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Habemus Papam

Chapitre 5

Un habillage étonnant

Voyeur / Exhibition

En me réveillant, j’ai la surprise de découvrir que ma penderie est remplie de toilettes toutes plus belles les unes que les autres. Elles n’ont absolument rien à voir avec celles que j’ai laissées chez mes parents. Je peux déjà dire que les encolures sont très plongeantes, presque indécentes. J’ai bien peur de choquer les cardinaux en me promenant dans le Saint-Siège, ainsi vêtue. Il n’est pas dit que je serais l’objet tentateur qui détournera les religieux de leurs vœux, sauf volonté divine. Les couleurs de ces robes sont chatoyantes.



Je prends alors conscience qu’une personne est entrée pendant mon sommeil. Elle a pu me voir dans une tenue qui ne cache rien de mon corps. Je ne peux que prier pour que ce soit la nonne impassible qui soit venue.


Je vérifie la porte de ma chambre. Elle possède bien une serrure, mais la clé n’est nulle part. Je ne puis donc la fermer. La seconde porte donne sur un petit salon. Je n’ose m’avancer plus dans mon exploration au vu de ma tenue. Je pourrais faire une mauvaise rencontre, même si cela est peu probable.


Toute personne passant dans le couloir a pu entrer et me regarder. Vu la lourdeur de mon sommeil, il est possible qu’on m’ait touchée. Il faut que j’arrête de paniquer pour un rien. Je suis dans un nouveau lieu, avec des inconnus, de nouveaux codes à apprendre... Je pense tout de suite au pire. Je sais bien que le Saint-Père apprécie mon corps. Peut-être est-il venu me visiter ou mon époux. Pour en avoir le cœur net, je glisse une main dans mes poils, puis dans ma cavité. C’est chaud et humide. Je pense que je me serais réveillée si un cierge était venu en moi. Je sens mes doigts. Nulle trace des fragrances que j’ai découvertes pendant ma toilette.


Je m’aperçois que la vasque d’eau a été vidée et mon broc rempli à nouveau. D’autres objets sont apparus à leur côté. Il y a une poire à lavement. Je connais cet objet même s’il n’a jamais été utilisé sur moi. Il faut le remplir d’eau et introduire le bout dans un orifice. On garde l’eau autant que possible en soi avant de se libérer dans une bassine. Il y a aussi un grand manche en bois et d’autres choses dont je ne comprends pas l’usage.


Une dame de la noblesse doit normalement faire appel à une servante pour l’aider dans tous les gestes de la vie quotidienne. J’ai déjà honte d’être exposée dans mes appartements personnels par des fenêtres sans rideau. Je me vois mal demander à une servante de m’habiller ou me coiffer. Il me faudra donc l’apprendre. Je connais quelques coiffures simples à faire sur ma personne. Il est plus facile d’aider une autre que soi à se coiffer ou se vêtir. Je suppose que les servantes ici sont aussi des servantes de Dieu. Je ne les veux pas pour témoin de mes vices.


Depuis hier soir, je suis Duchesse de Gandie et Princesse de Tricarico. Ma vêture doit refléter mon statut social. Giovanni Borgia est un excellent parti, enfin, était, puisqu’il est maintenant mon époux. Son défaut principal est d’être fils naturel d’un cardinal, Rodrigo Borgia. Je sors donc une robe d’un bleu turquoise flamboyant. C’est le genre de tenue qu’une pucelle ne peut porter. Cela va me changer de mes tenues pastel.


Je décide de garder ma fine chemise. J’ai un haut à passer avant le corset. Ce dernier est très ingénieux. Il est lassé comme traditionnellement, mais sur l’avant, les broderies cachent une boutonnière permettant de l’enlever rapidement. Cela plaira certainement à mon mari et plus encore au Saint-Père. Avec ce système, je suis moins serrée. Je peux donc mieux respirer. Pourquoi toutes les femmes ne possèdent-elles pas de telles vêtures ? Ce serait tellement plus agréable. Mes seins sont tout de même plaqués contre le tissu. Ils remontent. J’ai peur de respirer trop fort et de les faire sortir de leur logement. Mes aréoles sont cachées. C’est là le principal. Je vais clairement attirer tous les regards. Il faudrait que je me couvre d’une étole lors des offices religieux ou porte une cape.


Les jupes ont un tombé parfait. Elles cachent même mes souliers. Elles sont lourdes, mais cela est normal au vu des mètres d’étoffe nécessaire à leurs conceptions. C’est en cherchant à arranger les plis que je fais une découverte. Les plis cachent des fentes. Celles-ci donnent directement accès à mon corps. C’est tenter le démon que de permettre ainsi à toute personne connaissant ce secret de profiter de moi. Est-ce une volonté de mon époux ou de son oncle ? Ai-je seulement le droit de m’interroger ? Cette découverte est choquante. Mais si mon époux le souhaite, je dois lui donner satisfaction.


Rien que d’imaginer le Duc passer une de ses mains dans mes jupes pendant une messe, j’en suis toute émoustillée. Il m’est difficile de ne pas laisser mes mains parcourir mon intimité pour apaiser ce feu qui m’anime.


Oh ! Une autre sensation bien plus pressante vient tout couper. Au vu de l’état d’un certain orifice, je ferais mieux de me concentrer pour contracter mes muscles. Au moins le temps que je trouve les latrines ou que j’utilise le pot de chambre...


oOo


Forcément, je me suis perdue.


Dans tout le logis du Saint-Père, je n’ai pas vu de garde. C’est étrange ! Il y en avait pourtant partout depuis mon arrivée en ces lieux. Ils ont tous une étrange similitude physique et en âge. Ils sont d’une discrétion irréprochable. Ils auraient pu m’indiquer le chemin à suivre pour retourner à mes appartements.


Ces couloirs se ressemblent tous. Enfin, je sais bien que cela est faux. Ma méconnaissance des lieux me fait perdre la raison. Il y a du marbre, une imitation de ce matériau en bois, des représentations religieuses...


Je crois que je vais m’arrêter quelques instants dans l’une des petites chapelles qui semblent être plus nombreuses que les arbres dans une forêt. Me reposer me permettra peut-être de me remettre les idées en place et de réfléchir au parcours que j’ai fait dans ces couloirs. Il ne devrait pourtant pas être si difficile de se repérer dans un carré.


La chapelle que je choisis est assez petite. Elle est colorée avec une dominante de bleu et semble être dédiée à la Vierge Marie, Sainte Mère du Christ. Les peintures sont magnifiques. Elles représentent principalement des motifs végétaux rehaussés par de l’or. Un unique vitrail vient éclairer la statue de la Vierge, la nimbant d’une douce aura. Quelques bougies discrètes viennent donner une ambiance intime, comme hors du temps.


Toute à mon observation dans la pénombre, je remarque enfin les deux êtres également présents dans la chapelle. Je fais le moins de bruit possible pour ne pas les déranger. Il semble qu’un homme tient une dame dans ses bras. Je recule contre une colonne pour leur laisser de l’intimité. Je tente de prier. Mes yeux n’arrivent pas à rester fermés ou fixés sur la Sainte Vierge. Ils reviennent inlassablement sur le couple.


Plus je les observe, plus je me rends compte qu’ils ne sont pas simplement enlacés. Pour éviter de m’écrouler et donc de révéler ma présence à la femme tenue par l’homme, je m’installe sur un prie-Dieu. Mes genoux s’enfoncent doucement dans le coussin de velours bordeaux. Je me mets en position de prière, coudes sur le reposoir, mains jointes, mais regard rivé sur eux.


L’homme est d’une bonne stature. Il cache presque totalement la silhouette féminine. Ses cheveux sont assez longs. Ils lui tombent sur la nuque. Ils sont d’une couleur proche du noir. Son gilet est en fait de velours d’un rouge soutenu. Ses chausses ne sont pas extrêmement bouffantes. Cela laisse peu de place à l’imagination. Il ne faut aucun doute que cet homme pratique l’escrime et l’équitation. On doit se sentir rassuré entre ses bras musclés quand il vous tient comme il le fait avec cette dame.


D’elle, je ne vois pas grand-chose. Sa chevelure renvoie des éclats dorés. Je ne saurais vous dire si elle est blonde ou légèrement rousse. Elle me semble gracile. Je ne doute pas qu’elle réponde aux canons de beauté d’aujourd’hui. Je l’imagine avec une petite poitrine. Je ne vois pas son torse. Je ne peux donc savoir son rang social, mais sa jupe semble faite d’un satin de haute qualité même si non brodé.


Les mains de l’homme bougent. Elles disparaissent dans les plis de la jupe. Il se penche vers elle. Est-ce que comme moi, elle possède des fentes qui permettent d’accéder à son corps ? Je ne sais qu’en penser. La couleur de la toilette me fait penser qu’il s’agit d’une demoiselle, donc d’une vierge. Elle ne devrait donc pas pouvoir être en contact avec la gent masculine, encore moins sans chaperon.


Un gémissement parvient à mes oreilles. Pas de doute, l’homme donne du plaisir à cette demoiselle.

Il lui relève la tête pour l’embrasser. Se faisant, il la soulève du sol. Elle se laisse porter comme habituée au geste, les bras autour de son cou et le corps collé à lui. Elle est portée par les mains sur ses fesses. L’homme effectue quelques pas pour la mettre dos à moi. Il la repose au sol, se détache et vient capturer ses lèvres avec douceur. La scène semble avoir été jouée plusieurs fois par ces êtres.


Un rayon de soleil vient les éclairer quand la femme glisse le long du torse pour s’affairer sur les chausses. Elle entrouvre le vêtement, pour en sortir un membre déjà bien droit. Il est long et aussi épais que celui du Saint-Père. Je ne sais si tous les hommes possèdent pareil attribut, mais celui-ci me fait déjà envie. Cette pensée est impure. Je ne devrais pas regarder, ni ressentir cette pulsion, encore moins sentir une chaleur se répandre entre mes jambes. Je reste aussi immobile que possible.


La femme laisse ses bras pendre. Elle n’utilise que sa langue, ses lèvres et sa bouche pour apporter du plaisir. Cette femme a beaucoup à m’apprendre. Elle est bien plus expérimentée que moi, pourtant femme mariée. Sa langue parcourt toute la longueur de ce bâton. Elle ne prend en bouche que le bout qui ressemble à un champignon. Elle l’enfourne, fait tourner sa langue autour. Ses dents semblent toucher de temps en autre le membre sensible au vu des spasmes qui secouent son partenaire.


L’homme semble en vouloir plus. Il agrippe la tête de la demoiselle. Lui imprime un rythme de succion. Il contrôle son plaisir. Un râle me fait détourner les yeux pour regarder le visage du mâle.

Je suis figée sur place par un regard d’un bleu très clair. Dès que nos regards se croisent, il imprime des mouvements plus rapides et plus amples à la tête de sa partenaire. Ses hanches accompagnent le mouvement. Nos regards ne se quittent pas.


Il sait que je suis là depuis le début, j’en suis certaine. Il sait qu’il n’a rien à craindre de toute personne entrant dans cette chapelle. Il se sait fort.


Les bruits humides se font de plus en plus fort avant qu’il ne maintienne la tête dans ses poils pubiens. La femme a du mal à respirer. Elle semble avoir du mal à avaler la liqueur. L’homme se retire, lui permettant de respirer et de tenter d’avaler ce qu’elle peut. Il lui caresse les cheveux et la joue comme pour la remercier.


Je me lève doucement pour partir comme une petite souris. La femme n’a pas connaissance du ma présence. Je sens le regard de l’homme qui ne me quitte pas. Je dois retourner au plus vite dans ma chambre et ne plus penser à eux. J’aurais pourtant tant aimé être à la place de cette femme.

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