Le site de l'histoire érotique

48 heures

Chapitre 1

Le gage

56
5

Une histoire érotique écrite par

Histoire vraie
publiée le
Histoire lue 9 103 fois

56

4

Pour comprendre cette histoire improbable, il faut remonter à ma "rencontre" avec Juliette.


C’était au début de l’année dernière.


J’avais lu, sur un site publiant exclusivement des histoires érotiques, des textes qu’elle avait écrits, sous un pseudonyme. Elle y évoquait, sans tabous, une relation de domination / soumission qu’elle entretenait avec sa compagne, une certaine… Chloé.


À l’époque, même si j’étais une femme libérée qui osait mettre en pratique certains de ses fantasmes, je ne me sentais pas tentée par la soumission.


Mais les textes de Juliette – bien écrits – et peut-être le fait que l’une des deux protagonistes porte le même prénom que moi, avaient suscité en moi un peu plus que de l’intérêt. Une sorte d’excitation.


J’ai ressenti le besoin de discuter avec l’auteur, et je lui ai adressé un message, via le site en question, pour lui dire que j’appréciais ses récits et son style, et que l’homonymie avec son héroïne m’avait troublée. Il s’ensuivit un échange via internet, que je ne raconterai pas ici en détail.


Au fil de ces mails, nos conversations ont pris une tournure de plus en plus intime. D’autant plus que Juliette est bi, comme moi. Nous parlions très librement de notre vie sexuelle et de nos fantasmes, et elle m’a raconté en détail sa relation avec Chloé – qu’elle appelait "sa Chloé", pour éviter la confusion.


Étrangement, j’arrivais à m’identifier à cette autre Chloé, lorsque je lisais ce qu’écrivait Juliette, et j’éprouvais un désir trouble de connaître le plaisir qu’elle trouvait manifestement dans cette relation.


Je m’en suis ouverte à Juliette, d’abord de manière détournée, puis de plus en plus franchement, jusqu’à finir par lui demander (j’en ai honte quand j’y repense) si elle accepterait de m’initier "virtuellement" à la soumission. Une idée de femme cérébrale un peu trop portée sur le sexe, sans doute…


À partir de ce jour-là, Juliette a commencé à me donner des ordres, à m’imposer un certain nombre de gestes et d’attitudes. Nous étions trop éloignées géographiquement pour nous rencontrer, mais nous nous sommes lancées dans des chats torrides sur le net, pour donner plus de réalité à cette relation, et "l’autre" Chloé participait parfois à nos jeux.


Ces jeux se transformaient en défis, me poussant à aller de plus en plus loin dans la soumission, et Juliette usait et abusait souvent de mon penchant exhibitionniste. Il nous arrivait d’inverser les rôles, et je devenais la "maîtresse" de Juliette, mais j’avoue que j’étais moins douée qu’elle.


Et puis, au mois d’octobre dernier, Juliette a été obligée de mettre de côté notre relation virtuelle, pour des raisons personnelles. Nous continuions bien d’échanger quelques mails, mais le fil se rompait petit à petit.


Jusqu’à ce jour de la mi-juin, où Juliette m’a envoyé un message, pour me parler d’une soirée à laquelle elle allait participer, avec un couple libertin. Elle m’a dit qu’elle resterait passive, et je lui ai fait part de mon scepticisme, la connaissant. Comme je suis joueuse, je n’ai pas pu m’empêcher de parier… La perdante devrait se soumettre au gage que lui imposerait la gagnante, sans pouvoir discuter.


J’ai perdu !


Aussitôt, un nouveau mail de Juliette me fixa sur mon sort. Et elle n’y allait pas de main morte ! Nous devons nous soumettre aux mêmes consignes, toutes les deux, en même temps, et raconter ces deux jours sous forme d’histoire publiée sur un autre site littéraire, sur lequel nous publions nos écrits. J’ai bien pensé résumer son texte pour présenter cette histoire, mais je n’y arrivais pas. Alors, je me résous à le reproduire ici, dans toute sa crudité…


Notre jeu doit durer 48 heures.


Premier jour.

Chacune ses petites habitudes et là nous sommes libres de faire ce que nous voulons. Que ce soit chez nous, au dehors, où sur notre lieu de travail, nous devons avoir quatre orgasmes. Pour être claire, si tu te réveilles avec des envies en tête et te fais jouir quatre fois de suite, la première partie du jeu est terminée. Tu fais comme tu veux petite salope. Le but est que nous ayons joui quatre fois. Du lever au coucher. Quatre orgasmes et pas un de plus !


Deuxième jour.

Cette fois c’est un peu plus compliqué mais faisable. Tout d’abord, parlons tenues. Nous devons être au plus proche. J’aimerais que nous portions une chemise et une jupe. Jupe courte ou très courte et surtout volante. J’ai le tout en noir, en gris en rouge et en blanc. On peut également alterner les couleurs. N’oublie pas de me préciser par mail tes couleurs, ou tu seras punie. Tu vas vite comprendre pourquoi j’aimerais éviter le blanc.

1 Toutes deux à poil sous nos vêtements.

2 Tétons et aréoles badigeonnés de rouge à lèvres. Et n’hésite pas pour en mettre une bonne couche.

(J’imagine tes petits nichons aux tétons dressés et je mouille de plus en plus).

3 Nos culs engodés. Je crois savoir que tu as un plug ma petite pute...

4 Le jeu débute dès que nous avons quitté notre domicile. Nous devons avoir un orgasme avant d’arriver sur notre lieu de travail. Moi ce sera un trajet en voiture donc ce sera facile. Toi, tu te débrouilles mais tu m’obéis et tu te fais jouir en pleine rue s’il le faut.

5 Pour toi, comme pour moi, je sais que ce ne sera pas évident, une fois au travail. Deux orgasmes avant de quitter le boulot. Encore une fois, tu te débrouilles pour obéir.

6 Une personne doit voir nos seins. Peu importe qui elle est. Femme ou homme. Je pense que tout comme moi, tu éviteras d’exhiber tes petits nichons au travail. Moi ce sera dans la rue, ou autre, c’est quasi certain.

7 Tu es une petite salope exhibitionniste alors je vais en profiter. Ce gage est pour toi toute seule. Tant qu’à montrer tes seins, tu montreras également ton joli cul. À toi de voir à qui ma petite pute.

8 Un pipi

Mais attention ! Pas de simple pipi aux toilettes de notre lieu de travail. Donc, il va falloir faire preuve d’imagination. Et de beaucoup de patience. Interdiction de se soulager « normalement » avant. Nous devrons pisser debout et jambes écartées. Ce serait facile de s’accroupir entre deux voitures alors j’ai envie de corser un peu le défi. A toi de voir ! Je te rassure, je n’ai pas encore d’idée à ce sujet et je vais devoir y réfléchir.


znmneygj

POUR FINIR

Nous écrirons ces deux jours passés, sous forme de récits et nous les publierons sur A……net.

Les titres de nos récits seront identiques. « 48 H ».



Juliette m’avait déjà habituée à des ordres ou des défis de ce genre, mais pas à cette accumulation sur deux jours consécutifs. J’ai un peu hésité. Mais pas longtemps ! J’ai donc accepté, en espérant sans doute secrètement que cet épisode nous permettrait de reprendre des échanges suivis.


Et puis, il y a l’excitation de savoir qu’elle se soumettra elle-même aussi à ses consignes, et de l’imaginer...