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Gaelle, assistante de vie

Chapitre 4

pipe en public

Trash

Gaelle arrive en courant à la terrasse du café où Noémie l’attend depuis déjà vingt minutes.



— Excuse moi, je suis à la bourre. J’ai eu une journée vraiment très chargée.


Elle voit alors la mine stupéfaite de son amie.


— Qu’est ce qu’il y a. Ah, c’est ça? dit elle en désignant sa tenue. C’est un cadeau de Julien, j’ai passé la journée à faire des courses avec lui.

— Et il t’a offert ça !

— Quoi, tu n’aimes pas ?


Gaelle fait un tour sur elle même pour se faire admirer par sa copine. Elle porte un tailleur rouge en cuir avec des escarpins assortis aux talons vertigineux. La jupe arrive largement au dessus du genoux, pour ne pas dire légèrement sous les fesses, et la veste entrouverte laisse pigeonner ses gros seins. Pour parfaire l’ensemble, elle a mis un fard violet outrancier et s’est recouvert les lèvres d’un rouge vermillon provocant.


— C’est ta nouvelle tenue de travail? lui demande Noémie sur un ton ironique.

— Non. Enfin si, mais juste pour Julien. Alors, comment tu me trouves ?

— Franchement ! Avant tu ressemblais déjà à une pute, mais alors là !

— Merci c’est sympa, moi qui te prenais pour ma meilleure amie. En fait tu es jalouse. Je voulais te raconter ma journée, mais vu ton accueil….

-Arrête de bougonner lui dit Noémie. Oui c’est vrai, je suis jalouse. Tu es hyper sexy.


Gaelle retrouve instantanément le sourire.


— Bon, d’accord, ouvre bien tes oreilles ! Ca a commencé avant hier. 


" Bonjour Julien. Tu as vu, j’ai mis mes beaux escarpins blancs exprès pour toi. Si jamais le cœur t’en dit!"

" Ça aurait été avec plaisirs, mais un autre jour. J’ai encore les traces de la dernière fois."

" Bon, c’est pas grave. Je les ai mis pour rien, et puis c’est tout."

"Non Gaelle, tu ne l’ai a pas mis pour rien. Tu es très, très...belle."

" Merci, tu es un chou. Bon, dans ce cas je les garde pour te faire bander."


— Je lui ai déposé un baiser sur la joue, et alors que j’avais attaqué la vaisselle...


" Gaelle?"

" Oui Julien."

" Ce serait possible de t’embaucher pour une journée complète?"

" Non mais dit-donc petit polisson. Tu trouves que je ne te fais pas assez de choses en deux heures, tu en veux davantage? Attention, tu ne va pas être capable de tenir la distance avec moi."


— Il s’est mis à rire.


" Non, ce n’est pas ce que tu espères."

" Mais je n’espère rien du tout petit vicieux, c’est toi qui me demande de te faire des trucs cochons!"

" Pas cette fois. En fait, j’aimerais que tu m’emmènes faire les magasins."

" Ah c’est tout ( j’étais un peu déçue). Je ne vois pas pourquoi ce ne serait pas possible. Il faut juste réorganiser mon planning avec mon patron. Tu sais lui, à partir du moment ou le client paye. Tu voudrais qu’on fasse ça quand?"

" Vendredi prochain, ce serait parfait."

" Attends, j’appelle mon chef."

Après quelques minute de palabres.

" Ok, c’est bon. On a décalé mes autres rendez-vous, sauf celui de huit à dix. Ca te va?"

" Oh oui parfait. Merci."


Et donc ce matin à dix heures, j’étais chez lui toute pimpante. En effet, il m’avait demandé si je pouvais me faire belle.


" Pourquoi, d’habitude je ressemble à un boudin ? Lui ai-je répondu sur un ton accusateur histoire de le faire marroner.

" Mais non pas du tout. J’aimerais juste que tu sois encore plus belle. Genre BCBG avec tailleurs et talons hauts."

" Ok je verrai."


— Je te garantie qu’il n’a pas été déçu. J’avais mis mon petit ensemble bleu nuit que je porte pour les grandes occasions, avec un chemisier rose pale, des bas nylons et mes escarpins vernis noirs. Pour parfaire mon allure BCBG, j’avais attaché mes cheveux et mis mes lunettes en écailles.


" Alors, comment me trouves?"

" Ouah. Tu es absolument splendide. On dirait une secrétaire."

" Si tu veux je te mets ton costume, et comme à tu te feras passer pour un patron et moi pour ton assistante de....direction."

" Génial!"


En moins de deux, nous étions dans la salle de bain. Je les lavé, rasé, habillé, enfin bref, pouponné comme un vrai bébé.

Alors que je le rinçais, il m’a dit.


" Merci Gaelle, tu es une vrai mère pour moi."

" Comment ça une mère. Tu aurais pu dire une sœur!"


— Et pour appuyer mes parole, je lui ai donné une petite claque sur les couilles.


" Aiiille."

" T’es vraiment une chochotte, j’ai a peine frappé.

" Oui, mais je ne me suis pas encore complétement remis de notre séance."

" Oups c’est vrai, j’avais oublié. Je reconnais que je n’y ai pas été de main morte. Je me suis laissée emportée par l’excitation. Tu ne m’en veux pas?"

" Oh non, au contraire. C’était génial. J’espère que tu le referra."

" Pourquoi pas, on verra. Si jamais tu fais des bêtises et que ta MAMAN doit te punir."


Nous nous sommes mis à rire de nos idioties.


" Et voilà, tu es beau comme un camion."


— J’ai poussé son fauteuil jusque dans sa chambre afin qu’il puisse se voir. Il a fait semblant de s’admirer, mais en fait j’ai l’impression qu’il s’intéressait surtout à la magnifique créature de rêve qui était à coté de lui.

— Ca va, tu n’as pas les chevilles qui enflent? Lui demande Noémie

— J’espère bien que non, ca n’irait pas du tout avec mes escarpins. Répond Gaelle en souriant.

Juste avant de partir, Julien m’a fait son air de chien battu qu’il me fait à chaque fois qu’il veux me demander quelque chose.


" Est ce que tu pourrais avant..."


— J’ai vu la bosse qui déformait son pantalon.


" Non non. Je n’ai pas le temps de satisfaire tes petits caprices, et puis je n’ai pas envie de froisser mes vêtements. On verra plus tard si tu es sage. Allez, on y va."

( Et puis ca te fera du bien de bander toute la journée en espérant que je daigne te soulager)


— J’avais laissé ma 106 devant chez lui, et nous avons pris son Kangoo spécialement aménagé.

Arrivée sur le parking du centre commercial, j’ai déplié son fauteuil, et je l’ai aidé à se mettre dedans.


" Par quoi veux tu qu’on commence?"

" Par le magasin de chaussures là."

" Ok, pas de problème."


— Une fois la porte d’entrée franchie, je me suis dirigée vers le rayon homme.


" Non, pas par là, à droite."

" Mais c’est le rayon femme. Ne me dis pas que tu veux de payer une petite paire d’escarpins!"

" Non, c’est pour toi. Je voudrais t’offrir des chaussures."

" Les miennes ne te plaisent pas?"

" Oh si, je les adore. Mais j’en veux d’autre, qui soit encore plus..."

" bandantes?"

" Heu..., oui."

" Si ca peut de faire plaisir."


— Et alors que nous étions dans la troisième allée du rayon femmes.


" Arrête toi s’il te plait. Tu ne les trouves pas superbes?"


— Julien me faisait voir une magnifique paire d’escarpins rouges vifs avec un très haut talon et une semelle de quatre centimètres.


" En effet, elles sont très belles. Mais tu as vu le prix?"

" Ne t’inquiète pas pour ça. S’il y a bien une chose dont je ne manque pas, c’est bien l’argent. Mes parents m’ont légué une belle somme à leur mort."

" Bon dans ce cas, je veux bien. Elles sont vraiment ravissantes. Tu veux bien me les mettre aux pieds? "


— J’ai posé un pieds sur sa cuisse en me tenant sur une seule jambe, et je lui ai tendu le premier escarpin. Je m’étais arrangée pour que la pointe de ma chaussure soit en contact avec son sexe.

Il a eu du mal à la retirer et à la remplacer par la nouvelle le pauvre. Et je ne crois pas que c’était à cause de sa maladie.

Tant bien que mal, il a réussis à mettre les nouveaux souliers aux pieds de sa princesse, c’est à dire moi!


" Je vais les garder dans le magasin pour m’y habituer."


— Et c’est ainsi que je me suis retrouvée à parcourir les allées perchée sur des talons de quinze centimètres. 

Le rouge s’accordait assez bien avec la couleur de mon tailleur, et puis Julien était tellement heureux de me voir ainsi. 

Je prenais soin de me mettre devant lui à chaque fois qu’on s’arrêtait afin qu’il puisse admirer mes jambes. Je voyais que la bosse sous son pantalon ne faiblissait pas, au contraire. Cela faisait maintenant une heure qu’il bandait comme un fou et il était prêt à exploser.

— Tu l’as fait jouir dans le magasin devant tout le monde? Demande Noémie toute excitée.

— Mais non voyons! Pour qui me prends tu enfin! On est juste allés voir un deuxième magasin de chaussures.

— Toujours au rayon femmes?

— Bien sur.


" Oh, et celle-là. Elles sont splendides!"

" Julien, tu ne crois pas que tu exagères? Le talon doit faire près de vingt centimètres."

" Oui mais la semelle est très épaisse, ça doit compenser non?"

" On vois bien que ce n’est pas toi qui les porte. Et si je me tords la cheville, comment je vais faire pour mon travail?"


— Il a prit encore une fois son regard de chien battu. 


" S’il te plait. Elles sont tellement belles."

" Bandantes tu veux dire!"


— Et c’est ainsi que je me suis retrouvée avec ça aux pieds.


Gaelle sort alors de son sac une paire de bottines vernies noires. La semelle doit faire cinq ou six centimètres d’épaisseur et un lacet rouge décore l’arrière.


— Oui je sais ce que tu penses, ce sont vraiment des chaussures de pute. 

— Et tu as quand même accepté de les prendre?

— Bah oui. Tu dis souvent toi même que je suis une pute.

— Tu as marché avec?

— Oui.

— Et alors.

— Ça a été, elles sont plus confortables qu’on pourrait le croire. Et puis à toi je peux l’avouer, je mouille comme une fontaine quand je les porte!


Notre héroïne reprend son récit.


" Merci d’accepter de les porter Gaelle, tu es absolument magnifique avec.

Attend que je piétine avec avant de me remercier. Un jour tu vas peut-être regretter de me les avoir offertes."

" Je l’espère bien, mais il te faut une tenue qui aille avec. Ton tailleur n’est pas assorti. Viens, on va allez dans un magasin de fringues."


— Et voila le résultat. Ce super ensemble en cuir rouge!


Noémie a du mal à se retenir de rire aux éclats.


— Tout de même, il ne t’a pas loupé. Tu fais vraiment très pouffiasse.

— Merci. Et encore, tu n’as pas tout vu.


Gaelle sort alors une petite robe noire à paillettes ultra courte, ouverte dans le dos jusqu’à la naissance des fesses.


— Il a tenue à m’offrir ça également


Noémie n’en peux plus, elle est maintenant pliée de rire.


— Ce sont tes clients qui vont être contents réussit-elle a dire entre deux hoquets.

— Ah ah, c’est facile de se moquer. Je suis sur qu’en fait tu aimerais bien avoir la même. Bon, je continue. 

Il était maintenant midi passé et nous avons été manger dans une cafétéria.

Nous nous sommes installés dans un coin en fond de salle de façon à ne pas déranger les autres clients avec le fauteuil de Julien. Je l’ai collé contre la table et je me suis assise en face de lui.

On mangeait tout les deux avec appétit quand une petite idée a fait son apparition dans mon esprit.


"Oh oui, ça devrait lui plaire".


— J’ai jeté un coup d’œil circulaire, personne ne faisait attention à nous. Pourquoi l’aurait-il fait d’ailleurs, un type en fauteuil roulant n’a rien d’exceptionnel.

Rassurée, j’ai levé un de mes pieds et je l’ai posé entre les jambes de Julien, juste sur son....

— Sexe! Décidément, tu ne peux vraiment pas t’empêcher de faire la salope. Dit Noémie blasée

— Mais arrête de toujours me couper aux meilleurs moments!

Je disais donc que j’ai posé ma belle bottine rutilante sur ses couilles. Et là tout en continuant à manger comme si de rien n’était, j’ai frotté son sexe à travers son pantalon.

Il s’est mis à bander comme un fou. Je sentais sa queue durcir sous la semelle. Il faisait tout son possible pour que personne ne le remarque mais il n’arrivait plus a avaler la moindre bouchée.

— T’es vraiment qu’une garce.

— Oui je sais, c’est ce qui fait mon charme. Après quelques minutes de ce traitement, j’ai vu qu’il n’allait pas tarder à jouir.

— Ca je m’en doute, tu en as l’habitude.

— Il ne me disait rien ce petit cochon. Si je ne m’en était pas rendu compte, il aurait juter dans son froc.

— Tu m’étonnes. Tous les mecs auraient fait la même chose à sa place.

— Oui, mais moi on ne m’a pas si facilement. Je ne voulais pas me trimballer avec un type le pantalon maculé de sperme. J’avais déjà assez l’air d’une pute comme ça. Donc, quand j’ai senti qu’il allait venir, j’ai retiré mon pied.

— Le pauvre, t’es vraiment sans cœur. 

— Et tu sais ce qu’il a osé me répondre quand je lui ai dit que c’était tout pour aujourd’hui?

— Non.

— Il m’a traité de salope !

— Ouh là! Ca n’a pas du te plaire.

— Non en effet. Pour lui apprendre la politesse, j’ai relevé mon pied de nouveau et je lui ai planté mon talon aiguille entre les jambes d’un grand coup sec !

— Celui de tes bottines! Aille aille aille. Ca a du faire mal !

— Je pense bien ! Surtout que j’ai vrillé mon pied jusqu’à ce qu’il me présente ses excuses. Et je ne me suis pas retenue comme la première fois lors du film.

— Il l’a fait ?

— Avec mon talon enfoncé dans les couilles, tu parles qu’il l’a fait !


Gaelle prend une voie implorante pour l’imiter.


« Arrête Gaelle, je t’en supplie. Ca fait trop mal ! »


— Tu n’as pas honte quand même d’avoir torturé un infirme de cette façon ?

— Non pourquoi. Cela lui a appris la politesse.


« Pardon, pardon. Je m’excuse »


C’est seulement à ce moment que j’ai relevé mon pied.


" Bon, ça va pour cette fois ci, mais ne recommence pas. Sinon la prochaine fois je serais beaucoup plus méchante."

" C’est juré."


— J’ai pris une attitude désolée.


" C’est vraiment dommage pour toi. Moi qui comptais te faire une petite surprise. Mais bon, comme tu as été vilain je ne le ferai pas."


— Il m’a demandé quelle surprise je voulais lui faire, et je me suis levée pour lui dire à l’oreille.


« Oh non, s’il te plait. Tu ne peux pas faire ça ! » m’a ’il dit d’une voix implorante.

" Je m’excuse. Je ferais tout ce que tu voudras."


— A ce point ! C’était quoi la surprise ?

— Un truc très cochon. Je ne pense pas que tu as envie de le savoir.

— Gaelle, arrête de me faire marcher. Dis-moi ce que c’était.

— Tu t’intéresses aux trucs cochons maintenant ?

— C’est juste par simple curiosité.

— Par simple curiosité ! Mon œil. Sous tes airs de sainte nitouche, tu es en fait une petite vicieuse.

Bon, c’est d’accord, je lui ai dis que j’avais l’intention de trouver un coin tranquille dans un magasin pour lui tailler une pipe.

— Je me doutais qu’il s’agissait d’un truc dans ce genre.

— Ca ne m’étonne pas, tu as un esprit tellement pervers.


Noémie sourit.


— En tout cas, je comprends sa déception.

— Oh, oui, si tu avais vu a tête. On aurait dit un petit garçon à qui on aurait enlevé son jouet. 

— C’est bien fait pour lui. Ca lui apprendra à respecter les filles. Il a eu le temps de réfléchir à sa bêtise comme ça.

— Il n’a pas eu à réfléchir tant que ça.

— Qu’est ce que tu veux dire. Ne me dis pas que tu l’as fait.

— Bah….si. Le pauvre, il me faisait tellement pitié. Je n’ai pas pu résister, tu sais à quel point je suis sensible.

— Sensible toi ! Dis plutôt que tu mourrais t’envie de sucer un type dans un endroit public !

— Oui, c’est vrai j’avoue. Tu as raison, je ne l’avais encore jamais fait et j’avais la chatte toute trempée rien qu’à y penser.

On a donc essayé plusieurs magasins. Au début, on ne trouvait rien qui conviennent. Il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Il faut dire qu’une meuf habillée comme une pute en compagnie d’un type en fauteuil roulant, ça ne passe pas inaperçu.

On commençait un peu à désespérer et je m’apprêtais à proposer à Julien de le sucer dans la voiture sur le parking, quand il m’a désigné une salle de bain d’exposition dans un magasin d’ameublement.


"Attend moi là, je vais voir."


— Je l’ai laissé dans l’allée pour aller l’inspecter. Elle était munie d’un dressing entièrement clos!

Je suis ressortie quelques seconde plus tard et lui ai fait signe de me rejoindre avec le doigt. Son visage s’est illuminé et il a réussi à faire rouler son fauteuil tout seul jusqu’à moi.

Une fois bien à l’abri des regards derrière le paravent, je me suis agenouillée entre ses jambes.


" Tu fais bien le guet surtout! Si quelqu’un s’approche, tu me caresses une oreille avec ton doigt."


— J’ai sorti sa queue et je me suis mise à la pomper avec avidité. J’étais morte de trouille à l’idée de me faire prendre, et je voulais en finir au plus vite.


" Humf humf humf..."

" Oui oui oui, oh Gaelle...comme c’est bon..."


— Tout d’un coup j’ai senti le doigt de Julien sur mon oreille, et je me suis immédiatement arrêtée de pomper. Quelqu’un était juste derrière la cloison à moins de deux mètres. Non en fait ce devait être un couple.

Je suis restée immobile en retenant mon souffle, avec la queue de Julien dans la bouche. Mon cœur battait à 200 à l’heure!

Ouf, il se sont éloignés et Julien m’a fait signe que je pouvais reprendre.

Je ne me sentais pas capable de supporter une deuxième fois la même chose, et je le fais exploser dans ma bouche en moins de 30 secondes.

J’ai tout avalé puis j’ai nettoyé la queue de Julien avant de la remettre en place. J’ai ensuite défroissé mes vêtements, et je suis sortie du dressing en poussant le fauteuil comme si de rien n’était.

C’est à ce moment qu’on s’est rendu compte qu’une vendeuse nous regardait bizarrement.


" Tu crois qu’elle se doute de quelque-chose?" m’a demandé Julien.

" C’est possible. Attends, on va le savoir tout de suite."


— J’ai sorti mon gloss de mon sac à main, et je me suis passée une belle couche sur les lèvre en prenant soin d’être bien vue de tous.

La vendeuse a a tourné les talons et a pris son téléphone. Oh oui, elle avait compris cette garce, et elle était surement en train d’appeler la sécurité.


" Vite, il faut se barrer !"


— J’ai poussé le fauteuil roulant à toute vitesse vers la sortie du magasin, et une fois arrivés dans la galerie marchande, je me suis même mise à courir. Tu t’imagines, avec des talons de vingt centimètres ! C’est un miracle que je ne me sois pas tordu une cheville.

J’ai couru comme ça jusqu’à une sorte de petit parc à coté du centre commercial. J’ai trouvé un banc et je m’y suis arrêtée pour reprendre mon souffle.

C’est là que j’ai que Julien riait aux éclats. Si tu avais vu à quel point il était heureux.


Noémie sent une petite pointe de tristesse dans la voix de son amie lorsqu’elle dit cela.


— Gaelle, fais attention avec Julien.

— Attention à quoi ? Que veux tu qu’il me fasse dans son état ?

— Physiquement rien bien sur. Je parle d’un point de vue..., sentimental.

--Mais qu’est ce que tu me racontes comme connerie ?

— Tu commences à trop t’attacher à lui. C’est dangereux, il est très malade tu sais. 

— Oui je sais mais ne t’inquiète pas, c’est juste un client comme un autre pour moi.

— Tu ne sais pas mentir. Je te connais bien et je sais que ce n’est pas un patient comme les autres. La preuve, tu as utilisé le mot "client" exprès par provocation pour cacher tes vrais sentiments.


Gaelle ne dit plus rien. 


— Dis-moi franchement. Ce que tu fais avec Julien, tu le fais avec beaucoup d’autres personnes ?

— Non, aucune.

— Tu vois. Il y a pas si longtemps, j’ai vu ma meilleure amie avec le cœur en morceaux quand son mec l’a larguée alors qu’elle était enceinte. Je n’ai pas envie qu’il se brise à nouveau.

— Ca ne risque pas, tout le monde dit que j’ai un cœur de pierre maintenant.

— C’est parce qu’ils ne te connaissent pas. Moi je sais que tu es au contraire une chouette fille avec un cœur énorme.

— Tu es sincère?

— Oui. Tu as un cœur monstrueux, presque aussi gros que.... ton cul!


— Noémie, t’es vraiment qu’une petite salope. Viens dans mes bras que je t’embrasse.

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