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La fille du bout du monde

Chapitre 2

Première toile

Erotique

Première toile


Après ma bière, bière que j’ai bien appréciée au final, je rentre chez moi et file à mon atelier. Je consulte mes livres, je recherche en fait la toile de Courbet que je retrouve sur ses peintures exécutées en 1869 et actuellement exposée au musée de Tokyo.


Ma décision est prise. Si j’arrive durant ces mois d’été à convaincre Salomé, ce sera ainsi, en autres, car j’espère bien en faire plusieurs, que je réaliserai ce nu.

Tout cela a un effet inattendu. Je me revois vingt cinq ou trente ans plus tôt, faire mon premier nu.

Après un divorce difficile j’avais passé beaucoup de temps à peindre et à fréquenter divers bistrots. J’y avais fait la rencontre d’une femme d’une trentaine d’année et comme avec Salomé, l’idée m’était venue de la peindre nue. Il faut dire qu’elle était très belle et que j’avais des besoins physiques bien compréhensibles.


Je lui avais payé un verre, un second et puis je lui avais donné mon numéro de téléphone fixe.

Je n’avais pas eu à attendre longtemps, dans la semaine elle m’avait appelé. Elle souhaitait me revoir pour me faire découvrir un autre bistrot. C’était un bar à vin en sortie de ville, et peu fréquenté. Nous nous étions installés et avions commandé tous les deux un verre de Morgon, accompagné d’une assiette de charcuterie.


Me regardant droit dans les yeux elle m’avait lancé :


— Tu es libre ou tu as une femme ?


A question directe réponse directe.


— Je viens de divorcer et toi ?

— Moi je suis libre comme l’air.


Cheveux bonds, yeux bleus, joli physique aux seins explosant le chemisier qu’elle portait, il ne m’en fallut pas plus pour lui faire part de mon projet.


— Il m’arrive de peindre, j’ai un joli coup de pinceau à ce qu’on dit, mais j’aimerais me lancer dans un nu... faut juste trouver le modèle.

— Ben tu l’as en face de toi si il te plaît !

— Oui, j’avoue y avoir pensé car ce modèle me va très bien. (rires)

— Tu habites où ?

— De l’autre côté de la ville. Après je me contente de peindre. Il n’y a rien à attendre de plus, mon divorce est trop récent. Et puis, le temps que nous faisons connaissance, c’est comment ton prénom déjà ?

— Édith... Et toi ?

— Luc !

— Enchantée Luc.


Le tutoiement était arrivé tout naturellement, ce qui rendait la conversation plus conviviale.

Nous avions continué à papoter ainsi un moment de tout et de rien. Elle aimait la nature et les animaux, était pour le sexe sans tabou, raison pour laquelle elle était libre comme l’air selon ses propres paroles.

En discutant ainsi, j’avais appris qu’elle était propriétaire d’une petite boutique d’artisanat en bijoux fantaisies qu’elle fabriquait elle-même. C’était donc, dans son genre, une artiste aussi.


***


L’heure passe, mais je n’ai pas envie de me soustraire à ce flot de souvenirs agréables qui m’assaillent. Bien au contraire, les quelques nus que j’ai réalisés me permettent de mieux cerner comment je vais pouvoir tenter de persuader Salomé de poser, au moins une fois, nue pour moi. Ce n’est pas gagné mais je ne m’avoue que très rarement vaincu d’avance.

Je bois un café, je m’installe à nouveau tranquillement dans mon atelier, et je feuillette l’album photo des nus que j’ai vendus rapidement lors d’une petite exposition communale à l’époque de mes débuts dans ce domaine. Je ne pensais pas alors qu’il y avait tant d’amateurs de "nu".

Je sors la photo des toiles d’Édith. Je me remémore la première fois qu’elle est venue poser chez moi. C’était en été.

Elle s’était présentée à quinze heures, comme nous l’avions convenu. Simplement vêtue d’une robe à fleurs légère, sans rien dessous de toute évidence. Je lui avais offert une citronnade puis nous étions allés à mon atelier.


— Comment veux-tu me peindre ?

— Ben... nue déjà (rires) ! Après je pensais que tu pourrais t’allonger sur la méridienne, un livre à la main. L’essentiel est de conserver la même position et ça risque d’être long.

— Ne t’inquiète pas pour ça. Quand je travaille mes petits bijoux, je reste des heures assise sans bouger. Seules mes mains travaillent le métal et les perles.

— Ok, ça devrait aller alors. Mais je vais bouger la méridienne et la mettre au soleil.


J’avais tiré comme prévu la méridienne devant la fenêtre, taillé mon fusain, sorti mes couleurs, et en me retournant, je vis qu’elle était déjà nue.


— Voilà ce sera mieux, d’une part tu auras plus chaud, d’autre part, le soleil fera briller ta chevelure et ta heu... ta toison.


Elle avait en effet un pubis blond, taillé court, qui ne me laissait pas indifférent. Je sentais mon sexe se dresser, libre sous mon pantalon.


— Et tu ne ressens aucune gêne lorsque tu peins ainsi une femme nue ?

— Une gêne ?

— Oui enfin, des envies !

— Tu es la première qui pose pour moi, je te l’ai dit. On verra bien, j’espère que non ça pourrait me troubler dans mon travail. Il te faudra aussi signer un document certifiant que tu m’as donné ton accord car je prévois en fin d’année une exposition.

— Oui ne te fais pas de souci pour cela. Si je suis là c’est que je le veux bien et, j’avoue, cela m’excite un peu de poser pour un inconnu. On commence ?


Elle semblait pressée de prendre la pose.


— Oui, allonge toi et tiens ce livre.


Volontairement j’avais choisi "Emmanuelle". Ce livre érotique permettait d’avoir une couverture parfaite pour donner à mon modèle l’air coquin que je souhaitais saisir.


— Tu as de drôles de lectures (sourires)

— Oui, j’aime l’érotisme aussi.


Elle s’était installée, les jambes serrées comme pour cacher son intimité.


— Tu ne crains rien Édith... Je vais te mettre en position pour croquer les premiers traits.


Je lui avais mis le livre dans la main gauche, son autre main, indexe levé contre ses lèvres. J’avais étalé sa chevelure pour qu’elle tombe sur le côté de ses seins. Arrivé aux cuisses, j’avais redressais l’un de ses genoux en l’écartant un peu, laissant entrevoir ses parties intimes où je pouvais voir sa fente brillante et humide. De toute évidence, cette "mise en place", l’excitait elle aussi.

Ainsi installée, elle était superbe, et elle ne pouvait pas ignorer la bosse qui se manifestait encore plus sous mon pantalon.


— Je vais enfiler ma blouse de travail.

— Oui... ça vaudrait mieux car je devine une jolie forme là !


Elle regardait mon bas-ventre avec de toute évidence une envie d’en voir plus.


— Après, au lieu de mettre ta blouse, tu pourrais quitter le pantalon (rires)

— Je peins avec un pinceau, pas avec mon sexe.


Elle avait éclaté de rire et j’avais enfilais ma blouse en pensant tout de même, qu’après, il ne serait pas impossible qu’on passe la vitesse supérieure.

Durant plus de deux heures je l’avais croquée sur la toile, l’esquisse était prometteuse. Je m’attardais sur ses courbes somptueuses et appétissantes. Une fois terminé, je m’étais avancé devant elle :


— Tu veux toujours que je quitte le pantalon ?

— Oui, ça me plairait bien.


J’avais ouvert ma blouse, déboutonné mon pantalon.


— Tu peux y aller, fais toi plaisir.


Elle m’avait attiré à elle, avait baissé mon jean et mon boxer.


— Ouah... pas mal ta verge on dirait un sceptre tout joli et tout rose. Je peux goûter ?

— Oui !


Elle avait alors saisi mon sexe d’une main, l’avait attiré à sa bouche jouant avec mon prépuce du bout de la langue. Durant ce temps, je lui avais caressé les cheveux, la nuque et m’étais penché pour lui mordiller les oreilles.

De son autre main, elle m’avait caressé les bourses, puis elle avait englouti mon pieu en entier.


— Doucement ma belle, tu vas me faire décharger trop vite.

— T’inquiète.


M’avait-elle répondu j’aime le goût de la semence masculine, laisse toi aller à fond.

Reprenant son entreprise de fellation, elle était allée de plus en plus vite, de plus en plus profondément jusqu’au fond de sa gorge. Mon plaisir était tel que je n’avais pas pu me retenir plus longtemps et pas longues saccades, j’avais éjaculé dans sa bouche et cela l’avait rendue heureuse.


— Ben mon cochon, tu en as une bien dure et bien juteuse !

— Excuse moi, je n’ai pas eu de rapport sexuel depuis mon divorce. Je n’ai pas pu me retenir. Je suis désolé pour toi.

— T’inquiète pas, la prochaine fois tu me la mettras profond aussi et... où tu veux, j’aime être prise par tous les trous. Je peux voir ton croquis ?

— Non... tu verras ça quand ce sera plus avancé, je n’aime pas qu’on regarde avant.

— Tu es un cachottier mais c’est quand même moi qui pose !

— Oui, mais c’est un accord tacite entre nous qu’il te faut respecter. Tu n’as pas à t’en faire, je vais travailler dessus dans les prochains jours, si tu peux repasser samedi, elle aura bien avancé et tu reprendras la pose pour les retouches qui seront sans doute nécessaires.


Elle était revenue le samedi suivant, j’étais nu sous ma blouse de travail en allant lui ouvrir la porte d’entrée.


— Viens, j’ai tout préparé.

— Je vois ça !


Elle avait remarqué que je ne portais rien sous la blouse.

Je l’avais emmené vers l’atelier, fait prendre place sur la méridienne et durant deux heures j’avais apporté quelques modifications à la toile.

Elle était vraiment jolie Édith et c’est sans difficulté que qu’avais pu la croquer ainsi d’aussi jolie façon ajoutant au décor des bouquets de fleurs, roses, grappes de glycine, gypsophiles, un vrai paysage champêtre entouré dans la méridienne sur laquelle s’étendait nue cette jolie femme.

Le travail quasiment terminé, j’étais allé la relever, la prenant par la main je l’avais conduite devant la toile.

Son expression à cet instant avait largement démontré qu’elle était satisfaite du résultat.


— J’ai encore quelques petites retouches à faire mais rien de bien grave.


Et puis sans prévenir, j’avais entrepris de la caresser, passant une main sur son entrecuisse et insistant sur sa vulve humide. Je l’avais ensuite attirée sur mon bureau et prise par derrière à petits coups puisqu’elle m’avait dit aimer cela tout en lui caressant les seins et son petit bouton tendu. Nous n’avions pas parlé, seuls des soupirs de contentement avaient empli la pièce.

L’affaire faite, nous nous étions enlacés un long moment.


— Luc, nous ne nous reverrons plus ! Je quitte la ville à la fin de semaine. Je ne te l’ai pas dit, mais j’ai mis en vente mon commerce, je vais m’installer au Canada, je ne crois pas revenir en France.

— Comment ? Tu as rencontré quelqu’un ?

— Non, enfin, oui... j’ai rencontré une femme et avant de me décider, je voulais être certaine de ne pas me tromper. Je t’avoue avoir aimé notre relation, mais maintenant je sais que j’ai une préférence pour les personnes de mon sexe. Ne m’en veux pas, j’espère que tu vendras à bon prix cette toile et je te souhaite le meilleur pour l’avenir.

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