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Gros bras black au noir

Chapitre unique

Erotique

Au télephone, l’intonation joyeuse de la voix de notre ami commun ne laissait aucun doute, le petit magouilleur riait intérieurement d’avoir réussi son coup.

Nous étions donc si prévisibles ?

Il savait qu’en nous mettant en contact, tu ne démonterais pas seulement mes vieux meubles !

Je me sentais comme une souris de laboratoire : on isole deux spécimens, petite souris blanche et gros rat noir, et l’ami observe, en scientifique mettant en place les conditions pour vérifier son hypothèse.

Je cherchais un costaud pour virer meubles, moquettes et papiers peints, et tant qu’à faire, un sympa, de balèze !

Une fin d’après midi de juin, je l’attendais à la gare, il arrivait de Paris et ne connaissait pas la Bretagne. Fraîchement licencié, ce job tombait à pic.


Nous voilà, celle qui a besoin d’aide, peau blanche et cheveux gris, et le jeune mâle antillais, le gros bras de service. Débute alors un huis clos dans la poussière, et rapidement, les gémissements dans la nuit, la sueur, puissant aphrodisiaque...


Ses larges épaules et sa longue tignasse remplissaient l’espace de ma twingo, une voix douce. Encore confusément, je sentais qu’il serait l’homme de la situation. Je n’avais pas seulement besoin d’aide... Il me fallait briser ma solitude.En commençant par aller nous étaler sur le sable pour discuter, au soleil et dans le bruit des vagues, de mes attentes pour les jours à venir. Il y avait du boulot !

A peine le temps de déposer son sac et lui montrer la maison:

"T’as pris un maillot de bain? On file à la plage! Tu bois du vin? Je prendrai des pizzas sur la route..."

Ces douze kilomètres, je les connais par coeur. Je le sens, regard affûté sur ce qu’il découvre... Ma Bretagne, mes dunes, mon refuge...

A cette heure là, les touristes repartent, c’est bientôt l’heure de l’apéro. C’est le moment où j’aime venir. L’eau chauffée toute la journée, la plage se vide.

Je perçois son trouble, ne pas savoir sur quel pied danser avec cette femme seule qui l’embauche. Mon besoin de compagnie, de présence est, je pense, complètement évident, je sais que je parle trop vite et m’agite...

Je me sens aussi heureuse de lui montrer mon paradis, le plaid étalé sur le sable,  je fais voler ma robe courte, et vite en bikini je cours vers les vagues. Il n’aura rien loupé du strip tease, ma fragile peau mature encore marquée d’un récent coup de soleil, bras, fesses, ventre plus très fermes... Franche, cash. Il est arrivé il y a moins d’une heure.

Il ose vite la taquinerie, sur la dure à cuire capable de se lancer dans l’eau froide, m’attend avec la serviette. Je parle encore plus vite...

Tu es d’accord pour qu’on démarre tôt demain ? Tu es bien installé ? L’insistance témoigne du trouble.

J’ai peu dormi, le savoir étendu de l’autre côté du mur...


Nous n’avons attendu qu’une seule nuit. Le lendemain, nos épaules nos mains nos corps se rapprochaient, se frôlaient, s’attrapaient de plus en plus franchement, l’arrachage de moquette ça soude !

La lumière de la soirée était chaude et enveloppante sur la terrasse. Nos rires ravis du lancement du chantier, et soudain, un baiser de cinéma, un baiser dévorant, corps à la renverse, je ne sais pas qui a empoigné l’autre.

Sa bouche trouve ma peau sous l’oreille, là où se déclenchent mes hululements. Enivrés, nous dansons, jusqu’à glisser dans l’herbe où nos corps roulent, magiquement imbriqués, deux pâtes à modèler qui s’osmosent, nul besoin de s’apprivoiser, nous ne faisons qu’un, même pas surpris...

Les mots et le sommeil deviennent alors inutiles. Glissant dans la poussière, énergie nourrie de sexe, le chantier est l’arène de nos rixes volcaniques... Puis baiser encore dans l’océan, aveugles au reste.

Pas de serment, juste l’instant.



Septembre était revenu. Je ne savais rien de lui. Pas de promesse, nous avions savouré la parenthèse.

Aucune question.

J’avais repris mes déambulations impudiques dans la capitale, en épouse fugueuse.

Talons échasses et dentelles transparentes.

Il fait moite dans cette chambre baignée de lumière rouge où je rentre en voyeuse libertine aimantée par les cris.

Scène primitive.

Ses locks volent et projettent des ombres qui soulignent l’accouplement barbare.

Debout, deux paires de mains fouillant mon cul et inondant mes cuisses, bouches qui bavent et mordent, je regarde, fascinée.

Nos yeux dans les yeux.

Instant de tension où nous sommes seuls à savoir que nos gémissements ne nous viennent pas de ces mains ou du cul de cette fille qui couine à genoux: dans cette chambre étouffante, tous les deux, nous sommes sur le sable...

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