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On a fini par se revoir ...

Chapitre 3

Concrétisation de mes fantasmes

Hétéro

Note à toi, mon lecteur, avant que tu puisses vivre la suite de ces aventures à mes côtés : Mathieu existe. Je l’ai vraiment rencontré et nous étions tous les deux en couple. Nous avons passé des jours et des nuits à rire ensemble, nous chercher sans jamais nous trouver, sans jamais franchir cette ligne invisible et interdite.

Les deux premiers chapitres de cette histoire sont des fantasmes, objets de mes projections mentales, de mon envie profonde et érotique qui jamais ne s’est concrétisée. Pendant 3 ans, depuis notre rencontre, Mathieu et moi n’avons jamais flanché.

Tout ce qui suit est vrai. Ce chapitre n’est plus un fantasme, mais ma soirée de samedi soir dernier.



*****


Il est 2h du matin, mercredi soir. Mon téléphone vibre à mes côtés. Je tâtonne pour le retrouver dans l’obscurité, d’un geste hésitant. Le message que je reçois, je le connais par cœur.

A chaque cuite qu’il s’inflige, c’est ce même Mathieu, personnage de mon passé, qui m’écrit. Parfois un « tu me manques », parfois une pensée idiote et anecdotique, parfois, comme ce soir, il saisit simplement une perche pour m’écrire sans raison particulière.


Mathieu est mon « what if » éternel. Depuis notre rencontre, il y a 3 ans, il apparaît régulièrement dans mes pensées comme celui avec qui j’avais eu à la fois une connexion si forte, mentalement et psychologiquement, mais aussi celui avec qui j’avais ressenti cette tension sexuelle, cette attirance, cet érotisme, sans que jamais nous ne soyons même effleurés. Son sourire ravageur me faisait fondre. Sa voix me faisait succomber. Son intelligence m’impressionnait. Son regard sur moi, si doux, si bienveillant, me faisait me sentir comme une reine.

Mathieu ne s’en est jamais caché. Il a toujours assumé notre attirance et notre complicité, malgré l’éternelle impossibilité de concrétisation. J’avais plutôt opté pour le déni et avais toujours nié en bloc une quelconque autre relation qu’une franche amitié.


Il avait pourtant été pour moi un fantasme sur tous les points, mais tous les deux en couple et amoureux, nous n’avions pas craqué.


Depuis que sa copine lui avait interdit que nous nous voyions il y a quelque temps, nous avions pris des chemins différents, ne nous croisant que 2 ou 3 fois par an au maximum.

Chaque fois, mon cœur ratait un battement quand il me souriait, puis la vie reprenait son cours jusqu’aux prochaines retrouvailles de notre joyeuse bande, quelques mois plus tard, ou au prochain message nocturne qu’il m’enverrait.


Je déchiffre son nom sur mon écran trop lumineux.

[SMS, Mathieu]

< Morgane, il faut que je te raconte ce qu’il se passe dans ma vie, tu vas halluciner ! Tu te rappelles quand tu me disais de changer de job il y a 3 mois ? Eh bien je l’ai fait, j’ai trouvé autre chose et j’ai démissionné !


Je tapote à mon tour

[SMS]

> Waouh ! Génial ! J’ai hâte que tu me racontes ! Il faudra qu’on fête ça.

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Ce soir, Mathieu ose :

[SMS]

< Viens à la maison samedi soir, j’offre le champagne avec ma prime de départ !


Quelques jours plus tard, je suis devant l’immeuble de Mathieu. Je ne voulais pas venir, mais c’est comme si mes pieds avaient fait le chemin sans me demander mon autorisation. Pour la première fois, on allait se retrouver ensemble, seuls, dans un appartement et qui plus est autour d’une bouteille de champagne.


Mathieu m’ouvre avec le sourire. Je pose mes affaires et découvre son nouvel appartement. Nous avançons vers le salon et nous installons sur le canapé. Comme si nous ne nous étions jamais quittés, on se raconte nos histoires, avec notre proximité de toujours.


Alors qu’il fait sauter le bouchon de liège et il nous sert une première coupe de liquide doré que l’on fait trinquer.

Il me parle de son job, il me parle de sa démission. Je lui parle de mon nouveau poste. On se ressert un verre.

Il me parle de sa rupture il y a quelques mois. Je lui parle de mon nouveau copain. On se ressert un verre.

Il me parle de sa famille. On se ressert un verre.

On rit et on revit ensemble des histoires du passé. On se ressert un verre.


Je me sens bien. Je suis à l’aise, et son odeur près de moi, telle une madeleine de Proust, me ramène à d’autres moments heureux ensemble.


L’alcool aidant, je sens nos corps se rapprocher un peu sur le canapé.


Mathieu me dit alors


— Trois ans de drunk texts pour que tu finisses par accepter de venir passer une soirée avec moi ? Il faut être persévérant avec toi.


Sa main passe dans mes cheveux et son geste m’électrise. C’est notre premier contact. Si contraints par le monde qui nous entourait à chaque rencontre, nous ne nous étions jamais même touchés.

Je détourne la tête une première fois.


— On va tout gâcher, il ne faut pas faire n’importe quoi...


Je pense à mon copain, et un vent de culpabilité m’emporte.


— Morgane, ça fait trois ans que je rêve de ça... C’est déjà gâché, ne me dis pas qu’on est des amis enfin...


Il rapproche nouvelle fois ses lèvres de moi, mais machinalement, je m’éloigne encore.

Mon corps rêve de cette proximité et mon esprit refuse. J’ai envie qu’il me prenne dans ses bras. J’ai envie de ses lèvres contre les miennes. J’ai envie de le goûter, de le toucher, partout. Ma raison est pourtant plus forte.

Mathieu se lève, récupère une cigarette sur la table, et l’allume au balcon.


— Les voisins d’en face doivent bien se moquer de moi là... dit-il, rieur.



Je m’excuse encore, me cache encore derrière de fausses raisons pour me refuser à lui. Étrangement, il ne semble même pas contrarié ou mal à l’aise.


— Je me devais d’essayer, me répète-t-il.



On se rassoit, je termine ma dernière coupe, et presque mécaniquement, je me sens glisser dans ses bras. Notre soirée pleine de paroles et de rires est soudain silencieuse, comme si nous profitions de notre nouvelle proximité. Nos regards se croisent et s’accrochent. Une décharge électrique nous parcourt, on peut presque sentir la tension sexuelle qui nous entoure.


— T’es tellement belle... Tu pourrais m’envoyer balader 10 fois, j’ai bien plus envie de t’embrasser que je n’ai d’égo ce soir...


Je n’ai plus envie de résister. Ma main passe dans ses cheveux. Mes doigts glissent le long de son visage, sa barbe brune, ses lèvres.


C’est à mon tour de m’avancer vers lui. Je sens son souffle à quelques millimètres de moi, je rêve de son baiser.

Trois ans à imaginer ce moment, la concrétisation parait encore irréelle.

Mathieu fait finalement les derniers millimètres, et je sens ses lèvres se poser sur les miennes. Je suis surprise de sentir en moi une explosion de sensations. Comme si mes images fictives étaient finalement très proches de la réalité.


Après un premier baiser, doux et poli, nos langues se trouvent et jouent ensemble dans un moment érotique et puissant. Notre baiser est fort, assumé, désiré, attendu depuis tellement longtemps.

Je sens les mains de Mathieu me parcourir. Il me soulève et me pose sur lui. Je prends l’ascendant et l’embrasse sans arrêt. J’ai l’impression d’avoir été privée de lui pendant des années, et de finalement devoir me sevrer ce soir. Mes lèvres glissent dans son cou et ses mains découvrent mon dos. On se goûte, on s’embrasse, on se mord, notre baiser est presque violent.


Mathieu me fait glisser sous lui. A son tour, il donne le tempo. Il calme notre bataille amoureuse et m’embrasse partout, avec douceur cette fois. Je sens ses baisers descendre le long de mon corps, sur ma poitrine, mon ventre. Il défait les boutons de ma jupe et la fait glisser au sol avec mes chaussures. Je sens ses baisers et sa langue de retour en bas de mon ventre, puis en haut de mes cuisses. Je sens son souffle au travers de ma culotte en dentelle trempée par l’excitation.


Toutes les quelques minutes, nous nous regardons en souriant, incapables de croire à cette concrétisation après tant de temps.


— Je n’arrive pas à croire que c’est toi... me chuchote-t-il régulièrement.



Je passe son t-shirt au-dessus de sa tête et découvre son corps, beau et musclé. Je le touche, je fais glisser mes doigts lentement sur son torse.

Il se lève et m’entraîne dans le couloir en soufflant :


— Je suis tellement heureux de ce qui se passe, c’est extraordinaire...


Il me plaque sur le mur et m’embrasse encore, maintenant mes mains au-dessus de ma tête. Ses doigts glissent entre mes jambes, et tournent sur mon clitoris. Le plaisir monte, mes yeux se ferment. Il poursuit ses mouvements circulaires qu’il accompagne de baisers sur ma poitrine. Je sens sa langue contre mes tétons, il me dévore comme un affamé et m’excite, d’autant plus que ses doigts viennent bientôt me pénétrer.


Mathieu poursuit son travail tel un orfèvre. II alterne baisers et succions. Il me touche avec délicatesse puis force. Mon souffle s’accélère et je sens l’orgasme monter sous ses caresses. Il me fait jouir sur ce mur et mes jambes me lâchent, tellement les sensations sont puissantes.


Je le pousse finalement dans sa chambre, sur son lit, et l’enjambe.


— J’ai tellement visualisé ce moment, Mathieu... chuchoté-je.



Nos derniers vêtements finissent de glisser sur le sol. Seuls nos sous-vêtements demeurent, seuls résistants de notre besoin de nous toucher l’un l’autre.


Toujours assise sur lui, je l’embrasse dans le cou, j’approche son oreille dont je mords légèrement le lobe avant de lui susurrer :


— J’ai envie de toi... j’ai envie que tu me fasses l’amour puis que tu me baises. J’ai envie de jouir avec toi. Tu crois que ça serait possible ?


Mes mots ont de l’effet sur lui et je sens son sexe dur se dresser encore un peu plus sous mon corps. Ma main glisse et je l’attrape, faisant glisser ma main le long de son membre.

Il soupire, je sens le plaisir dans ses yeux. Ma bouche glisse à son tour le long de son corps. J’ai envie de le goûter. Ma langue est la première à parcourir son membre, de tout son long. Je le prends finalement en bouche en le regardant dans les yeux. Sa main se pose dans mes cheveux qu’il attrape pour m’imposer un rythme. La scène est érotique et sensuelle. Ma langue tourne autour de son gland, son sexe est dur sous mes caresses.


Mathieu m’arrête et me ramène à son niveau pour m’embrasser à nouveau sur les lèvres. Je tends la main vers la boîte de préservatif que j’avais repérée dans son tiroir.

Comme pour me stopper, il m’attrape le bras, me baise la main amoureusement et me dit


— T’es incroyable... Je n’ai jamais autant eu envie de quelqu’un, mais ça fait 3 ans que j’attends ce moment. Je veux que ça soit génial, je veux qu’on fasse l’amour partout, toute la nuit. Je voudrais qu’on attende.


Je suis surprise par cette réaction, mais il est vrai que les heures ont passé à une vitesse monstrueuse. Il est presque 4h du matin. Comme lui, je veux m’abreuver de son corps, je veux préserver notre envie et la reporter à plus tard.



On s’endort dans les bras l’un de l’autre des baisers doux et des gestes tendres.

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