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Hélène

Chapitre 67

l'inconnue, deuxième partie

SM / Fétichisme

L’Inconnue.


Je pose le masque sur mes paupières, je noue le bâillon.


Je suis assise, mes mains sur mes genoux, je me suis aveuglée. Je vais me livrer à mon cruel amant

J’ai une boule au ventre, l’attente est insupportable, et pourtant j’apprécie cette angoisse. Je sens une humidité suspecte humecter mon intimité.



Pierre


Les minutes défilent lentement sur ma montre. Je me repasse les instructions dans ma tête.

Entrée à neuf heures, pas de contact physique, tout le programme, sans rien retrancher, pas de Safe Word.

J’enfile mes fins gants de cuir. Je regarde ma montre : vingt heures cinquante-neuf. Les secondes s’égrainent. Vingt et une heure, je pousse la porte.

Une douceur lueur nimbe la forme assise. Deux fines mains font comme une tache blanche sur sa robe sombre.

Je ne vois rien de son visage masqué, aveuglé et bâillonné.



L’inconnue


A travers mon bandeau, je sens une variation de la lumière, il est là.


— Levez-vous, s’il vous plait !


Sa voix est douce, mais derrière, on perçoit comme un grondement animal, celui d’un loup.

Je frissonne en me balançant d’un pied sur l’autre. Il me saisit le coude avec légèreté, pour m’équilibrer.

Puis il tourne autour de moi.



Pierre


Elle n’est pas bien grande, au plus un mètre soixante avec les talons. Elle s’est vêtue coquettement d’une robe bleu foncé. La coupe met en valeur une poitrine ronde, puis cintre la taille pour enfin s’évaser sur les hanches, pour s’arrêter au-dessus de deux jolis genoux bien ronds. Ses mollets sont gainés de nylon gris, ses pieds chaussés de petites boots.


Je l’imagine en gentille maman, se penchant au-dessus des lits de ses filles pour les embrasser. Il émane d’elle une telle impression de douceur. Comment penser que cette femme va se livrer à mon fouet. Je m’approche à la toucher.


— Je vais vous déshabiller, fais-je en descendant la fermeture éclair.


J’accompagne le mouvement de la glissière en mettant un genou en terre. Elle tend ses bras vers le bas pour dégager ses épaules. Le tissu glisse et la dévoile. Je dégrafe le soutien-gorge qui suit le même chemin. Je me recule.

Son serre taille et ses talons lui sculptent une belle et gracieuse silhouette , son petit ventre est comprimé par le porte-jarretelle. Ses cuisses gainées de nylon gris sont surplombées d’une belle paire de fesses rondes et lisses. Sa poitrine pommée avec de petits tétons n’a besoin d’aucun soutien, son corps dégage une délicieuse sensualité.


— Madame, vous serez fouettée sans être attachée. Je ne m’arrêterai que lorsque j’aurais réalisé le programme fixé pour vous. Nous n’aurons aucun contact charnel, je ne verrais pas votre visage, vous ne connaitrez pas mes traits.


Elle frissonne. Je la guide vers le lit, elle avance à tout petit pas. Je l’aide à placer ses mains sur le pied du lit.


— Reculez vos pieds et cambrez-vous.


Je me positionne selon ses ordres. Je baisse la tête entre mes bras. Je lui offre mon gros cul. J’ai l’impression que mon fessier s’ouvre, exposant mon bijou. Une caresse sur ma chair exposée, je reconnais les lanières d’un martinet. Je cambre encore plus. Je n’en peux plus. Par pitié, commencez !!!


Pierre


Elle s’expose encore plus, comme un appel. Au milieu de ce splendide fessier, un éclat rouge : elle porte mes couleurs. Je lance mon bras.



L’inconnue


La première cinglée est une délivrance. Il marque une petite pause puis reprend en alternant à droite et à gauche. Mon pétard commence à me cuire. Il s’arrête. J’en profite pour concentrer sur la chaleur de mon postérieur. Je suis bien. Il enchaine ses coups, nappant mon popotin.

Le martinet reprend sa danse, n’épargnant aucune parcelle de peau entre la lisière de mes bas et mon galbe-taille. Je brule des cuisses jusqu’aux reins.


Un instant de calme, je geints doucement. Entre mes lèvres intimes, un contact, je reconnais le manche d’une cravache, je l’enduis de mes sécrétions, un mouvement d’aller et retour qui frotte mon clitoris, j’halète, mais la baguette se retire, me laissant frustrée.


Clac, le jonc vient de me fouetter en plein milieu de mes chairs, je ne m’attendais pas à cette violence, je danse d’un pied sur l’autre. Je lâche le bois du lit pour me frotter la zone endolorie. La voix, au grondement de loup, m’ordonne.


— Remettez-vous correctement, s’il vous plait.


La deuxième fouettée, frappe juste à côté de la première. J’ai l’impression que mon cul est coupé en deux. Il relance son bras, et commence le quadrillage méthodique mon derrière. Je ne crie plus, je grogne dans mon bâillon.


Puis d’un coup, je me cabre.

Il m’a frappée à la limite des fesses et des cuisses, qu’il avait jusque-là, épargnée.

Mes jambes plient, mais je m’accroche et je reprends ma position.


— Redressez-vous, je vais vous aider. Fait-il en prenant ma main droite.

— Déjà fini ! pensé-je en moi-même !


Il me fait pivoter


— A genoux, s’il vous plait.


Toujours avec son aide, je m’agenouille


— Mettez vos mains derrière la tête.


Pour tenir l’équilibre, je suis obligée de me cambrer, poitrine en avant. En un instant, je comprends ce qui m’attend.

La première volée frappe mon sein gauche, j’ai le souffle coupé. Il recommence aussitôt sur le droit, encore un arrêt comme s’il voulait que je prenne la pleine mesure de ce qui m’attend. Et il reprend sa fouettée, marquant une pause entre chaque cinglée pour me laisser apprécier mon supplice. Sous mon bâillon, je grogne à chaque impact. Mes belles poupoutes sont assez lourdes, elles balancent à peine sous la fouettée. Quand une mèche de cuir s’enroule autour d’une de mes framboises, j’ai l’impression qui va l’arracher d’un mouvement du poignet.

J’endure mon supplice, j’ai perdu la notion du temps, ma poitrine n’est plus qu’une boule de douleur sous la danse des lanières. Je vacille en avant, il me retient par l’épaule et me replace.


— Tenez-vous droite, s’il vous plait !


Je reprends mon souffle, il prend son temps, Il caresse ma poitrine de sa cravache. Je bombe le torse, Je m’offre, Je tremble. A nouveau, le silence, j’ai l’impression qu’il tourne autour de moi.

Un sifflement. La claquette de cuir vient de frapper mon téton gauche, déjà sensibilisé par le martinet, la douleur est telle que j’ai peur d’être coupée, mutilée. Dans un réflexe, j’empaume à deux mains ma mamelle martyrisée. Dans le foulard qui rend muette, j’anone


— J’ai mal, j’ai mal, plus par réflexe, que pour l’apitoyer, car je le sais impitoyable.

— Reprenez la position, s’il vous plait.


Je recroise mes doigts derrière ma tête. J’oscille sur mes genoux. Je suis paniquée, j’ai envie de me lever, d’arracher mon bâillon. Et d’un coup, je comprends pourquoi je ne suis pas attachée. Mon seul lien est ma volonté de me livrer librement à lui.


Mon mamelon vient exploser, son jonc m’a frappée en plein milieu de mon aréole gauche. J’hurle sous mon bâillon, je bascule en avant, je tombe sur mes paumes, à quatre pattes, comme une bête, puis je me laisse tomber accroupie, pleurante et geignant. Tout ce qui est si femme en moi a été fouettée, et cinglée. Non, pas tout…


— Prenez ma main et levez-vous, s’il vous plait.


Je me saisis de mon poignet, il m’’aide à me redresser. Il me positionne de la même façon qu’au début de la séance.

Je serre le bout du lit à faire craquer mes doigts. Il tapote l’intérieur de mes genoux avec sa cravache. J’écarte les jambes. Je sais ce qui m’attend, je tremble comme une feuille. Sans le bâillon, je claquerai des dents.

Il me fait attendre, je sens une boule de tension se former au sein de mon ventre, gagner mon sexe, puis mon anus qui se contracte sur son bijou. Mes nymphes sont gorgées de sang, je coule d’angoisse. Cette attente est insupportable, j’en viens à appeler intérieurement mon supplice pour décharger cette adrénaline qui s’accumule.

Un souffle d’air, puis une morsure atroce dans mon entre jambe ouverte. Il a visé ma fente, une lanière a percuté mon petit bourgeon en pleine érection, les autres ont fouetté mes lèvres congestionnées. Je spasme, mes genoux cèdent, j’essaie désespérément de rester debout, mais je m’écroule, râlant et bavant dans le foulard.


Pierre.


La dernière cinglée l’a foudroyée, elle se cramponne au bois du lit, ses jambes la lâchent et elle s’abat sur le côté. Elle sanglote. Je me penche sur elle. J’apprécie son odeur, son parfum n’a pas viré avec sa sueur


— Passez vos bras autour de mon cou !


L’inconnue


Je lui obéis, je pose mon front dans le creux de son épaule, il sent très bon, il me dépose avec douceur sur le lit.

Il enlève mon bâillon. Il m’essuie les lèvres


— Ne me regardez pas, n’enlevez pas votre masque.


Il dégrafe mon porte-jarretelles, puis mes bas et les fait glisser sur mes cuisses et mes mollets

Il rabat les couvertures sur moi. Je pleure doucement. Je l’entends s’éloigner silencieusement. La lumière baisse.


Pierre.


Je sors, dans la clarté dure du couloir. Je suis troublé, mal à l’aise. J’ai abandonné une femme en pleurs, le corps zébré de mes cinglées. Je ne suis peut-être plus fait pour la domination. Vivre avec Hélène m’a appris que le premier devoir d’un maître était de prendre soin de sa soumise.

Machinalement, je fouille dans mon sac à dos, à la recherche de mes clés. Un objet attire mon attention : un tube de crème émolliente. Que fait-il là, comment est-il arrivé dans mon fourre-tout. Je me retourne, la porte est restée entrebâillée. J’y vois un signe.


L’inconnue.


A travers ma souffrance, je sens une présence.


— Ne dites rien, cachez votre visage, ne me regardez pas.


Il fait glisser mes draps


— Tournez-vous, à plat ventre.


J’obéis, toute tremblante à l’idée d’une seconde séance. Ou pire, le viol.


— Ne bougez pas, s’il vous plaît.


Une sensation de fraîcheur sur ma nuque. Ses paumes suivent le contour de mes vertèbres, et dénouent les crispations de mes cervicales.


Puis je sens un contact gras sur ma fesse gauche, puis des doigts nus, dégantés, étalent ce qui semble être une crème. C’est frais, doux, parfumé. Ses mains commencent à me masser pour faire pénétrer l’onguent dans ma chair meurtrie. Il pétrit avec douceur, mais fermeté mon pauvre fessier. Il traite de même à mon autre miche. Puis, il malaxe énergiquement mon cul tout entier. J’oublie ma douleur, je lâche un petit ah de contentement. Je suis si heureuse de l’attention qu’il me porte.


— Décontractez-vous, je vais vous le retirer. Fait-il en crochant le rosebud.


Il tire, mais mon anus résiste stupidement pendant un instant, avant de céder. Je laisse échapper un aie de douleur.


— Désolé, il fallait bien que je vous en débarrasse. Fait-il en déposant une noisette de crème sur mon œillet.


Et il accompagne son propos d’un petit massage circulaire de mon orifice endolori. Un instant, je souhaite qu’il fasse pénétrer la pommade dans mon œil de bronze.


— Mettez-vous sur le dos et cachez vos yeux.


Je me retourne, et je pose mes avants bras sur le visage.

De nouveau la sensation de fraîcheur quand il dépose une noix de baume prés de mon téton. Puis elle l’étale par mouvement circulaire sur mon sein, il fait la même chose sur l’autre aréole. A Ia différence de mon cul, il caresse plus qu’il ne masse ma poitrine.


Puis ses doigts s’emparent de mes deux poupoutes à la fois, et pincent et relâchent délicatement chacune de mes framboises. Ils accélèrent la circulation du sang dans ma poitrine martyrisée, puis doucement je sens en moi une douce sensation de chaleur, non seulement dans ma poitrine mais aussi plus bas : c’est un incroyable sentiment de bien-être qui m’envahit.


Pierre.


Maintenant, je dois m’occuper de l’entre jambe que j’ai martyrisé, mais comment faire pour qu’elle ne soit pas effrayée par un tripotage importun.


L’inconnue


Encore cette sensation suave quand il fait couler son baume sous mon nombril, puis quand il l’applique en faisant des petits cercles qui s’ovalisent vers mon orchidée.

Doucement, il atteint le haut de mes cuisses, et entreprend le massage de ma peau endolorie. Lentement, je remonte mes genoux et je m’ouvre. J’ai confiance, je ne risque aucun geste malvenu

Il place ses paumes de chaque côté de mon aine et glisse en aller-retour sur mes cuisses, mais curieusement, ses mains ne s’approchent pas de mon sexe. Je comprends alors qu’il a besoin de connaître la limite que je lui impose.

Je m’écartèle un peu plus et je pose quatre doigts sur mes lèvres intimes. Le massage de mon intimité reprend et passe de plus en plus près de mes phalanges, jusqu’à les caresser. Je laisse partir un tout petit rire auquel répond le sien, comme une connivence. Il conclut par un léger massage circulaire de mon périnée, je soupire d’aise, mais ses mains m’abandonnent. Je retire la mienne.


Pendant une ou deux minutes, je reste offerte. Mais, il ne tente rien. Je me referme, et roule sur le côté.


— Ça va aller, vous dormirez bien.


Il me recouvre avec la couette, la lumière s’éteint, quelques pas feutrés, une porte que se referme, le silence.

Je glisse mes doigts vers ma fente, mais je suis déjà si bien, alors je me retiens, et je plonge dans le sommeil.


Pierre.


Hélène est partie à Paris faire des courses. J’ai proposé de l’accompagner, ou d’aller la chercher, mais elle a préféré que je l’attende au café en face de la gare. En l’attendant, je pianote sur mon ordinateur, en laissant mon expresso refroidir.

Je tourne la tête vers la fenêtre. De l’autre côté, une jeune dame me sourit. Des mèches châtains et blondes s’échappent de son bonnet pachtoune. Elle disparaît, me laissant retourner à mon écran.


— Je peux m’asseoir, fait une voix féminine.


Je lève les yeux, Elle n’est pas très grande, et emmitouflée dans un manteau qui l’enveloppe du menton jusqu’aux mollets.

Elle se pose en face moi. Au contact du siège, elle grimace légèrement.


— Vous m’offrez un chocolat ?


J’intercepte Irène, la serveuse.


— Un chocolat et un café, s’il vous plaît.

— Avec de la crème chantilly sur le chocolat, si possible, poursuit mon inconnue.


Je la laisse s’installer, elle se débarrasse de son chapeau.


Elle a un beau visage ovale, plein, à peine quelques rides, des yeux noisette, pétillants, une bouche plutôt petite, mise en valeur par un rouge léger, ouverte sur un joli sourire, un menton rond.

Sa chevelure taillée en carré sous les oreilles est un dégradé d’auburn avec des nuances plus claires.

Elle se met à l’aise, déboutonne son manteau, et fait glisser son foulard dévoilant un très joli pull à maille fine avec un col en vé exhibant un décolleté bien rempli. Fugitivement, je crois distinguer un petit bleu dans l’échancrure de son chandail.


Ce n’est pas une beauté, mais elle a le charme doux d’une quadra, d’une quadra et demie au maximum

La commande arrive. Elle saisit sa tasse à deux mains et plonge ses lèvres dans le liquide chaud.

Elle repose sa boisson, une lame de mousse orne sa lèvre supérieure. Elle a l’allure d’une chatte qui vient de laper son bol de lait.

Machinalement, je prends une serviette de papier et j’essuie sa moustache de crème

Un silence pendant une ou deux minutes, puis elle lâche.


— Je ne vous drague pas.

— Oui, je vous crois, mais pourquoi en face de moi, la moitié des tables est vide.

— Quand je viens seule, dans un café, j’ai peur d’être importunée.


Elle s’arrête, et puis elle reprend en plantant ses yeux dans les miens.


— Alors, je cherche une table déjà occupée, et si le monsieur a l’air sympathique ou un regard doux, je m’installe.

— Vous n’avez pas peur de tomber sur un pervers qui cache son jeu.


Elle pose sa main sur mes doigts.


— Pierre, je sais déjà que vous êtes gentil, fait-elle en repoussant sa chevelure derrière ses oreilles.


Je suis son geste du regard. Ses lobes sont ornés de deux clous rouges. Elle répète...


— Gentil, pervers, et attentionné.


Un silence. Je retourne ma paume, elle pose la sienne sur la mienne. Nos regards se lient, un instant, romantique, hors du temps. Elle se lève moi aussi, mais à cause de la chaise qui se coince derrière les genoux, je me penche en m’appuyant sur la table. Elle en profite pour déposer un baiser de cousine sur mes lèvres.


— On se reverra ? fais-je, alors qu’elle pivote déjà sur ses talons.

— Quien Sabe ! Conclut-elle, le dos tourné en agitant sa main fine.


Hélène.


Pierre vient de me faire l’amour dans le canapé, en face du feu, mais je le sens dur, crispé.

Je le prends sur moi, lui posant la tête sur mon ventre, comme un coussin douillet.


— Ça ne va pas, mon chaton.

— Je l’ai revue.

— Qui ça, mon minet ?

— L’inconnue de l’hôtel.


Je laisse passer un silence et je lui réponds.

— Ce n’est pas une inconnue, elle s’appelle Stéphanie.

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