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Gigolo

Chapitre 2

Hétéro

La porte franchie nous sommes dans un vestibule. Sur la gauche la sortie de secours est fermée. En face deux portes, un WC dames, un WC hommes. La première porte est ouverte. Celle des WC hommes est fermée. J’entends la voix de Marie, elle proteste, crie, hurle


-Non, laissez-moi. Je ne veux pas. Vous n’avez pas le droit. Arrêtez! Au secours. Au secou…


Une main a dû la bâillonner. On entend des bruits mais couverts par l’orchestre. Je cogne dans la porte


-Ouvrez, police. Police ouvrez. Police


De la salle de bal arrivent des curieux attirés par mes hurlements. La porte des WC s’ouvre enfin, Marie a tiré le verrou. Elle apparaît seule. Devant les curieux qui s’amassent, elle recule. Personne dans la pièce, la fenêtre du fond est ouverte et au pied du radiateur gît une culotte blanche à l’entrejambe partiellement déchiré. Je regarde mon épouse: cheveux ébouriffés, haut de robe déchiré, seins pendant au-dessus des bonnets du soutien gorge, tétons durcis, bas de la robe coincé dans la ceinture, elle pleure à chaudes larmes, immobile, figée dans sa honte. Caro remet de l’ordre dans ses vêtements et la pousse dans mes bras. Elle s’y réfugie et main sur l’encolure de sa robe elle va vers la salle. Je n’ai rien dit. Mais les autres s’en chargent et font redoubler les sanglots:


-Elle l’a bien cherché. Une sacrée allumeuse. Et vas-y que je te frotte. Elle a tellement chauffé le premier qu’il a inondé son froc: il dort épuisé.

-La salope enragée. Elle sort en pleurant, mais elle est entrée en riant et en aguichant.

-Elle pleure parce qu’elle n’a pas eu son compte. Son mec est intervenu trop tôt.

-Une chienne en chaleur, je vous dis. Vous l’avez-vue à l’œuvre. Putain, je plains son mari.

-Hé! Mec, tu devrais la tenir en laisse.

-Achète lui des culottes blindées, cocu!

-C’est des salauds, mais elle les a provoqués. Bien fait. Ca lui apprendra à se tenir

-Elle l’a bien mérité. C’est une vicieuse. Paie lui un canard ou un gros god!

-Dommage qu’ils ne lui aient pas cassé le cul. Elle aurait eu quelque chose à raconter à ses petits-enfants c’te grue!


Sous les sarcasmes et les quolibets nous rejoignons notre table, accompagnés de Caro. Elle tend à Marie son sac à main puis va ouvertement plonger la main dans la poche de veste de Richard, en retire deux tout petits sachets transparents vides et un troisième contenant une pilule.


-Ca c’est la pilule du bonheur, il ne l’a pas utilisée. Là, il a pris le somnifère qui le fait dormir: c’est étrange, il s’est trompé de verre! Il est plus futé d’habitude. Celles-ci, ma fille, il avait l’intention de te les administrer si tu avais été récalcitrante. Il a dû juger inutile de s’en servir avec toi; tu as la chance de lui avoir semblé facile à convaincre. Tu lui as promis quelque chose? Donné un rendez-vous? Tu l’as chauffé?

De toute façon, avec ou sans pilule, tu devais y passer cette nuit. Surtout que tu leur courait après. Tu es bien naïve pour ton âge. Ton homme ne te suffit plus? Refile-le moi, si tu préfères la canaille. Et toi Etienne, fais attention!


-Je venais de la mettre en garde concrètement devant la porte en lui montrant ce qui se passe à proximité des bals. Ca n’a servi à rien, au contraire, ça lui a donné envie.


Marie est muette, tête basse. Elle s’essuie les yeux du poignet et se noircit la bouille.


-Dans ce cas c’est une vicieuse. Fous-la à la porte. Tiens, ma carte de visite, appelle-moi si tu te sépares de cette tordue. Je serai heureuse de te revoir.


Quelques sifflets accompagnent notre sortie. Dans la voiture, il est inutile de parler. Elle pleure, pleure sans fin, renifle et sanglote encore. Que dire pour la consoler. L’exagération des commentaires à son retour en salle suffit à lui faire mesurer l’étendue du désastre. Elle répète entre deux crises de larmes:


-J’ai honte, tellement honte. Je veux mourir.


Je lui fais prendre une douche. Elle se reprend, veut s’excuser, demander pardon, s’expliquer. Elle fouille son sac, le renverse sur la table du salon, éparpille le contenu, ne trouve pas.


-Tu sais, ce type ne compte pas. Ce Richard n’est rien pour moi. Je ne lui ai rien promis. J’ai juste dansé avec lui.


-Et tu l’as juste un peu invité à notre table, parce qu’il ne comptait pas. Qu’aurais-tu fait de plus s’il avait compté? Et il t’a juste offert à boire pour réussir à m’endormir un peu, pendant qu’il te ferait juste un peu prendre l’air dehors pour te faire des choses qui ne comptent pas quand le mari endormi n’en sait rien. Et ça ne te déplaisait pas puisque tu as essayé de te lever.


-Maintenant, j’ai compris. Sur le moment, j’y voyais une interruption sans autre importance.


-Juste un peu, une nuit en passant, adieu je t’ai eue, ni vu ni connu. J’ai passé plus de temps assis qu’à danser, et toi tu l’aguichais, ventre en avant, te calant sur celui de ce voyou.


-Je suis restée correcte, n’abuse pas parce que tu es en colère. Je n’aurais pas dû me laisser imposer par Richard la promesse de lui réserver la série de valses. J’en conviens. Mais je ne savais pas qu’il avait l’intention de s’incruster. Comment l’aurai-je deviné? Quand même, un instituteur!



--Ah! Un instituteur ! Pourquoi as-tu appelé au secours par la suite? Quel est le métier de tes violeurs?


-Ils ne m’ont pas vraiment violée.


— Que t’ont-ils réellement fait après t’avoir arraché ta culotte et déballé et trituré les seins? Sont-ils médecins, t’offraient-ils une consultation gynécologique gratuite?


-Ils m’ont mis des doigts dans…


-Eh! Oui, tout simplement; c’est normal à ton avis. Un geste tout naturel: tu rencontres une fille, tu lui mets la main au panier, tu vérifies la bonne lubrification des conduits et tu lui indiques combien elle te doit pour cet examen. Je fais ça vingt fois par jour, en pleine rue, les filles me remercient! Mais dans des toilettes hommes empestant l’urine, c’est original bien que peu hygiénique. Avaient-ils un speculum. En te tâtant les seins cherchaient-ils des traces de cancer. Comment?


-Gino m’a mis deux doigts dans le sexe et a commencé à les secouer. L’autre y a trempé le majeur puis me l’a enfoncé dans l’anus.


-C’est bien ce que je pensais, ils sont médecins. Ils ont observé les protocoles. C’est marqué sur les flacons: bien agiter avant de s’en servir. Faute de vaseline, lubrifier à la cyprine avant l’invasion du rectum.


-Tu ironises facilement.


-Et avec ça tu les excuses? Le viol est par définition l’introduction dans un orifice humain d’un objet ou d’un corps étranger comme le doigt ou le sexe masculin contre la volonté de la victime. Ils se sont introduits dans deux de tes orifices, matériellement ils t’ont violée. Tu me dis qu’ils ne t’ont « pas vraiment violée » . Donc ils n’ont pas agi contre ta volonté? Tu étais consentante, c’est bien ça? Avais-tu des doutes sur ton état de santé, les as-tu priés d’ausculter ton thorax, d’inspecter l’état de ton vagin ou de découvrir si tes intestins étaient infestés de polypes?


— Tu sais bien que non. Non, j’ai refusé. Mais ils se sont comportés subitement comme des sauvages, après avoir été si serviables. J’avais beau protester, ils m’ont maîtrisée et j’étais à bout de force quand tu es venu me sauver. Tu ne vas pas croire que je voulais ça?…Oh! Non, pas toi. J’ai crié au secours!


-Si les gendarmes viennent t’interroger tu auras le choix entre porter plainte pour viol ou être jugée pour incitation à la débauche dans un lieu public. Et s’ils interrogent les témoins, peu témoigneront en ta faveur, ils ont fait connaître leur opinion très clairement. Les as-tu entendus?


-Oui, je sais. C’est terrible, les gens te jugent vite fait. Je te jure que je ne pensais pas à mal. Qu’en penses-tu?


-Je faisais semblant de dormir, j’ai moins bien vu que les autres. A les entendre tu t’es mal conduite. Mais dans les WC, si je n’ai pas vu les coupables, j’ai vu dans quel état ils t’ont mise et j’imagine facilement la suite possible sans l’alerte donnée par Caro. Si tu soutiens qu’ils ne t’ont pas violée, tu confirmes mes doutes sur la sincérité de tes déclarations d’amour. Ne me dis donc pas que Richard n’est rien pour toi.


-Absolument rien, te dis-je. Je voulais te dire qu’ils n’avaient pas réussi à me pénétrer avec leur verge, ni à se vider en moi. J’ai subi des attouchements et des pénétrations digitales seulement. Et ce n’était pas volontairement. Je le redis; ce sont des inconnus, je n’éprouve aucun sentiment amoureux pour eux. Ce qu’ils m’ont fait me fait honte.


-Mais tu m’as négligé pour lui, tu étais prête à « aller prendre l’air » avec lui! Et ta façon d’accepter son genou entre tes cuisses en dansant en dit long sur ton envie de lui plaire. Tu ne pourras plus me dire à l’avenir que tu ignores les intentions d’un type qui te fait sortir de la salle de bal. Avertie, tu as pourtant accompagné les deux autres. Je ne peux pas comprendre. Tu devais avoir envie!


-Le mousseux m’a fait tourner la tête sans doute. Et ils m’ont poussée, un de chaque côté. Je me demandais ce qu’il y avait derrière cette porte. Et j’étais furieuse contre toi.


-Furieuse contre moi; cela justifie tout, même l’adultère? Qu’est venu faire cet inconnu avec une bouteille à notre table, s’il ne t’avait pas tourné la tête auparavant? Tu étais envoûtée par ton bel instituteur avant le mousseux. Tu aurais pu lui demander de respecter notre intimité, tu me savais irrité par sa présence.


-Arrête, s’il te plaît. Je t’aime et ce Richard ne compte pas. Finalement rien de grave ne s’est passé.


-Sauf un tout petit viol de rien du tout dans les toilettes! Vous m’en mettrez trois doigts, s’il vous plaît! Les spectateurs étaient moins indulgents que toi. Pourquoi ces deux types ont-ils fui par la fenêtre: pour t’amuser ou parce qu’ils savaient avoir agi comme des violeurs. Ils étaient moins indulgents avec eux-mêmes que toi.


-Aide-moi à oublier cette soirée. Je suis honteuse et désolée. Pitié, ne m’accable pas. Je regrette sincèrement de t’avoir déçu à ce point.


-Dis-moi, que cherches-tu sur la table? Tu as l’air ennuyée.


-J’ai perdu mon poudrier en argent. Ton cadeau. Je ne sais pas comment.


Du fouillis je sors sous ma main la carte de visite de Richard.


-Et ça, qu’est-ce que c’est? La carte de visite de ce merveilleux Richard! Il n’y a pas de doute, tu fais tout ce que tu peux pour l’oublier. Tout le monde conserve la carte de visite de gens à oublier.


Rouge pivoine, elle m’arrache la carte et la déchire.


Il l’a certainement mise dans mon sac quand nous dansions.


-Non, Marie. Je t’ai vue la ranger toi-même. Tu as assez menti. Je vais me coucher, tu t’enfonces de plus en plus et je ne le supporte plus. Bonne nuit.


-Chéri, attends-moi. Je te demande pardon pour toutes mes bêtises de ce soir. Souviens-toi: nous nous sommes juré de ne jamais nous coucher fâchés.


-Nous nous sommes aussi juré fidélité et assistance, tu aurais pu t’en souvenir au bal, au lieu de tenter l’infidélité avec insistance


-Je sais. Excuse-moi. Ca ne se reproduira plus. Je t’aime, viens coucher avec moi. Je soupçonne Richard d’avoir mis quelque chose dans mon mousseux. Caroline a parlé de la pilule du bonheur.


-Oui, mais il l’avait encore en poche. Qui sait, il en avait deux, peut-être trois?. N’est-il pas admirable ce brave garçon? Et prévoyant, plein d’égards pour des victimes droguées. Il prend la peine de les baiser pour calmer le feu qui les dévore. Un bienfaiteur en somme. Conserver son adresse et son téléphone est une sage précaution…N’accepte plus un verre rempli hors de ta vue. Méfie-toi des verres offerts par des inconnus. Tu croyais connaître ton danseur. En vérité tu ne sais rien de lui. J’aurai l’occasion de t’en donner la preuve.


Pour la première fois en sept ans de mariage je doute des sentiments de Marie. Mais je ne dis pas non à une réconciliation sur l’oreiller. Ses démonstrations amoureuses sont d’une chaleur extraordinaire. Elle se montre ardente, endurante, exigeante, épuisante, insatiable. Elle veut se racheter, elle veut me convaincre de sa fidélité. Elle se donne sans retenue, manifeste bruyamment son plaisir. J’en oublie rancœur et jalousie, je lui démontre mon amour avec gentillesse et vigueur. Elle connaît enfin les orgasmes repoussés depuis notre arrivée à ce bal maudit. Elle me jure qu’elle n’aime que moi, puis sombre brusquement dans un sommeil profond d’une douzaine d’heures. Au réveil, elle ne se souvient ni du coucher, ni de sa fringale de sexe.

D’un commun accord, nous ne parlerons plus de cette détestable soirée et encore moins de Richard.


-Et si tu me faisais l’amour. C’est dimanche, nous avons tout notre temps. Rejoins-moi au lit. Viens, je n’ai pas besoin de pilule pour te désirer. C’est vrai, je le constate avec bonheur, quel dimanche! Elle est épouse, elle est maîtresse. Ses derniers tabous sautent; elle avale mon sperme, s’étonne de ce progrès.



Le mercredi suivant, en fin d’après-midi, je reviens du travail. A quelques pas sur le trottoir, je reconnais la silhouette de Richard! Avec ma télécommande, j’ouvre la porte du jardin puis celle du garage qui se referme derrière moi. A cause de la distance et des vitres fumées le beau brun n’a pas reconnu le conducteur. J’arrive au salon, la sonnerie du téléphone retentit. Je ne me presse pas. Il doit rappeler un peu plus tard, je patiente avant de décrocher


J’ai un don particulier d’imitateur. Toute notre famille m’a entendu imiter la voix de Marie. C’est ma plaisanterie préférée, mais à domicile seulement. Je prends donc la voix de mon épouse.


-Allo, oui, ici Marie.


-C’est Richard.


-Richard, Je ne connais pas de Richard.


-Richard, ton cavalier préféré, samedi au bal. Mais, tu m’as téléphoné hier, tu t’inquiétais de ma santé.


-Ah! Oui, j’avais oublié. Qu’est-ce qui me vaut le plaisir?


-Comme tu m’as laissé ton numéro de téléphone, j’ai pensé te faire plaisir en t’appelant. Tu attendais mon appel avec impatience? Tu as été si chaleureuse que tu n’as pas pu m’oublier. Nous devons consolider une situation à peine engagée; comme moi, tu dois en mourir d’envie. Ha! Ton corps brûlant pressé contre le mien, ton ventre si doux, mes mains sur tes seins de miel, mon genou prisonnier de tes cuisses, tes déhanchements ravageurs, quels souvenirs inoubliables, quelles promesses de plaisir partagé. Je brûle d’impatience et de désir.


Il y a bien eu échange de numéros! A quel jeu Marie s’est-elle livrée? Ca sent mauvais pour le mari. Et elle prétend vouloir l’oublier. Elle a déchiré le numéro de Richard, persuadée d’être appelée par lui, me laissant à une béate certitude de fidélité. Elle lui a même téléphoné, je l’apprends. Le téléphone c’est si discret pour correspondre. Sauf aujourd’hui!

D’un inconnu elle a fait un confident, le bénéficiaire de familiarités et de faveurs à caractère sexuel, dans mon dos. Elle s’est bien gardée d’en parler. Richard ne peut pas être plus explicite. Le rapprochement a été torride.


Mais, on se tutoyait?


-Tu me l’as expressément demandé. En réalité, je veux entendre ta voix merveilleuse. De plus, en partant tu as oublié sur la table un poudrier en argent. Cadeau ou oubli? Ca me fournit un excellent prétexte pour te le rapporter. Ton mari n’y verra rien à redire. Quel grincheux celui-là. Il ne te mérite pas.


-C’est mon mari, ne l’oublie pas.


-Je veux aussi m’excuser d’être tombé de fatigue. Ce malencontreux malaise m’a privé du bonheur de te serrer plus longuement sur mon cœur. Mais ce n’est que partie remise. Mon cœur et tous mes sens te réclament. Tu m’as mis le feu!


-Oh!


-J’ai profité de mon mercredi pour essayer de te rendre ce poudrier de valeur. A la poste on a bien voulu exceptionnellement me communiquer ton adresse. Je suis devant ta porte. Es-tu seule à la maison? Ce serait magnifique, nous pourrions mieux nous connaître.


-Non, mon mari est ici. Mais viens.

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