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Ma femme m'a trompé...et cela a tout changé !

Chapitre 12

Stupeur et rédemption !

Hétéro

En conduisant ma voiture de sport, petite folie pour mon dernier anniversaire, je tentais par tous les moyens de rester calme en faisant le point sur la situation. Car il était plus que temps, cette fois, que je reprenne la main sur ces trois diablesses. Car rien ni personnes ne pourraient me faire croire que la solution se trouverait dans le Pardon. 



Jamais ! 



On peut, certes, pardonner de tels actes mais uniquement lorsque la vengeance a été à la hauteur de la trahison, pas avant. Cela dit, chaque ressentiment varie en fonction de chaque individu. Et mon ressenti se situe plutôt là où elles ont péchés. Je voulais aussi pouvoir ressentir ce pouvoir de la trahison ou du secret et le plaisir qu’il peut, éventuellement, procurer tout en me dédouanant de toute forme de culpabilité que je n’aurais jamais supporté, malgré ma personnalité dominatrice ou conquérante. On peut etre sans scrupules dans son travail et totalement tendre ou honnête dans ses relations. 



Cependant, je ne pus m’empêcher de verser dans la philosophie.



Mes filles, sans le savoir, avaient confirmé mes soupçons concernant l’attitude de mon épouse. 



Enza m’avait trompé plusieurs fois avec différents amants, même si mes recherches m’avaient fait comprendre que le nombre annoncé de ses conquêtes ne reflétait pas la réalité. Il n’avait jamais été question de sentiments entre elle et ces mecs qui l’avaient baisée. C’était un acte purement sexuel, un apaisement des sens comme aurait très bien pu le dire ma fille Anaëlle, cette petite dévergondée que je pensais si sage et si innocente de ces choses. 



On connaît tellement mal ses voisins et encore plus sa propre famille. Les non-dits, les tabous, les sujets qui peuvent choqués sont toujours et systématiquement mis de côté alors que ce sont ceux qui permettent d’avancer et de connaître le plus intimement ceux qui vous sont chers. La vie est étrange et les rapports humains, souvent dictés par la morale ou pire, la religion, ne sont que mensonges et tromperies. 



Vous souvenez vous lorsque je vous ai parlé de la bienséance ? De cette chasse à la discrimination et à la différence entre les êtres ? Vous en avez l’un des effets nauséabonds sous les yeux. 



Car à force de policer les rapports entre humains, de ne jamais souligner le défaut ou la qualité de l’autre, d’entretenir cette pseudo égalité entre les êtres, on en arrive à ne plus voir que ce que l’on veut bien voir, niant par là-même l’essence de ce qui fait que l’Homme est Homme. Ses particularismes et la richesse de chaque individualité dans ses paradigmes et ses contradictions. 

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Cette société me donne envie de vomir ! Elle ne repose plus que sur l’image que l’on peut donner ainsi que sur l’avis des autres et j’y ai sauté à pieds joints dans mon attitude et mes convictions pour l’argent et le pouvoir. Combien d’entre nous, d’ailleurs, se nient pour une gloire éphémère sur les réseaux sociaux pour obtenir leur petit moment de reconnaissance avant le grand saut dans l’anonymat le plus complet ? Et, cerise sur le gâteau, lorsque ce moment tant espéré arrive, il n’y a aucune singularité entre les êtres. Ils sont tous identiques dans leurs mots, leurs pensées aseptisées et le vide astral de leur conversation. 



Qu’un être un peu exceptionnel sorte du lot et il sera immédiatement montrer du doigt, vilipender sur la place publique d’internet pour sa différence ou son libre-esprit. Lorsque cela arrive, soit il a la force morale de résister, soit il rentre dans la moule. Et la censure est tellement efficace, que je me demande si vous seriez encore capable de me citer un homme ou une femme exceptionnelle vivant actuellement ? Probablement que chacun en connaît. Mais elles restent anonymes sauf pour leur entourage, de peur du regard des autres sur eux.



Le vrai problème dans cette société, n’est pas dans la différenciation mais dans la hiérarchisation des valeurs. Hiérarchiser les humains a toujours été la source des pires conflits. Et notre époque n’y échappe pas en voulant gommer cette hiérarchisation pourtant essentielle au fonctionnement de notre monde, tel que nous le concevons actuellement. 



Mais ces divagations pseudo-philosophiques nous éloignent du sujet de base de ces réflexions. 



Mes filles sont donc tellement différentes de l’image que j’avais gardé d’elles sans les voir grandir et devenir des femmes accomplies par la faute de mon aveuglement et justement de l’image que je souhaitais donner de moi. Celle de la réussite à tout prix. Je me dégoûte tellement d’avoir manqué cela alors que je m’étais juré que personne ne m’y prendrait. Mais le pouvoir appelle le pouvoir. Et le mien est devenu considérable. 



En cela, je n’aurai jamais assez de gratitude envers mon épouse pour m’avoir, cruellement certes, ouvert les yeux. Mes filles sont belles, intelligentes et libérées. J’en suis le plus fier des pères. Et je le dois à cette femme qui est le centre de mes pensées. 



Enza a géré cette situation de main de maître, jonglant entre ses différents postes avec une dextérité digne du plus grand des magiciens.



Ainsi, il me semble logique de faire amende honorable envers elle. 



Mais pas tout de suite. 



Car il reste, entre nous, un point de discorde que je veux éclaircir et qui réclame vengeance. 



Une vengeance brutale, inédite et définitive. 



Elle va recevoir ce qu’elle mérite. 



En me rapprochant inexorablement de mon domicile, un plan se faisait jour dans mon esprit. 



Et il me plait beaucoup.



J’avais découvert beaucoup d’éléments de ma personnalité que j’ignorais jusqu’à lors simplement parce que je n’avais jamais pris le temps de les explorer, comme savoir mon epouse prise par d’autres, imaginer dans des positions où des attitudes inédites. Mais c’était terminé. J’allais le faire et même plus, les mettre en pratique afin d’en vérifier l’exactitude. 



Et Enza allait devenir mon cobaye. 



Ce serait simplement à prendre ou à laisser. Je ne lui laissais pas le choix. Puisque j’étais le cocu de service, comme elle me l’avait envoyé à la figure avec une vulgarité digne de la dernière des courtisanes, j’étais dans mon droit de me montrer intransigeant. Car, après tout, si j’avais également eu des relations sexuelles avec une femme, c’était uniquement par esprit de remettre une forme d’égalité entre nous. Même si mes « exploits » furent bien moins nombreux que les siens. Je ne suis pas de ces hommes qui sont obnubilés par le nombre. Qu’elle ait fauté une fois ou cent fois ne change rien pour moi. C’est du pareil au même. Alors mon « aventure » extra-conjugale vaut bien toutes ses coucheries par le plaisir que j’en avais ressenti. 



En arrivant en face de la maison, je coupais le moteur de ma voiture juste à côté de celle de mon épouse. Elle était donc bel et bien rentrée. 



Je pris une grande respiration en fermant les yeux. 



Il y aurait dans ma vie un avant et un après, si tout se passait comme je l’avais imaginé. Je profitais donc de cette instant pour me souvenir d’où je venais et surtout où j’allais me diriger. 



En entrant dans ma maison, je jetais mes clés et ma veste sur le meuble garnissant l’entrée et me dirigeais vers le salon.



Enza était assise dans le grand sofa, les jambes serrées et les yeux levés vers moi. 



Si elle n’était pas en train de m’attendre, victime consentante allant à l’échafaud, je ne m’appelais plus Alexis. Tout se mettait-il en place ? Avait-elle compris que tout était terminé pour elle et que je reprenais la main ?



-     Bonsoir, Alexis ! As-tu passé une bonne journée ?



Quelques mots simples. 



Mais tellement révélateurs. 



Je pouvais presque renifler son malaise et je sus, à cet instant, par ces simples paroles, que j’avais vu juste. Non seulement tout était clair pour moi, mais j’étais également certain qu’elle pensais que j’avais compris son petit jeu de dupe. 



Je salivais à l’avance de la suite des événements. 



-       Bonsoir Enza ! Elle a été parfaite à tous points de vue ! Dis-je, un petit sourire au coin des lèvres. 



Et c’en était jouissif !



Je détaillais mon épouse pour me rendre compte que, si elle gardait le Verbe haut, elle n’en était pas moins fragile. Cela dit, elle avait mis les petits plats dans les grands car il y avait longtemps qu’elle ne s’était plus faite aussi belle uniquement pour moi.



Je vis ses pieds, chaussés de ses escarpins Louboutins que j’affectionnais tant, s’agiter sur le sol presqu’imperceptiblement. Mais le mouvement était là, signe d’une tension indéniable et d’un stress patent. Ses jambes, resserrées comme je l’ai dit, étaient couvertes d’un fin voile discret se terminant sous le pli de sa jupe par de charmantes petites attaches dont celles situées sous sa cuisse étaient légèrement visible, de par sa position. Son haut, assorti à sa jupe, était fermé par quelques boutons ne cachant que la partie inférieure d’une poitrine que je ne connaissais que trop bien, gonflées d’orgueil et de rondeurs sensuelles. Le sillon creusé par ses seins attirant un regard qu’il était vain de vouloir combattre. La poitrine d’Enza est, et restera toujours, son plus bel atout physique. 



Je me dis que si elle était allée travailler dans cette tenue et si sa réunion s’était déroulée avec ce paysage, ses partenaires commerciaux avaient dû signer tout et n’importe quoi. Elle était parfaitement consciente de ses charmes et elle avait appris à en jouer sans la moindre fausse note dans ce monde encore souvent machiste. Et, comme je l’ai dit, elle avait conservé cette allure pour m’accueillir, tentant vainement de conserver un avantage sur l’homme si faible que je suis censé être en face d’une paire de seins et d’une lingerie équivoque. 



Son anxiété était, cependant, palpable et son malaise encore plus visible.  



Ses jambes oscillaient de plus en plus vite et elle ne savait que faire de ses mains. Tantôt prenant appui sur le coussin, tantôt recoiffant une mèche rebelle imaginaire, tantôt resserrant les plis de sa veste. 



-       Tu veux boire un verre ? Demandé-je caustique, en me dirigeant vers le bar tout en lui tournant le dos. 



-       Oui, je veux bien ! Me dit-elle en me surprenant. 



Je lui servais le verre demandé en ne la quittant pas du coin de l’œil. La vérité éclata dans ma tête comme un orchestre jouant à tue-tête. 



Enza avait compris la situation ! J’avais deviné juste.



Et elle attendait l’hallali ! Elle savait qu’elle était vaincue et que rien au monde ne pourrait la sauver de ma colère. J’eus cette image du condamné posant sa tête sur le billot et attendant le coup fatal sous le silence apeuré de la foule. 



Cette découverte me rendit fier comme un paon en même temps qu’il calma également l’anxiété qui était présente depuis quelques heures. Je changeais mes plans dans la seconde et, en me dirigeant vers elle, je lui dis, voulant poursuive la chasse que j’avais entamé envers mon gibier et conserver ce sentiment de puissance que confère la connaissance d’une fin inéluctable, le plus simplement du monde



-       As-tu des nouvelles des filles ? Demandé-je, sournois.



-       Non ! C’est étrange, d’ailleurs, car elles m’appellent au moins trois fois par jour.



-       Elles ont certainement beaucoup de boulot ! Dis-je connaissant la réponse à ce mutisme forcé puisque les communications étaient dorénavant interdites avec leur mère. 


J’avais fait placé un mouchard sur leurs téléphones à toutes les trois par l’un des ingénieurs de ma boîte, relié a mon propre appareil. Je savais donc qu’Enza n’avait pas ete appelée. 



Et je vis qu’elle était encore plus mal à l’aise. Comme si elle avait deviné que ce sous-entendu revêtait une tout autre réalité, funeste pour elle.



Je pris donc à nouveau le contre-pied de ce qu’elle attendait.



-       Je te prie d’excuser la conduite qui fut la mienne ces derniers mois. Je sais que je suis responsable de ton mal-être et de ce que tu as enduré. Je passerai ma vie à tenter de me faire pardonner et te faire oublier que je n’ai pas été à la hauteur de tes espérances et de tes souhaits.



-       Alexis ? 



Elle était stupéfaite que je revienne encore avec ce sujet. Alors qu’elle s’attendait à se faire admonester, insulter, désavouer, je lui donnais la préséance. Mais le Kriegspiel est un jeu délicat. Doucement se hume la proie.



-       Je sais que tu as été malheureuse et que la situation m’a échappé. Alors, pour te prouver que je fais réellement mon mea culpa, je t’offre ce divorce que tu espères probablement. J’accepte de me séparer de toi et de reconnaître mes torts. Tu prendras ce que tu souhaites et je me contenterai de ce qu’il restera de notre vie commune. J’ai déjà parlé à Maître Urban et il prépare les papiers que tu n’auras qu’à signer lorsque tu en éprouveras le désir, mentis-je avec un aplomb incroyable. 



-       ALEXIS ! NON ! CE N’EST PAS…hurla-t-elle soudain, perdant son sang-froid et sa légendaire retenue.



J’allais, bien sûr, à l’encontre de ce qu’elle souhaitait et en faisait, par la même occasion, mon jouet. 



-       Ce que tu veux ? Dis-je en gardant un calme olympien tandis qu’elle montait dans la panique et la perte de contrôle. Alors que veux-tu, Enza ? Dis-le-moi une bonne fois pour toute, que nous cessions ce jeu du chat et de la souris qui ne m’amuse plus. Sois honnête avec moi, avec toi, avec notre famille. Parle, crache ce que tu as sur le cœur, dis-moi enfin ce que tu attends de moi !



J’étais sérieux. 



C’était l’instant « T », le moment de Vérité, la Balance du Jugement. 



Soit je gagnais, soit je perdais tout. 



Mais, comme je vous l’ai dit, je suis un excellent négociateur et un parfait manipulateur de l’esprit humain. 



Elle me regarda un instant, déboussolée. Je voyais tellement bien que ce n’était pas la conversation à laquelle elle s’attendait. Mais elle ne perdait rien pour attendre. Petit à petit le piège se referme sur la proie. La chasse n’en est que plus savoureuse.



-       Je veux que tu sois présent ! Je veux que tu m’aimes, que tu restes avec moi, que tu sois enfin disponible et que nous vivions ensemble les dernières années de nos vies comme nous nous l’étions promis. Mais ta fichue société à tout foutu en l’air. Tu es devenu obsessionnel, égocentrique et totalement hermétique à tout ce qui n’y touche pas exclusivement. Je t’ai perdu lorsqu’elle a pris plus de place que moi dans ta vie. Et cela m’a anéanti. Je te hais, Alexis. Je te hais pour ce que tu as fait de moi, pour ce que tu m’as amenée à faire et pour ce que je ne veux plus être !



Elle avait lâché cette tirade sans respirer, comme un exutoire à ses malheurs et ses machinations. 



J’étais fier d’elle. 


Oui ! 


Fier !



Car il est difficile d’assumer ses désirs lorsque l’on a tout fait pour blesser. Mais c’était à moi de reprendre la main tandis qu’elle pensait me tenir à nouveau dans la sienne. 



-       Tu veux que je revienne ? Après ce que tu m’as fait ? Après tes coups de canifs dans notre mariage ? Après ces amants qui t’ont donné, je cite, « tant de plaisirs » ? Après m’avoir bafoué, humilié et traîné plus bas que terre devant nos filles ? Tu veux que je te revienne comme si de rien n’était ? Tu veux que je revienne alors que j’ai passé ma vie à vous mettre à l’abri comme je l’ai juré ? En te laissant grandir de ton côté et en t’abreuvant de conseils avisés pour que ta propre société se développe ? En te permettant d’avoir l’espace nécessaire pour mener tes propres projets à bien ? Certes, je n’ai pas été parfait, loin de là. Mais qu’as-tu réellement à me reprocher si ce n’est de ne pas avoir été exactement comme tu l’avais imaginé ? Mais…Enfin…Tu divagues, Enza ! Tu sais pourtant parfaitement que je ne pourrai jamais te pardonner alors que nous nous étions retrouvés lors de notre dernier tête-à-tête intime pour une nuit mémorable que, quoi qu’il nous arrive, je ne pourrai jamais oublier tant le plaisir et nos orgasmes furent incroyables ! Et tu veux que je revienne ?



-       Oui !



Ce « oui » avait été lâché. Il avait été presque inaudible. Sa tête était baissée et elle regardait ses pieds, posés sur le grand tapis blanc de notre salon. 



J’avais gagné ! L’heure de la vengeance et de la prise en main avait sonné. 



-       Tu as un culot incroyable ! Je ne t’ai jamais trompé, Enza. Je n’ai jamais eu la moindre pensée perverse envers une autre femme que toi. 



-       Je sais ! dit-elle toujours doucement.



-       Et toi ? Tu te permets de prendre amant sur amant, comme en revenant de Paris la chatte dégoulinante de sperme et de m’humilier encore un peu plus en me permettant de nager, si j’ose le terme, dans tes derniers exploits ? 



-       Tout cela n’a jamais existé, Alexis ! Et tu le sais parfaitement.



-       Je le sais ? Et comment pourrais-je le savoir ? J’ai encore le mot que tu m’as écrit dans lequel je suis désigné comme le « cocu » ! 



-       J’étais en rage, Alexis ! Je voulais te faire mal comme tu m’as fait mal. 



-       Et je devrais te croire, n’est-ce pas ?



-       Oui ! 



-       Tu es sans limite, ma pauvre fille ! Tu es en train de me jurer, les yeux dans les yeux, que tu n’as jamais eu d’amant ? Que tu n’as jamais rompu ta promesse d’être fidèle ?



Elle baissa les yeux, réfléchissant probablement à la réponse à me donner. Mais allait-elle oser me mentir, ce qui signifierait la fin de notre couple ou allait-elle enfin s’assumer et me permettre d’en faire ce que je voulais à l’avenir, même si elle ne le savait pas encore ?



Je connaissais déjà la réponse mais je voulais la confronter. 



-       J’ai eu des amants, Alexis ! Tu n’étais plus présent. Mes envies et mes besoins augmentaient et j’ai pris des amants. Oh, pas autant que ce que j’ai pu te faire croire, rassure-toi ! Mais effectivement, j’ai connu d’autres sexes que le tien au fond du mien, ma chatte à ronronner d’autres intrus. 



-       Combien ? Demandé-je en connaissant, encore une fois, la réponse par les recherches dans sa sphère informatique.



-       Quatre ! 



Tiens ? L’un d’entre eux m’aurait-il échappé ? Je n’en ai dégoté que trois. 



-       Quand ?



-       Il y a quelques mois. Je te jure que la première fois n’était pas préméditée. Mais j’étais dans un tel état de manque. T’en souviens-tu ? Durant plusieurs mois, entre tes voyages, tes réunions, ton travail, tu étais en permanence épuisé. J’ai végété dans mon coin, tentant de t’apporter réconfort et soutien. Mais sans retour de ta part, ma frustration allait grandissante. Un jour, alors que je ne m’y attendais pas, j’ai pris un verre à une terrasse ensoleillée. Un homme me regardait avec insistance. Enfin, je devrais dire, admirait mon décolleté avec insistance. J’ai été flattée et de fil en aiguille, je me suis retrouvée en train de baiser avec lui !



-       Magnifique !



-       Oh ! c’était nul ! Terriblement nul ! Je n’ai même pas eu d’orgasme tandis que lui, il a éjaculé en quelques minutes. C’était tellement pitoyable qu’il m’a fallu une douche d’une heure pour me laver de cet affront et de ma faute. 



-       Je vais certainement te plaindre, tiens !



-       Je ne te raconte pas cela dans ce but, Alexis ! Je veux te faire comprendre que j’étais à bout et que j’avais besoin de jouir, de profiter des mains d’un homme sur mon corps, de réaliser enfin mes fantasmes, de découvrir ceux des autres. J’aurai tant voulu que cela soit à tes côtés. Mais tu n’étais plus là. 



-       Et les autres ?



Elle hésita un instant, mais face à mon regard furieux, elle se lança.



-       J’ai tenté de réaliser un fantasme. 



-       C’est-à-dire ?



-       C’est plus délicat.



-       Je t’écoute. 



-       Alexis ! Pourquoi veux-tu les détails ? Cela t’amuse de m’humilier de la sorte ?



-       C’est toi qui me parle d’humiliation après tout ce que tu m’as fait ? C’est l’Eglise qui se fout de la Charité, là ! Parle ! 



-       Pardon ! Mais tu comprends ce que je veux dire. Est-il nécessaire de connaître les détails ?



-       Oui ! 



Ma réponse avait été net et sans bavure. Elle s’exécuta.



-       J’ai tenté de faire l’amour avec deux hommes en même temps.



-       HEIN ? 



Mais quel comédien ! Et l’Oscar du meilleur premier rôle va à...Alexis !



-       Eh bien, oui ! C’est un fantasme comme un autre. Il est plutôt répandu chez les femmes, d’ailleurs.



-       Pourquoi dis-tu « tenté » ?



-       Parce que cela a foiré, tiens ! L’un d’entre eux était terriblement vulgaire et je l’ai mis à la porte avant que nous ne commencions lorsqu’il m’a insultée. 



-       Et l’autre ?



-       Il m’a fait jouir plusieurs fois. 



-       Ah ! Dis-je tout de même choqué.



-       Oui ! Ah ! Il avait une queue énorme et il savait s’en servir. J’ai enfin eu les orgasmes dont je rêvais. 



-       Sympa !



-       Tu as voulu savoir !



-       Je te l’accorde. Tant pis pour moi, encore une fois ! Et les deux autres ?



-       Quels deux autres ?



-       Tu m’as dit avoir eu quatre amants. Tu m’as parlé de deux. 



-       Non ! De trois. Mais l’un d’entre eux ne m’a même pas touchée.



-       Ah ! Tu comptes ton coup raté dans l’un de tes amants ? Drôle d’idée. Donc, il en reste un ? J’écoute !



-       C’est encore plus délicat. 



-       C’est-à-dire ? Tu l’as fait avec un transsexuel ? Dis-je en riant à moitié, plus rien ne pouvant m’étonner venant d’elle.



-       Tu es bête ! Non, c’était un homme tout ce qu’il y a de plus basique. Mais c’est vraiment délicat.



-       Je le connais, peut-être ?



-       En quelque sorte.



Là, je ne m’y attendais pas. Autant je connaissais l’existence des trois autres, autant celui-ci me laissait perplexe. J’avais été heureux qu’elle n’expérimente pas l’amour en trio sans moi. Je m’étais donc fourvoyé dans ce domaine, comme dans d’autre tant cette histoire est complexe, et j’espérais peut-être lui octroyer ce plaisir un jour en étant l’un des protagonistes. Mais là, je ne m’y attendais pas. 



-       Comment, « en quelque sorte » ?



-       Alexis ! S’il-te-plaît.



-       PARLE BORDEL !



-       C’ÉTAIT TOI ! hurla-t-elle.



Je restais un moment dubitatif. Puis la vérité m’apparut.



Mes filles ! Ces démons femelles. Je n’étais qu’un idiot. Un sombre idiot ! Comment ai-je pu, une seule minute, penser que mes filles me permettraient de toucher une autre femme que leur mère ? 



Mais quel abruti ! Comment n’ai-je pas compris cette évidence si limpide. 



Nous sommes des modèles à leurs yeux. Ceux qu’elles vénèrent au-delà de la raison. Et elles me l’ont toutes les deux hurlé au visage. Elles adorent leur mère qui est leur confidente, leur rempart, leur bouée, celle qui sèche les larmes et rit avec elles. Elles sont tellement fusionnelles qu’on en arrive à ne pas être capable de les distinguer.



Et moi, abruti notoire, je pense que l’une serait capable de me jeter dans les bras d’une autre femme sans broncher. Un foulard ? « Ce sera tellement mieux, Papa ». Tu parles. Je ne devais pas voir qu’il s’agissait d’Enza.



Mais…tout ce que je lui avais fait. Tout ce qu’elle m’avait fait. Le plaisir que j’avais pris. C’était donc mon épouse qui m’avait fait jouir de la sorte ? 



Là, elle venait de marquer un point ! Et elle s’en rendit compte en voyant mon visage ébahit. 



-       Tu n’avais donc pas compris ?



-       Compris quoi ? Demandé-je, toujours sous le choc de cette révélation.



-       Que c’était moi ! C’est moi que tu as prise de cette façon, moi que tu as baisé sauvagement, moi sur laquelle tu as répandu ton sperme chaud, moi que tu as enculée comme la dernière des traînées.



-       Non ! Dis-je sans vraiment y croire.



Mais elle me donna la preuve irréfutable qu’elle disait vrai



-       Moi, qui suit Elle !



-       OH MON DIEU !



-       Laisse-le où il est, celui-là ! Oui, Alexis ! C’est moi qui t’ai donné ces orgasmes et c’est moi que tu as fait jouir de cette façon. Et crois-moi sur parole, je n’ai jamais eu autant de mal à retenir mes cris. Tu as été terriblement efficace, mon chéri !



-       MON CHÉRI ? TU OSES M’APPELER AINSI ? 



Elle recula face à l’attaque.



-       Pourquoi cries-tu ainsi ?



-       PARCE QUE POUR RÉALISER CET EXPLOIT, TU AS ENTRAÎNÉ NOS FILLES DANS NOTRE HISTOIRE PERSONNELLE ! 



Elle resta médusée, n’ayant pas compris que si une chose allait me rendre furieux et me permettre, par la même occasion de prendre définitivement la main sur elle et en faire ma petite chose docile tant que je le déciderais, c’était celle-là.



Je repris, en tentant de conserver un calme apparent tandis que je jubilais intérieurement.



-       J’aurai pu tout te pardonner, Enza ! TOUT ! Mais pas cela. Tu sais à quel point mes filles sont importantes à mes yeux. Et tu as osé te servir d’elle pour assouvir un petit fantasme ridicule ? Tu me dégoûtes. C’est décidé, c’est moi qui demande le divorce. Tu vas quitter cette maison pour ne plus jamais y remettre les pieds, je vais te prendre tout ce que je t’ai offert sur un plateau et détruire ton univers. 



Elle resta muette de stupeur, drapée dans sa fierté d’italienne subjuguée par la situation. Puis, en une fraction de seconde, tout s’écroula en elle. Elle se jeta à mes pieds, implorant mon pardon.



-       Alexis ? NOOOONN ! Je n’ai pas fait tout cela pour que tu me quittes. Ce n’est pas ainsi que cela devait se passer.



-       MAIS QU’IMAGINAIS-TU ? TU N’ES PAS IDIOTE, TOUT DE MÊME !



-       J’en avais marre de cette situation et j’ai tout fait de travers. Mais je ne l’ai fait que pour toi. Parce que je t’aime toujours autant. Pardonne-moi, mon chéri ! Pardon. Je ferai tout ce que tu veux. 



Encore gagné ! C’était, décidément trop facile. On dit souvent que les femmes sont des manipulatrices. Mais elles ne valent rien à côté des hommes lorsque l’on réfléchit en laissant les sentiments de côté. J’en avais la preuve sous les yeux. 



-       En gros, tu me demandes de faire comme si de rien n’était entre nous et qu’en contrepartie, tu m’obéiras en tout ?



-       Oui !



-       Te rends-tu compte à quel point tu es ridicule ?



-       Oui ! 



-       Mais enfin ! Tu n’as plus d’amour-propre ?



-       Si tu me quittes, non ! Je ne le supporterai pas. Je ferai ce que tu veux, comme tu le veux. J’ai tenté la manière forte, mais je m’y suis brûlée. J’ai failli, par orgueil, par fierté, par culture si tu le veux, de tenter de te faire fléchir, de te forcer à réagir. Mais j’avais oublié ta droiture et ton sens moral. Tu n’as agi que lorsque je t’ai placé au pied du mur, sans compromission et sans espoir de retour. Et encore, c’est moi que tu as baisé d’une double manière. En me faisant jouir comme rarement et en regrettant ton geste par cette autorité morale qui est la tienne tout en me mettant dans une situation invivable puisque mon but n’était pas atteint. Jamais tu n’as flanché et jamais tu n’as donné l’impression de renier ta personnalité et tes serments. Je me fais honte, Alexis. Pour que j’ai fait d’abord, pour ce que je t’ai fait endurer surtout. Car tu n’es pas un homme qui mérite ce que je t’ai fait. Et si tu voulais passer ta vie à réparer tes soi-disantes erreurs, c’est plutôt moi qui agirait ainsi dorénavant. Je t’aime, Alexis ! J’ai juste voulu retrouver notre complicité, notre désir infini et la passion qui nous dévorait à chaque instant de notre vie. J’ai choisi une mauvaise méthode, mais l’amour que je te porte n’en est pas moins réel et sans limite. Je te veux, toi ! Réalisons ensemble ce que nous n’avons jamais fait, laisse-moi te guider à nouveau vers le plaisir. Ce sont tes fantasmes que nous réaliserons, tes désirs, tes envies…pourvu que j’en fasse encore un petit peu partie !



Elle venait de me faire le plus beau des compliments, la plus belle des déclarations d’amour. Car, soyez-en certain, il faut du courage pour affronter ses ennemis, mais il en faut encore plus pour affronter ses proches. Et elle venait de faire preuve d’un courage inouï, surtout lorsque l’on connait sa personnalité et son esprit rebelle. 



Elle avait baissé les yeux et la voix pour conclure, en larmes qui faisaient couler son mascara, cette tirade qui m’avait touché en plein cœur. Il était évident que cette femme hantait mon cœur, mon esprit et mes sens. Jamais je n’avais envisagé de la tromper et je peux avouer que le plaisir ressenti avec Elle n’était en rien comparable au remord qui m’avait assailli malgré mes belles déclarations et mes belles paroles d’indépendance retrouvée. 



Mais je ne comptais pas lui octroyer son pardon juste par des paroles, si belles soient-elles. Je répondis donc, énigmatique



-       Dans ce cas, je vais y réfléchir. Mais je veux ta parole que tu ne te défileras jamais plus et que, quelle que soit ma décision, tu t’y plieras, en ce compris si elle n’est pas celle que tu attends.



-       Je te le promets ! Dit-elle en ravalant sa salive sous la menace non-dissimulée que je venais de lui faire.



Je tournais alors les talons en vidant le reste de mon verre, laissant mon épouse épuisée et agenouillée sur le tapis. 



En quittant la pièce, je souriais. 



Tout d’abord parce que j’avais pu profiter à nouveau pleinement des charmes visuels de mon épouse. Ses seins arrogants de rondeurs et de volumes, n’attendant que des mains un peu brusques pour les caresser et les torturer longuement dans un but de plaisir. Elle ne perdait rien pour attendre. Son cul, bombé et rebondi, appel aux caresses et au plaisir, tendant une jupe parfaitement ajustée et laissant miroiter de futurs bonheurs visuels et sensoriels. Enfin, ses jambes, gainées et décorées par sa lingerie si soignée et si excitante. Elle ne porterait plus que cela dans le futur. Mon plaisir allait devenir son plaisir, mes envies deviendraient ses envies et mes orgasmes se conjugueraient au féminin pluriel. 



Je venais de remporter une victoire par K.O. technique, nette et sans bavure. J’étais heureux mais toujours aussi furieux d’avoir été évincé par quelques minables qui allaient payer le prix de leur conquête éphémère. J’allais les détruire pour me laver de cet affront. J’en avais le pouvoir et j’en avais les moyens. Trois hommes allaient souffrir et ils n’en étaient pas encore conscients. Ma vengeance les atteindrait très rapidement.



Qu’en à Enza, c’est surtout contre elle que ma colère et mon acharnement allaient exploser. Elle redevenait mienne et cela allait être à mon tour de réaliser, comme je viens de l’évoquer brièvement, mes fantasmes personnels avec l’aide volontaire et acquise de mon épouse. Tout ce que j’avais enfoui durant toutes ces années au fond de moi, certains que cela ne pourrait se faire, resurgit du néant et hanta à nouveau mon esprit. Je bandais en y pensant. Elle serait mon terrain de jeu tout en expirant sa faute. 



On allait rire ! Et j’allais m’amuser. 



Je n’imaginais pas encore jusqu’à quelles extrémités j’avais raison !


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