Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 3 946 fois
  • 16 J'aime
  • 1 Commentaire

Le Grand salon de l'érotisme

Chapitre 1

Trash

Récit érotique contenant : lesbiennes, peut-être un peu d’urine, beaucoup de piercings, et pas mal de dérives sexuelles un peu futuristes (et surtout vicieuses) ; en gros c’est pas trash pour rien, mais c’est pas dégueulasse ou choquant non plus (normalement ^^).


– Ceux qui ont lu mon autre récit "Mylena au salon de l’érotisme", qui a été abandonné en route (d’ailleurs, j’ai un peu arrêté d’écrire depuis un moment...) reconnaîtront certaines similitudes avec celui-ci. Mais ce n’est pas une suite du premier, disons plutôt que c’est un reboot. J’avais en effet besoin de réécrire les choses différemment. Les personnages, même s’ils n’ont pas trop changé dans les grandes lignes, ont un nouveau nom et une personnalité un peu différente. Vous verrez ça. –


Lorsque Mégane avait reçu son invitation pour le Grand salon de l’érotisme, elle avait d’abord cru à une blague de mauvais goût. Elle s’était pourtant rendu compte que l’annonce était sérieuse et que l’événement en question allait bien avoir lieu à une centaine de kilomètres de chez elle. La jeune fille avait longtemps hésité avant de se résoudre à aller y jeter un œil. Le site officiel faisait tout-de-même une description rassurante de la chose : loin de la débauche et de la perversion, ce salon faisait du qualificatif « érotique » une vocation, et se défendait d’être confondu avec de la pornographie. Il s’agissait de réunir des gens pour leur proposer les diverses nouveautés de l’industrie du X et éventuellement de fournir quelques divertissements.

Mégane persistait à se demander qui pourrait bien l’attendre sur place ; elle avait tout-de-même reçu une entrée pour ce salon. Mais elle ne se souvenait pas avoir évoqué ce sujet – qu’elle ne connaissait pas avant – auprès de ses amis, ni d’en avoir entendu la mention. Il était possible que cette invitation ne soit pas du tout un privilège, et que cette annonce soit l’objet d’une campagne plus large. Toujours est-il que Mégane aurait du mal à le vérifier, puisque ce n’était pas du tout le genre de discussions qu’elle affectionnait. Elle n’était pas prude à proprement parler, mais assez réservée quand même. Ni vierge ni inculte, elle partirait au Grand salon de l’érotisme sans trop de questionnements... si encore elle y allait.

L’invitation était un laisser-passer valable pour toute la durée de l’exposition. Les consommations n’y seraient bien-sûr pas gratuites, et l’hébergement non-plus. Du haut de ses dix-neuf ans, la jeune fille ne possédait malheureusement pas encore de permis de conduire, et elle savait que si elle se déplaçait aussi loin, elle n’aurait probablement pas l’occasion de revenir le soir-même ; et ce n’était pas le but non-plus, tout compte fait.

Trois jours avant le début de l’exposition, Mégane appela un petit hôtel et réserva une chambre où elle pourrait loger pendant le salon. Celui-ci tombait en plein milieu des vacances d’été et c’était un bon prétexte pour se divertir.


Elle avait prévu d’y rester au moins un jour et une nuit. Si c’était intéressant, elle avait jusqu’à trois jours de marge ; pour plus que ça, elle n’avait pas assez de marge financièrement. Le voyage en train ne se prêtant pas à l’excès de bagage, Mégane n’emporta que le strict minimum : quelques vêtements de rechange et une trousse de toilette. Elle avait l’air de n’importe-quel voyageur, occupée à lire un journal ou à regarder le paysage. Quelques changements de train ponctuaient le voyage et permettaient à la jeune fille de prendre une ou deux collations. Enfin arrivée à destination, elle prit un taxi et se dirigea tout de suite vers son hôtel. Elle voulait s’assurer que les gérants avaient préparé son arrivée, et déposer ses affaires sur place. Rien à signaler : elle pouvait partir pour le salon.

Il était déjà quatre heures de l’après-midi ; Mégane aurait pu arriver plus tôt, mais étant-donné qu’elle voulait rester au moins jusqu’au lendemain, ce n’était pas si tard. En ville, elle repéra un bus spécialement affrété pour les visiteurs du Grand salon de l’érotisme, et celui-ci l’emmena directement là où elle devait aller. L’appréhension de la jeune fille grandissait : si un plaisantin lui avait envoyé son invitation, c’est maintenant qu’il devrait lui tomber dessus. Mais personne ne se manifesta le temps pour Mégane de faire la queue, et une fois arrivée au guichet, elle tendit son ticket au guichetier, qui s’écria :

— Tiens, une gagnante ! Vous pouviez passer tout droit.

— Hein ? J’ai gagné quoi ? Répondit-t-elle doucement.

— Votre entrée. On a envoyé des annonces un peu partout, et avec certaines annonces, on a aussi envoyé des tickets gratuits. En plus vous avez eu la formule extra-large avec un laisser-passer VIP, c’est tout bon pour vous.

Mégane remercia le guichetier et passa pour ne pas énerver ceux qu’elle précédait. Une fois entrée, elle repéra l’entrée VIP, par laquelle elle devrait dorénavant passer. Elle avait été assez peu attentive au moment de lire son invitation, mais au moins, personne ne viendrait se moquer d’elle... à moins d’une mauvaise coïncidence !

Le salon se déroulait dans plusieurs grandes halles qui appartenaient au même complexe. En fait, c’était tout simplement énorme. Mégane fut rassurée en trouvant une apparence classique à la foire : il y avait plusieurs couloirs pour s’engager entre les étalages et les différents exposants présentaient leurs produits aux visiteurs. Le brouhaha habituel animaux l’atmosphère, sans les cris dont Mégane aurait pu se méfier pendant un temps. Tout cela était rassurant.

Les panneaux posés à l’entrée expliquaient clairement qu’il y avait en tout quatre salles, sont une ouverte seulement la nuit et réservée au public majeur. Celle-ci était accessible aux adolescents d’au moins seize ans, conformément à la loi, et il y avait encore deux halles réservées au public majeur. Mais l’une des deux réunissait les restaurants et les cinémas, érotiques évidemment. Mégane se demandait si les plats servis à la cantine avaient des ingrédients aphrodisiaques... on ne sait jamais !


Mégane avait adopté un habillé neutre pour cette exploration en terre inconnue. Elle affectionnait les bottes, et n’avait pas fait exception en en portant une paire en cuir noir, aux bouts arrondis et avec des talons hauts. En bas elle portait un jean moulant, et en haut un T-shirt également moulant.

Même si elle n’avait pas fait d’efforts particuliers pour se faire remarquer, Mégane fut remarquée, et quelqu’un vint l’aborder :

— Salut, jolie blonde !

Elle se tourna, bien que l’entrée en matière ait l’air un peu suffisante, et se retrouva nez-à-nez avec une femme un peu plus grande qu’elle, aux cheveux noirs et vêtue d’une robe de soirée assez moulante. Mégane s’écarta un petit peu se ne put s’empêcher de détailler l’inconnue : ses jambes fines et claires finissaient dans des bottines en velours noir ; la robe était noire aussi, taillée dans du satin ; et en haut, la femme portait une sorte de collier en cuir noir, comme une minerve mais souple, et auquel pendaient des anneaux chromés. C’était particulier sans être bouleversant non-plus. L’inconnue avait de grands yeux bleus, et elle les avait fixés de manière insistante sur Mégane. Celle-ci mit du temps à répondre :

— ...Je peux faire quelque chose pour vous ?

— Rien de spécial. Je m’appelle Désir, et toi ?

— Désir ? C’est vraiment votre nom ?

— C’est comme ça qu’on m’appelle, en tout cas.

Cette femme avait l’air bizarre, tout-de-même.

— Je suis Mégane. Répondit la jeune fille. Mais qu’est-ce que vous voulez ?

— Rien, j’ai juste trouvé que tu étais jolie, alors je suis venue te le dire. Tu es très jolie, Mégane.

— Ah... Merci beaucoup.

Désir attendit un peu, puis haussa les sourcils, comme si elle attendait quelque chose. Mégane crut comprendre ce qu’elle voulait et délia sa langue :

— Vous aussi vous êtes très jolie.

— Tu le penses ou tu dis ça juste parce que je t’ai dit la même chose ?

— Non, vous êtes très jolie. J’aime bien votre robe.

Désir montra de la fierté en entendant cela, et tendit une jambe à-travers la longue fente du vêtement :

— Merci, elle m’a coûté cher. Mais tu sais, c’est pas du tout l’habit le plus cher que je porte.

— Aha... et c’est quoi le plus cher ?

Mégane n’était pas vraiment intéressée ou désintéressée ; en fait elle peinait à se donner une première impression de cette femme étrange. C’est comme si tout-à-coup, elles n’étaient plus que deux dans ce salon.

À sa question, Désir répondit en posant les mains sur les hanches et en tendant le voile de sa robe, dévoilant quelque chose sur sa peau. C’était comme des plis, ou des cordes. Mégane eut un petit mouvement de recul en pensant être en présence d’une fétichiste du bondage, mais

Désir leva le voile assez rapidement :

— J’ai quelques piercings reliés par une chaîne. Si tu veux je te les montrerai.

— Oui, heu... d’accord...

Les piercings plaisaient mieux à Mégane que les cordes, mais il fallait encore voir dans quelles proportions Désir s’était décorée.

— Dis-moi, Mégane, est-ce que tu voudrais m’accompagner un peu ? On pourrait faire connaissance, non ?

— Si vous voulez.

Désir l’arrêta alors en se plaçant devant elle, et lui tendit un doigt devant le nez :

— À une seule condition ! Dit-elle comme si c’était Mégane qui avait demandé à l’accompagner. Tu arrêtes de me dire « vous ».

Mégane trouva cette remarque amusante et sourit en lâchant :

— Si y’a que ça...

Désir sourit et la laissa passer avant de la suivre de près. En marchant, elle engagea la discussion qu’elle avait demandée :

— Quel âge du as, au fait ?

— Dix-neuf ans. Répondit Mégane. Et toi ?

— Vingt-deux. Et comment tu es arrivée ici ?

— J’ai reçu une invitation VIP.

— VIP ? Tu as de la chance ! Nous on en a reçu qu’une, et pour un seul jour. Mais on va rester tout du long !

— C’est qui, vous ?

— Moi et mon amie Caprice.

— ...Elle-aussi elle a choisi son nom ?

— Non, pas du tout, c’est notre nom !

Mégane trouvait ces prénoms un peu trop spéciaux pour être vrais, mais si ces deux femmes voulaient garder leur anonymat, cela pouvait avoir du sens.

— Et elle est où, Caprice ? Demanda Mégane.

— Elle se fait faire des piercings dans la deuxième halle. Tu veux aller la voir ?

— La voir se faire percer ?

— Si tu veux voir ça il faut se dépêcher, parce qu’elle aura bientôt fini.

— Non, on ira quand elle aura fini.

— Dommage. Tu aimes pas les piercings, Mégane ?

— Si, j’en ai trois.

— Au oui ? Où ça ? Fit Désir en se remettant face à elle.

Mégane tendit la langue pour lui en montrer un, et leva son T-shirt pour montrer celui qui était dans son nombril. Désir s’approcha un tout petit peu et tendit son doigt à hauteur de ce deuxième ornement. Elle demanda doucement :

— Et le troisième, il est au-dessus ou au-dessous de celui-là ?

Mégane hésita à jouer elle-aussi au mystère, mais décida qu’elle ne voulait pas voler l’idée à Désir :

— Au-dessous.

— Au-dessous ? Répéta Désir.

— C’est un Christina. Révéla Mégane.

— Coquine, c’est joli ça. Tu me le montreras ?

— Si on devient bonnes amies, oui.

— D’accord... dis, tu veux quelque chose à-boire, c’est moi qui offre ?

Mégane sourit devant cette proposition naïve, mais accepta quand même :

— Je veux bien un petit truc.

Désir alla chercher deux sodas et lui en donna un. Elles continuèrent de marcher en direction de la deuxième halle, où elles allaient retrouver Caprice, l’amie de Désir.

La deuxième halle avait un éclairage un peu tamisé et une ambiance plus silencieuse. Les gens qui s’y promenaient étaient aussi un peu plus relâchés que dans la halle numéro un, où un public plus large – et plus jeune – était convié. La première chose intéressante que Mégane remarqua, c’est un grand nombre de mannequins qui évoluaient dans leur plus simple appareil au milieu du public. Leurs formes apparaissaient de manière évidente, mais elles étaient recouvertes de peintures souvent abstraites, ou représentant des structures diverses et variées. Le motif du feu était un exemple récurrent, seules les couleurs changeaient.

— Elles sont belles hein ? Souffla Désir, en remarquant l’intérêt de son amie.

— Hein ? Ah, je regardais seulement ! Se défendit bêtement Mégane.

— T’inquiète pas, elles danseront ce soir dans la troisième halle. Tu comptes y aller ?

— Je voulais aller y jeter un coup d’œil.

Désir hocha la tête, contente de la perspective de rester avec Mégane encore plus longtemps, et elle révéla autre chose :

— Une petite partie de ces filles a des tatouages, tu sais ? Les autres, elles sont là pour qu’il y ait du nombre. Il y en a même qui se font tatouer en live. Si tu veux on pourra aller voir.

— D’accord. Souffla Mégane.

Désir s’approcha d’elle et prit un air de confidence :

— Et on m’a dit que la nuit, une partie de ces filles se vend. Je te le dis juste pour que tu le saches...

Mégane réagit en entendant cette remarque :

— Hé, je suis pas lesbienne !

— Ah non ?

— Ben... j’ai l’air lesbienne ?

— T’as l’air d’une fille, c’est un bon début !

— Tu comptais sur moi pour finir dans ton lit ?

— Pas du tout. J’ai envisagé la possibilité, mais j’ai rien planifié. Je compte même pas te faire des avances ! Se défendit Désir. Reste tranquille, je vais pas te manger.

— C’est bon, c’est pas grave. Fit Mégane. Mais je suis pas lesbienne.

— Tu as un homme dans ta vie ?

— Non.

— Alors tu es célibataire. C’est bien.

— Doucement, Désir !

— T’inquiète pas, je fais attention à moi. Regarde, Caprice est par-là !

Diffuse en direct !
Regarder son live