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Fragilité marocaine

Chapitre 1

Trois histoires d'amour

Inceste

Note : Ce texte est un mélange réorganisé de trois histoires vraies sans continuité chronologique dont je me garde l’identification. De même, la qualification "Inceste" n’est pas explicite, mais bien réelle. S’il peut par conséquent paraître décousu, j’aime cet aspect crytpique quand il résonne plein de sens pour moi.


"Elle voudrait que je la blesse, elle veut même un peu plus

Très tard le soir, je l’appelle, après j’vais casser ma puce

J’pourrais jamais t’aimer jusqu’à l’infini

Pourquoi tu veux t’insérer dans ma vie ?"


Seule dans ma chambre, les murs grêlés de souvenirs. A deux sur mon lieu de travail, les draps souillés de désir. Ca allait pas trop mentalement, besoin d’être baisée brutalement. Echouer la galère entre mes cuisses comme une vierge qui en veut à son père. L’aube colorie ma chambre de volutes de fumée. Ton sourire va-et-vient au gré des turbulences, frappé à l’argentique contre les murs. Ca fait dix minutes que je l’évite, du coup ça fait dix minutes que je lévite. Besoin de scinder ces deux mondes, d’oublier qui a fait naître en moi cette fierté que l’argent pique. Alors je fume, et mes sentiments diminuent, diminuent, diminuent vite.


Craquement du lit. Je connais ces sons par cœur. Soupir de l’éveil, la toux est grasse, mais ses idées sont légères. Je sais qu’il sourit. Un nouveau rayon de lumière vient balayer la pièce, se refléter dans tes beaux yeux. Il sait que je n’aime pas ça, mais feint de l’ignorer. Une paume sèche vient se frotter contre mes épaules meurtries. Des caresses hypocrites, du bout de l’index, suivent mes bleus de la veille, de l’avant-veille et de la fois d’avant.


— Pourquoi tu ne souris pas ?


Ravaler mes larmes m’empêche de répondre, ma peine se mêle à sa haine blottie dans mon ventre. Je suis un drapeau difforme ; peau bleuie sous laquelle gigote un estomac où se mêlent le blanc et le sang. Ses mains glissent sur moi, faussement douces. Une pression sèche, le souffle coupé. Ses deux poings viennent de s’écraser contre mon abdomen blessé, de réveiller les souffrances de la nuit passée. Bouche bée, mes lèvres fendues reprennent de leur couleur, remplacent le rouge oublié autour de son gland.


— Pourquoi tu ne souris pas ?


Un bras plaqué dans le dos, j’essaye de détourner une tête bien vite rabattue face à mon cauchemar. Chaque tremblement de mes yeux est puni d’une pression supplémentaire contre mon épaule. Je ne supporte pas qu’on me torde les membres. Obligée de faire face à mon reflet contre la vitre de nos souvenirs. Je suis minable. Le regard noirci par les pleurs de la veille, la bouche déchirée par mes cris, complètement soumise à ses prises. La coupe est pleine et mes yeux débordent, marquant mon minois de sillons foncés. Une goutte salée se pose sous mon nez, tremblote au rythme de ma peur avant de s’écraser contre ma cuisse nue. Je suis impuissante entre ses mains, un homoncule qu’on prend dans tous les sens sans qu’il ne puisse en trouver un dans sa vie. Il sourit doucement et prend le temps d’admirer mes tentatives vaines d’en faire de même.


— Une autre fois peut-être ?


La pression sur mon corps se relâche, le laisse s’effondrer comme une loque contre le matelas glacial. Le bruissement de son caleçon à terre, le frottement de son jean contre ses cuisses, le fracas des semelles épaisses de ses rangers. Sa vie reprend alors que je tâche d’oublier la mienne, effritant mon bout de shit sans même y songer. Je ne veux penser à rien, pas même au bruit de la porte d’entrée, de son départ. Je sens encore son odeur, peu importe le nombre de joints que je fume. Chaque carton s’écrasant dans le cendrier est l’écho d’un jumeau roulé entre mes doigts agités.


Un voile tombe lentement sur mes yeux. Dernier rayon de Soleil vient éclairer la liaisse bleue et orange sur ma table de chevet comme un signe de Dieu. Sourire aux lèvres, je me laisse glisser dans la torpeur.


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"Mais tu sais comment j’suis, tu sais comment faire ?

Y a plus une seule rose dans le bouquet final

Han, plus que moi, moi, moi et ma liasse, j’suis pas fière

Mais au moins, elle est fiable, je ne pense plus à hier"

Bigot vibre, comme une anomalie dans un espace silencieux. Tu me parles sans que je sache quoi répondre, je martèle juste des espaces silencieux. Des jours sont passés, mais toi pas encore. Tu me demandes ce qu’il se passe, pourquoi je me tais, pourquoi je ne t’invite pas, pourquoi je ne t’invite plus ? Je n’ai pas envie de me battre avec toi. Viens, viens vite avant que mes sentiments diminuent, diminuent, diminuent. Viens, viens en moins de dix minutes avant que je ne le veuille plus.


"Je n’t’aime plus vraiment, t’as chauffé mon cœur

On fait des choix qu’on assumera forcément, dans ma mélancolie, dans mon élément

Quant à toi, tu l’regretteras vraiment, tu t’rappelleras d’tout, surtout de c’que t’as fais d’mal

La vie reprend tout c’que t’as, t’laisse que les remords, t’as chauffé mon cœur"

[...]


Il fait beau. La fumée a disparu, les stores se sont dressés. L’automne me berce, me baigne d’un Soleil frisquet. Lunettes de soleil relevées, le crâne pour mieux en apprécier la douceur. Je ne serai plus jamais seule, comment avais-je pu t’oublier ? Toujours en retrait, je t’admire en souriant. Sous la caresse d’Hélios, tes cheveux nimbés me rappellent tes yeux remplis de reflets et d’amour pour moi. Comment avais-je pu l’oublier ? Peau claire ressort sous ta veste en jean et ton haut rouge vif, met en valeur tes bijoux en or rose. Distraite, je t’entends parler sans t’écouter, savoure juste les notes de ta voix comme tant de souvenirs. Je repense à notre rencontre, à nos aventures, à qui nous sommes devenus.


Tu m’as sauvé de moi-même en m’offrant la chance d’apprendre à me connaître. Tu m’as empêché me sauver quand je découvrais celle que j’aime. Tenue en laisse par ton sourire d’ange, y a qu’ici que je me sens chez moi. Dans tes bras, sous le vent et le Soleil, loin des cieux que j’ai tant convoités, mais si proches du Paradis. Je t’aime et un texte maladroit ne suffira jamais pour l’exprimer. Neuf ans que je suis une ado paumée, que j’ai le sentiment de ne pouvoir en avoir que pour toi.


Tant de joints roulés, tant de bouteilles vidées, tant de traces tapées, tant de coups de reins endurés, aucune galère ne m’a éloigné de mon phare. Tant de liasses empilées, tant de sapes accumulées, tant de soirées savourées, tant de coups de reins endurés, aucun vice n’a jamais pu te soustraire de ma vie. Petite rebeue se rêve femme, mais redevient gamine face à toi. Je veux juste te plaire sans jamais t’inquiéter, t’aimer sans jamais te blesser.


Regarde-moi. De haut en bas. Admire-moi. La créature que tu vois n’existera jamais que pour toi. La tignasse brune que tu caresses sera toujours tirée par d’autres. Mes yeux brillants seront toujours noircis par d’autres. Mes seins cachés sous mon pull blanc, mes cuisses fermées dans une jupe longue noire et fendue, agitées par une soudaine envie de danser, une joie dure à réfréner. Mes armes et mes faiblesses ne sont plus à tes côtés, ne sont plus ou ne sont plus que moi, peu importe. Je marche à tes côtés, fascinée par ton existence, savourant l’instant présent sans songer à te baiser. Pas encore.


Je crois que c’est ça t’aimer.


"Moi, je t’offrirai

Des perles de pluie

Venues de pays où il ne pleut pas

Je creuserai la terre jusqu’après ma mort

Pour couvrir ton corps d’or et de lumière

Je ferai un domaine

Où l’amour sera roi, où l’amour sera loi

Où tu seras reine

Ne me quitte pas"

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