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Fêtes chez les Valois

Chapitre 3

Cambrai

Divers

Spa, le 5 aout 1577,


Mon cher Duc, mon fils,


C’est avec joie que j’ai appris cette heureuse nouvelle. Je bénis ce mariage de tout mon cœur. C’est là un évènement pour moi, de savoir que deux personnes que j’aime sont maintenant honnêtement liées. Quant à ce petit héritier, j’émets en cela un souhait. Si c’est un mâle, j’aimerais qu’il soit nommé Charles. Et si c’est une fille, je me permettrais de suggérer Diane ou Blanche. Néanmoins je vous laisse juge de ceci.


Juger juste semble d’ailleurs être une de vos qualités les meilleures. Comme vous le savez, je suis parti rejoindre Marguerite de Valois, partie prendre les eaux à Spa. Je vous laissais entendre que ce voyage n’avait pas que pour but le repos et la santé. Je ne saurais dire de qui vient cette manœuvre diplomatique. Mais les bonnes relations que Marguerite a avec les Flamands ont incité à ce voyage. Ceux-ci, après leur soulèvement de l’année dernière ne verraient pas forcément d’un mauvais œil qu’un prince de France, le Duc d’Anjou pour ne pas le nommer, vienne sur leur trône. Sans doute espèrent-ils un peu plus de tolérance que ce qu’ont donné les Espagnols.


Toute la cour n’est pas d’accord avec cette manœuvre et avec les heurts qui reprennent, j’ai été chargé de rattraper le cortège de Marguerite afin d’assurer un peu plus sa personne. J’ai pu la rejoindre quelques jours avant qu’elle n’atteigne Cambrai. A chaque étape, festin, musique et danse ont été donnés en l’honneur de cette noble dame. Comme au Plessis et à Chenonceau, les convives se sont souvent laissé emporter par la bonne chair et le bon vin. Néanmoins, cela n’était rien par rapport à ce qu’il m’a été donné de voir à Cambrai.


C’est l’évêque de cette cité qui a organisé ce bal. Celui-ci a débuté par un souper des plus classique durant lequel j’ai pu constater que Marguerite de Navarre était en grande discussion avec le gouverneur de la ville, Monsieur d’Inchy. La reine de Navarre était plutôt en pleine séduction de cet homme. Lequel s’est vite montré très intéressé et attentif aux gestes de la noble dame.


Le souper tirant à sa fin, les choses ont dangereusement évolué vers l’orgie, j’ose pleinement employer ce mot. Dès les premiers signes, l’évêque s’est retiré, sans doute effrayé par ce qu’il se déroulait. Certains m’ont affirmé qu’il n’est pas parti seul mais en galante compagnie. Je connais peu cet homme mais il m’a paru être ce qu’il doit être : un saint homme. Tout saint homme qu’il soit, il peut être de chair faible quand les dames savent y faire. Mais cela n’a pas été le cas, j’en suis certain.


Autour de moi, les dames de la bourgeoisie et de la noblesse de Cambrai se sont laissé aller à participer benoitement à cette orgie. Nombre d’entre elles s’est retrouvé dans des positions et des accoutrements fort peu honnêtes. L’une avait le corsage ouvert et son époux buvait son vin en le versant sur les seins de la dame. Une autre était entreprise par deux hommes, chacun ayant glissé sa main sous la robe de la noble dame.


Celle-ci, malgré son fard blanc, était rougissante et troublée par ces caresses. Les deux hommes ont pris les mains de leur amante et les ont posés sur les bosses qui déformaient leurs culottes. La belle s’est laissé prendre au jeu et a sorti les sexes des messieurs. De quelques coups de poignets bien sentis, elle les a fait durcir, obtenant deux beaux mats érigés.


Un peu plus loin, une dame et une damoiselle, qui semblaient être mère et fille, étaient agenouillées devant un marquis ventripotent. Elles lui léchaient la verge avec une belle ferveur et une gourmandise affichée. Mais l’homme semblait plus rouge des boissons ingurgitées que du plaisir ressenti. Son sexe n’a pas montré une quelconque intention d’honorer le labeur des deux dames et est resté à moitié flasque.


Heureusement pour elles, deux jeunes nobliaux sont arrivés par derrière elles et ont relevé leurs robes, dévoilant deux culs d’une blancheur de neige. Si celui de la fille était rond et ferme, celui de la mère m’est apparu bien plus fatigué. Cela n’a pas découragé les jeunes hommes qui ont caressé longuement ces croupes offertes. Certes, les dames ont été surprises de l’irruption des deux nouveaux. Mais quand ils ont sorti de leurs hauts-de-chausses des verges prêtes à l’emploi, elles les ont cordialement invités à les prendre comme des étalons prennent des juments. La mère et la fille ont poussé un long cri quand les membres vaillants les ont pénétrées.


Cela a réveillé le gros marquis, dont le sexe s’est mis à gonfler. Il n’a pas affiché la vigueur des deux jeunes mais cela a été bien suffisant pour intéresser à nouveau les bougresses. Culbutées en rythme par leurs jeunes cavaliers, la mère et la fille ont repris leur tâche sur la verge du bonhomme. Ce n’était guère aisé pour elles de subir les assauts fougueux des baiseurs et de sucer le troisième mais elles m’ont semblé maitriser la chose de façon étonnante.


A ma gauche, maintenant que l’évêque était parti, le père supérieur d’un monastère proche de Cambrai et l’abbesse d’une abbaye de Normandie, de passage à Cambrai, ont vite pris le pli de la soirée. Je les ai vu boire et manger à outrance, riant et plaisantant comme des palefreniers, racontant des sornettes qui auraient fait rougir nombre de guerriers. Le moine a embrassé la religieuse qui l’a d’abord giflé, avant de lui retourner lubriquement son baiser. S’en est suivi une joute où se sont mêlés gifles et baisers, caresses et claques. Au paroxysme de leurs ébats tempétueux, le moine a arraché la coiffe de la dame, révélant une chevelure rousse flamboyante.


Cela lui a particulièrement plu, il a couché la sainte dame sur la table et est allé sous son habit de religieuse, entre ses cuisses. Je présume qu’il a voulu vérifier qu’elle était bien rousse de partout. Mais il s’y est attardé longuement, pour le plus grand plaisir de l’abbesse qui s’est mise à geindre de longues minutes. Emportée par la langue ou les doigts experts du moine, elle a sorti deux seins plats pour se les caresser follement. Elle a fini par jouir bruyamment quelques instants après, ses jambes se relevant et tremblant au moment fatidique.


C’est à ce moment que Marguerite de Navarre et Monsieur d’Inchy se sont retirés à leur tour. Leur proximité physique m’a paru de plus en plus évidente. Je me demande à quel point la reine de Navarre a-t-elle eu en tête de séduire le gouverneur pour mener à bien sa mission. Celle-ci est-elle bien la priorité de Marguerite ? Je ne saurais le dire. Je me demande si elle agît comme les demoiselles de l’Escadron Volant de Catherine de Médicis qui sont chargées de jouer de leurs charmes à des fins politiques ou diplomatiques. Peut-être Jehanne se laisserait-elle aller à quelques confidences avec vous.


Toujours est-il que la fête dérivait de plus en plus et que ma mission concernait avant tout Marguerite de Navarre. J’ai donc quitté la salle de bal en jetant un dernier coup d’œil à cette débauche. La première femme que j’avais vu les seins couverts de vin n’était plus là, son mari non plus. Celle qui avait les mains occupées par deux belles verges était prise en charge autrement. Elle était plantée sur le pieu d’un des bourgeois, assis sur une chaise, tandis que l’autre faisait aller et venir son propre glaive dans la dame. Je n’ai pas vu s’ils occupaient tous deux le même orifice ou s’ils remplissaient les deux à disposition.


Le gros noble avait éjaculé sur la face de la mère et la fille l’embrassait goulument afin de goûter au nectar du bonhomme. Derrière elles, les jouvenceaux ne semblaient pas avoir perdu en vigueur et culbutaient toujours les cons de ces dames au pas de charge. Enfin, l’abbesse, remise de ses émotions, était en train de rendre la pareille au moine qui était appuyé à la table en sirotant une coupe de vin. La religieuse était sous sa robe de bure et on voyait les mouvements de sa tête au niveau du bas-ventre du moine.


Pour ma part, j’ai quitté aussi la scène, voulant m’assurer que les couloirs étaient sains et saufs pour la reine de Navarre. J’ai rattrapé discrètement le couple qui commençait déjà à échanger plus que de chastes baisers. Lorsqu’ils sont entrés dans la chambre de la reine, ma mission s’est alors cantonnée à en surveiller l’entrée sans rien montrer de ma présence. Seuls des bruits me sont parvenus aux oreilles. Et les relations que Monsieur d’Inchy et la reine Marguerite affichaient au matin, n’ont fait que confirmer mes doutes. Mais l’homme a accepté de suivre la reine à la demande de celle-ci.


Pour quelle raison ? La mission diplomatique qu’elle doit mener à bien ? Le plaisir d’avoir trouvé un bon amant ? Je ne puis le dire, même s’il me semble que l’un et l’autre n’ont pas été incompatible depuis notre arrivée à Spa.


Votre ami, votre père par alliance,

Baron Hugues de Hautchateau



* * *



Clarmant, le 30 aout 1577,


Mon cher Baron, mon père et ami,


Je suis heureux de vous annoncer que le ventre de Jehanne va bientôt grossir. Aucun sang n’est venu entacher ses cuisses depuis le mariage. Pour son nom, nous serons honorés d’accéder à votre souhait, ces prénoms sont nobles et conviendraient parfaitement à notre progéniture.


Ma chère Jehanne en a eu quelques nausées et des maux de ventre. Elle m’aurait volontiers confié à la bouche ou aux mains de sa lingère, Louise, qui ne se serait pas refusée à moi. Mais Jehanne et moi-même n’avons que trop torturé, fort gentiment je vous rassure, la donzelle et un de mes pages, Gaston. Ceux-ci ont commencé à se tourner autour dès l’arrivée de Jehanne en mon château. Cela nous a amusé de perturber nos gens, Jehanne en allant aguicher mon page et moi en allant charmer la demoiselle. Ceux-ci n’ont pas été insensibles, se laissant toucher et allant nous toucher en retour.


Nous avons un peu poussé cette petite farce jusqu’à faire usage de nos bouches et eux des leurs. Mais cela les a décidés à nous demander l’autorisation de se marier, ce que nous leur avons accordé avec plaisir. Pour l’heure, ils restent sages, en apparence ; nous n’avons pas été pieux en ce sens, Jehanne et moi-même.


Mon épouse a repris vigueur et sensualité. La lecture de votre dernière lettre lui a beaucoup plu et à éveiller en elle certains désirs que je me suis empressé d’assouvir. Nous sommes maintenant dans notre lit et les fesses de Jehanne me servent d’écritoire. Veuillez excuser ma mauvaise écriture pour cette fois. Jehanne a répondu à quelques-unes de mes interrogations et je prends dictée d’une anecdote la concernant alors qu’elle était encore au sein de l’Escadron Volant.


L’année dernière, Catherine de Médicis l’a fait venir à elle, en compagnie de Manon de Lestang, jeune comtesse de petite lignée mais de grand talent et de grande beauté. La comtesse est aussi blanche de peau que ma Jehanne mais ses cheveux et ses yeux sont d’un noir de jais. La reine-mère les avait fait venir afin car une délégation de Venise était venue auprès d’elle. Après leur éclatante victoire de Lépante, en compagnie des forces pontificales et espagnoles, contre les Ottomans, ils s’inquiétaient que la prise de Tunis par ceux-ci ne ravive les conflits dans l’ouest de la Méditerranée. Surtout, que le royaume est allié des Ottomans pour d’autres affaires.


Donc cette délégation était venue demandée à la reine-mère, italienne, de fléchir la position du roi concernant les Ottomans. Catherine avait souhaité avoir avec elle Jehanne et Manon, entre autres, afin de distraire certains des émissaires. Parlant parfaitement italien toutes les deux, elles étaient parfaites pour cette mission. Si accompagner Catherine et distraire ces nobles vénitiens étaient leur tâche, elles n’en furent pas pour autant chargées de se livrer à un quelconque comportement répréhensible. Néanmoins, l’art de la conversation, de la musique et de la danse ne suffit pas à délier les langues des diplomates.


Cela ne m’étonne guère, la cité des Doges est habituée à vivre régulièrement des épisodes, des complots, des assassinats en tous genres. Les Vénitiens sont plus aguerris que les autres. Et par conséquent, plus dangereux. Mais parmi cette délégation, Manon et Jehanne repérèrent deux plus jeunes, plus innocents que les autres. Elles décidèrent donc de jeter leur dévolu sur ces bellâtres.


Lors d’un goûter organisé par la reine-mère dans les jardins par un bel après-midi, Jehanne et Manon jouèrent de leurs charmes envers ces deux hommes. De nombreuses danses furent propices à quelques rapprochements étroits. Les Italiens profitèrent d’une danse pour aller embrasser le cou de cygne des nobles Françaises. Habiles à ce jeu, Jehanne et Manon jouèrent les offusquées tout en lançant des œillades et des sourires appuyés. Les Vénitiens pensèrent qu’une possibilité de conquérir ces cœurs et, surtout, ces corps s’offrait à eux. Ils suggérèrent de profiter des jardins pour une balade, dont nos demoiselles n’étaient pas dupes de la finalité.


Manon en profita plus subtilement que Jehanne mais toutes deux jouèrent le jeu de la galanterie intéressée. Leurs questions, l’air ingénu et faussement troublé par ces beaux étrangers, commencèrent à obtenir des réponses. Alors que les Vénitiens embrassaient les cous ou la poitrine des jeunes femmes, celles-ci les laissèrent faire tout en prenant les rênes du désir exacerbé des Italiens, afin de les maintenir sous leur joug.


Les Italiens furent néanmoins âpres à se faire mener par le bout du nez. Ils gardèrent longtemps assez de maitrise pour qu’elles doivent les laisser passer leurs mains dans leurs corsages ou sous leurs jupons. Les bellâtres étaient fort habiles dans les choses de l’amour et de la séduction ; Jehanne et Manon sentirent que la situation leur échappait quelque peu. Surtout que ces deux hommes commençaient à allumer un feu certain dans leur corps et à rendre humides leurs cons. Croyant leur victoire proche, ils se laissèrent à divulguer quelques informations intéressantes que nos jeunes espionnes notèrent dans leur mémoire.


Satisfaites de leur entreprise, elles continuèrent à embrasser, à se faire embrasser, à caresser et à être caressées, pour ne pas éveiller de soupçon. Cela ne fut pas sans danger pour elles car les Vénitiens finirent par atteindre les cons des demoiselles. Celles-ci eurent leurs jambes et leur volonté qui vacillèrent dramatiquement. Il s’en fallut de peu que le pire ne soit commis dans ces jardins. Heureusement, Jehanne et Manon mirent fin à ces badinages licencieux ; au grand dam des Italiens mais aussi au leur.


Vous voyez bien que rien n’est commis de déshonorable sur les ordres de la reine-mère. Je ne sais pas si Marguerite de Navarre a pris cette option avec Monsieur d’Inchy mais je ne serais pas étonnée, comme vous le croyez, qu’elle a accommodé sa mission diplomatique d’un peu, beaucoup, de plaisir en compagnie du gouverneur de Cambrai. Ma chère Jehanne souhaite poursuivre son récit car il lui parait utile que vous sachiez que tout ceci a des conséquences sur les esprits et les corps. C’est un jeu dangereux, auquel il est difficile de résister. Sinon, il faut trouver des exutoires autre afin de calmer ses feux intérieurs.


Plus tard, en fin d’après-midi, elle rejoignit Manon de Lestang dans sa chambre. Elles avaient besoin de se parler de leur mission. Les informations obtenues furent vite vérifiées et validées mais elles restèrent à se confier sur les caresses et les baisers des deux hommes. Troublées par tant de souvenirs et d’être passées si près de la faute, la Comtesse de Lestang proposa à Jehanne de partager le bain qu’elle avait demandé, afin de détendre leurs esprits échauffés.


Le temps pour nos demoiselles de se séparer de leurs atours à l’aide de leurs lingères, le bac était prêt et l’eau chaude à la convenance de la comtesse. Elles enjambèrent la cuve baigneresse et de plonger leurs corps nus dans l’eau brûlante. Leur teint pâle rosit immédiatement et Jehanne entendit Manon soupirer d’aise. Elles reprirent leur discussion à propos des deux nobles Vénitiens sans pouvoir trouver d’autre élément à rapporter à Catherine de Médicis. Mais à mesure qu’elles reparlèrent de ces hommes, leurs esprits se réchauffèrent aussi bien que l’eau l’avait fait avec leurs corps. Toutes deux s’amusèrent de la rigidité que les damoiseaux cachaient dans leurs culottes et qu’il leur faudrait calmer auprès d’une servante ou d’une dame de moins bonne vertu qu’elles.


En fermant les yeux, Manon se plut à détailler la forme et la taille du mandrin qu’elle avait senti sous le tissu des hauts-de-chausses. Les mains de Manon rejoignirent sa poitrine et massèrent celle-ci alors qu’elle se remémorait les mains du gentilhomme vénitien qui s’y étaient posées. Jehanne vit que Manon passa une main entre ses cuisses et qu’elle caressa son con en imaginant ce qu’il aurait pu en faire si elle l’avait laissé faire.


La Comtesse de Lestang incita ma future épouse à partager les émotions qu’elle avait ressenti et lui suggéra de fermer les yeux. Jehanne s’y plia de bonne grâce, elle enviait quelque peu la lascivité de son amie. Alors Jehanne ferma ses paupières et replongea dans ses souvenirs emplis de ses frivolités avec le Vénitien.


Son corps et son esprit ne tardèrent pas à s’enflammer alors qu’elle se revoyait aux mains de cet homme et aux prises avec ses propres envies. Elle perçut à nouveau la douceur et la fermeté des mains du diplomate se poser sur ses seins blancs. Instinctivement, les siennes vinrent masser ses pommes nacrées. Jehanne poussa un long soupir mais voulut poursuivre son récit et redécouvrir les élans auxquels elle avait failli céder. Manon la poussa à peine et Jehanne avoua les pulsions qui avaient traversé son esprit quand il était parvenu à se faufiler jusqu’à sa vulve humide.


Dans le bain, Jehanne sentit une contraction prendre son antre et lui brûler agréablement les entrailles. Sa main gauche descendit entre ses jambes pour venir caresser ce con excité. Ses doigts s’activèrent tous seuls sur sa vulve et Jehanne émit des couinements satisfaits. Entre ceux-ci, elle entendit ceux de Manon et les clapotis que les mouvements de ses bras provoquaient dans l’eau. Alors que ma princesse s’abandonnait, elle sentit tout à coup un corps chaud se coller au sien. Une poitrine s’écrasa contre la sienne et des lèvres sucrées embrassèrent les siennes.


Surprise, Jehanne rouvrit les yeux et voulut se dégager. Mais la douceur de la comtesse l’emporta ; Jehanne se laissant faire avant de participer pleinement. Manon de Lestang passa une main sur la poitrine de Jehanne et joua avec son sein. La comtesse dut prendre la main de Jehanne et la mettre sur son propre sein. La princesse soupesa fébrilement puis caressa fermement ce sein un peu plus lourd que le sien, faisant gémir sa propriétaire. Quand Manon fit glisser sa main entre les cuisses de Jehanne, cette dernière alla d’elle-même entre celles de la comtesse. Rapidement, leurs doigts firent des allers et retours sur leurs sexes excités.


Les langues des jeunes nobles jouèrent l’une avec l’autre et leurs corps commencèrent à se frotter tant que de l’eau déborda de partout. Leurs lingères se précipitèrent pour éponger ces éclaboussures. Cela fit rire les deux jeunes dames qui choisirent de mettre fin, temporairement, à leurs ébats. En sortant de la cuve, leurs lingères voulurent essuyer leurs maitresses. Mais elles prirent les linges que tenaient les servantes afin de s’essuyer l’une l’autre. Les lingères se sentirent toutes penaudes de se retrouver sans emploi. Jehanne leur suggéra alors de prendre à leur tour un bain car elles avaient bien servi leurs maitresses.


Cela n’était qu’une excuse pour que Manon et Jehanne s’essuient l’une l’autre. Les lingères furent quelque peu surprises et étonnées de cette offre. Il fallut à Manon les houspiller pour qu’elles commencent à se déshabiller. Mais nos nobles demoiselles revinrent vite à ce que leurs corps voulaient. Les linges furent abandonnés pour des mains avides de caresses. Mains qui repartirent entre les cuisses et sur les cons qui étaient restés humides de luxure. Leurs bouches reprirent le baiser qu’elles avaient interrompu précédemment et Jehanne alla la première goûter au sein de Manon qui en fit de même ensuite.


Les deux jeunes dames glissèrent sur un épais tapis. Leurs corps se frottèrent et leurs souffles devinrent brûlant de désir. Manon de Lestang descendit à nouveau sa bouche sur la poitrine de Jehanne de Grandlieu qui fut toute troublée de sentir la langue de la comtesse continuer plus bas tout en la léchant avidement. L’appendice gourmand poursuivit son chemin vers la vulve de ma chère épouse. Celle-ci poussa un long soupir quand le contact se fit. Cela était divinement délicieux et elle voulut rendre la pareille à la jeune comtesse. Elle l’incita à se retourner et Jehanne se retrouva avec le con de Manon à portée de langue.


Les demoiselles se tournèrent sur le côté et commencèrent à se lécher mutuellement le sexe. Cons qui suintèrent abondamment, abreuvant les jeunes dames de saveurs enivrantes. Leurs soupirs se changèrent en plaintes puis en cris quand la jouissance approcha. Cela emplit leurs oreilles d’un tonnerre de gémissements d’extase. Jehanne eut soudain la bouche emplit d’un jus généreux alors que les jambes de Manon tremblaient de plaisir. Elle-même se sentit jouir et couler sur la langue avide de sa partenaire.


Après un instant Manon et Jehanne revinrent l’une vers l’autre pour reprendre de doux baisers et de tendres caresses. Mais Jehanne eut l’impression que l’écho de leur extase baignait toujours la pièce. Elle se redressa et, avec la comtesse, elles découvrirent que leurs lingères étaient en plein ébat dans la cuve baigneresse. Les deux servantes étaient debout, à s’embrasser, à se caresser les seins et le sexe, et à se faire jouir. Leurs jambes tremblant trop, elles tombèrent dans la cuve et éclaboussèrent tout autour. La princesse et la comtesse en rirent joyeusement, voyant le visage rouge de honte et de plaisir de leurs suivantes.


Manon de Lestang s’excusa auprès de Jehanne, c’était la première fois qu’elle se laissait aller ainsi. Jehanne lui confia qu’il n’y avait eu aucun mal, que du bien amplement partagé. Elles convinrent toutes deux que séduire, aguicher ces hommes avait trop poussé leur propre désir et qu’il avait été nécessaire de le satisfaire.


Jehanne proposa à Manon de se soulager de la même façon si cela arrivait à nouveau, ce que la comtesse accepta avec plaisir. Manon de Lestang fit remarquer qu’elles ne seraient pas toujours ensemble mais que leurs lingères semblaient plus qu’ouvertes à ce genre de soulagement féminin. Les servantes rougirent à nouveau ; il était cependant clair que les ébats de leurs maîtresses avaient échauffé leurs esprits au point de les faire céder également.


Jehanne a ensuite pu décharger la charge érotique, que ses missions diplomatiques ou politiques lui causaient, dans les bras de Manon de Lestang ou avec Louise. L’idée que ma femme puisse avoir fait ceci me rend dur à nouveau. Il me parait juste que Gaston soit au courant de la pratique de sa future épouse. Je vais les faire mander sur le champ pour l’informer de ceci. Ma douce Jehanne a de nouveau le corps brûlant après ces souvenirs, je suis certain qu’elle et sa lingère nous ferons volontiers une démonstration de leurs relations passées, et peut-être encore présentes.


Je termine donc ici ma lettre. Avec une remarque à vous faire. Je ne pense pas que vous avez été très honnête. Avez-vous vraiment été inactif durant ce bal à Cambrai ?


Votre dévoué ami et fils

Duc Armand de la Tour de Garde



* * *



Tours, le 30 septembre 1577


Mon très cher Duc, mon fils,


Veuillez pardonner mon absence de réponse. Mais le retour de Spa s’est fait laborieusement. Quelques contacts ont été noué par Marguerite de Navarre mais je n’ai pas l’impression que le Duc d’Anjou pourra ou saura en tirer parti. Surtout, il me semble que cela n’a fait que rendre la reine de Navarre encore moins appréciée d’une certaine frange de la cour.


Je suis parfaitement heureux d’apprendre cette nouvelle et l’arrivée d’un, peut-être, futur héritier. Jehanne est une femme forte, malgré son aspect fragile. Je ne doute pas qu’elle mènera à terme cette grossesse. Quant au nom, je vous en prie, n’accordez le vœu d’un vieil homme que si les prénoms vous plaisent.


J’avoue que vous avez en partie vue juste, mon ami. Le vin et la musique m’ont quelque peu fait tourner la tête et oublier ma mission. Mes mains et ma bouche se sont égarées à plusieurs reprises sur les poitrines et les culs de servantes ou de nobles dames pendant le bal. Certaines d’entre elles m’auraient bien gratifié de quelque délicatesse buccale mais mon sens du devoir a fini par reprendre le dessus.


Cependant, lorsque la porte de la chambre s’est fermée, mon esprit s’est libéré de sa charge. J’ai collé mon oreille à la porte et écouté les ébats de la Reine de Navarre et de Monsieur d’Inchy. Bandé comme un âne, j’ai fini par devoir sortir mon sexe pour me branler tout en restant aux écoutes. Ma garde s’en est trouvée mise en défaut par une notable fort grasse. Me voyant en fâcheuse posture mais comprenant bien mon activité, elle s’est approchée et a collé son oreille. Elle a vite compris ce qu’il se passait dans cette chambre. Elle m’a demandé qui était là mais je lui ai dit que l’honneur m’interdisait de le dévoiler.


La dame m’a fait justement remarquer que l’honneur ne m’empêchait point d’écouter et de me branler. Les soupirs, les gémissements nous parvenaient malgré l’épaisseur de la porte. La dame s’est vite excitée et a fini par sortir de son corsage une poitrine voluptueuse pour se la masser. Cela l’a soulagé pendant quelque temps mais il lui a fallu retrousser ses jupons pour aller caresser son sexe.


Lorsqu’elle m’a proposé de l’aide, je n’ai pas su résister et me suis laissé branler. En juste retour des choses, ma main est allée entre ses jambes s’occuper de son con baveux et très largement ouvert. Mes doigts ont commencé à aller et venir dans cette grotte gigantesque. Cela n’a pas empêché la dame d’en éprouver force plaisir. Et sa main sur ma verge m’en a provoqué aussi de grands.


Quand, de l’autre côté de la porte, le paroxysme du plaisir s’est révélé, l’excitation de la dame et la mienne ont fortement poussé. Assez pour qu’elle me tente en me proposant de la prendre contre cette même porte. Mais, sur le moment, mon envie n’était pas celle-ci et j’avais l’impression de devoir reprendre ma mission. J’ai poliment décliné, en suggérant néanmoins de finir comme nous l’avions commencé. Enfonçant quatre doigts dans son con, la dame s’est laissé convaincre en poussant de petits couinements. Sa main a accéléré le branlage de ma verge et la mienne a augmenté le rythme de la masturbation de son con.


Après quelques instants, nous avons joui tous les deux, répandant sur la main de l’autre force foutre et abondante cyprine. Nous en avons léché nos doigts de gourmandise puis nous nous sommes séparés. Je suis reparti dans l’ombre pour reprendre ma surveillance et elle est allée se chercher un autre vaillant homme pour remplir son con.


Cela m’a fait réfléchir et il m’est apparu que je gardais une personne en tête : Madame de Pompagne. Ma chère Henriette a marqué mon esprit et mon corps sur les deux fois où nous avons eu des relations. Vous parliez d’elle comme d’une fontaine de jouvence. J’en ai conclu que vous aviez raison. Je ne suis donc pas rentré immédiatement en mon château mais j’ai fait halte à Tours. Dans la demeure qu’elle habite quand elle se trouve dans la cité, j’ai rencontré Henriette et lui ai fait part de mon souhait de la prendre en épouse, des avantages de cette union pour nos terres respectives. Surtout, je lui ai avoué la jeunesse qu’elle me permettait de retrouver.


Henriette a été fort émue de ma demande et des sentiments que je lui avouais. Elle a accepté ma demande avec plaisir, me disant qu’elle aussi se sentait retrouver l’espièglerie de ses jeunes années. Le mariage aura lieu dans trois semaines en son château de Pompagne. Je souhaiterais que vous soyez mon témoin.


Cela fait quelques jours que je suis chez elle et j’ai appris que ma chère Henriette a pu profiter des douceurs de sa suivante Antoinette lorsqu’elles se sont retrouvées veuves toutes les deux. Henriette m’en a fait quelques récits et m’a avoué que les deux femmes le pratiquaient encore, tout en se limitant à quelques baisers et caresses. Je n’ai rien contre, ce n’est en aucun cas un adultère. Antoinette me parait une femme de bonne réputation et de bonne famille. Je lui chercherais un bon parti car ma douce Henriette l’aime et veut son avenir préservé.


Je vais abandonner ma charge de Baron et la confier à mon fils Aymar. Je ne vivrais plus qu’auprès de ma chère Henriette, les voyages et les charges, les honneurs et les batailles me vieillissent alors qu’elle me rajeunit.


Mon fils, j’ai hâte de vous voir avec votre épouse.


Votre dévoué ami,

Baron Hugues de Hautchateau



* * *



Clarmant, le 3 octobre 1577,


Mon cher Hugues,


Je vous remercie de votre invitation et suis heureux de cette belle nouvelle. Nous serons à votre mariage avec grande joie.

Votre fils Aymar saura pleinement prendre vos charges et devoir, c’est une noble âme quoiqu’un peu trop pieuse à mon goût. Il est de ceux qui ne souhaitent pas les conflits avec les Malcontents et les Réformés. Il devrait prendre garde à lui, il s’aliène sans doute les fâchés des deux côtés. Pour vous, je vois et je prie pour une douce retraite auprès de Madame de Pompagne.


Je souhaiterais une faveur de votre part, nos gens, Louise et Gaston ont consommé leur mariage avant qu’il ne soit célébré. La lingère de Jehanne se retrouve donc grosse de leur bêtise. Pourraient-ils être béni lors de la même cérémonie que vous et Henriette ? Notre paroisse est en peine de curé, celui-ci ayant fait trop bonne chair et s’en est étouffé.


Bien sûr, les frais de la fête seront payés de ma bourse avec grande joie, un cadeau pour vous et pour ces jeunes sots.

Par ailleurs, j’ai connaissance d’un orfèvre de Tours, à qui j’ai commandé une broche pour Jehanne. Il est veuf depuis quelques années et, maintenant que son fils prend le relais dans leurs affaires, il pense à trouver repos et compagne pour les années qu’il lui reste. Eloi Piedcoq est un homme de bonne bourgeoisie et je pense que la suivante de votre Henriette pourrait lui convenir. Il ne cherche pas de dot mais cela pourrait aider à le convaincre. Antoinette lui conviendrait bien, il semble bon vivant et encore bien vigoureux pour son âge. Pour le temps que vous êtes à Tours, il me parait utile que vous organisiez une rencontre.


Enfin, j’aurais une suggestion pour dignement fêter ce double, voir triple mariage. Je ne doute point qu’Henriette souhaitera voir sa bonne Antoinette mariée le même jour qu’elle. Mon idée est donc la suivante, Gaston et moi-même avons pu découvrir comment Jehanne et Louise pouvaient se soulager de leurs frustrations et de leurs démons lubriques intérieurs. Il pourrait être plaisant et utile qu’elles entretiennent Henriette et Antoinette des bonnes façons de faire, autrement qu’avec la main. La vue de cette explication, démonstration et mise en pratique serait un divertissement pour vous, moi, Gaston et, peut-être, Eloi.


Sachant par ailleurs, que Jehanne et Louise devraient être enceintes, qu’Henriette et Antoinette ne risquent plus de porter enfant ; j’ai quelques jeux, certains soufflés par Jehanne, qui seraient un amusement pour les sept ou huit que nous serons. Qu’en dites-vous mon père ? J’attends avec impatience réponse. Sachez que quoiqu’il arrive je serais heureux de prendre à ma bourse les frais de la fête organisée pour votre mariage.


Votre bien-aimé serviteur,

Duc Hugues de la Tour de Garde



* * *



Hautchateau, le 12 octobre 1577


Armand, mon cher ami,


Je ne puis écrire qu’une rapide missive. Je suis retourné en mon château afin d’informer Aymar des décisions que j’ai prises. Il est prêt à prendre ses obligations et délégations.


Cependant, Henriette et moi-même avons eu le temps d’organiser une rencontre entre Eloi Piedcoq et Antoinette. L’orfèvre est un homme fort avenant et au tempérament proche du nôtre. Antoinette n’était pas très certaine de vouloir quitter sa maitresse mais la vue de ce prétendant à fait trembler ses résolutions.


Les premières paroles ont été juste courtoises mais il m’est apparu qu’un lien se créait vite entre eux. Eloi s’est montré très ouvert quand nous avons parlé d’une dot que ma chère Madame de Pompagne se propose de verser. Mais il a surtout montré son intérêt quand il a compris que ses affaires, celles de son fils maintenant, pourraient profiter de mes amis à la cour.


Néanmoins, la chose n’était pas faite. Henriette a pensé que de les laisser s’entretenir seul à seul serait favorable à la réalisation de cette union. Henriette et moi-même les avons laissés parler et se découvrir un moment. Il a fallu une bonne heure avant que nous n’entendions Antoinette rire de sa voix forte. Les choses semblaient prendre belle tournure. Et puis les rires se sont mués en autre chose que ma chère Henriette a immédiatement reconnu chez sa suivante. Il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre que les deux prétendants consommaient un mariage déjà accepté des deux côtés.


Les murs en ont tremblé dans toute la demeure. Leurs voix sont fortes et puissantes. Et les coups de boutoir du gaillard étaient vaillants. L’extase d’Antoinette n’a point été mimée et a troublé tout le voisinage. Quand nous sommes revenus, ils faisaient mine de n’avoir que parlé, ce que leurs faciès rouges et satisfaits trahissaient pleinement. Donc, il y aura bien trois mariages !


Car oui, votre page, que vous devriez faire chevalier, pourra épouser sa lingère. Ce garçon s’est montré maintes fois courageux et honorable quand d’autres, mieux nés mais moins purs d’esprit, fuyaient. Vous n’aviez point à proposer de payer les frais mais je vous sais trop têtu pour que je puisse vous faire changer d’avis. Je verserai donc une petite dot à Louise, en tant que parrain de sa maitresse.


Enfin, votre idée de faire apprentissage à Henriette et Antoinette des pratiques de Jehanne et Louise me plait parfaitement. Je m’en suis entretenu avec l’orfèvre Piedcoq, avant de quitter temporairement Tours, et il est ravi de cette nouvelle. Son épouse avait été initiée à ces jeux saphiques dans sa jeunesse. Lui-même, comme vous et moi, et Gaston il me semble, a goûté à ce genre de joutes masculines avec d’autres apprentis orfèvres en son temps.


Cela augure une drôle de nuit de noces. J’ai hâte. Henriette aussi, même si un peu d’appréhension l’étreint quand elle y pense. Cette peur s’efface vite quand elle s’imagine entre les mains de Jehanne et son con se mouille abondamment.

A très vite.


Votre joyeux père et ami

Hugues de Hautchateau

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