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Fosse en blanc

Chapitre 1

Histoire médaillée
Divers

— Pfff ! Un quatrième étage sans ascenseur... faut vraiment avoir la foi, rouspéta le premier grimpeur à son compère qui suivait en soufflant.

— T’as raison, mec. Mais j’ai vu les photos : la meuf vaut 10 sur l’échelle de Ritcher.

— C’est quoi, cette échelle de Richard ? Si ça remplace pas l’escalier qu’on est en train de se taper...

— T’es trop con : c’est l’échelle pour mesurer les éruptions, ou un truc comme ça.


En soufflant, les deux hommes avaient atteint le palier du dernier étage et lorgnaient les numéros sur les portes des appartements desservis.


— Là, le 403, c’est çui-là !


Le premier tapa à la porte trois coups espacés suivis de trois rapides, puis recula d’un pas en serrant sa mallette métallique comme si quelqu’un allait la lui voler. Tout cet argent le mettait mal à l’aise.


Driiiinnn ! La sonnette fit sursauter les occupants des lieux, un homme très rondouillard et une femme maigrichonne, des quinquagénaires bon teint. L’homme se leva péniblement et alla ouvrir la porte d’entrée ; il recula précipitamment en découvrant les deux gigantesques Noirs qui attendaient.


— Entrez, Messieurs.


Sans mot dire, les colosses entrèrent, le dernier refermant et tirant le verrou. Le gros homme déglutit difficilement et recula un peu plus. Il faut dire que les arrivants étaient sur le même moule, du genre haltérophile qui fait de la boxe, ou inversement. Et ce sans lésiner sur les stéroïdes et autres produits dopants. En plus, l’état de leurs visages laissait penser qu’ils avaient dû perdre pas mal de matchs contre des types genre Hulk.


— Bon, où elle est, la gonzesse ? On a pas que ça à faire.

— Je... je l’appelle. Euh... vous avez l’argent ?

— Ici, rétorqua Gorille un en brandissant sa mallette. 100 000 euros en billets de 100.

— Oh ! s’exclama la femme, les yeux en fente de tiroir-caisse. Ça fait bien au moins dix mille billets, ça, hasarda-t-elle.

— Plus ou moins, acquiesça Gorille deux qui se sentait doué en maths ce soir.

— Bon, elle arrive, la souris ? éructa Gorille un.

— Vanessaaa ! cria l’obèse d’une voix perçante. Ramène ton cul, salope.

— Georges, tu pourrais éviter les gros mots, objecta sa moitié. Nous avons des invités.

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— Et toi, tu pourrais me soutenir au lieu de critiquer.

— Tu sais bien que je te soutiens, Georges.


Une porte claqua. Un instant plus tard, une fille blonde peroxydée en survêtement bleu électrique arriva en traînant les pieds. Elle se figea en apercevant les deux colosses black qui la scrutaient attentivement.


— Pas mal... admit Gorille deux. Blonde, les yeux bleus, une bouche à tailler des pipes, un gros cul, et des seins où s’accrocher.

— Ouais, renchérit Gorille un. On va la mettre dans un bordel allemand pour la dégrossir, ou sur le trottoir. Elle va vite rapporter du fric et couvrir les frais. Elle a quel âge ?

— Juste seize ans, Monsieur. Depuis un mois, précisa la femme.

— Une jeunette ? Pourquoi pas... elle durera plus longtemps. Bon, on veut voir la marchandise avant de payer. À poil, la blonde !


Au même instant, un coup violent ébranla la porte d’entrée qui s’ouvrit en grand, presque arrachée de ses gonds. Un fauteuil roulant fonça dans la pièce, piloté par un homme chauve aux yeux gris perçants. Derrière lui, un vieillard avançait à pas lents, respirant comme un soufflet de forge. Il essuya la sueur sur son front, écartant ses longues mèches grises de son visage émacié.


— Merci, Serge, lança le chauve à son compagnon.

— Putain d’escalier... grommela ce dernier. Quatre étages à se taper en portant le prof et son fauteuil, c’est plus de mon âge.

— Je vois que j’arrive à temps, tonna le chauve. Vous alliez violer la Charte !

— Qui êtes-vous, d’abord, pour péter ma porte et interrompre une réunion entre gentlemen ? tenta l’obèse.

— Je suis le professeur Xavier ! Et voici Lioubov, mon valet muet.

— Le valet muet, c’est pas Bernardo, plutôt ? hasarda Gorille un.

— Non : Pluto, c’est le chien de Donald Trump, contra la femme d’un ton péremptoire.

— C’est pas la peine de polémiquer avec Pluto, commença Lioubov qui avait repris une respiration normale. Mais il fut interrompu par Gorille un :

— Mais... il parle, votre valet muet ?

— Bien sûr, expliqua le professeur Xavier ; c’est un mutant. Bon, c’est pas tout, vous n’avez pas le droit de faire tout ça. Payer cent mille pour un être humain, avoir des relations sexuelles avec une fille de seize ans, et la prostituer.

— Mais, pourquoi ? voulut savoir Gorille deux.

— Bon Dieu, la Charte, bien sûr ! s’énerva le professeur Xavier. La Charte vous l’interdit, point barre. Et si vous essayez de passer outre, je vous envoie un de mes mutants. Non, pas Lioubov ; disons... Wolverine, tiens. Il taille dans le vif du sujet, ce garçon.


Vanessa, la blonde bien roulée, sauta de joie en tapent des mains.


— Wolverine ? Oh oui ! Je pourrai avoir un orthographe, Monsieur Professeur ? Je lui ferai même une pipe pour le remercier.

— Non, ça suffit ! lança le professeur Xavier en fusillant la gamine de ses yeux glacials. Filez, et vite, sinon...

— Sinon j’aurai une fessée, donnée par votre valet muet ?


Ledit valet muet considéra la proposition avec un certain intérêt, mais un coup d’œil à son boss lui suffit pour comprendre que c’était une mauvaise idée.


— Bon, d’accord, conclut la blondinette en haussant les épaules. Je repartais dans ma chambre et je fermais la porte et je regarda la télé.

— Pourquoi elle parle comme ça ? s’étonna Lioubov.

— M’en parlez pas ! s’exclama Georges. À force de lire des histoires de sexe sur un site, des histoires mal écrites par de mauvais auteurs qui se prennent pour Balzac, elle a pris des tics de langage. Même qu’elle s’était inscrite un temps sous le pseudo « grosse poule ».


Un silence pesant s’abattit sur le salon. Les occupants se regardèrent en chiens de faïence.


— Bon, on fait quoi maintenant ? s’enquit Gorille un. Je vais pas mettre cher si je peux même pas mettre la souris sur le trottoir. Vous en avez une autre en stock ?

— Eh bien... il y a bien Marie, mais...

— Elle est majeure, au moins ?

— Oui, pour ça, pas de problème. Bon, je l’appelle. Maaarie ! brailla-t-il alors avant de se laisser tomber dans son fauteuil qui craqua de manière inquiétante.


Un long silence, puis des petits pas se firent entendre, légers et rapides. Une mini-tornade blonde déboula dans le salon. C’était Marie, bien sûr, qui s’arrêta devant l’obèse après avoir jeté un coup d’œil curieux aux intrus.


— Vous m’avez demandée, Monsieur Thénardier ?

— Oui. Ils ne veulent pas de Vanessa.

— Ils ne la trouvent pas jolie ? Parce qu’elle, au moins, elle a des formes. Moi...


En effet, Marie n’avait rien à voir avec l’opulence des formes de sa consœur. Toute petite, mince, peu de poitrine et des fesses menues moulées dans une culotte en coton blanc. C’était d’ailleurs son seul vêtement, en plus de socquettes grises. Ses aréoles rose pâle pointaient insolemment alors qu’elle se dandinait, les mains croisées dans le dos. Elle soupira avant de fixer son attention sur le professeur Xavier dont le visage virait au rouge brique.


— C’est quoi, cette histoire ? D’abord une fille de seize ans que vous voulez prostituer, et maintenant cette gamine à peine pubère...

— Ho, pépère, l’interrompit la petite Marie. C’est pas parce que je mesure qu’un mètre cinquante-deux que vous pouvez me traiter ! J’ai dix-huit ans, le bac et le permis de conduire. Alors occupe-toi de tes fesses et pas des miennes.


Gorille un et Gorille deux se grattaient la tête ; on entendait presque les rouages tourner dans leurs cerveaux. Le premier se pinça le nez et se lança :


— Bon, c’est pas tout, mais si on peut pas la mettre dans un bordel ou sur le trottoir, on va pas payer grand-chose pour cette petite blonde. Je vous propose un truc : on pourrait peut-être la violer, avant de partir, juste pour le déplacement ? Si ça vous dérange pas, bien sûr.

— Aargh ! Si, ça me dérange ! C’est complètement interdit par la Charte, éructa le professeur Xavier. Je vais vous envoyer Wolverine, Shazam, Terminator et Superdupont ; après ça, Lioubov, mon brave valet muet, pissera sur vos restes.

— Vous êtes le meilleur, patron, confirma le valet muet.


Claquant des mains, la petite Marie imposa le silence en attirant tous les regards. Elle enleva sa culotte et la jeta sur le crâne luisant du professeur Xavier puis, avec un air de défi, elle lança, le menton et les tétons pointés fièrement :


— Mais ça va pas bien, le chauve en fauteuil ! Pour une fois que j’ai un adulte qui s’intéresse à moi ! Et là, j’ai non pas un, mais deux mecs, des géants Noirs, en plus, du genre qui est monté comme un âne. Regardez le tatouage, sur ma fesse.


Elle se tourna de façon à mettre en évidence un as de pique tout noir avec la lettre Q en blanc au centre, tatoué au-dessus de sa fesse gauche (fort jolie).


— Et vous savez ce que ça veut dire, bande de nazes ? Je suis une couine of spède (queen of spade, NDLA). Je ne me fais baiser que par des grosses bites noires. Bon, d’accord, je suis encore vierge, mais vous saisissez l’idée. Alors les deux Blacks, là, ils vont pas me violer, ça risque pas : ils vont me dépuceler et me défoncer par tous les trous avec mon consentement.

— Putain, la salope... murmura le professeur Xavier, complètement décontenancé.

— Pas la peine de m’insulter, hein ! D’abord, si je suis comme ça, c’est la faute de Matt.

— Qui c’est, ce Matt ? s’enquit Gorille un.

— Ben, Matt Démon, bien sûr, expliqua la jeune fille. C’est lui qui a fait de moi ce que je suis.

— Matt Démon... gémit le professeur Xavier. Un auteur génial, d’accord, mais un caractère de cochon ; il aurait eu le Nobel de littérature sans ses défauts et vices. Si c’est comme ça, démerdez-vous sans moi ; je m’en vais !


Il se leva et sortit dans un silence médusé, suivi par Lioubov qui poussait dignement le fauteuil vide.


— Bon, on attaque, nous ? lança Marie aux deux balèzes. J’ai pas que ça à faire. Et vous noterez que c’est gratuit : je suis pas une prostipute, moi !

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