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Flo, mon premier amour

Chapitre 2

Erotique

Et ce soir là, il me tarda de me coucher. Le repas en famille fut avalé en toute hâte et, sans plus d’explications, je remontai dans ma chambre pour échapper aux regards inquisiteurs de ma mère. Se doutait-elle de quelque chose ?



La maison enfin calme, le ronflement du père me parvint. Je pus en toute discrétion satisfaire un désir bien compréhensible et, ainsi libéré, je trouvai un sommeil apaisé.


Le lendemain tôt, j’engloutis mon petit déjeuner, pris mon sac et après avoir embrassé ma mère, j’ouvris la porte. Tel un brigand poursuivi par la police, je filai en toute hâte et bien en avance sur mes horaires habituels.



Je voulais arriver le premier à notre rendez-vous. Dans ma poche, quelques pièces de monnaie allaient me permettre de payer un café à Flo au bar "L’Olympic" qui se trouvait sur notre route. C’était là juste histoire de passer ensemble un court instant de partage et d’écouter au "Juke-box" la chanson du groupe ABBA "Take A Chance On Me".



Le jour ne pointait pas encore, en chemin je croisai des groupes bruyants de jeunes qui se rendaient dans un autre établissement à l’opposé du mien.


En arrivant au point de rendez-vous, je vis que Flo m’attendait déjà. Elle était sans doute toute aussi impatiente et emmitouflée dans une très longue écharpe de laine blanche, elle me regardait venir.



— Salut Flo !


— Salut Jean ! Tu n’es pas en retard.


— Heu... non je voulais même arriver avant toi pour tout dire.


— Alors tu as perdu (rires)


— Cela te dit un café ?


— Ah oui, tu m’invites ?


— A ton avis !



Nous ne nous étions même pas embrassés, et, pour une fois, je pris l’initiative. Saisissant sa main, j’attirai vers moi Flo et lui posai un baiser sur les lèvres, tout en douceur, comme elle-même l’avait fait la veille.



Elle ne recula pas, je sentis même sa main se resserrer sur la mienne. Je compris qu’elle appréciait cet instant. Et soudain, tout ce qui était autour de nous s’évapora. Nous étions seuls au monde, ivres de nos envies et de notre jeunesse. Nos lèvres s’écartèrent, nos langues se mélangèrent. Nos corps s’étaient tellement rapprochés que je sentis sa poitrine contre la mienne, et je crois qu’elle même put apprécier l’envie qui élargissait mon pantalon.



A cet instant plus qu’en tout autre auparavant, je compris qu’il y avait bien plus qu’une sympathique attirance mutuelle, il y avait bel et bien des sentiments, purs, profonds, indescriptibles. Ce n’était pas un fougueux baiser, c’était bien plus... une certaine promesse d’un avenir commun pour une belle expérience.



Lorsque nos bouches se sont enfin séparées, nous nous sommes regardés. La profondeur de nos regards devait en dire plus long qu’un interminable palabre.


C’est main dans la main, qu’enfin, nous allâmes, sans même parler, nous installer au café, glissant au passage une pièce dans le juke-box et choisissant mon titre préféré du moment.


Flo, assise, superbe dans son duffle-coat d’un bleu marine s’accordant parfaitement à ses yeux et à son écharpe, me regarda faire. Je vins m’installer en face d’elle, nous n’avions toujours pas échangé un mot depuis notre baiser.



J’eus l’envie folle de lui demander si elle m’aimait... mais c’était à mon avis trop tôt, notre relation n’avait pas vingt-quatre heures. J’ai toujours étais un romantique mais à l’époque, il me semble que c’était encore pire. Pourtant c’est elle qui prit la parole.



— Tu sais Jean... j’ai adoré notre premier baiser.


— Celui d’hier soir ?


— Non idiot ! Là, celui de ce matin.


— Oh, moi aussi tu sais ! Il y a tellement longtemps que j’en avais envie. Rien qu’en te voyant dans la cour le premier jour, j’espérais déjà que nous pourrions ... disons sortir ensemble. Mais je n’y croyais même pas.


— En septembre j’étais nouvelle. J’attendais des copines qui sont dans mes cours et aussi au foyer. Ce n’est pas drôle et loin d’être simple la vie là-dedans. D’ailleurs, Pierre sort avec l’une d’elle et c’est par elle que j’ai su que ... enfin que tu m’aimais bien.


— Oui Pierre n’est pas comme moi, il est plus confiant, plus sûr de lui. J’avoue que pour le coup, je lui dois un sacré merci. Je n’aurais jamais osé t’aborder de moi-même.


— Tu aurais pu... ou du moins tu aurais dû ! On aurait gagné quelques semaines.



Florinda n’avait pas tort.


La chanson d’ABBA était terminée depuis un bon moment, nos tasses étaient vides, c’est alors qu’on vit passer Pierre, main dans la main avec sa dernière copine en date.


Flo rigola et dit :



— Tiens, quand on parle du loup on voit la queue.


— Merde, on va être en retard alors, faut peut-être bouger non ?


— On a pas le choix hélas. On y va, mais tu ne lâches pas ma main. Je me moque de ce que pourront penser mes copines. Tu sais que j’étais avec un autre mec y a pas longtemps, mais on a rompu, il se prenait pour le roi du monde. Je n’aime pas les prétentieux... j’ai une préférence pour les timides... tu vois de qui je parle ?



Je sentis que mes joues s’empourpraient.



— J’ai connu une fille aussi avant toi... mais bon, elle n’était pas comme toi et surtout pas aussi jolie que toi. C’était durant les vacances, j’étais moniteur de colo en Savoie. Après trois semaines ensemble, on a compris tous les deux que ça ne collerait pas entre nous. Alors on s’est quittés bons amis mais je n’ai jamais eu de ses nouvelles pour autant. Bon... faut y aller Flo ! Et promis, je ne te lâche pas la main, du moins pas avant d’entrer.



Nous nous levâmes dans un ensemble parfait. Le patron du bar nous regarda, il nous adressa un sourire en nous souhaitant bonne journée. Il me fit penser à la chanson "chez Laurette" de Michel Delpech... 


"Après les cours, on allait boire un verre

Quand on entrait, Laurette souriait

Et d’un seul coup, nos leçons, nos problèmes

Disparaissaient quand elle nous embrassait"


La porte des remparts de la ville fut témoin de notre deuxième baiser. Le deuxième vrai baiser. Contre moi, malgré nos fringues d’hiver, je sentis le cœur de Flo battre la chamade. Le mien battait tout aussi vite. C’était là une vraie passion naissante.



Nos langues se mêlèrent au même rythme que nos mains et que nos doigts se croisèrent. J’adorais le goût de sa bouche, il y avait dans sa salive un mélange de café et de chewing-gum Hollywood. Et elle savait parfaitement embrasser. A nouveau, elle me fit un tel effet que j’en étais convaincu, elle ne pouvait faire autrement que de sentir mon sexe dressé dans mon blue-jean.



Les yeux fermés, j’imaginais les passants qui nous regardaient, certains sans doute choqués par notre attitude, d’autres peut-être heureux de croiser ainsi de jeunes tourtereaux.


Notre étreinte dura encore longtemps, si bien que les huit coups sonnèrent au beffroi ce qui eut pour effet de mettre un terme à notre échange.



— Là faut y aller... on va se faire remonter les bretelles !


— Je n’en mets jamais ! (rires)



Nous partîmes main dans la main d’un pas rapide. L’établissement, heureusement pour nous, n’était pas loin.


Nous arrivâmes juste à temps, avant que la Mère Supérieure ne ferme la porte. Ah oui... il s’agissait d’un établissement privé donc, interdiction de fumer dans la cour, interdiction de se bécoter ou même de se tenir la main même devant l’entrée... enfin bref... un établissement stricte, ce qui, pour Flo, ne changeait pas de son foyer d’accueil.



Cette journée me sembla interminable. Entre midi et deux Flo mangeait à la cantine, il me fallait donc attendre le soir pour à nouveau la prendre dans mes bras.


Je ne fus pas très attentif aux cours, mon esprit vagabondait ailleurs, un ailleurs où Florinda occupait tout l’espace et me mettait même parfois mal à l’aise, certaines images qui me traversaient l’esprit me faisant raidir fortement ma verge.



Pierre essaya toute la journée d’en savoir plus sur ce qui s’était passé entre Flo et moi la veille au soir. Je pris plaisir à chaque fois à ne lui répondre que pour un sourire et un pouce levé. Il n’en saurait pas plus pour le moment.



L’heure de la sortie venue, j’attendis Flo sur le trottoir où elle ne tarda pas à me rejoindre.


Comme la veille, nous prîmes la route du retour main dans la main. Il tombait des cordes, durant un instant nous nous abritâmes sous un porche. Je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras, passant ma main sous son manteau et la glissant dans son dos. Elle était tremblante.



— Tu as froid ? Tu trembles !


— Non... je crois même que j’ai un petit coup de chaud là.



Elle plongea son regard dans le mien et une fois de plus je fus subjugué par la beauté de ses yeux. Nos langues se mélangèrent à nouveau, et sous ma main je sentis qu’elle tremblait encore plus. L’attirant encore plus contre moi, je fis coller mon bas ventre tendu contre sa cuisse. Je sus qu’elle sentait ma sexe dressé lorsqu’à son tour elle me posa une main sur les fesses pour me serrer encore plus contre elle. Le moment était magique, même si l’endroit n’était pas idéal, nous savions elle et moi que l’envie d’aller plus loin nous habitait.



Nous nous sommes longuement embrassés sans dépasser les limites de la convenance, puis nous avons repris la route. Bizarrement, nous ne parlions pas, nous restions dans l’instant, il n’y avait pas besoin de mots pour exprimer le bien-être que nous avions ressenti. Nous savions tous deux que cet instant allait rester à jamais gravé en notre mémoire.



Comme la veille, nous nous sommes séparés après avoir échangé un baiser rapide, il ne fallait pas qu’elle soit vue par les "gardiennes" du foyer.


Il allait falloir attendre une longue nuit avant de nous retrouver à nouveau. Une fois de plus j’allais devoir satisfaire seul mon désir de jouissance.

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