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L'Histoire est un long cheminement !

Chapitre 1

Défi !

Erotique

Il est souvent intéressant de revenir sur des évènements passés afin de comprendre le cheminement qui fut le nôtre et les transformations qui en suivirent. Comment chacun d’entre nous peut-il, au gré de sa vie, changer de comportements, de point de vue, de mode de pensées et agir en conséquence ?


Je me souviens d’une jeune femme, certes très jolie et pétillante, mais complexée et coincée par une morale souvent obsolète, d’un autre temps, faite de rigueur, de fidélité sanctifiée, d’amour discret et de sexe lumières éteintes, qui connut cette transformation.


Ne pensez pas, en lisant ces premières lignes, que je méprise cette façon de concevoir la vie.

Certes pas.

Je suis très tolérant de nature, et j’accepte sans hésitation qu’une personne choisisse de vivre selon ces préceptes que je juge, subjectivement, d’un autre temps ou qu’elle ne partage pas mes opinions. Nous sommes en pays libre.


Mais la liberté qui est la nôtre aujourd’hui nous permet d’explorer, presque sans fin, tout ce que notre esprit imagine. Je me pose donc simplement la question : pourquoi certains et certaines n’en profitent-ils pas pour explorer leurs fantasmes et leur sexualité ?

Le respect étant la base de cette façon de penser, bien sûr !


Ainsi, Gloria, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a connu ces changements qui ont bouleversé sa façon de concevoir la vie, ses relations aux autres et, pour finir, son plaisir sous toutes ses formes.


Je me présente, je me nomme Alexis.

Certains d’entre vous me connaissent pour avoir lu mes aventures publiées sous le titre « L’Histoire mène à tout ».


Vous savez que ma vie a, également, été transformée.

Vanessa, ma petite amie à l’époque des faits, m’avait trompé de la plus vile des façons. Ma vengeance avait été, avec l’aide de ma sœur et de ma mère, à l’aune de son comportement. Nous avions, ensemble, découvert des aspects de la sexualité qui nous paraissaient tout simplement inenvisageables quelques semaines plus tôt, allant crescendo vers la luxure et le plaisir le plus brut.


Je ne vais pas m’étendre plus avant sur ces faits puisqu’ils sont, à présent, connus de vous en vingt chapitres.


Aujourd’hui, j’ai envie de m’étendre sur les faits postérieurs à ceux évoqués précédemment.


La fin de notre séjour, dans le sud de la France, fut tout simplement parfaite.

Certes, mon père nous avait rejoints pour la fin de la semaine, prenant enfin quelques jours de congé bien mérités, suite à mon appel au jour de mon sacre.


Il avait découvert, avec ravissement, les joies de la baise en famille et entre amis.

Il avait rattrapé le temps perdu avec son épouse. Nous ne les avions pas vus durant plus de vingt-quatre heures, n’entendant que les bribes de leur plaisir au travers des fenêtres ouvertes donnant sur la terrasse et la piscine.


Durant ce temps, Caroline, Vanessa et Gloria en avaient profité pour s’occuper de votre serviteur tout en permettant à Gloria, notre dernière invitée, de se découvrir elle-même.


Ce ne fût que cris, éjaculations masculines comme féminines, caresses, pénétrations multiples, jeux de langues et de mains entre nous quatre, avant que mes parents ne nous rejoignent pour une fin de semaine axée sur le sexe entre les six personnes présentes dans la maison. Mon père découvrant ma fiancée, sa propre fille et notre dernière invitée.


C’est finalement épuisé de sexe et de jouissances multiples qu’il repartit le lundi suivant pour son bureau parisien, reconnaissant et reboosté.


Et c’est avec quelques regrets que nous nous sommes séparés, lorsque le séjour toucha à sa fin et que nos obligations professionnelles nous rappelèrent à l’ordre.


Que se passa-t-il ensuite, me direz-vous ?


Nous avons chacun repris le cours de nos existences, avec, certes, quelques transformations majeures pour tous. Par exemple, je travaille à présent au département Risk and Management de la société qui paie ma mère. Elle est ma supérieure hiérarchique directe depuis qu’elle est devenue Risk Manager. Nos journées sont rythmées entre travail sérieux et exigeant ou baise sur son bureau. Comme je suis son adjoint principal, personne ne s’étonne de me voir passer de longs moments enfermé dans son bureau, d’autant plus que personne ne soupçonne ce qu’il s’y passe, car notre filiation est connue de tous et toutes au sein de la boîte. Cela ne peut donc être que pour le travail que nous sommes réunis assez souvent. Pas d’ambiguïté.


Et comme notre duo fonctionne parfaitement, même le PDG se montre ravi de notre collaboration.

Elle porte en permanence, pour mon plus grand plaisir visuel, jarretelles et talons hauts, décolletés suggestifs ou jupes courtes. Tout cela pour vous dire que cela fait, à présent, quelques années que cela dure.


Mais je ne m’étendrai pas trop sur notre vie à tous, mais plutôt sur celle de Gloria.

Car c’est, selon moi, le sujet le plus intéressant pour vous.


Gloria a changé.


Terriblement.


Physiquement, c’est toujours une femme aussi jolie. Mais son élégance naturelle est, aujourd’hui, renforcée par les conseils avisés qu’elle reçut en son temps de Sabine, Vanessa et Caroline. Si vous la voyiez à présent, vous ne pourriez pas, homme ou femme, ne pas vous retourner sur elle dans la rue. Non, c’est mentalement que la transformation la plus radicale a eu lieu. C’était une jeune fille peu sûre d’elle-même qui est devenue une chasseresse. Je l’appelle d’ailleurs à présent, pour les férus de mythologie antique, Diane.


Comment puis-je vous raconter tout cela et comment le sais-je ?


Devinez... ou lisez...

!


Alors, allons-y !


Trois-deux-un... Action !



Il y a plusieurs années que nos vies à tous ont été transformées. Depuis ces vacances que nous voulions ressourçantes mais qui devinrent orgiaques. Elle a appris, le temps d’un long week-end, que l’on pouvait choisir sa voie, sa vie et sa sexualité sans rester dans les balises que la société nous impose.


Ses amies depuis ce temps béni lui ont encore appris bien des choses. Notamment du côté vestimentaire. Ainsi, elle ne porte plus que des chaussures à talons, par exemple. Il est rare de la voir en chaussures plates, si ce n’est dans son appartement.

Ses décolletés ne sont plus sages et elle en use et abuse avec délectation. Sentir le regard d’un homme ou d’une femme sur ses seins la comble de joie.


Sa vie en a été bouleversée. La jeune fille timide, limite craintive, s’est transformée en femme fatale, sûre d’elle et de ce qu’elle veut.

Ainsi, elle est aujourd’hui professeur dans un établissement supérieur. Je tairai son nom, car il lui y est arrivé plusieurs aventures que je pourrais décrire comme non-professionnelles. Et je ne voudrais pas nuire à sa réputation ni à celle de son établissement. Car, après tout, elle est très bien payée pour son travail et elle n’a plus la moindre envie de perdre son train de vie que je peux qualifier à ce jour d’aisé.


Donc, vous le comprendrez, je vous ferai quelques cachotteries afin de préserver ce qui doit l’être et je tairai ce qui doit rester caché.


Vous le savez, elle se nomme Gloria.

Elle a, à l’heure où je vous parle, vingt-neuf ans.

Gloria a découvert, avec joie, sa bisexualité. Mais ce que vous ignorez à son sujet, c’est qu’elle s’est également révélée être plutôt dominatrice. Elle n’est, aujourd’hui, absolument plus soumise ou passive dans ses relations. Elle dirige, elle choisit, elle jette ou elle détruit.


D’ailleurs, je l’ai rebaptisée, comme je vous l’ai dit, Diane, en référence à la mythologie Greco-Romaine, lorsqu’elle nous a raconté ses dernières aventures alors que nous venions de baiser à la maison, en compagnie de ses amies préférées. Mon épouse, Vanessa, trouve également que ce surnom désignant la déesse de la Chasse lui va comme un gant.


— Oh Alexis, j’aime décidément trop ta queue au fond de ma chatte ! termina-t-elle alors que je venais de la limer durant de longues minutes au bord de l’extase.

— Et ma langue ? Tu ne l’aimes pas ? Demande Vanessa, faussement choquée.

— Si ma chérie. Mais la queue de ton mari me permet d’oublier toutes mes frustrations.

— Tes frustrations ? De quoi parles-tu ? Demande alors Sabine.

— Bon, je suis crevée là ! On prend une douche et je vous raconte.


Quelques minutes plus tard, nous sommes attablés sur la terrasse de mon domicile lorsque Gloria fait son apparition, vêtue uniquement d’une nuisette transparente. Il faut dire qu’il fait très chaud ce soir et que, vu l’absence de voisins directs, nous pouvons nous permettre toutes les fantaisies.

Sabine et Caroline ne portent qu’un bikini, mon épouse, Vanessa, a revêtu sa nuisette en dentelles que je lui ai offerte pour célébrer notre quatrième anniversaire de mariage et mon père ne porte que son slip de bain.

Je suis moi-même uniquement vêtu de mon short.


— Je déteste le recteur de mon université. Ce n’est qu’un vieux coincé ! Dit Gloria en sirotant son verre de rosé frais.

— De quoi parles-tu ? Demandé-je.

— J’ai flashé sur un de mes étudiants, mais il vient d’édicter des règles strictes.


En matière de promiscuité entre étudiants et professeurs. Mais j’ai décidé de m’en passer.


— Et alors ? Dit Vanessa. Il est majeur, non ?

— Oh oui, il a vingt-deux ans.

— Où est le problème, si tu vas enfreindre les règles ?

— Sa copine. Elle est trop jalouse et ne veut même pas me laisser seul avec lui.

— Tu es pourtant son professeur, non ? Il est normal que vous parliez ensemble ? Elle étudie aussi avec toi ?

— Même pas ! Elle n’est pas dans mon établissement. Mais elle est là dès que je le convoque. Dingue !

— Baise-là ! Dit alors mon père.

— Je voudrais bien, si ce n’était que cela. Mais elle n’est même pas attirante. Elle ne se coiffe jamais, elle porte des vêtements que je n’aurais jamais osé porter et elle tire la gueule en permanence. Je ne comprends pas comment un mec comme lui peut rester avec un épouvantail pareil.

— Et c’est toi qui dit cela ? Osé-je, connaissant d’avance sa réponse.

— Dis donc, toi ! Je veux bien que tu m’aies déniaisée avec ta femme et ta famille d’obsédés, mais je n’étais tout de même pas attifée comme une conne, ni coincée du cul ! Alors, ravale tes sarcasmes, collègue.


J’adore quand elle m’appelle ainsi. Elle sait que je suis agrégé en Histoire, comme elle. Mais j’ai changé d’orientation professionnelle et je travaille à présent dans la boîte de ma mère. Et je gagne trois fois ce que je gagnais comme enseignant, tout en pouvant bénéficier des bons soins maternels lorsque l’envie s’en fait sentir. Elle me suce toujours comme une reine entre deux cafés dans son grand bureau.


— Ne te fâche pas, ma puce ! Je te fais marcher et toi, tu cours.


Sa seule réponse fut un sourire et une langue tirée dans ma direction.


— Non, pourtant, je vais me le faire. J’ai trop envie de savoir s’il a une grosse queue. Parce que si c’est à l’avenant du reste, il promet.

— Raconte ! Exige alors Caroline.

— Il est grand, baraqué, des yeux bleus dans lesquels on se noie volontiers, un fessier plutôt musclé aussi. J’ai déjà pu remarquer, également, qu’il semble très musclé sur les abdos et les pectoraux.

— Un Apollon, donc ! Dit ma mère.

— Je ne dirais pas cela. Ce n’est pas un top modèle. Mais il a un petit quelque chose qui donne envie de lui.

— Que vas-tu faire alors ?

— Je dois y réfléchir. Je ne sais pas bien.


La discussion se termina ainsi. Chacun repartit chez lui, oubliant cette discussion, banale somme toute dans notre environnement.


Mais quelques jours plus tard, Gloria téléphona à Vanessa pour lui fixer un rendez-vous dans son bureau tout en précisant bien qu’elle devait venir « comme j’aime que tu sois ! ».


Le jour venu, Vanessa se présenta au bureau de Gloria.

Sa secrétaire personnelle connaissait parfaitement mon épouse puisqu’il n’était pas rare qu’elles déjeunent ensemble sur leur temps de midi. Vanessa travaille à quelques rues de l’université dans laquelle Gloria officie.


— Vanessa ? Ma chérie. Tu es superbe !


Elle portait, selon la volonté de Gloria, une robe d’été décolletée dont ses seins semblaient vouloir s’échapper. Elle était juchée sur ses escarpins aux semelles rouges que Gloria lui avait offertes récemment.


— Je te retourne le compliment, ma chérie ! Dit Vanessa en posant ses lèvres sur celles de son amie.


Vanessa portait un pantalon blanc large et un chemisier rouge au travers duquel on devinait une lingerie de la même couleur. Elle portait également une paire d’escarpins vertigineux.


— Tu m’expliques maintenant ?

— Tu vas m’aider.

— T’aider ? Mais que veux-tu que je fasse pour toi ?

— Attends un peu. Tu vas comprendre.

— Comprendre quoi ? Toi, tu viens encore de m’embarquer dans un plan cul !

— On ne peut rien te cacher.

— Gloria ! Je n’ai pas le temps, j’ai un rendez-vous important dans...

— Chuuut ! Tais-toi et aide-moi. C’est tout ce que je te demande aujourd’hui.

— Tu es impossible ! Nous avons créé un monstre ! rétorqua Vanessa en souriant.

— Dis-moi que cela t’ennuie ! répondit Gloria en riant.


À cet instant, la secrétaire de Gloria annonça l’arrivée d’un visiteur. Gloria ajusta son pantalon et passa ses mains sur sa poitrine pour tendre parfaitement le tissu de son chemisier et alla ouvrir la porte.


Un jeune homme entra, suivi d’une jeune fille lambda.


Vanessa comprit alors de qui il s’agissait.

C’était l’étudiant sur lequel Gloria avait flashé et sa copine épouvantail.

Elle étudia attentivement le drôle de duo qui venait de se présenter dans le bureau de son amie. Effectivement, le jeune homme ne payait pas de mine, mais dégageait un petit quelque chose qui attirait inexorablement Vanessa. Elle venait de comprendre ce que son amie expliquait quelques jours plus tôt. Il était vêtu d’un jeans troué, d’un tee-shirt blanc qui le cintrait parfaitement et d’une paire de baskets blanches aux trois bandes. Ses longs cheveux pendaient en cascade sur ses épaules et son regard était hypnotisant. Il était beau dans son genre.


Son amie, par contre, ne ressemblait à rien de connu.

Des sandales plates à lanières qui avaient connu des jours meilleurs, une robe à fleurs qu’une hippie des sixties n’aurait jamais osé porter, une poitrine qui semblait prometteuse, mais visiblement retenue par une lingerie de supermarché ne servant strictement à rien si ce n’est décorer horriblement sa poitrine et des cheveux qui n’avaient pas vu une brosse ou du shampoing depuis plusieurs jours. Pas la moindre trace de maquillage.


— Hugo ! Merci d’être venu. Nous devons discuter de ton dernier travail.

— Bien Madame.

— Je vous présente mon amie, Vanessa.

— Enchanté !

— Elle va pouvoir tenir compagnie à votre amie durant notre entretien. Jeune fille, pourriez-vous emmener mon amie et attendre avec elle ?

— Non !

— Je vous demande pardon ?

— Pas question de laisser Hugo avec vous !

— Puis-je en connaître la raison ?

— Je ne laisse pas mon mec avec une Bimbo dans une pièce fermée.


Comme si elle s’attendait à cette répartie, Gloria reprit en levant les sourcils alors qu’Hugo ne savait pas où se mettre.


— Pardon ? Quel est votre prénom, jeune fille ?

— Gisèle !

— Bien ! Gisèle ! Dit-elle en articulant lentement son prénom. Je suis son professeur titulaire et je dois m’entretenir avec votre petit ami de l’un de ses travaux. Je n’ai ni le temps ni l’envie de faire votre éducation ni de vous apprendre les bonnes manières. Alors vous sortez à l’instant et dans quelques minutes, je vous le rends en un seul morceau.

— On dit cela ! Et on se retrouve avec des cornes de...

— Maintenant, cela suffit ! Dehors. Hurla Gloria. Je n’ai pas toute la journée. Vanessa, ma chérie, je suis à toi dans quelques instants ! Faisons comme nous l’avons décidé. Dit-elle en se radoucissant et avec un clin d’œil furtif.


Vanessa, qui venait d’assister à l’échange, en était restée bouche bée.

Cette Gisèle était soit complètement idiote, soit extralucide. Et Vanessa venait de comprendre en un instant ce que son amie voulait d’elle.

Faire parler la jeune fille et, si possible, se rapprocher d’elle.

Vanessa, grâce à cet échange auquel elle venait d’assister, comprit que son amie ne pourrait ferrer sa proie qu’en changeant le point de vue de cette Gisèle.

En gros, elle lui demandait de réaliser avec elle ce que Vanessa et moi avions réalisé quelques années plus tôt avec Gloria.


Gloria attendait donc un miracle !


Assises sur une chaise, dans le couloir, l’une en face de l’autre, les deux femmes s’observaient attentivement.


— Je m’appelle Vanessa, je suis enchantée de vous connaître.

— Moi, c’est Gisèle. Mais vous l’avez entendu dans le bureau de Madame Parfaite.

— Madame Parfaite ?

— C’est ainsi qu’Hugo l’appelle.

— Drôle de surnom.

— Vous trouvez ? Pas moi. Elle est effectivement parfaite ! Dit-elle avec une pointe de déception dans la voix que détecta Vanessa.

— Que voulez-vous dire ?

— Oh, ça va ! Arrêtez de faire l’ignorante ! Vous êtes la même ! Laissez-moi deviner ? Vous avez fait des études, vous êtes probablement bien rémunérée et vous êtes superbe. Vous adorez la mode et vous pouvez vous permettre de vous vêtir chez les plus grands couturiers.

— Merci pour les compliments.

— Et ne jouez pas la modeste, par-dessus le marché.

— Excusez-moi si je veux être polie.

— C’est bon ! Alors ?

— Alors ? Alors quoi ?

— J’ai raison, ou non ?

— Eh bien, effectivement, j’ai fait des études, je suis plutôt bien rémunérée pour mon boulot et effectivement, je suis mariée et je plais beaucoup à mon mari. Et j’aime la mode et être parfaitement habillée.

— Vous voyez ! J’ai raison. Et je suis certaine que l’autre pouffiasse est sortie du même moule.

— La pouffiasse est l’une de mes meilleures amies, alors si vous pouviez changer de ton et de vocabulaire, cela me serait agréable.

— Excusez-moi, vous avez raison. Mais je suis terriblement jalouse. Surtout d’elle. Hugo n’arrête pas d’en parler.

— Pour quel motif ?

— Il dit que c’est sa meilleure enseignante.

— Et où est le problème ?

— Mais... vous êtes idiote ou quoi ? Elle est sublime.

— Et c’est moi l’idiote ? Quel est le rapport entre ses compétences et son allure ?


Gisèle regardait Vanessa avec interrogation. Elle n’avait jamais envisagé les choses ainsi. Tout allait de pair pour elle. Tout se confondait et son jugement en était totalement faussé.


— Vous savez, l’allure n’est que le reflet de ce que nous sommes. Gloria est une femme de caractère, qui a un tempérament bien affiché. Elle sait ce qu’elle veut. Son allure n’en est que le reflet.

— C’est facile à dire quand on a le cul bordé de nouilles. Vous avez les moyens de vos ambitions avec le fric que vous gagnez !

— On dirait que l’argent est une idée fixe chez vous ? Je me trompe ?


Gisèle piqua un fard !


— Ne soyez pas vexée ! C’est assez logique comme attitude. Je ne connais aucun étudiant qui ne souhaite pas un futur revenu lui permettant d’atteindre ses rêves dans son domaine de prédilection.

— C’est vrai !

— Mais vous vous trompez sur un point nous concernant !

— Et je peux savoir lequel ? demanda Gisèle, certaine de confondre son interlocutrice.

— Ni Gloria ni moi ne nous habillons chez de grands couturiers. Nous n’en avons, hélas, pas encore les moyens. Nous gagnons bien notre vie, mais pas à ce point.

— Vous vous moquez de moi !

— Pas du tout !

— Vous mentez ! Il suffit de regarder vos chaussures ! Dit-elle en pointant son menton vers les pieds de Vanessa.

— Vous parlez de mes Louboutins ?

— Et vous allez me dire que vous n’avez pas les moyens ? Pfffff...

— C’est un cadeau qui m’a été fait de commun entre mon mari, Gloria et d’autres amis pour mon dernier anniversaire.


Un blanc suivit cette intervention de Vanessa. Puis, Gisèle reprit timidement.


— Je vous prie de m’excuser ! La jalousie me fait dire et commettre des actes totalement stupides. Je ne réfléchis plus et je dis n’importe quoi !

— Il n’y a pas de mal.

— Si, au contraire. C’est carrément moi qui suis stupide, en fait !

— Mais non ! Votre petit ami est très mignon et vous avez peur de le perdre. Vous êtes vigilante, c’est tout.

— Vous le trouvez mignon ? dit-elle comme si elle allait mordre.

— Mais oui ! Mais ce n’est pas pour cela que je suis intéressée. Je suis mariée et heureuse de l’être. Mon mari est attentionné, gentil, doux et affectueux tout en se préoccupant de sa propre carrière et de notre bien-être. Ce n’est pas parce que je trouve un autre homme attirant qu’il s’en offusque. Il lui arrive aussi de rencontrer d’autres femmes plus jolies que moi, ce n’est pas pour cela que je lui en veux, même s’il discute avec elles dans le cadre de son travail ou de rencontres fortuites. L’amour, c’est surtout et avant tout de la confiance.

— Cela semble si simple à vous écouter. Mais je sais que Hugo me quittera un jour.

— Quelle drôle d’idée ? Pourquoi dites-vous cela ?

— Mais... parce que je ne suis pas aussi pimpante et éclatante que les autres femmes.

— Qu’est-ce qui vous en empêche ? demanda Vanessa avec curiosité en se penchant un peu en avant, dévoilant ainsi accidentellement son décolleté à Gisèle qui ne put s’empêcher de le regarder, découvrant ainsi une lingerie qu’elle ne pouvait que rêver.


Se reprenant, elle répondit :


— Parce que je ne sais pas comment faire !

— Que voulez-vous dire ?

— C’est clair pourtant ! Je ne sais pas comment faire !

— Mais... de quoi parlez-vous ?

— Je ne sais pas comment me maquiller, acheter des vêtements, de la lingerie, et tous ces trucs que font les femmes, voilà ! dit-elle furieuse et prête à éclater en sanglots.

— Votre mère ne vous a jamais montré comment...!

— Je n’ai jamais connu ma mère ! Ca vous va ! Elle est morte lorsque j’avais six mois. Mon père, ce connard alcoolique m’a battue toute ma vie jusqu’à ce que je me tire à mes dix-huit ans. Vous êtes contente ? Vous avez des infos pour votre connasse de copine ?


Vanessa recula sous le double choc. Entre les révélations qu’elle venait de recevoir et la violence de l’échange, elle resta silencieuse quelques secondes puis, avec l’instant maternel qui caractérise les femmes, elle se repencha en avant et, tendant les bras, elle prit les mains de Gisèle dans les siennes en disant :


— Gisèle ! Je suis désolée. Je ne pouvais pas savoir. Je suis affreusement confuse. Je vous prie de me pardonner pour la maladresse dont je viens de faire preuve.


Gisèle resta quelques secondes sans répondre, puis leva des yeux desquels les larmes coulaient à flots.


Vanessa se leva et prit la jeune fille dans ses bras, ce qui déclencha les sanglots.


Les deux femmes restèrent ainsi quelques instants avant que la crise ne se calme.


— Là ! Calmez-vous ! Je suis désolée si je vous ai vexée. Pardonnez-moi !

— Vous ne pouviez pas savoir. Et vous avez été si gentille avec moi alors que moi, je ne fais que vous crier dessus.

— Je peux comprendre pourquoi à présent ! Avec votre passé, cela ne doit pas être simple tous les jours.


Gisèle renifla un peu bruyamment et se moucha dans un mouchoir en papier qu’elle sortit de sa besace qui lui servait de sac à main, de sac de cours et, visiblement, de penderie si on en jugeait au gilet qui dépassait des bords.


— Vous êtes très aimable, pour une femme de votre espèce !

— Je suppose que je dois prendre cela comme un compliment ?

— Oui ! Dans ma bouche, c’en est un. En fait... non, ce n’est rien.

— Si, dites-moi ! Après tout ce que vous m’avez déjà balancé en pleine figure, nous n’en sommes plus à cela près, n’est-ce pas ? Dit Vanessa en riant.

— Je n’ose pas, en fait !

— Allez, lancez-vous !

— En fait, je voudrais tant vous ressembler.

— Me ressembler ?

— Oui, comme Madame Parfaite aussi ! Pouvoir être à l’aise avec les gens, avec mon corps, être capable de me maquiller, pouvoir trouver des vêtements plus classes. Tous ces trucs. Et surtout, ne plus jalouser les autres femmes, mais que ce soient les autres femmes qui me jalousent !


Elle avait tout cela sans respirer, comme pour exorciser ses démons.


— C’est donc cela votre problème ? demanda calmement Vanessa.

— Oui !

— Mais... il n’y a rien de plus simple !

— Comment ?

— Vous n’avez pas connu votre mère, votre père était visiblement un salaud de la pire espèce et vous avez grandi sans le moindre repère ou la moindre initiation féminine. Comment voulez-vous avoir appris ? On peut le faire seule, mais lorsque l’on a reçu les bases, ce qui n’est pas votre cas. Donc, il n’y a qu’une seule solution.

— Laquelle ?

— Avoir quelqu’un qui vous guide enfin ! Qui joue le rôle que votre mère aurait dû jouer en vous apprenant les secrets du maquillage, des sous-vêtements, de la mode et tous les secrets des femmes.

— Facile à dire. Je ne connais personne qui pourrait endosser ce rôle. Comme vous avez pu le constater, je ne suis pas facile à vivre.

— Bien sûr que si ! Dit Vanessa de son plus beau sourire qui démentait ce qu’elle pensait vraiment.

— Et qui, s’il vous plaît ?

— Mais, moi bien sûr !


Mais qu’est-ce que je suis en train de dire ? pensa Vanessa. Je ne connais cette souillon que depuis quelques minutes et voilà que je lui propose de faire les boutiques comme à une vieille copine !


Gisèle, de son côté, resta muette quelques secondes. Pour la première fois de sa vie, une femme s’intéressait à elle.


— Vous ? Vous voudriez... ? Vous accepteriez de... ? Mais... ?

— Bien sûr ! Pourquoi cela vous étonne-t-il tant ? Après tout, nous avons des connaissances communes à présent ! Dit Vanessa pour se justifier en espérant secrètement que la jeune fille refuse.


La porte du bureau s’ouvrit à cet instant, découvrant Gloria laissant passer un Hugo pour le moins rougissant.


— Et n’oubliez pas mes remarques pour votre prochain travail. J’apprécie beaucoup ce que vous faites, mais je suis certaine que vous pouvez faire mieux. Courage. Nous nous reverrons probablement rapidement.

— Merci Professeur ! déclara Hugo.

— Vanessa ! Tu es là. Tu as fait connaissance avec cette jeune femme ?

— Nous sommes... ! Commença Vanessa, mais fut interrompue par Gisèle qui était redevenue Gisèle.

— Viens Hugo ! On se casse. Ca sent trop la bombasse dans le coin !


Et tirant l’infortuné Hugo par la manche, ils disparurent derrière la porte qui claqua sous la poussée de Gisèle.


— Alors ? demanda Gloria ?

— Alors quoi ? Joua Vanessa.

— Que t’a-t-elle dit ? J’ai fait traîner ce pauvre Hugo le plus longtemps possible afin de te laisser un maximum de temps. J’ai même joué avec mon décolleté pour gagner quelques secondes. Il était rouge pivoine, le pauvre.

— Pas grand-chose, en fait !

— Allez arrête ! Je te connais Vanessa.

— Bon d’accord ! C’est une pauvre fille, en fait.

— Ah oui ? Raconte ! Dit Gloria en tirant Vanessa dans son bureau.


Quelques instants plus tard, elle était au courant de la situation de la jeune fille, de ses désirs secrets et la solution était apparue dans son esprit cartésien.


— Tu es décidément parfaite, ma chérie ! Dit Vanessa. Tu viens de me donner LA solution à mon petit problème.

— De quoi parles-tu ?

— Eh bien, de pouvoir enfin baiser avec Hugo ! Au fait, tu le trouves comment ?

— Il est pas mal. Tu as raison, il y a une petit quelque chose d’irrésistible alors que, s’il a un beau corps, ce n’est tout de même pas un Apollon.

— Tu l’as ressenti aussi, n’est-ce pas ?

— Oui ! Bon, tu me parles de ta solution ?

— Mais tu vas faire exactement ce que tu lui as proposé si gentiment.

— Pardon ?

— Tu vas transformer Cendrillon. Tu deviens Marraine la Bonne Fée et tu vas me changer cette souillon en princesse.

— Pardon ?

— Tu m’as parfaitement comprise.

— Noooooon ! Gloriaaaaaa ! S’il te plaît. J’ai d’autres chats à fouetter. Je n’ai ni le temps, ni l’envie de...

— Chuuuuut ! Je sais que tu adores cela. Tu l’as si bien réussi avec moi, fais donc la même chose.

— Quand je vois le résultat, je ne suis pas certaine de vouloir recommencer ! Dit sérieusement Vanessa.


Gloria se fit alors câline et passa sa main dans le décolleté de son amie en disant


— Allez, arrête ! Tu mouilles uniquement à l’idée que je caresse tes seins ou que je puisse te lécher la chatte.

— C’est vrai, tu le sais. Mais ce que tu me demandes est vraiment délicat. Tu vas trop loin.


Continuant à caresser la poitrine de son amie, Gloria sortit les seins aux tétons déjà saillants et posa sa langue sur le sein gauche tout en fixant les yeux de son amie.


— Allez ! Dis oui.

— Non !

— Allez ! continua Gloria en passant sa main sous la robe de Vanessa et poussant son majeur directement dans le vagin de son amie.

— Aaaah ! Salope ! Tu sais si bien me faire jouir. Continueeeeee.

— Uniquement si tu acceptes.

— Nooon... C’est pas du jeeeeeeeu... Aaaaaaah...


Gloria venait d’entrer un second doigt dans la chatte trempée de son amie qui prit alors appui sur le bureau. La langue de Gloria continuant de lécher les tétons de Vanessa.


— Dis oui ! Sinon j’arrête...

— Noooon... n’arrête pas. Encoooore...

— Dis oui !

— Oui ! D’accord ! Fais-moi jouir.


Souriante, Gloria accentua la pression de ses doigts dans la chatte de son amie tout en aspirant les tétons turgescents l’un après l’autre. Vanessa ne mit pas plus de deux minutes avant d’étouffer un cri d’extase.


— Tu es impossible ! Rit Vanessa en toisant son amie.

— C’est pour cela que tu m’aimes, ma chérie ! Bon, ce n’est pas tout cela, mais il faut établir notre plan de bataille.

— De quoi parles-tu ?

— Tu vas contacter Gisèle et lui proposer officiellement ton aide en lui affirmant que tu as repensé à votre conversation et que tu ne peux pas la laisser ainsi. Fais-en une amie et dévergonde-moi cette fille. Je veux Hugo dans mon lit avant la fin du trimestre.

— Hein ? Tu es folle ? Cela fait...

— Deux mois exactement.

— DEUX MOIS ?

— Oui. Alors, tu n’as pas de temps à perdre.

— Et je gagne quoi dans ce petit jeu ?

— Mais... c’est évident !

— Pas pour moi.

— Le couple !

— Pardon ?

— Tu pourras baiser avec le couple. Hugo est mignon et, selon ton travail, Gisèle le deviendra peut-être.

— N’importe quoi !

— Oh, tu m’ennuies avec tes détails. Tu feras ce que tu veux, à la fin.

— Tant que tu as, toi, ce que tu veux.

— Évidemment ! Dit Gloria en éclatant de rire.

— Tu ne perds rien pour attendre. Alors, je la contacte comment ?

— Demain, je téléphonerai à Hugo. Je lui demanderai le numéro de sa copine et le tour sera joué.

— Sous quel prétexte ?

— Avoir une discussion sérieuse avec elle sur son attitude envers moi.

— Elle ne va pas aimer.

— Justement ! J’aurai le numéro, mais je ne l’appellerai jamais, car, après y avoir réfléchi, ce ne sera plus mon problème si mon étudiant est en couple avec cette fille. Chacun est libre de ses choix, non ?

— Avec toi ? Tu parles !

— Je te contacte demain.

— Tu me congédies ?

— N’as-tu pas un rendez-vous important ?

— Tu as raison. J’y vais.


En embrassant Gloria et en sortant de son bureau, Vanessa ne put s’empêcher de penser qu’elle venait de se faire manipuler de la plus belle des façons.

Mais, en y réfléchissant, cela pourrait être amusant.


En entrant dans l’immeuble qui abritait son rendez-vous, elle se réjouissait déjà d’être demain.


Gisèle ne perdait rien pour attendre et elle allait vivre la plus grande aventure de sa vie.


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Le 05/09/2020.

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