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Hélène

Chapitre 66

L' inconnue, première partie

SM / Fétichisme

L’inconnue


Hélène.


Madeleine est une casse-pied. Comme elle s’embête à la maison, elle saisit le moindre prétexte pour m’acheter un bouton, du fil n’importe quoi, mais ça dure, ça dure...

Je ne peux pas la virer, elle me ferait une réputation de mauvaise commerçante...

Et cet après-midi, elle me saoule.


Et puis l’inconnue est entrée. Elle s’est dirigée vers le rayon lingerie.


— Bon, Madeleine, je vous laisse réfléchir, je m’occupe de Madame.


Elle se retourne vers moi, elle n’est pas très grande, ni très jeune, quarante, quarante-cinq ans au plus.

Mais elle a un joli sourire, et ses cheveux courts font comme des plumes autour de son visage. On dirait un moineau, ou plutôt une mésange


— Bonjour,

— Je cherche un soutien-gorge.


Je l’examine, elle est dotée d’une poitrine, assez menue.


— Quel genre confortable, et pratique, ou pour séduire un amant, ou entre les deux.

— Vous pouvez me montrer.

— Bien sûr.


Je farfouille dans les casiers, et j’étale trois modèles sur le comptoir : le premier, à coque complétement emboitant est atrocement sage. Le deuxième, au contraire, est un balconnet qui couvre à peine les tétons et le troisième en dentelles, avec une ouverture en vé qui permet un joli décolleté sans être trop aguichante. Ma cliente décide d’essayer le premier. Elle passe dans la cabine. Elle m’appelle.


— Il est confortable, il me soutient bien.

— Oui, mais il est trop sage ! fais-je.

— Vous ne voulez quand même pas que je prenne le balconnet ?

— Non, ce n’est pas pratique pour une femme active, mais essayez le deuxième, et elle continue.

— Regardez, je porte le même modèle, et, d’un mouvement souple, elle passe son pull au-dessus de sa tête et elle poursuit.

— Il fait un beau maintien et un joli décolleté.

— Vous êtes magnifique.

— Vous n’êtes pas mal non plus.

— Oui mais vous, vous n’avez pas un gros bide comme moi. D’ailleurs, vous avez des gaines?

— Une gaine, quelle horreur ! s’exclame-t-elle.

— Mais …

— J’ai ce qu’il vous faut ! dit-elle en fouillant dans un tiroir et elle reprend...

— Voilà un galbe taille qui vous ira très bien. Laissez tomber votre jersey, et votre jupe et on essaie.


Je passe le soutien-gorge, qui emboite pile-poil mes seins. Il a des petits coussinets, ce qui le rend confortable et qui m’avantage un peu.

Elle passe derrière moi et ajuste mes bretelles, je me laisse faire avec plaisir. Ça fait si longtemps qu’on ne s’est pas occupé de moi.

Elle me tend un galbe-taille, avec un laçage devant. Et elle ajoute.


— Je l’ai réglé pour vous.


Je le passe. Il me contraint la taille, en la serrant, sans excès, mais aussi il gaine mon ventre tout en cambrant le cul.


— Qu’en pensez-vous, fait-la voix de l’autre côté du rideau.

— C’est plutôt agréable comme sensation, je me sens tenue, mais pas étouffée,

— Vous savez que j’en porte souvent au quotidien.

— Avec des bas, fais-je interrogative.

— Bien sûr, mon ami n’aime pas les collants, et elle reprend.

— Je vous passe des culottes.


Une main se faufile en repoussant légèrement le rideau et me tend deux culottes de couleur abricot, assorties à l’ensemble déjà choisi. Je finis les essayages. et je sors de la cabine, les dessous sont étalés sur le comptoir. Elle commence l’emballage de ma lingerie.


Hélène


J’ai déjà enveloppé le soutien-gorge et le serre taille dans le papier de soie, quand vient le moment de la grande question.


— Vous prenez laquelle ?

— Je ne sais laquelle choisir.

— Prenez l’italienne, vous pourrez toujours la porter avec un collant, et elle est légèrement gainante.


Elle me tend sa carte bancaire. Je lui rends le sabot. Et voilà la transaction est finie

Puis je glisse l’autre culotte dans la boite.


— Mais je ne l’ai pas achetée.

— Geste commercial, lui-fais-je, en fermant le couvercle.


Elle intercepte mon geste, et glisse sa main sur la mienne.


— Hélène, vous êtes bien Hélène ?

— Oui, mais ?

— Vous êtes bien l’Hélène de Pierre ?


Je marque un silence, sa fine petite menotte est posée sur mes doigts.

Je relève les yeux, je croise son regard, l’eau monte sous les paupières, elle va pleurer.


— Aidez-moi !

— Pardon !

— Aidez-moi, s’il vous plait, prêtez-moi Pierre !


Un ange passe.


— Venez, on va derrière !


Nous nous asseyons dans la kitchenette de la réserve. Je lui prépare une tasse de thé.

Elle relève la tête, les larmes perlent sous ses paupières, et coulent, entraînant son eye-liner. Je lui passe des petites serviettes décoratives, et elle s’éponge les yeux. Je pousse une tasse fumante vers elle.


— Excusez-moi, je suis une idiote, je vous embête avec mes problèmes.

— Que vous arrive-t-il, madame...

— Appelez-moi Corinne,


Un petit silence.


— Non c’est idiot, mon vrai prénom, c’est Stéphanie.

— Bien Stéphanie, expliquez-moi pourquoi Pierre?

— C’est compliqué et simple à la fois. J’avais un maître, mais il m’a jeté, alors en désespoir de cause, je suis allée sur internet.

— Sur internet ?

— Oui, il y a de tout et n’importe quoi. Je suis même tombée sur un zigoto qui faisait de grandes théories sur ma toison pubienne et mon épilation.

— Mais que vient faire mon homme là-dedans ?

— Par hasard, j’ai lu une de vos nouvelles, et j’ai conçu de me livrer à Pierre. Ne me demandez pas comment je vous ai trouvés.

— Ce n’est pas possible. Pierre ne fouette que moi !

— S’il vous plait, ne me m’obligez pas à me donner au premier obsédé venu.


Notre discussion a duré longtemps, elle a arrêté de pleurer. Mais je n’ai pas pu la dissuader de son projet. A la fin, j’ai promis que j’en parlerai à mon chaton. Elle a quitté la boutique, les yeux rouges et m’a laissé complétement désorientée.



Stéphanie


J’ai reçu une enveloppe, dedans, une courte note manuscrite, avec une belle écriture à la fois ronde et élancée.


— Une chambre vous attend le jeudi 20 février, à l’hôtel du Lac.

— Elle est retenue pour la nuit, vous pourrez même faire la grasse matinée.

— Des consignes vous attendront à la réception. Présentez-vous comme madame Grisal.

— Il viendra à neuf heures du soir. Soyez prête !


Je souris, en glissant le petit papier dans mon sac à main.

Dehors, la pluie s’est arrêtée, le soleil perce la grisaille, un arc en ciel colore le ciel, à l’ouest.

Je suis assise, dans cette chambre d’hôtel, je me suis aveuglée, bâillonnée, je me livre.


Retour en arrière, deux heures plus tôt, à la réception. Le concierge me tend une clé, et un coffret, orné d’un élégant nœud jaune, la couleur d’Hélène.

Je monte à l’étage, et je pénètre dans la chambre qui va servir de décor à mes futurs supplices.

C’est coquet, meublé avec goût. Visiblement, les propriétaires aiment chiner et courir les brocantes; tous les meubles semblent avoir une histoire. Le lit en particulier est un beau meuble, sculpté à l’ancienne, avec une tête et un pied assez haut. Tout ici est bien loin de la fonctionnalité impersonnelle d’un hôtel de chaine.


Je soulève le couvercle du petit paquet. Je suis surprise par le contenu, je m’attendais à des bracelets de cuir et d’autres instruments de contention. J’y trouve un élégant masque vénitien dont les yeux sont occultés, un bijou agrémenté d’une élégante rosace couleur carmin et dont le renflement n’est pas plus large que trois de mes doigts. Et plus surprenant, deux grands clous ornés de Swarovski rouge, et un foulard de même couleur. Le tout accompagné d’une courte notice :


— Il apprécie les femmes soignées, mais pas imberbes !

— Portez tous les bijoux. Il aime le rouge !

— Passez vos dessous, oubliez votre culotte !

— Habillez-vous en jupe ou en robe, bon chic bon genre !

— Mettez des talons !

— Pas de collier de chien ou de soumise !

— Une fois prête, adoucissez l’éclairage, asseyez-vous face à l’entrée, bâillonnez-vous et mettez le masque !

— Il sera exact à neuf heures du soir.


Je passe dans la salle de bain, je reste une bonne demi-heure sous la douche, à la fois pour être propre, mais aussi pour soulager la tension qui monte.

Je me sèche. Nue devant la glace, je m’examine. Je ne suis pas très fournie, mais je vais mettre un peu d’ordre dans ma toison châtain. Je m’empare de mon rasoir, je débroussaille les deux côtés de mon aine. Puis je m’arrête, indécise.


Quand j’avais un maître, c’était plus facile : rien, pas un poil. Maintenant, je vais me livrer, en femme libre à un homme dont je ne sais rien. C’est à moi de faire mes choix, même en ce qui concerne ma pilosité secrète. Je me décide. Je taille un petit triangle du mont de vénus jusqu’à mon bourgeon, et je laisse le léger duvet de mes lèvres.

J’examine le résultat. Je me plais : je fais propre, mais pas esclave, juste une femme qui s’apprête pour son amant.


Maintenant, mes nouveaux dessous, j’emboîte mes seins dans les coques ornées de dentelles, ma poitrine est à la fois soutenue et exposée. Ensuite le porte-jarretelles : ma lingère préférée m’a vendu un galbe taille, avec un laçage qui permet de contraindre la taille, mais aussi de gainer le ventre tout en cambrant le cul. Je l’agrafe à l’envers, puis je le tourne autour de mes hanches. Au tour des bas, que je fais glisser, sur mes mollets et mes cuisses. Je les fixe et je tends les jarretelles. Ce qui a pour effet de placer le serre taille bien centré sur mon petit ventre. J’enfile mes talons.


Face au miroir, je m’examine. Les talons et mon serre-taille me cambrent, projetant mon cul en arrière, et gommant mon bedon. Avec ma belle poitrine bien remontée, je présente une belle silhouette en S. Je pivote et je regarde par-dessus mon épaule : mes jambes sont étirées et affinées par la couture des nylons, Et mes fesses, jetées en arrière sont un vrai appel au fouet !!!


Finalement, malgré ma petite taille, je suis plutôt bien foutue. J’espère que je vais lui plaire.

Je consulte ma montre, plus qu’une heure. Je passe ma robe.

Je soupèse le rosebud. Je ne suis pas habituée à cet objet, je fouille dans mon sac à main, et j’y trouve ma pommade pour les mains. Ça fera l’affaire, je l’enduis de baume. De la main gauche, je me trousse, je me cambre légèrement, je présente la pointe émoussée à mon pertuis étroit. Je pousse, le gland d’acier m’écarte et se glisse en moi, je ne ressens qu’un écartement fugace, à peine douloureux au passage du bourgeon, puis plop, je le gobe et je me referme sur la mince tige.


Je me pare des deux boucles d’oreille assorties. Je maquille mes lèvres d’un rouge carmin. Une vaporisation de parfum derrière les oreilles et dans le cou. Je rajuste ma tenue.

Le poids de mon petit habitant se fait à peine sentir, juste l’impression qu’il tire vers le bas mon muscle le plus intime.


Un dernier coup d’œil au miroir, j’y vois une femme élégante, prête pour un rendez-vous amoureux.

Il est moins le quart. Je m’installe sur la chaise, je me dandine légèrement pour poser mon rosebud au contact du siège et mieux apprécier cette pénétration, la seule que je connaitrais au cours de cette soirée.


Je pose le masque sur mes paupières, je noue le bâillon.


Je suis assise, mes mains sur mes genoux, je me suis aveuglée. Je vais me livrer à mon cruel amant.

J’ai une boule au ventre, l’attente est insupportable, et pourtant j’apprécie cette angoisse. Je sens une humidité suspecte humecter mon intimité.

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