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Le goût de la luxure (Tome 1)

Chapitre 5

Sans remords

Erotique
Mardi 6 mars 2018*, Bordeaux.
Aux environs de 15h45, Léa et moi commencions à ranger tranquillement notre stand. Même si la fermeture officielle du salon n’était prévue que dans un peu plus de deux heures, j’allais devoir partir tôt. A 16h15 précise, je devais prendre la direction de l’aéroport, dernier vol Bordeaux-Lyon de la journée oblige, et je n’avais pas l’intention de laisser ma collaboratrice se taper tout le sale boulot toute seule.
Mon regain d’énergie après ma longue nuit de sommeil, m’avait permis de passer une seconde journée de salon bien moins longue et ennuyeuse que la précédente, et ce malgré toujours aussi peu de clients potentiels.
A vrai dire, mon moment de folie avec Arnaud et l’orgasme exceptionnellement intense qu’il m’offrit m’avait littéralement épuisé... Couchée vers 22h30 et réveillée à 7h30, j’avais dormi comme un bébé et j’étais d’humeur guillerette.
La période de culpabilité qui suivi mon infidélité fut particulièrement courte… bien plus courte que ce que je redoutais. Avec la même malhonnêteté intellectuelle qui était la mienne à l’époque où ma nymphomanie régissait toute ma vie, j’avais fini pas considérer que cet écart n’avait aucune importance.
La honte avait laissé place à un délicieux sentiment de satisfaction que j’avais décidé de ranger avec mes autres souvenirs, au sein d’un jardin secret excessivement luxuriant...
— Après tout, si je ne fais de mal à personne et que je suis plus heureuse comme ça… Où est le problème ? pensai-je sans le moindre remords.
Sans pour autant nier l’immoralité de mon comportement, j’avais conclu qu’en l’absence de conséquences néfastes sur mon couple ou sur Raphaël, ça n’était pas si grave. Certes, je n’avais pas été "une future bonne épouse", mais personne n’en saurait jamais rien et c’était le plus important...
A quelques minutes de mon départ pour l’aéroport, je constatai avec amusement qu’Arnaud, mon pilonneur fou qui devait passer boire un verre avec ma collaboratrice et moi… n’était venu. Etonnement, nous ne l’avions pas vu de la journée.
Mais honnêtement c’était aussi bien comme ça, puisque cet homme n’avait plus la moindre importance à mes yeux. C’était mon retour à Lyon qui occupait mon esprit et j’étais heureuse à l’idée de retrouver mon futur époux dans la soirée.
Mes envies et mon impatience concernaient à présent Raphaël, et même si mon sexe semblait se remettre plus lentement que d’habitude des intenses sollicitations de la veille, j’étais bien décidée à fêter dignement mes retrouvailles avec Raphaël.
Vers 16h10 mon application Uber m’informa de l’arrivée de mon chauffeur. Le temps de remercier chaleureusement Léa pour sa prestation des deux derniers jours et pour sa compagnie, puis je filais en direction de la sortie du Palais des Congrès.
— Courage encore 1h45 et tu pourras plier les gaules ! lui lançai-je, accompagnant mon encouragement d’un petit geste de la main.

Quarante minutes plus tard, circulation oblige, j’arrivais enfin à l’aéroport. Valise en main et sac d’ordinateur sur l’épaule, je passais une à une les fastidieuses étapes préalables à mon arrivée en zone d’embarquement.
Enfin assise à quelques mètres du petit biréacteur d’Air France qui s’apprêtait à me transporter jusqu’à Lyon, je décidais d’envoyer un message à Enzo, mon « pote » de la salle de sport…
[SMS]>Salut Enzo. Pour éviter que tu sois trop triste et que tu fasses la gueule… j’irais à la salle demain matin ! ;-) Et puis un peu de sport, ça me fera le plus grand bien ! A demain. Bise.
Dans un second message, j’informai Raphaël que mon vol prévu pour 18h35 aurait une quinzaine de minutes de retard. Visiblement très impatient de me retrouver, mon homme m’invita à « faire au plus vite », ajoutant qu’il avait « très très faim »…
Même si j’avais lu entre les lignes, les deux emojis… une courgette et une pêche… qu’il ajouta dans un second message, précisèrent la nature de sa faim. Son « appétit » débordant à mon égard me fit sourire… puisque c’était le signe d’une belle soirée en perspective.
Assise dans le hall d’embarquement, je m’occupais en regardant les dernières nouvelles sur mon téléphone. Une tentative d’assassinat sur un agent double en Angleterre et l’arrivée au pouvoir de populistes en Italie occupaient la une de la presse.
Alors que je poursuivais ma navigation en faisant défiler les articles proposées par Google Actu, Enzo répondit à mon message…
[SMS]<Super ! Content de voir que tu prends soin de moi ! Je vais réfléchir à un moyen de te remercier du coup ! ;-) Bonne fin de journée et vivement demain ! Bisous.
Un nouveau sourire apparu sur mon visage à la lecture de sa réponse. J’avais bien quelques idées à lui soumettre « pour me remercier », mais je préférai les garder sagement pour moi…
Peu avant 19h, aux côtés de la cinquantaine de passager en partance pour Lyon, j’embarquai enfin dans l’avion. Pour passer le temps durant ma petite heure de vol, j’avais pris soin d’emporter le dernier Dan Brown que je venais de m’offrir, quelques semaines plus tôt.
Plongée dans mon bouquin et impatiente d’en savoir plus sur les découvertes de Robert Langdon, je mis un terme à ma lecture lorsque mon avion se posa sur le tarmac de l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Malgré une météo plus que maussade, j’étais contente de rejoindre ma ville natale. Quelques manœuvres pour réjoindre la zone de débarquement, puis je quittai l’avion aux environs de 20h. En l’absence de bagages en soute, je sortis sans attendre du terminal et pris la direction du « P Express », le parking réservé aux conducteurs récupérant des passagers.
Quelques minutes de marche et j’étais enfin arrivée à destination. Au milieu de la masse de véhicules et de personnes présents, je cherchai brièvement mon homme du regard, avant d’apercevoir mon grand brun m’adresser un signe de la main. En m’approchant de Raphaël sans attendre, mon visage s’illumina…
— Coucou mon amour ! lui lançai-je avant de l’enlacer avec tendresse.— Bonjour Madame… ou plutôt Mademoiselle… je suis votre chauffeur ! Si vous voulez bien me suivre… me répondit-il avec humour.
Le tendre baiser que nous échangeâmes me fit frémir de plaisir. 
Tout en chargeant ma petite valise dans le coffre, Raphael m’interrogea sur ma journée et sur mon vol, avant de quitter les lieux rapidement, le temps de stationnement étant plus que limité dans ces parking « minutes ».
Heureux de nous retrouver, comme si je revenais de trois mois d’absence, nous discutâmes durant tout le trajet. Raphaël m’informa qu’il avait reçu la confirmation du traiteur de notre mariage, mais également celle du DJ en charge de l’animation…
— C’est cool ! Il nous reste plus qu’à prévoir le plan de table… et à commander ton costume et ma robe ! m’exclamai-je ravie de ces deux bonnes nouvelles.
Tous deux athées, nous avions fort logiquement décidé de ne pas prévoir de cérémonie religieuse, au grand dam des parents de Raphaël. Un choix en phase avec nos convictions, mais qui ne remit pas pour autant en cause mon envie de robe de mariée. Même si je la voulais simple, l’idée d’être une « princesse » le temps d’une journée me faisait envie. Un petit côté fleur bleue, en total décalage avec la femme que j’étais au quotidien, mais que j’assumais parfaitement…
A notre arrivée à l’appartement, Raphaël parti s’afférer dans la cuisine pour préparer notre repas, pendant que je déballais ma valise dans la chambre.
— Pates carbo… ça te va ? me cria-t-il depuis la cuisine.— Oui parfait mon amour ! J’ai le temps de prendre une douche du coup ? lui hurlai-je en retour.— Oui vas-y… de toute manière on va se boire l’apéro avant de manger, pour fêter ton retour ! me répondit-il à voix haute.
Mes vêtements propres rangés, et les sales déposés dans la corbeille à linge déjà bien remplie, je finissais de vider ma valise en remettant à leur place les deux sex-toys que j’avais emmené avec moi et qui au final ne m’avaient que peu servi. De retour à leur place, dans le tiroir de ma table de chevet, j’en profitais pour récupérer mon plug chromé… celui que j’avais prévu de porter pour mes retrouvailles avec Raphaël.
— Ce soir… ce sera soirée open-bar pour toi mon chéri… pensai-je excitée à l’idée de le laisser Raphaël jouer avec mon corps sans la moindre restriction.
Un passage par les toilettes… pour évacuer tout ce qui devait l’être en prévision de ma soirée torride… puis je filais dans la salle de bain. Entièrement nue, je vérifiai rapidement qu’aucune marque ne puisse trahir mon secret… ou plus précisément ma folle soirée de la veille avec Arnaud.
Dans un moment d’utopie, je m’imaginai un jour faire part de mon hypersexualité à Raphaël. Une confidence qu’il accueillerait, dans mes rêves les plus fous, de la plus positive des manière… allant même jusqu’à me donner son accord pour laisser libre court à mes envies…. et pourquoi pas m’accompagner dans des expériences encore plus dingues, mais à deux…
— Allez arrêtes de rêver et va te laver ! Ça n’arrivera jamais… finis-je par conclure avec une pointe d’amertume.
Oubliant mes chimères, je décidai de m’activer afin de rejoindre mon homme au plus vite. Tout en profitant de l’agréable chaleur de ma douche, je réalisai un petit contrôle visuel de mon intimité. Si les rougeurs de la veille au soir avaient bien évidement disparu, ma vulve n’en restait pas moins sensible, voire légèrement douloureuse au touché.
— Quelques savoureux coups de langue… et tout rentrera dans l’ordre… pensai-je avec malice.
Aussi fraiche que la rosée du matin, je m’essuyai soigneusement en réfléchissant à la tenue que j’allais porter. Même si j’avais quelques sous-vêtements sexy, je n’étais pas une grande fan des ensembles et autres bustiers provocants… pour le plus grand malheur de Raphaël !
En revanche, je savais me faire provocante… mais à ma manière.
— J’ai qu’a me pointer à poils dans la cuisine … juste avec mon plug… Ou alors, je mets juste mon débardeur turquoise et mon plug… pensai-je en me démaquillant.
Un joujou dans cul et le sexe à l’air, je n’avais pas le moindre doute sur l’effet que j’aurais auprès de Raphaël. Mon petit débardeur aurait pour sa part deux avantages : il cacherait mes petits seins et ajouterait un petit côté « décalé » à ma provocante absence de dessous. Me voir arrivée à demi-habillée, ferait forcement sourire mon homme…
Emmitouflée dans mon peignoir, à pas de loup je quittais la salle de bain, en direction de notre chambre. Mon débardeur récupéré et enfilé, je retournai rapidement dans la salle de bain pour finaliser ma préparation. Notre apéro et notre repas attendraient… j’avais trop envie de surprendre mon homme maintenant, pour attendre.
Mon plug dans la main droite, je déposai un petit filet de bave sur l’index et le majeur de ma main gauche. Soigneusement étalée sur mon petit trou, elle ferait comme j’en avais l’habitude office de lubrifiant naturel.
La zone prête à accueillir mon jouet, je le glissai brièvement dans ma bouche pour le lubrifier à son tour. Insérer dans ma bouche un objet destiné à occuper mon rectum avait toujours quelque chose… d’étrange. Sans être excitant, ni répugnant puisqu’il était propre, je trouvais ça plutôt amusant…
Placé à l’entrée de mon orifice, la fraicheur du jouet me fit me contracter. Quelques lents va-et-vient, puis j’augmentais progressivement la pression. Le léger inconfort de son introduction laissa place à une agréable sensation de remplissage lorsqu’il finit par être aspiré par mon cul. La douce pesanteur que je ressentis dans la foulée m’ouvrit un peu plus encore l’appétit…
— Parfait… j’espère que tu es en forme mon amour ! murmurai-je en attachant mes cheveux avec un élastique.
Quelques pschitts de parfum dans le cou, le préféré de Raphaël, un coup de déo sous chaque bras et j’étais fin prête.
A mon arrivée, dans la cuisine, mon homme s’activait au-dessus de la plaque de cuisson. Sur la pointe des pieds, je vins me coller dans son dos, avant de plaquer mon visage entre ses omoplates et mes deux mains sur son torse…
— Oh tu m’as fait peur ! me dit-il en sursautant.— Ce n’est que moi… ou si tu préfères c’est une méchante cambrioleuse perverse… en manque d’une grosse bite ! lui répondis-je en caressant ses pectoraux au travers de son t-shirt.— Ah ouai… une cambrioleuse avide de sexe… ça m’intéresse ! me dit-il d’une voix rieuse.
Lorsque Raphaël se retourna, l’étonnement fut visible dans son regard. Mais il laissa rapidement place à un sourire malicieux…
— Tu n’aurais pas oublié de mettre une culotte ? m’interrogea-t-il les yeux brillants.— Non non… c’est pas un oublie. Mais tu n’as pas tout vu ! Donne-moi ta main… lui répondis impatiente de lui faire découvrir ma petite attention.— Oh la vache… je vais pas pouvoir finir de faire à manger… comment tu veux que je résiste ! s’exclama-t-il visiblement comblé par la découverte de mon plug.— Pourquoi voudrais-je que tu résistes ! lui dis-je en glissant mes bras autour de son cou.
En véritable prince charmant, Raphaël coupa le gaz sous les lardons et les oignons qui rissolaient dans la poêle, puis il m’enlaça d’un bras, avant d’utiliser l’autre pour se saisir de mes deux jambes. Transportée comme une princesse… le cul à l’air… nous quittâmes la cuisine sans attendre…
— Emmenez-moi dans la chambre mon bon seigneur… lui demandais-je avec une voix aux accents nobles.— A votre guise ma chère… me répondit-il avec la même intonation.
Jetée sur le lit comme un vulgaire sac de patates, mon plug m’offrit au passage quelques savoureuses sensations. Impatiente de voir mon homme me rejoindre, je le regardai se déshabiller aussi vite que possible… Le temps pour moi de remonter mon débardeur au-dessus de mes seins, puis j’accueillis Raphaël sourires aux lèvres.
— Hmmm… le bonheur… murmura-t-il en s’installant entre mes cuisses ostensiblement ouvertes.
Le soupire de plaisir qu’il laissa échapper lorsqu’il posa sa langue sur mon sexe me confirma son impatiente. Je lui avais manqué, et il me le faisait savoir à sa manière…
Comme je l’avais imaginé, les langoureuses caresses de mon homme firent disparaitre le petit inconfort résiduel provoqué par son prédécesseur. Les yeux fermés et alors que je savourais l’instant, je me surpris à repenser au sexe d’Arnaud qui occupaient la place de la langue de Raphaël, la veille au soir. Une pensée honteuse, extraordinairement immorale… mais éminemment excitante qui accompagna mes premiers gémissements de plaisirs.
— Oh c’est trop bon… allonge toi sur le dos… j’ai envie de te sentir dans ma bouche… murmurai-je à mon homme entre deux soupires.
Raphaël ne se fit pas prier, l’idée d’un 69 étant toujours source d’un grand plaisir pour lui, comme pour moi. Avec précaution, je l’enjambai, avant de placer mon visage à proximité de son sexe dressé face à moi. Même si notre différence de taille l’obligeait à réaliser quelques contorsions, mon futur époux s’agrippa fermement à mes deux fesses rebondis, avant d’y plonger son visage avec passion… Les doigts plantés dans ma croupe, il reprit sa dégustation sans attendre.
De mon côté, la main droite crispée sur à sa belle queue ornée de grosses veines bleues, je vins déposer un tendre baiser sur son gland parfaitement dégagé. Avec la sensualité dont Raphaël raffolait, je fis le tour avec ma langue de la partie la plus sensible de son sexe.
Ce divin moment de partage, relança mes gémissements de plaisir et m’invita à essayer de caller le rythme de ma dégustation sur la sienne...
Alors que les envoûtantes caresses de Raphaël sur mon clitoris se faisaient plus saccadés, je tentai de lui offrir en réponse, la plus profonde des fellations. Même si je n’étais pas très douée en la matière, l’idée d’enfoncer son sexe au plus loin dans ma bouche m’avait toujours fait fantasmer...
Mais comme toujours, le contact de son gland sur mes amygdales me fit rapidement rebrousser chemin. Réalisées avec une facilité déconcertante dans les films porno, les gorges profondes n’étaient pas du tout aussi simple à réaliser dans la « vraie vie », comme je le constatai une fois de plus…
— C’est une dinguerie... s’exclama Raphaël, saluant ainsi mon initiative pourtant décevante.
Surexcité, Raphaël repris la fougueuse dégustation qu’il avait interrompu pour profiter de ma profonde fellation. Aspirant mon clitoris avec force, les petits coups de langue saccadés qu’il ajouta me firent tourner la tête. Emportée par la puissance des sensations, j’eus le plus grand mal à rester concentrée sur mes propres allers-retours…
— Oh ouuuiiii… oh ouuuuiiii… répétai-je aux portes de l’extase.
Incapable de poursuivre dignement ma fellation, je finis par poser ma joue sur le haut de sa cuisse, la main droite immobile et crispée sur sa queue... Je venais de déposer les armes, « résignée » à laisser mon orgasme m’emporter...
— Ne t’arrête pas... oh ouiiii... encore.... ouiiii... ouiiii... gemis-je en voyant les portes du paradis s’ouvrirent a moi.
Mon homme redoubla d’effort, m’offrant le plus langoureux des orgasmes. Nos préliminaires n’avaient commencé que depuis une poignée de minutes et j’étais déjà comblée de bonheur.
Alors que mes encouragements avaient laissé place à de petits cris aiguës, Raphaël me fit basculer sur le côté. D’un bon il se redressa, puis me saisit par les hanches pour m’attirer vers lui avec la virilité dont je raffolais. Prenant place entre mes cuisses, sexe à la main, il se glissa dans ma vulve luisante d’une seule traite… comme j’adorais qu’il le fasse.
Le sentir s’enfoncer en moi juste après un cunnilingus orgasmique... était toujours un moment magique. Raphaël me connaissait par-cœur, et il savait que j’aimais le voir agir ainsi.
Ses va-et-vient rapides et la douce ondulation de mon plug resté à sa place prolongèrent comme toujours mon moment d’euphorie. Stimulée de toute part, mes cris de plaisir reprirent de plus bel. Puis, au beau milieu du sentiment de plénitude et de confusion qui avaient tous deux envahi mon esprit, je me mis à imaginer Arnaud prendre la place de mon jouet...
Dans une scène aussi improbable que perverse, j’imaginai mon homme et mon amant d’un soir s’activer en moi de concert. Une double-pénétration fantasmée, particulièrement excitante, qui faillit me faire oublier le petit cadeau que j’avais prévu de réserver à Raphaël…
Et le souffle de plus en plus court de mon futur époux m’indiqua qu’il était grand temps de réagir…
— Viens dans mon cul... murmurai-je à l’oreille de Raphaël.
Ma proposition obscène manqua de peu d’achever mon homme et de le faire jouir prématurément. En prenant sur lui comme jamais, Raphaël s’immobilisa en plongeant ses yeux dans les miens... le regard rempli de béatitude.
Même si ponctuellement je prenais plaisir à lui accorder un accès à cette partie de mon corps, c’était toujours à sa demande. Et forcément, m’entendre prononcer ses quelques mots avait quelque chose de magique pour lui.
Après s’être retiré précipitamment, Raphaël se redressa tout aussi rapidement, plus impatient que jamais de profiter de ma généreuse proposition. Les yeux rivés sur mon intimité, mon homme se saisit de mon plug. Avec un luxe de précautions, contenant la fougue qui l’animait, il finit par me l’extraire tout en douceur.
— Mmmmm... je te veux toi... murmurai-je à son retrait.
Pressé de profiter de mon offrande, Raphaël approcha sa belle queue de mon petit trou fraîchement libéré. La grande quantité salive qu’il étala maladroitement sur mon orifice fiévreux me fit sourire... il était totalement surexcité. Les sensations physiques de la sodomie n’étaient que rarement orgasmiques pour moi. En revanche, l’émerveillement visible sur le visage de mon homme lorsqu’il se glissait dans mon cul était source d’un grand plaisir psychologique...
— Ooooooh bordel.... marmonna Raphaël alors que son sexe s’apprêtait à franchir "la porte du paradis" comme il aimait nommer cette partie de mon corps.
Les yeux dans les yeux, il augmenta un peu plus encore la pression, permettant à son gland de poursuivre sa lente progression. Concentrée, je tentais d’accompagner son entrée de la plus décontractée des façons. Bouche ouverte et respiration haletante, Raphaël finit par s’immobiliser. Alors que l’extrémité de son sexe occupait à présent mon cul, le plaisir que je lus dans son regard me remplit de bonheur. Emportée dans mon élan et en l’absence de douleur, je me fis encore plus audacieuse qu’à mon habitude…
— Vas-y plus fort... lâche toi mon amour… l’encourageai-je dans un moment de folie.
Sans se faire prier, Raphaël entama de peu-profonds, mais rapides va-et-vient dans mes entrailles. Alors que sa belle queue coulissait de plus en plus vite dans mon cul, mes vocalises se firent de plus en plus audibles. Même s’il était improbable que je puisse m’offrir un second orgasme de cette manière, le plaisir psychologique était bien là… et les sensations physiques étonnement agréables.
Quelques secondes d’une pénétration particulièrement riche en sensations, puis Raphaël ralentit la cadence... Dans un dernier élan, il en profita pour grapiller quelques précieux centimètres, déclenchant une petite crispation de mon côté. Trop heureuse de lui offrir ce plaisir, et bien décidée à ne pas gâcher son orgasme, je pris sur moi pour ne rien laisser transparaitre.
Le visage déformé par le plaisir et la queue enserré par mes muscles contractés, Raphaël déposa les armes. Enfoncé en moi aux deux tiers de sa longueur, douleur et plaisir se mélangèrent de mon côté. Si la gêne provoquée par l’occupation excessive de mon rectum était bien présente, la joie de ressentir chacune des contractions de son membre, compensa mon inconfort...
— Oooooh putain… mumura-t-il le visage rougi par l’émotion. — Oui vas-y… c’est trop bon… l’encourageai-je de manière volontairement excessive.
Mais même si j’avais exagéré le plaisir pris lors de son éjaculation, le sentir s’abandonner en moi de la sorte fut source d’un délicieux moment de satisfaction. Je venais de lui offrir un orgasme exceptionnel et j’en étais plus que ravie.
— Je crois que je vais prendre gout à te voir partir en déplacement… si nos retrouvailles sont toujours aussi géniales… me lança Raphaël, la tête posée à côté de la mienne.— Oui mais une surprise doit rester exceptionnelle pour faire son petit effet… D’ailleurs maintenant que tu as bien profité de mon petit cadeau, je veux bien que tu… libères mon cul ! lui répondis-je impatiente de retrouver « un peu d’espace » dans cette partie de mon anatomie.— Ah oui ? Moi j’étais bien… bien au chaud dans ton cul… me dit-il en m’adressant un large sourire.
Mes retrouvailles avec mon homme furent aussi tendres que fougueuses, comme je l’avais espéré. Etrangement, ma mauvaise conduite de la veille avait renforcée mon plaisir, me conduisant même à être plus aventurière que je ne l’étais habituellement…
— Si le plaisir que je prends avec d’autres hommes rend mes ébats avec Raphaël encore plus intenses pour lui comme pour moi… au final… tout le monde y trouvera son compte… pensai-je avec immoralité en me dirigeant vers les toilettes… l’esprit léger...

(*) Note de l’autrice : Lieux exacts, mais dates volontairement modifiées.
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