à tout un chacun en s’avilissant et en se rendant tout simplement disponible pour celui qui voudrait en profiter. On m’aurait dit qu’elle se livrait volontairement à des routiers crasseux sur des aires d’autoroutes miteuses et glauques que cela ne m’aurait plus étonné. 



J’étais tout simplement anéanti. 



Ma femme se faisait baiser, probablement chaque jour, par des inconnus et en retirait un plaisir croissant. 



C’est à cet instant, tandis que je ne pouvais m’empêcher d’avoir toutes ces pensées, en fin de compte que tout bascula. 


Nous étions en fin de semaine et ce sont mes filles, de retour à la maison, qui ont tout déclenché en apprenant la situation de leurs parents. 


Isaline et Anaëlle débarquèrent comme des furies dans ma chambre. 



-       PAPA ! C’EST QUOI CES CONNERIES ? Hurla Isaline.


-       Bonjour ma puce ! Dis-je surpris par la vitesse avec laquelle elles venaient d’entrer.


-     ARRÊTE LES POLITESSES ! POURQUOI DORS-TU DANS CETTE CHAMBRE ET POURQUOI TES AFFAIRES SONT-ELLES TOUTES ICI ? MAMAN ET TOI, VOUS DIVORCEZ ? Me demanda Anaëlle en criant de rage, les yeux embrumés par les larmes en me hurlant au visage.


-       Ma chérie ? Non ! Vous vous trompez. Ce n’est pas cela. 


-       Alors explique-nous, Papa ! Me demanda Isaline, plus calmement mais ses yeux également au bord de la rupture.


-       Mes chéries ! Mes bébés. Nous vous aimons tellement, Maman et moi ! Vous n’avez rien à voir dans cette histoire.


-       Alors quel est le problème ? Pourquoi Maman nous dit-elle que tu ne fais plus partie de sa vie ?


-       Fffffffff…. ! soupiré-je. 



Ainsi, elle leur avait déjà parlé, je présume lors de leurs nombreuses conversations vidéos quotidiennes. Cela ne m’avançait guère car je ne connaissais pas la teneur de son explication et je n’avais pas l’intention de m’humilier en face de ma progéniture.


Comment expliquer à ses filles que leur mère a besoin de se faire baiser et de recevoir sa dose quotidienne de plaisir tandis que leur père n’a pas été à la hauteur de la situation par aveuglement et en ayant oublié qu’elle était la personne et la chose la plus importante dans sa vie. Qui a-t-il, en fin de compte, de plus stupide que la vanité ?


Mes deux filles me fixaient intensément, attendant visiblement que je crache le morceau. 



-       Mes chéries ! Je ne peux pas vous….


-     AH NON ! Hurla Anaëlle. Papa, s’il-te-plaît, ne nous laisse pas comme cela. Isa et moi, nous n’en pouvons plus de faire des hypothèses qui nous semblent toutes plus farfelues l’une que l’autre. Mets-toi à notre place ? Nous rentrons de nos appartements respectifs pour le weekend et nous tombons là-dessus, sans préavis et sans annonce, même si Maman nous a prévenu durant la semaine de nous préparer à un changement radical à la maison. Une chambre parentale à moitié vide et toutes tes affaires dans celle-ci. Comment veux-tu que nous réagissions ? Vous avez toujours été, pour nous, le symbole de la réussite, de l’abnégation et de l’amour. Tout s’écroule autour de nous. Papa ! S’il-te-plaît. Nous vous aimons tellement mais nous avons besoin de comprendre.


Mes deux perles, les amours de ma vie. Comment pourrais-je rester sourd à cette déclaration ?


J’avalais difficilement ma salive et je décidais d’être parfaitement honnête. Au diable ma fierté, je leur devais la vérité. 


-       Mes puces ! Tout est de ma faute. J’ai été aveuglé par ma routine, par ma société et par mon travail au point d’en oublier que le plus important était dans ces murs. J’ai négligé votre mère et rien au monde ne pourra effacer la blessure que je lui ai infligée. Elle s’est sentie abandonnée, reléguée au second plan et, au final, bafouée. 


-       Tu l’as trompée ? Me demanda Anaëlle les yeux exorbités par la stupeur de ce qu’elle pensait comprendre.


-       NOOON ! Ma chérie. Jamais je n’ai eu la moindre pensée dans ce sens. Sauf si tu considères que ma société pourrait être ma maitresse. Ce qui en soit, n’est pas totalement faux. Non, ma chérie. Je n’ai jamais trompé ta mère. Je l’aime du plus profond de mon cœur et je n’ai jamais eu la moindre velléité de rompre notre serment de mariage.


-       Mais alors ? Qu’est-ce qu’elle te reproche exactement si ce n’est de trop travailler ? On ne fait pas tout cela uniquement parce que son mari veut apporter un certain bien-être à sa famille ? Que ne nous dis-tu pas, Papa ? 



C’est Isaline qui venait de parler. Elle avait toujours eu le chic pour dénicher la faille dans un résonnement et le mien en contenait un bon nombre. 



-       Tu es décidemment trop brillante pour moi, ma chérie ! Lui dis-je en la couvant du regard.


-       Je sais de qui je tiens, Papa. Alors ? Me dit-elle en me couvant d’un regard tendre et reconnaissant.



Je ne pus m’empêcher d’être si fier de mes filles en cet instant. 

Elles étaient brillantes, intelligentes, dotées d’une tête bien faite et, pardonnez-moi, d’un corps merveilleux. 

Je les détaillais rapidement pour me rendre compte qu’elles étaient tout simplement sublime. Pour la première fois de ma vie, je les regardais comme un homme et non comme leur père. 



Isaline était grande. De longs cheveux noirs comme l’ébène pendaient le long de ses épaules et de son dos. Ses yeux en émeraude étaient brillants d’intelligence et ne perdaient aucuns détails de ce qu’elle observait. Sa bouche était luisante et ses lèvres pleines. Elle portait à cet instant, une robe courte et un top laissant les épaules dénudées. Elle était musclée par la grâce de ses heures de natation mais parfaitement proportionnée. Ses seins, semblant de belle taille, gonflaient son décolleté et je remarquais que sa lingerie discrète était très efficace. Ses jambes étaient taillées au sceptre et sublimes. Elle portait des ballerines blanches qui lui allaient à ravir. 



Anaëlle était aussi belle que sa sœur. Ses cheveux auburn étaient tout aussi long que ceux d’Isaline. Son regard était pétillant de sa joie de vivre mais à cet instant, ils reflétaient une inquiétude palpable. Sa bouche était fine et ses lèvres parfaites. Un appel au baiser pour celui qui en aurait la chance. Sa poitrine semblait un peu plus forte que celle de sa sœur mais pas de beaucoup. En tout cas, ses seins semblaient parfaitement se tenir et étaient d’une rondeur sublime que son décolleté me permettait de contempler parfaitement puisque le sillon de ses seins se dessinait à la vue de tout un chacun. Et, cerise sur le gâteau, le tout sans la moindre trace de lingerie, ses tétons pointant outrageusement par la grâce de son énervement ou d’un petit coup de froid ?  Sa poitrine semblait, pour tout dire, tout simplement parfaite. Elle portait également un short en jeans qui permettait de parfaitement mettre en valeur un fessier sublime et d’une rondeur sans appel, si ce n’est celui de la caresse. Elle avait mis une paire de baskets blanches également qui terminaient une tenue assez décontractée.



Ces quelques secondes passées à les contempler ne me permirent pas d’échapper à la question que mon aînée m’avait posée. Et, tandis qu’elles me regardaient dans l’attente d’une réponse, je soupirais en disant



-       Ce n’est pas facile à dire, ma puce !


-       Pourtant, il va te falloir une excellente explication pour que nous te lâchions la grappe, Papa ! Dit Anaëlle. Tu ne t’en tireras pas avec une pirouette, cette fois. Nous devons savoir.


-       Pas la peine, j’ai compris ! Nous déclara Isaline. Anaëlle, Maman est tout simplement en manque !


-       En manque ? En manque de quoi ?


-       En manque de sexe !


-       Isa ? Tu crois que c’est cela ?


-       Bien sûr ! Nous seulement cela semble un sujet un brin trop délicat à évoquer avec ses filles pour notre papounet adoré, mais en plus, est-ce que tu te souviens de la discussion que nous avions eue avec elle lorsque nous avons parlé pour la première fois de relations sexuelles lorsque tu avais seize ans ? Elle nous avait avoué que c’était la plus belle chose du monde et que jamais elle ne pourrait s’en passer mais qu’il fallait tomber sur un garçon sensible et possédant un brin d’expérience. Qu’elle avait la chance d’avoir un mari attentionné et attentif à ses besoins et qu’elle était une femme comblée tant qu’il prendrait soin d’elle car il était un super coup. Mais que malgré ses demandes, ils s’éloignaient irrémédiablement l’un de l’autre.


-       Je me souviens ! C’était il y a quelques années, lorsque tu…


Anaëlle s’arrêta net, se souvenant probablement de ma présence dans la pièce car elles tournèrent la tête simultanément vers moi, rouges de honte, pour s’apercevoir que j’écoutais religieusement leur discussion. Ce n’est pas tous les jours qu’un père assiste au résumé d’une discussion sur le sexe entre ses filles et son épouse. Je savais qu’elles avaient toujours été, toutes les trois, très proches mais je ne savais pas que c’était au point de parler librement de sexualité et même de nos relations intimes entre leur mère et moi.



-       Pardon, Papa ! Maman nous avait fait juré de ne jamais t’en parler. C’est sorti tout seul, me déclara une Anaëlle rouge pivoine jusqu’aux oreilles.


-       Ne t’inquiète pas, ma chérie. Je me doute que vous n’êtes pas des oies blanches et que vous devez avoir déjà…enfin, tu comprends. Vous êtes si belles, toutes les deux. Je présume que les prétendants ne manquent pas. Mais c’est votre vie privée et cela ne me regarde pas. 


-       Alors ? Me demanda ma cadette, en reprenant des couleurs et de l’assurance en changeant le sens de la conversation et en revenant à moi. Isa a raison ? C’est cela le problème ?



Je les regardais un instant, pesant le pour et le contre de ce que j’allais déclarer. Mais je leur avais inculqué que la vérité est toujours la meilleure solution. Je n’allais pas me défiler alors que je passais l’examen de maturité en face de mes filles.



-       C’est exactement cela !


-       PAPA ! Cria Isaline. Mais enfin ! Maman est une bombe et toi, tu…, tu… ! Me dit-elle sans oser le mot.


-       Je fais le con !


-       Exactement ! Conclut-elle.


-       Ce qui est fait, est fait, ma chérie ! Je ne peux plus changer et réparer l’erreur que j’ai commise. Je pense que ce n’est plus qu’une question de temps avant que votre mère ne décide de passer à autre chose et de me rayer des cadres. 


-       JAMAIS ! Hurla Anaëlle. JAMAIS JE NE LA LAISSERAI FAIRE ! 


-       Ma puce, je…


-       NON ! hurla-t-elle une dernière fois. 



Puis, se radoucissant un peu, elle me dit en me prenant les mains



-       Elle t’aime, Papa ! Elle t’a toujours aimé malgré tes défauts. Elle t’aime encore de tout son cœur. Ce qu’elle fait n’est qu’un apaisement de ses sens. Je ne le cautionne pas, mais je suis une femme et je peux la comprendre. Mais l’amour n’a rien à voir là-dedans. 


-       Que veux-tu que je fasse ? 


-       Bats-toi ! Tu n’as jamais baissé les bras. Tu as toujours gagné les paris et les défis que tu te lances. Celui-ci est le plus important de ta vie. Tu dois te battre et reconquérir ta femme.


-       Je n’ai pas la moindre idée de comment je peux m’y prendre, ma chérie. Elle ne me parle plus, ne m’écoute plus. Ne réponds plus à mes appels ou mes messages. 


-       Toi ! Mais nous, elle nous écoute et nous parle toujours. 


-       Et alors ? Demandé-je sans comprendre.


-       Nous allons devenir allié, Papa. Isaline et moi sommes tes petits soldats. Commande et nous obéirons. Nous ferons n’importe quoi pour t’aider et pour que Maman te revienne. Après tout, elle mérite, aussi, d’être punie et de comprendre le mal qu’elle nous fait à tous les trois par son attitude égoïste. 


-       Elle m’avait prévenu, Anaëlle. Mais je ne l’ai pas écoutée, dis-je pour tenter d’apaiser la colère naissante chez mes filles.


-       Ce n’est pas une raison ! Quand on veut quelque chose, on se donne les moyens de l’obtenir.


-       Elle a ce qu’elle désire, ma chérie.


-       Mais pas avec la bonne personne ! Reprit Isaline qui revenait dans la conversation. Papa, Ana a raison. C’est toi, l’amour de sa vie ! Pas ces hommes qui ne font que passer quelques instants dans son lit et qui ne font qu’apaiser ses sens, comme dirait Ana, durant un moment. Nous t’aiderons. Je t’aiderai. Alors, ma sœur chérie a raison. Bats-toi !



J’étais abasourdi par la tournure des événements. Je pensais que tout était terminé mais mes deux merveilles venaient de me redonner la confiance et le courage qui me manquait. Je ne savais pas encore comment, mais j’allais récupérer mon épouse et, cette fois, j’allais non seulement l’aimer mais littéralement la soumettre pour l’empêcher de recommencer. 


C’est fringuant et souriant que je me levais pour prendre mes filles dans mes bras et les embrasser tendrement. 



-       Merci, les filles ! Vous avez raison. On va se battre et faire revenir Maman à des meilleurs sentiments. 


-       D’accord ! Me dirent-elles émues. Nous ferons n’importe quoi pour que toi et maman soyez à nouveau réunis et heureux.



Je ne savais pas encore que ces deux dernières phrases allaient changer à tout jamais la vie de notre famille et que plus rien ne serait comme avant. 



Cela allait prendre un peu de temps.


Et cela serait encore mieux.

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