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Frère de sang

Chapitre 1

Une histoire banale

Inceste

Dix-huit heures ! Je sors enfin de mon bureau après une discussion animée avec mon chef. J’ai de plus en plus de mal à supporter ces gros yeux globuleux qui me déshabillent à chacune de nos rencontres dans son burlingue. De plus, j’ai la nette impression que ce vieux beau les provoque ces réunions sans objets. Ou plutôt si, le but étant de me mater à son aise, sans que je puisse regimber le moins du monde. Bon ! Il reste loin, pas de gestes salaces ou tendancieux. Mais ses quinquets de gros porc qui s’appesantissent sur mes formes sont déplaisants à souhait.


Ouf ! Un long week-end s’annonce et je vais pouvoir oublier un peu ce foutu cabinet d’assurance dans lequel je suis employée. Je traite des accidents de la route et mes dossiers sont de plus en plus nombreux. Pas folichon non plus de recevoir des coups de téléphone de pauvres gens qui ont froissé de la tôle, quand ce n’est pas aussi, souvent bien plus grave que cela. Et ce vieux fou de patron qui fait depuis quelque temps une fixette sur ma poitrine. Sur mes seins et sur le reste de mon corps aussi, ça me dérange, ça me gêne, mais comment lui dire ?


Il se garde bien de dire quoi que ce soit, ou de me faire aussi des avances mal placées. Non ! Il me convoque simplement dans son bureau pour « connaître l’avancée » de tel ou tel dossier. Des prétextes fallacieux dont personne n’est dupe dans mon entourage professionnel. Je suis si souvent dans le bureau directorial que déjà les plus anciennes ont la langue qui va bon train. Jusque-là, je n’avais pas eu à subir ce genre de traitement. Trois ans que je bosse pour cette petite filiale d’un grand groupe bien connu.


Et le mois dernier, la jeune secrétaire qui faisait office de bras droit de notre bon patron s’est éclipsée sans rien dire à personne. Depuis, je passe le plus clair de mes journées en rendez-vous « patronal ». Ça fait jaser, mais les anciennes parlaient déjà sur le dos de Bénédicte et je n’y prêtais aucune attention. Les médisances ne sont pas mon truc. Cependant je dois bien admettre que depuis le départ de notre collègue, je suis une cible potentielle pour ce monsieur Gilles comme l’appellent pompeusement les trois autres employées de la maison.


Pour l’heure, mes talons claquent sur le trottoir qui mène au parking où je gare ma voiture. Trois jours devant moi pour échapper à cette pression de chaque minute, une longue fin de semaine puisqu’elle se voit accoler un mardi, jour férié. Je remonte maintenant la rue dans une circulation relativement dense en ce début de soirée de samedi... Oui ! Je travaille aussi le samedi, mais pas le lundi. Il me faut quelques minutes pour rejoindre les faubourgs en fonction des ralentissements qui se font et se défont à chacun des feux qui jonchent ma route.


Voilà enfin mon havre de paix. Une très petite maison, un nid où je me sens à l’aise. Mon chez-moi... que je paie à tempérament, grâce à mon boulot chez Monsieur Gilles. Alors c’est bien aussi pour cela que je la boucle dans son bureau. Je ne peux pas vraiment me passer du salaire que je reçois en fin de mois. J’ai encore cinq années de traites à payer pour ma minuscule maison. Deux chambres, cuisine, salon et salle de bain, l’ensemble érigé sur huit cents mètres carrés entièrement clos. Un espace vert qui me permet de vivre loin des regards des autres.


Dès mon arrivée dans la maison, sans attendre, je jette sur le carrelage de l’entrée les escarpins que je porte depuis le matin même. Sans prendre de précautions, ils sont lancés sur le sol nu alors que j’imagine déjà la douche agréable qui me tend les bras. Alors, mon chemisier lui aussi quitte mon buste pour rejoindre dans la pièce d’eau le panier de linge sale. Il est suivi de près par ma jupe qui, roulée en boule se tasse dessus. Ensuite, mon soutien-gorge, puis ma culotte et me voici totalement nue, prête pour les grandes eaux tièdes.


Le mitigeur reste toujours réglé de façon à ce que je n’aie plus à y revenir et les quelques secondes qui précèdent l’arrivée de la douce pluie, me donne une envie particulière. Faire pipi dès que la moindre goutte de flotte me touche la peau. Pourquoi irais-je dans les toilettes puisque la douche à l’Italienne m’offre un espace plus confortable ? Comme bien des gens, je me soulage sous le jet qui dégouline sur mon corps. Mes mains se frottent sur mes seins qui sans être énormes se font lourds tout de même. Ils ne tombent pas, enfin pas encore devrais-je dire ? Puis mes idées quelque peu égrillardes laissent place à un savonnage savant. Le gel douche sur le gant de toilette mousse sur mon épiderme et je savoure vraiment ce décrassage quotidien.


Loin de moi ce patron un peu pervers, loin les coups de fil qui ne m’apprennent que des choses pas drôles. Je fais le vide dans mon esprit et mon corps tout entier se délasse par les bienfaits d’une douche méritée. Trois jours devant moi pour me vider la tête, trois jours pour apprécier le bonheur de ne rien faire. Pourtant au fond de moi, une pensée me revient, contrariante et insidieuse, gênante surtout. Je ne saurais dire quoi, mais un signal d’alerte s’est allumé dans un coin de ma caboche, un sixième sens qui me fait pressentir que quelque chose ne tourne pas rond.


— xxxXXxxx —


C’est à la sortie de la douche que je remarque qu’un point rouge clignote sur le répondeur téléphonique de mon appareil fixe. Plus personne ne m’appelle là-dessus. Sauf... mon frère. Hervé et moi sommes nés le même jour. Faux jumeaux disent les gens, mais pour lui et moi le terme faux n’est pas valable. Nous n’avons pas besoin de vivre l’un sur l’autre, ou toujours connecté, mais il reste des interactions inexplicables entre nous. Et la sensation de danger latente depuis quelques minutes ressurgit au grand galop. Alors d’une main tremblante, j’appuie sur le bouton pour écouter le message.


— Allo ! Myriam ! C’est ton frère... je sais, je ne vais pas être original. J’ai eu un accident de voiture et je suis à l’hôpital. Ne va pas faire une crise, ce n’est rien, juste une jambe cassée... mais je suis immobilisé et incapable de faire quoi que ce soit... alors je suis désolé, mais je n’ai plus que toi sœurette.


Mon sang n’a fait qu’un tour et je réalise, à la seconde écoute de la bande que je suis trop émotive. Je rappelle immédiatement le numéro d’où il m’a téléphoné. Une voix de femme inconnue me répond.


— Accueil de l’hôpital je vous écoute...


Je me présente, donne le nom de mon frère et je suis mise en relation avec sa chambre.


— Allo Hervé ! Alors, explique-moi un peu.

— Ah Myriam ! Je suis à l’hôpital et je ne sais pas trop où aller... ils ont besoin de toutes les chambres et je ne suis pas un cas grave... mais je ne suis pas capable non plus de me débrouiller tout seul pendant quelques jours...

— Oui ! Je comprends bien... bon, j’arrive. Tu veux venir chez moi quelques jours ? Le temps de te retaper ?

— Ça ne va pas te déranger ? Parce que sinon, il me propose une maison de convalescence et tu me connais, je ne suis pas aussi prévoyant que toi. Pas sûr que ma mutuelle ou mes finances me permettent ce luxe.

— On parlera de tout ceci quand je serai venue te chercher... j’arrive ! Le temps de retraverser la ville. Tu aurais pu m’appeler au bureau...

— C’est bon, le temps qu’ils me fassent un plâtre et tu devais juste sortir de ton boulot...

— Allez, je viens... tu peux sortir tout de suite ?

— Je vois l’infirmière pour qu’elle me prépare les papiers...


Je me sens tout affolée. Mon beau week-end tourne court. Nous avons trente-deux ans, Hervé et moi. C’est vrai qu’il n’est pas très mature par certains côtés, il serait même resté un éternel gamin. Il est bien, de temps à autre sorti avec quelques filles, mais jamais rien de bien sérieux. Il tient à garder sa « liberté », ne pas se mettre un fil à la patte comme il se plaît à le répéter. Mais là, il est bien obligé de passer par moi. C’est vrai que dans son appartement du quatrième dans une cité de banlieue, avec une patte cassée ça ne va pas le faire.


Le trajet ne dure qu’une vingtaine de minutes et c’est vers vingt et une heures que j’arrive à l’accueil. Le gardien qui tient le poste me fait un sourire et m’indique une salle d’attente où je retrouve Hervé qui n’a toujours pas obtenu son sésame de sortie.


— Pff ! C’est plus long pour en sortir que pour y entrer.

— Alors, raconte ! Comment c’est arrivé ?

— Ben ! Je traversais sur les clous et une pauvre dame ne m’a pas vu. Pourtant j’avais le petit bonhomme vert.

— Elle a eu des ennuis ?

— Je n’en sais fichtrement rien. Moi, les pompiers m’ont embarqué fissa pour cette taule où les docteurs m’ont plâtré. Une fracture simple du tibia, ce n’est pas très conséquent. Par contre je dois rester immobile une bonne quinzaine de jours...

— Oui ! Pas le plus facile pour toi d’autant qu’accéder à ton quatrième étage... ce n’est pas simple. Et pour descendre faire ses courses avec...

— Surtout avec une patte raide... Mais je vais te déranger et ça m’ennuie.

— Tu préfères payer ? Alors si on ne peut pas s’entraider en famille... tu es tout ce qui me reste de la nôtre. C’est bon je n’en mourrai pas.

— Merci ! Merci, Myriam, du fond du cœur.

— Tu ne vas pas aussi me faire chialer... allez ! Il arrive ton foutu papier qu’on rentre ?

— Je pense que oui ! Voilà l’infirmière qui rapplique. Elle est plutôt gironde celle-là. Tu ne trouves pas ?

— Tu es incorrigible, hein ! Mais là tu es en sevrage pour quelques semaines. Pas de nanas chez moi, c’est la seule condition...

— Comme tu veux.


L’infirmière nous a donné le bon de sortie, une ordonnance pour des antidouleurs et nous sommes rentrés. Lui allongé, la jambe tendue sur le siège arrière soupire tout le long du chemin. C’est en l’aidant pour marcher à cloche-pied que nous débarquons dans mon espace vital. Il se colle les fesses sur le canapé et je file lui préparer la chambre d’ami pour... les jours à venir. Ensuite alors que je concocte pour nous deux un dîner, il me raconte son aventure. C’est vrai qu’il y a bien pire qu’une jambe brisée et que la conductrice a assumé son erreur. Il sera indemnisé pour cet accident.


Il ne travaille plus depuis quelques mois. Hervé ne se fixe pas trop sur une recherche d’emploi de toute manière. Il vit un peu au jour le jour, et le petit pactole reçu lors du décès de nos parents s’il m’a permis d’avoir un apport pour ma maison n’a guère servi à mon frère. Il aime claquer l’argent et le jeter par les fenêtres. Mais pour l’instant, nous ressassons tout ce qui nous unit, ce qui nous manque également. Et c’est bien tard dans la nuit que je me sens lasse.


— Je crois qu’il est temps d’aller dormir... tu arriveras à aller te coucher tout seul ?

— Je vais essayer... c’est de plain-pied chez toi, une chance. Bonne nuit ma sœur...

— Tu m’appelles si tu as besoin de quoi que ce soit.


Il a déjà passé plusieurs nuits chez moi par le passé. Surtout lorsqu’il se sent un peu plus déprimé que d’ordinaire, c’est-à-dire lorsqu’il sort d’une histoire amoureuse ou de fesses, ce qui pour Hervé est strictement pareil. Je ne suis plus inquiète pour lui. Tout devrait bien se passer et si l’inconfort du plâtre risque d’être une gêne, celle-ci ne sera que passagère et limitée dans le temps. Je m’endors relativement rapidement, sans rêve pour bercer mon esprit. Mais au milieu de la nuit, un vague bruit me sort de ma léthargie réparatrice. Sur l’instant, je ne comprends pas très bien ce qui se passe.


Le bruit ne cessant pas je me lève et songe soudain que mon frère a peut-être besoin de moi. Devant la porte de sa chambre entrouverte, je réalise qu’il n’est pas dans son lit. Une lueur au salon m’indique qu’il est devant le téléviseur et je me dirige donc vers la pièce allumée. En fait s’il est bien sûr le canapé, son occupation m’intrigue. La télé diffuse un film que je n’appellerais pas érotique tant les soupirs de l’actrice principale sont conséquents. Je suis depuis l’huis entrebâillé les mouvements saccadés du poignet de mon frère.


Ce que serrent ses doigts n’a rien d’un bâton de berger. Et il astique un manche raide avec une sorte de rictus sur les lèvres. Je me sens toute conne à deux pas de là, tapie dans l’obscurité à épier cette branlette incompréhensible pour moi. Avec toutes les nanas qu’il se tape, qu’il ait encore besoin de se défouler manuellement me dépasse largement. Je ne sais pas vraiment quoi faire ! Intervenir et il va se trouver surpris en plein travail, repartir dans mon lit ? Mais avec ce que j’aperçois dépassant de sa main, mon corps aussi réagit bizarrement.


Je me traite de cinglée, de perverse, c’est mon frangin qui se tape une queue là dans mon salon. Plus je regarde la scène et moins je désire repartir dans ma chambre. Le pire de l’affaire, c’est que je me surprends à mouiller comme une collégienne qui baverait devant son premier Jules. Le gland qui déborde de la main encerclant le tube, pourquoi me fait-il un effet pareil ? Je n’ai aucune explication rationnelle. C’est idiot, mais je sens sur mes cuisses quelque chose qui coule. Et comme je ne porte pas de culotte pour dormir...


L’autre folle sur l’écran tend son gros cul à un bel étalon aussi noir que de l’ébène. Et je réalise que la bite s’enfonce dans la chatte de la demoiselle, qui généreusement écarte deux jambes trop parfaites. Hervé s’arrête par instant, comme pour contempler le spectacle de cette fornication hors norme. Puis il reprend de plus belle sa masturbation, alors que la drôlesse hulule comme une chouette. Nouvelle stase dans l’action entreprise, nouvelle posture aussi des deux baiseurs sur le petit écran. Et lorsque le poignet reprend ses va-et-vient, l’autre à la télé, bestialement, crie que c’est bon.


Mais tout ceci ne dure sans doute longtemps que dans mon esprit. Je vois une sorte de jet blanchâtre jaillir du poireau que secoue toujours mon frérot. J’hallucine aussi quand je le vois sortir de dessous un coussin de mon sofa une culotte. Celle que je portais cet après-midi, celle qui théoriquement devrait dormir dans la panière de linge sale. Comment ce petit saligaud peut-il être allé fouiller dans ma salle de bain ? Ou s’est-il servi lorsqu’il est allé se brosser les dents ? Je ne vois pas d’autre explication...


Il la hume un instant... bonjour les odeurs, avant de s’essuyer le sexe dans ce chiffon habituellement destiné à me cacher les fesses. Je n’en reviens pas ! Mon frère est un... branleur. Il se branle chez moi dans un de mes sous-vêtements. Pas possible, je crois rêver, tout éveillée. C’est dingue comme position. Les cris de la salope qui baise à grand renfort de bruit, râle comme si elle jouissait vraiment. Ça sonne faux, à tel point qu’Hervé ferme le téléviseur. La maison retrouve une obscurité partielle.


Reste la minuscule lampe de chevet qui pisse une lumière blafarde. Je perçois les efforts du grand dadais pour se relever. Il est temps que je reparte vers ma couche. Il lui faut quelques minutes durant lesquelles je l’entends farfouiller, dans je pense, la salle de bains. Sans doute est-il allé remettre la culotte souillée en place ! Il lui faut un moment pour revenir en sautillant vers sa piaule. Il ne s’arrête pas derrière ma porte, persuadé que je dors à poings fermés.


— xxxXXxxx —


Combien te temps suis-je restée à me tourner et retourner dans ma couche sans retrouver le sommeil ? Je n’en sais rien. En revanche, entre mes draps, en frôlant cet endroit si propice à l’humidité, je constate avec quelle force mon corps a réagi aux stimuli visuels infligés par la masturbation nocturne de mon frangin. Ça continue de suinter alors que mes doigts entrouvrent le coquillage. Depuis quand ne me suis-je pas fait un mec ? Puis l’idée démente que j’en ai un à disposition me traverse l’esprit. Folie qu’un autre son dans ma tête me rappelle être de mon sang.


Je me traite de salope, de folle, de pauvre conne, de tous les noms d’oiseaux de la terre et du paradis, mais rien n’y fait. Deux petits bonshommes se querellent au fond de mon crâne. L’un tout de blanc vêtu, se voulant moralisateur et un autre en habits rouge sang qui lui se fend la bille et me raconte que je laisse passer une belle occasion. Alors comme pour chasser ange et démon, ma main vient chercher l’oubli dans un abandon total de cette chatte qui pleure encore une rosée pas très catholique.


J’ai un semblant d’orgasme, une jouissance à demi avortée à cause de cette guerre fratricide que se livrent les deux hémisphères de mon cerveau. Je replonge au bout de presque une heure dans un coma agité. Et les premières lueurs d’un jour nouveau me tirent de ces tressaillements continus qui secouent tout mon être. Si j’ai dormi, on ne peut pas vraiment parler de remise en forme. Un passage au pipi-room et je prépare le café. Je passe aussi au lavabo, pour me brosser les dents. Et l’image de ma culotte servant de serviette remonte en flèche à mon cerveau.


Sur le dessus de la panière, elle est là. Noire et rouge avec sa dentelle blanche et un petit flot sur le devant. Et dans ma main, je sens l’humidité poisseuse de la semence que Hervé y a déposée. Et par un réflexe que je ne m’explique pas, moi aussi je la porte à mon nez. Ça pue le sexe. Le mien bien entendu, mais aussi une odeur de sperme indéfinissable, mais je suis certaine que ce sont bien ces fragrances-là qui me font frémir les narines. Immédiatement mon corps entre en ébullition.


C’est avec le feu au cul que je vais chercher à la boulangerie du coin de la rue, des croissants et du pain frais pour le petit-déjeuner. La gamine qui sert me jette un regard souriant. Son « bonjour » est rafraichissant. Ma mine ne doit pas être bien joyeuse... manque de sommeil oblige. Je fais la vaisselle, range un peu la cuisine pendant que coule un breuvage noir dans une cafetière de grand-mère. La cuisine embaume le café et les odeurs du pain et des viennoiseries mélangées. Est-ce cela qui attire mon frère ? Peut-être après tout !


— Salut Myriam. Bien dormi ?

— Moi oui, mais toi ? Ta guibolle, pas trop douloureuse ?

— Un peu ! Je me suis relevé parce que je n’arrivais pas à dormir et je me suis installé dans ton salon. J’espère ne pas avoir fait trop de boucan.

— Pourquoi aurais-tu du faire du bruit ? Si tu règles le son de la télé pas trop fort, je ne l’entendrai pas depuis ma chambre.

— D’accord. Ma jambe m’a fait mal et je n’ai pas voulu te déranger pour une pilule contre la douleur. Tu peux passer à la pharmacie de garde ce matin... j’ai dégusté cette nuit.

— Oui ? C’est bon ! J’irai te chercher tes médocs...


J’ai failli lui rire au nez. La douleur a sûrement provoqué des crampes de sa queue. Et puis mes sous-vêtements, ne sont pas des serviettes, faits pour s’essuyer la bite dedans... Je me suis tue à la dernière seconde. Il ne soupçonne pas un seul instant que j’ai pu l’entrapercevoir qui s’astiquait comme un étudiant en mal de femme. Je lui lance tout d’un coup une perche pour voir s’il la saisit.


— Il y avait des programmes au milieu de la nuit ? Tu as regardé quoi comme film ?

— Bof ! Un vrai navet... l’histoire d’un mec qui rencontre une nana et qui la chauffe un peu. Un inédit de canal plus.

— C’était pas trop top alors ?

— Au début, puis tu sais ce que c’est, ces films américains, ils se ressemblent un peu tous.

— Non je ne sais pas ! Je chouffe rarement la télé à plus de minuit... je dors moi à ce moment-là. Bon ! On achève le petit-déjeuner et je cherche où se trouve la pharmacie de garde... nous sommes dimanche et à mon avis, je vais devoir passer par le commissariat pour les joindre.

— C’est vrai... merde un dimanche pourri qui s’annonce... et s’il n’y en avait qu’un. M’est avis que je n’ai pas fini de ronger mon frein... et puni parce que je n’ai pas le droit de rencontrer qui que ce soit...

— Quoi ?

— Je rigole, détends-toi ! On ne va pas se faire des embrouilles, surtout si nous devons cohabiter un long moment.

— Je sais... bon allez ! Je regarde sur internet... qui est de garde... à tout de suite. Et tu ne me fous pas le bordel partout dans la baraque... quand tu te sers d’un truc, tu le remets en place ou sur la table, si tu ne peux pas te déplacer.

— Reçu cinq sur cinq Myriam...


Je me dirige vers ma chambre et son coin bureau. Au niveau de la porte du salon, Hervé me rattrape de la voix...


— Eh ! Myriam !


Je me retourne d’une seule pièce et sur son visage grave, je lis une sorte de désespoir.


— Tu sais... je veux te dire... je t’aime ma sœur.

— Moi aussi frangin !

— Tu... tu as tout ce qu’il faut pour contenter un mec... alors pourquoi tu es toujours aussi seule ?

— Tu n’as pas de miroir chez toi ? Regarde dans celui qui orne mon mur de salle de bains et pose-toi la même question mon bonhomme... Et je t’aime aussi mon petit Hervé.


Il a les quinquets qui brillent comme s’il allait pleurer. Mais je dois me tromper... ça ne pleure jamais un frère. Et du coup, je me retrouve toute chose, avec l’esprit morose. L’asile de ma chambre est le bienvenu pour qu’il ne sache rien de ma gêne passagère. Et l’image de sa main qui... montait et descendait sur sa verge vient de m’envahir de nouveau l’esprit. Cette fois les grandes eaux sont à fleur de lèvres, et pas forcément celles qui me servent à embrasser ou à dire bonjour.


— xxxXXxxx —


Le pavé de la ville n’est guère fréquenté le dimanche matin. Je dois me rendre dans un autre quartier pour retirer les médicaments d’Hervé. Finalement il suffit de scanner l’ordonnance, de l’envoyer par email pour que le pharmacien les prépare. Et contre argent et original de la prescription médicale, il me remet un sachet de papier kraft contenant la médication. C’est assez rapide et surtout sans contact physique avec le préparateur. Une demi-heure après je suis de retour chez moi et bien entendu mon frère est sur le canapé, la jambe posée sur un tabouret devant le divan.


Il est en caleçon et au vu de la bosse que ce dernier présente, je me doute bien que ses pattes ne sont pas restées pas inactives. Il n’est tout de même pas retourné dans mon linge sale ? Je lui donne ses comprimés et je file dans la cuisine. Je l’entends remuer sur le canapé et mes pensées vagabondent vers ce que j’ai deviné. Quelle santé ce frère que je connais si mal finalement. Je suppose aussi que l’inaction forcée doit lui peser. Alors dès que j’ai une minute je viens lui tenir compagnie. Me traverse à nouveau l’esprit du panier de linge de la salle de bain.


Alors sans rien dire, je file faire un rapide tour dans la salle d’eau. Bien entendu, c’est moi qui cette fois fébrilement fouille dans les vêtements en attente de lessivage. Rien d’anormal dans ceux-ci, donc je me fais des films ? Après tout sans doute ce n’est pas non plus si grave. Mes culottes, essuie-tout de la queue de mon frère ! Ça me fait tout bizarre ! J’opte pour vaquer à mes occupations habituelles, comme s’il n’était pas là. Je remplis quelques chèques pour payer mes factures, contrôle mes comptes et prépare le déjeuner.


De temps à autre, je passe le museau par la porte pour lui demander si ça va, et après avoir mangé tous les deux, je l’abandonne à mon sofa pour aller faire quelques pas sur ma pelouse, derrière la maison. Au bout d’un quart d’heure, je suis revenue lui proposer de sortir au soleil, et il est assis sur l’escarpolette qui se balance mollement. Hervé n’a rien d’autre qu’un tee-shirt et son caleçon sur lui. Il me regarde désolé, alors que je galère pour mettre en route ma fichue tondeuse. Enfin elle tousse et je peux raser de près cette verdure qui en a besoin.


Lorsque j’en ai terminé avec ce nettoyage obligatoire, il me fait signe.


— Tu ne veux pas t’assoir un peu près de moi ? Tu devrais vraiment te trouver un gentil garçon pour faire ce boulot.

— Tu devrais aussi te dégoter une jolie petite femme pour vivre autrement également ! Nous sommes à égalité sur ce plan-là.

— Ouais. Tu as sûrement raison. Tu vois, je n’ai jamais vraiment été dépendant de quiconque et je m’aperçois que sans toi... je serai dans la misère.

— N’exagérons rien. Tu as bien dans tes connaissances une copine qui serait passée quelques fois chez toi...

— Non ! J’ai fait le vide autour de moi. Il me manque quelque chose depuis toujours. Je ne sais pas expliquer cela, c’est un peu comme si je ne vivais qu’une moitié de ma vie.

— Qu’est-ce que tu me racontes là ? Tu veux dire que tu as un besoin de te retrouver ? C’est étrange parce que j’ai parfois des sensations identiques. Je compense cela par le travail, mais j’avoue que c’est souvent pesant.

— J’ai souvent cru que, tu ne vas pas me rire au nez ?

— Bien sûr que non ! Dis-moi !

— J’ai souvent cru, pensé que c’est toi la cause de ce mal-être !

— Tu veux dire que le fait d’être jumeau nous rend malheureux ?

— Pas malheureux, juste anxieux d’être éloigné l’un de l’autre, comme si j’avais besoin de toi pour exister. Tu es une partie vitale de moi et mon esprit ne veut pas s’en séparer.


Je me suis assise près de lui et mon visage se lève avec les yeux embués vers les siens.


— C’est beau ce que tu me dis là, Hervé !

— Non Myriam, c’est simplement une évidence. Et je crois que je t’aime plus que toute autre femme. Aucune de celles que j’ai côtoyées jusque-là n’a ton attrait. Elles ne sont, ne seront jamais toi tout bêtement.

— Tu te rends compte de ce que tu racontes ? Tu veux dire que c’est moi en elles que tu recherches ?

— C’est sans aucun doute la vérité. Je ne sais pas pourquoi et c’est très compliqué dans ma tête. Mais je pense que là tu as touché le point sensible. Le fait que tu sois ma sœur ne renforce que ce sentiment de solitude qui m’étreint de plus en plus.


Je ne parle plus. Ma tête s’est placée contre son épaule et je sens qu’il caresse mon visage lentement d’une main alors que de l’autre il relève une mèche de cheveux qui colle à mon front. Ces câlins réveillent en moi cette sacrée envie qui est née de le voir se masturber la nuit dernière. Je ferme simplement les yeux, laissant mon imagination déborder. Ce que mon cerveau me sert comme images n’est pas vraiment convenable. À quel moment me suis-je aperçue que sa patte avait franchi l’espace entre ma joue et mon cou ?


Je ne veux pas m’en souvenir. C’est seulement magique et mon corps s’est relâché au point que je suis couchée sur lui. Ma caboche est cette fois à la pliure de son corps, sur le haut de ses cuisses. Et mes paupières closes ne veulent plus s’ouvrir. Peur de ce qui se passe, trouille de le sentir hésitant sur le chemin à emprunter ? Je n’en sais rien, ne contrôle plus ces sentiments imbéciles qui m’enveloppent d’une brume aveuglante. Mais ce que je sens qui durcit sous ma tignasse est bien la tige qu’il secouait devant un porno au milieu de la nuit.


Je ne bronche plus d’un millimètre, attendant ce qui va se passer. Sur mon cou les doigts sont doux et également impatients. Ils glissent pas très franchement vers l’échancrure de mon corsage, vers l’endroit où nait ma gorge. Ils restent là, sans avancer plus au-dessus du couloir que ma poitrine forme. Les phalanges naviguent de droite à gauche, sans oser franchir la barrière de décence que doivent représenter pour mon frère ces deux boules dont il n’aperçoit guère que le début.


Je me redresse, consciente que je brise délibérément le charme de cette approche trop intime. Je ressens un profond abattement de tout mon être. Moi aussi j’aurais aimé qu’il... qu’il quoi d’ailleurs ? Ça ne se fait pas de baiser avec son frère ! Et pourtant, bon sang que mon ventre réclame ces caresses interdites.


— Ne pars pas ! Tu n’es pas bien là, la tête sur mes genoux ? Pourquoi t’enfuis-tu ?


Merde ! Pourquoi remuer le couteau dans la plaie ? Et puis, il y a cette paluche qui presse de nouveau sur mon front. Elle m’indique que je peux reposer ma nuque sur lui. Si je le fais que va-t-il se passer ? Je ne saurai pas résister une seconde fois à des effleurements trop précis. Alors pourquoi est-ce que je cède à ce désir de me remettre en place ? La main aussi est de retour sur ma poitrine. Mais elle s’est aussi enhardie. Elle empaume un de mes seins toujours emmaillotés dans les tissus du corsage et du soutien-gorge.


Lui non plus n’a pas cessé de bander et ma remise en place me le fait comprendre presque de suite. La trique qui gonfle son caleçon est suffisamment explicite et importante pour ne pas passer inaperçue. Il a beau se creuser le ventre, j’en ressens la dureté contre ma nuque. J’ai compris également que le bruit que j’entends, c’est celui d’un bouton qu’il entrouvre en dégrafant mon corsage. Il me déshabille donc très lentement. Et si d’une patte il me caresse le front, l’autre, elle, ne se prive plus de rien.


Hervé n’a pas retiré mon soutif. Il s’est contenté de faire basculer les bonnets vers le bas. Et l’opération m’a coupé le souffle. Entre deux doigts, il fait rouler un téton, ce qui immanquablement me fait respirer plus fort. Le second subit un traitement analogue. Il tente de reculer son corps, pour camoufler sans doute ce qui ne peut plus l’être. Ce retrait n’a d’autre effet que de faire surgir contre ma joue son sexe en érection. Je ne veux pas le voir, je ne veux pas savoir. Je sens seulement le frôlement du textile qui le couvre toujours.


Pourquoi sa main a-t-elle quitté un instant mon front ? Je réalise soudain que c’est pour découvrir le mat de la grand-voile qui le masque. Ce qui se frotte à ma joue désormais n’a plus que de la chaleur... et une odeur qui me chatouille les narines. Je la connais pour en avoir déjà senti d’autres similaires, et même plus. Mes soupirs ne sont pas très discrets. Hervé ne peut ignorer que je suis en transe, que ces attouchements me font de l’effet. Du reste, sa patte sur mon front n’imprime-t-elle pas un mouvement pour que je tourne mon visage ?


Le côté choisi recèle bien des mystères. Au moins l’un d’entre eux est devant ma bouche. Je revois ce gland dépassant de ses doigts cette nuit et... comment ma gorge peut elle s’entrouvrir pour laisser libre passage à ma langue ? Comment celle-ci atterrit-elle sur cette vision qui du coup devient réalité ? Cette fois, je me rends. Il gémit un peu lui aussi. Mais il ne peut guère faire de mouvements, sa jambe folle ne lui permet guère de latitude. Et la tige raide est dans mon palais. Que faire d’autre que téter cette douceur brûlante ?


Bien entendu que je sais que c’est une folie. Mais comment lutter contre moi-même ? Et l’impression que je me caresse seule, que c’est moi qui me touche, me tripote. Pourtant ce que j’ai dans la bouche, n’a rien de commun avec ce que mon entrejambe contient. C’est l’exact contraire de mon intimité, ou plus exactement, c’est la pièce qui s’y rapporte le mieux. La main qui m’a guidé vers le sexe en extase a depuis longtemps oublié de me maintenir en place. Si je suis restée installée de la sorte, c’est bien de mon propre chef.


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Il se contorsionne au risque de se faire mal à la jambe. J’ai bien compris ce qu’il cherche et je ne l’aide pas. Pas question que je lui facilite la tâche. Je sais pourtant que j’en ai gravement envie, et l’idée du tabou que représente le fait que nous soyons issus d’un ventre unique ne parvient plus à endiguer le flot de contractions qui déferlent au fond de mes tripes. Je ne minaude que pour la forme puisque la première étape, celle de la fellation est franchie depuis quelques minutes déjà. Il y prend du plaisir et curieusement, j’en éprouve également de le garder dans ma bouche.


Il me repousse gentiment le visage, en murmurant quelques mots qui mettent du temps à parvenir jusqu’à mon cerveau.


— Attends ! Attends Myriam. Ne me fait pas jouir pas tout de suite, pas comme ça. Je te veux complément, entièrement... mais j’ai du mal de bouger avec ma jambe. Attends, sois gentille, non ! Ne me fais pas venir dans ta... non !

— Humm !


Je me suis arrêtée et je suppose que ça stoppe la montée de sève. Il respire plus calmement, je le sens moins crispé.


— Tu ne voudrais pas que nous allions dans une chambre ? Sur un lit ce serait plus simple non ? Plus facile surtout pour moi... J’ai aussi envie de te toucher, de te humer, de te caresser, de te lécher... Aide-moi à me relever. S’il te plaît !

— Je... je crois que c’est une grosse connerie... que nous ne devrions pas...

— C’est la nature et nous ne pouvons pas lutter contre elle... donne-moi la main s’il te plaît.


Je fais comme il le demande et debout, là dehors sur la terrasse, je perçois le ridicule de la situation. Son caleçon baissé, la bite tendue à l’air et moi dépoitraillée qui lui fais face. Je remballe grossièrement mes ballons, il remonte son calbute et alors qu’il sautille sur un pied, je le cramponne par son aile, côté valide. La direction donnée est celle de ma chambre. Et tout en sachant que c’est une vraie connerie, je l’y conduis quand même. Il se laisse tomber sur le lit avec un vrai soupir de soulagement.


— J’aime cette position allongée, mais bon sang que c’est chiant un plâtre.

— On ne devrait pas... nous ne devons pas...

— Tu l’as déjà dit, mais tu en crèves d’envie et je dois t’avouer que moi aussi. Et puis au moins pourrons-nous ainsi, qui sait, conjurer nos vieux démons. Ce que tu caches là me hante depuis que je suis en âge de... bander.

— Tu ne m’en as jamais parlé !

— Si tu crois que c’est facile de dire à sa frangine... tu as un chouette corps, j’ai toujours eu envie de te baiser. Un véritable supplice oui ! C’est aussi pour cette raison que j’espaçais mes visites le plus possible. C’est aussi vrai que dans tous les corps de femme que j’ai visités, et crois-moi, ils ont été nombreux, j’essayais de retrouver celui-là !

—... ?


D’un index pointé dans ma direction, il me désigne. Pour l’instant, je suis debout près du plumard sans bouger, Hervé me tient toujours la louche et lentement il m’attire vers lui.


— Viens ! Viens près de moi, mais avant...


Ses doigts sont sur la fermeture de ma jupe. Je ne fais rien pour l’empêcher de faire glisser le zip qui va ouvrir la ceinture. Voilà ! C’est fait et je suis maintenant en culotte devant l’homme qui, couché sur mon paddock, me rezieute sans sourciller.


— Tu es encore plus belle que je ne me l’imaginais. Merde, que tu es bien foutue... attend ! Tu ne veux pas retirer le haut aussi ? S’il te plaît ?

—... je...

— Au point où nous en sommes... je les ai déjà tripotés tout à l’heure... S’il te plaît, viens aussi t’allonger là...


Là ! C’est à ses côtés et pendant que béatement je retire mon chemisier, lui tente de faire coulisser son slip sur ses jambes. Pour celle normale c’est simple, cependant pour la seconde, l’opération requiert un certain courage. Il a du mal de le retirer, de s’en défaire. Autant que j’en éprouve pour ôter entièrement mon corsage. Et néanmoins, je le fais. Seuls désormais mon soutien-gorge et ma culotte interdisent la vue de mes parties intimes. Je me sens plus nue que si je l’étais vraiment.


Sa main retrouve la mienne et je me sens attirée vers le lit. Quand j’y pose mes fesses, c’est bien paumé que je suis. M’enfonçant dans les profondeurs de mon âme, c’est avec une sorte de vertige que je m’y sens glisser. Il prend de suite le contrepied de cette étrange peur qui m’envahit. Ses lèvres viennent remplacer ce qui quelques minutes auparavant se frayait un chemin dans ma bouche. Je n’en reviens pas ! Ce baiser, il a un goût d’interdit, un goût de tabou et malgré tout, il m’enivre comme aucun de ceux que j’ai reçus ne l’a jamais fait.


La langue qui tourne dans ce palais conquis a une saveur de miel et je me retrouve à mon tour en position horizontale. Les mains qui viennent fouiller ce que cache mon slip ne me sont pas si étrangères. Je creuse mon ventre pour que les doigts aillent plus profondément entre mes cuisses que j’écarte éhontément. Bien sûr que c’est bon, bien entendu que la honte qui coule en moi est un piment supplémentaire. Il me caresse la chatte et la grosse salope qui geint sur le pucier, c’est bien la sœur de celui qui me tripote.


Nous ne sommes plus qu’un homme et une femme dans des étreintes amoureuses ! Dans une séance de baise où je me dois de prendre l’initiative puisque le garçon qui me donne envie n’a guère de latitude pour bouger. Amazone d’un moment, je me vautre dans la luxure en chevauchant une monture blessée qui ne demande pas mieux que d’être enfourchée. Notre cavalcade dure longtemps, nos soupirs se mélangent dans des corps à corps magiques. Il sait me pétrir les seins alors que je fais descendre et monter mon ventre sur son vit raide.


C’est dans un brouillard que je ressens cette semence qu’il ne peut retenir plus avant. Le premier jet se déverse dans le calice entraînant des spasmes incroyables. Personne n’a réussi auparavant à me faire jouir aussi fort. Est-ce le tabou de l’inceste qui donne cette résonnance particulière à un acte somme toute banal ? Je suis bien éloignée de ces considérations terre à terre alors que sans me soucier de sa guibolle esquintée, je roule sur le côté pour reprendre mes esprits.


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La brume dissipée, je suis face à une réalité bien plus sordide. Je viens de faire l’amour avec ce frère si semblable à moi. Nous avons partagé lui et moi le même nid durant neuf mois avant de naître, et là nous avons renouvelé un acte que seuls des étrangers peuvent se permettre de pratiquer. Pas de remord, pas de regret, une boucle est bouclée et nous n’en sommes pas différent pour autant. Hervé attend sagement que je me remette de mes émotions et sa paume qui caresse ma joue le fait avec un amour dont je ne l’aurais jamais soupçonné capable.


Son visage est grave lorsqu’il se penche sur moi. Le baiser qu’il me donne a tout d’un palot d’amoureux et l’incroyable de la situation, c’est bien que j’y réponds avec une certaine fougue et un empressement dont je n’ai fait preuve avec personne jusque-là. Dans le silence de cette chambre qui pue le cul, nous assumons tous deux ce qui vient d’arriver. Ce n’est pas normal, mais c’est humain et puis nous sommes adultes tous les deux. Qui pourrait nous reprocher quoi que ce soit ? Il ne m’a pas forcée, je ne l’ai pas violé...



Alors... la vie continue...



(Acte deux en fonction des retours au Numéro 1)

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