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L'Histoire est un long cheminement !

Chapitre 6

Décisions cruciales

Erotique

Le soleil capricieux tira Gisèle de son sommeil.


Un fin rayon s’était faufilé entre les rideaux et était venu la frapper en plein visage, lui tirant un râle mêlant consternation et dégout. Comment pouvait-on la réveiller un samedi matin alors qu’elle vivait un rêve ? Car Gisèle, depuis son retour dans son petit appartement parisien, vivait un rêve éveillé tout en se maudissant de sa légèreté et de sa duplicité envers Hugo. Elle avait joui sous d’autres mains que les siennes ! Et quelles mains ?


Gloria, Vanessa et Chloé avaient usé et abusé de leurs savoirs saphiques pour la projeter, brebis égarée, vers le loup nommé « Orgasme ». Et quel orgasme ! Elle en ressentait encore les effets au creux de ses reins. À la seule pensée matinale de sa jouissance de la vieille, ses mains sentirent ses seins se gonfler de désir et ses tétons se darder sous le tissu de sa chemise de nuit informe en coton, décorée d’un Mickey qui avait connu des couleurs plus soutenues dans sa jeunesse. Passant ses mains sous son rempart nocturne, elle les sentit dardés de désirs multiples. En fermant les yeux, elle revit la bouche de l’une collée à la sienne, des mains flirtant avec ses cuisses et sa chatte, ses seins empoignés par des mains qu’elle ne connaissait pas et lui octroyer un plaisir intense.


Sans s’en rendre compte, Gisèle, toujours à moitié endormie, caressa elle-même ses seins, devenus avides de ces douceurs. Elle en soupesa les contours, passant et repassant sur la peau si douce couvrant sa poitrine encore jeune et tendue. Elle fit durer le plaisir, sentant ses seins se durcir sous ses caresses, le bout de ses doigts effleurant à présent sa peau satinée. Elle savait que si elle touchait ses tétons, elle jouirait instantanément. Le plaisir grimpant encore dans son esprit, elle continua ses mouvements sensuels et tellement excitants pour quiconque l’aurait regardée mais, cela, elle ne l’avait pas encore appris. Ses yeux clos et sa bouche ne laissant passer que ses râles et la pointe de la langue qui tournait sur ses lèvres devenues, par la force des choses, plus humides, elle se décida à jouir.


La tension qu’elle venait de provoquer dans son corps, à présent chaud comme la braise, ne pouvait plus s’apaiser que par un orgasme qu’elle appelait maintenant sans la moindre barrière. Elle se vit, couchée et ligotée, entre ses trois tortionnaires. Chacune usant et abusant de son corps selon ses volontés propres. Elle s’imagina en esclave soumise aux caprices sexuels de ces femmes volontaires et décidées. Puis, soudain, sans y avoir réfléchi, elle vit Hugo au milieu de ces femmes. Hugo, dont la queue majestueuse était tendue par l’excitation et qui ravageait la chatte de son professeur, Madame Parfaite, en souriant vers Gisèle.


Cette vision déclencha un orgasme foudroyant. Gisèle hurla de bonheur, son cri retentit dans son appartement et probablement au-delà. Elle ne put détacher sa main de ses seins ni celle qui triturait à présent son clitoris. Ses mouvements parfaitement synchronisés l’amenèrent vers un nouvel orgasme aussi tonitruant que le premier. Son second râle, elle le savait, avait dû cette fois ameuter ses voisins de palier, mais, en se moquant des ragots, elle continua, les yeux fermés, à se masturber. Trois doigts pénétrèrent sa chatte, totalement inondée de son propre plaisir. Elle pensa, de façon un peu incongrue durant ce moment, qu’elle n’avait jamais mouillé de la sorte. Pensée fugace, qui laissa de nouveau place à une nouvelle vague de plaisir qu’elle ne retint absolument pas. Ses doigts fouillant à présent sa chatte ouverte et désireuse de plus de plaisir, elle posa son autre main sur son clitoris.


Ce mouvement l’amena à se plier en deux, rapprochant ses jambes tendues de son torse, alors qu’elle ouvrait les yeux et la bouche pour aspirer une bouffée d’air, libérant par la même occasion le délire obscurcissant son esprit. Hugo ravageait Madame Parfaite qui léchait la chatte de Vanessa embrassant Hugo alors que Gisèle, nouée de liens et totalement à leur merci, admirait d’un regard gourmand le tableau s’offrant à elle, suppliant de participer et de profiter des langues, des mains et de la queue des trois personnes présentes. Son dernier cri, elle en était certaine, avait dû retentir au dehors, par-delà ses murs et s’entendre dans la rue abritant son modeste appartement.


En revenant à elle, suite à ce triple orgasme d’une intensité jamais obtenue, Gisèle se leva et, se dirigeant vers sa salle de bain, se maudit de cette faiblesse nouvelle, devenue récurrente. L’eau chaude calma ses instincts et elle retrouva assez d’esprit et de calme pour analyser la situation. Comment en était-elle arrivée à devenir capable d’ameuter son quartier sans le moindre remord ?


En réfléchissant objectivement, elle se rendit compte qu’il était encore tôt et c’était le samedi matin. La probabilité que quelqu’un ait pu l’avoir entendue était faible. Et puis, qu’avait-elle fait de répréhensible ? Elle avait joui. Et plusieurs fois. Quoi de plus normal ? Les femmes seraient jalouses et les hommes... et bien, elle s’en moquait.


Non ! Le problème n’était pas sa jouissance sans Hugo. La masturbation faisait partie de sa vie. Mais pas une masturbation multiple et si puissante. Le problème était tout autre.


Pourquoi avait-elle tant besoin de jouir et, par tous les saints du Paradis, pourquoi Gloria et Vanessa faisaient-elles à présent partie de ses fantasmes ? Elle n’était pas lesbienne. Elle n’était pas attirée par les femmes. Elle voulait juste Hugo. Rien qu’Hugo ! Mais pourquoi alors l’imaginer ravageant, car il n’y avait pas d’autres mots, la chatte et le sexe de sa professeure et surtout, alors qu’elle y assistait, comment ces images combinées pouvaient-elles l’amener à jouir, elle, à ce point ? C’était dément ! Incroyable ! Irrationnel, mais tellement bon.


Quelques jours plus tôt, elle se serait maudite, traitée de tous les noms, alors que, sous l’eau chaude, elle se surprit à en redemander encore et encore. L’eau courant sur ses seins toujours tendus l’excitait encore et elle se regarda dans son miroir. Face à elle, comme une femme désirable, suspendue à son désir et réclamant encore sa ration de plaisir.


Comment en était-elle arrivée à ce stade ? Elle savait que cet état portait un nom qu’elle avait lu quelques fois dans son manuel de psychologie élémentaire. Une nymphomane ! Que ce mot était excitant.

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Le bruit de son téléphone la ramena soudainement sur terre et, coupant l’eau, elle sortit enrobée dans une serviette de bain en se maudissant de ces pensées qui ne lui correspondaient en rien.


— Je ne suis pas comme cela, se dit-elle, pourquoi et, surtout, comment ces femmes ont-elles pu me retourner le cerveau de cette manière ?



Toute à ses questionnements, Gisèle se sécha lentement. Certes, son corps n’était plus, pour elle, un terrain miné, une terra incognito dont elle ne voulait plus connaître les recoins les plus secrets. Elle venait d’obtenir ce qu’elle désirait. Connaître sa propre féminité, son corps, les secrets lui permettant d’exploiter les trésors que son corps recelait.


Forte de ces pensées, Gisèle venait de prendre la décision de remercier ses initiatrices et de continuer, seule, son chemin. Après tout, c’était ce que Vanessa lui avait proposé initialement. Être un premier guide pour lui permettre de faire ses propres découvertes. Il lui sembla alors qu’elle respirait mieux.


Après tout, Gloria et Vanessa n’avaient-elles pas abusé de la situation pour lui faire toutes ces choses que la morale réprouve ? Elle n’était pas homosexuelle, après tout. Jamais ces idées ne lui avaient traversé l’esprit. Elle ne condamnait pas ces agissements, mais cela ne lui correspondait pas vraiment !


— N’est-ce pas ? Ce n’est pas moi, cela ! Qu’il me soit permis, un instant, de faire une digression explicative et un état de la situation actuelle.


À ce stade du récit, vous vous demandez certainement comment je peux vous parler de tout cela ? Car, après tout, je ne suis pas partie prenante de cette histoire qui concerne surtout Gloria et, dans une moindre mesure, mon épouse adorée, Vanessa. Comment suis-je au courant de tous ces détails de la vie de Gisèle ? Comment puis-je vous parler de ses nombreuses introspections et de ses hésitations, voire de ses refus nombreux d’accepter l’inacceptable? Vous n’en avez vraiment pas une petite idée ? Non ? C’est que les choses se passent comme je l’espère, car, si je vous révélais tous mes petits secrets, où serait alors le plaisir de la découverte ? Oh ! Vous vous doutez certainement qu’elle a dû les raconter à quelqu’un ? C’est une évidence. Mais comment alors suis-je, moi, au courant ? Laissons le temps au temps et continuons donc cette histoire qui vous amènera petit à petit au dénouement.



Ainsi, Gisèle était dans le déni de ce qu’elle venait de découvrir, décidant même de mettre un terme aux nombreuses expériences, toutes plus innovantes les unes que les autres, que Gloria et, dans une moindre mesure, Vanessa, lui avaient permis de découvrir. Mais on ne change pas qui l’on est d’un simple mouvement de baguette magique. Car Gisèle était, et est toujours, faite pour cette vie, ce plaisir intense, ces découvertes de sa sexualité et des limites toujours repoussées. Elle n’en était pas encore pleinement consciente. Tout simplement.



En entrant dans sa petite chambre, cette fois nue, elle avisa son téléphone portable qui venait d’émettre le bruit dédié aux messages. Machinalement, elle le prit en main pour découvrir que ce dernier émanait de Gloria.



[SMS]

> Bonjour Gisèle, j’espère que tu as passé une bonne nuit, peuplé de rêves sensuels et plutôt érotiques. J’espère aussi que tu ne nous en veux pas pour hier ? Nous nous sommes laissées aller au plaisir de l’instant et, ma foi, nous en avons toutes retirés un plaisir incroyable. À bientôt pour la suite. Tu ne le regretteras pas ! Mais je te préviens, sois patiente !



En jetant son téléphone sur son lit, toujours habitée par ses dernières réflexions mettant un terme à l’expérience, elle ouvrit sa penderie et son regard tomba sur le sac dans lequel elle avait dissimulé la lingerie tellement sensuelle et terriblement sexuelle qu’elle avait achetée en compagnie de Gloria. Elle ne résista pas et enfila la guêpière puis, après avoir placé ses seins correctement dans les bonnets parfaitement adaptés à sa poitrine, elle passa dans un soupir de volupté les bas en soie avant de les attacher aux jarretelles intégrées à sa lingerie.


Elle se regarda dans le miroir de sa chambre et ne put, à nouveau, s’empêcher de ressentir une vague de désir intense. Elle remarqua rapidement que son sexe s’humidifiait encore et que ses seins se tendaient dans la lingerie hors de prix qu’elle venait de passer.


— Mon Dieu ! Mais que suis-je devenue, pensa-t-elle en chassant immédiatement ses pensées et se revoyant la veille, totalement dévouée à son plaisir et à celui de ses délicieuses tortionnaires.



Gisèle recula et, assise sur son lit, entreprit machinalement de se caresser à nouveau les seins. Mais, dans un dernier instant de lucidité, elle se retint de prolonger son plaisir par ses caresses sur son corps. Ce n’était plus le moment. Hugo devait venir la rejoindre durant la matinée et elle comptait bien mettre ces instants à profit pour parler avec lui de ce qu’elle vivait et découvrait, ainsi que de ses propres interrogations sur la méthode que Gloria et Vanessa lui avaient proposée. Il lui avait, la veille, affirmé son soutien total. Il aurait donc été de bon conseil.


Retirant sa lingerie, elle passa un soutien-gorge informe acheté en grande surface et, constatant à nouveau la différence de qualité entre les modèles, se remémora le conseil de Gloria d’investir dans une lingerie adéquate à sa morphologie et d’une classe plus supérieure à ce dont elle se contentait jusqu’à présent. À nouveau, cette femme faisait irruption dans son esprit. Gisèle devait admettre qu’elle avait pris le contrôle de ses actes et de ses pensées.


Mais elle constata également qu’elle souriait à cette évocation. Gloria ne ressemblait absolument pas à la description qu’elle s’en était faite. Elle était gentille, patiente, aimable et serviable. En fait, elle n’avait rien fait que Gisèle n’avait accepté, et même réclamé. Car, si Gloria lui avait presque fait l’amour, elle ne l’avait jamais arrêtée. Aucune protestation, même minime, n’était sortie de sa propre bouche. Jamais elle ne s’était révoltée et, fait accablant, elle se souvint de ses précédentes cogitations durant lesquelles elle se voyait soumise aux envies de cette femme démoniaque qui venait de s’emparer, en quelques rencontres, de son esprit.


Lorsque la sonnette de l’interphone lui indiqua l’arrivée de son visiteur, Gisèle avait tourné casaque. Il n’était plus question de laisser tomber Gloria et Vanessa, mais de réclamer à corps et à cris une soumission qu’elle désirait ardemment afin de parfaire ses propres connaissances tout en se soumettant aux volontés de son tourmenteur de conscience. Sa chatte, à nouveau brûlante de désir, en était la preuve irréfutable.


— Salut ma puce, dit Hugo en entrant dans l’appartement de sa petite amie et en l’embrassant furtivement. Tu vas bien ?

— Bonjour Hugo ! Je me sens tellement bien, si tu pouvais savoir.



Hugo fut surpris par le ton et les mots employés par Gisèle. Un petit picotement dans sa nuque l’alerta d’un danger diffus auquel il prêta immédiatement une attention particulière.


— À ce point ? Raconte-moi ce qui te met dans cet état alors ! Il faut que je fasse la même chose.

— Cela m’étonnerait, mon mignon, dit Gisèle.

— Gisèle ? Ma puce ? Tu vas bien ?

— Très bien, je viens de te le dire !

— Alors tu peux, probablement, m’expliquer ce qu’il se passe ?

— Il ne se passe rien de particulier si ce n’est que nous allons cesser de nous voir durant quelque temps !

— Pardon ? Tu veux que nous rompions ?

— Non, pardonne-moi si je m’exprime mal, mon cœur, dit Gisèle en s’adoucissant immédiatement. Je ne veux absolument pas te perdre. Tu sais que je t’aime avec passion.

— Alors, explique-moi calmement, dit Hugo en s’asseyant sur une chaise.



Gisèle réfléchit alors aux mots à employer pour faire comprendre ce qu’elle ressentait.


— Tu as compris que j’ai un peu changé depuis plusieurs jours. Tu m’en as fait la remarque la dernière fois que tu es venu.

— Je m’en souviens très bien ! Et je t’ai même dit que je te soutenais, quelle que soit l’origine de ce changement.

— Eh bien, si tu veux toujours de moi et si tu veux me soutenir, j’ai besoin que nous nous éloignions quelque temps, afin que je puisse continuer ce cheminement et devenir celle que tu appelles de tes vœux.

— Tu es déjà celle que j’appelle de mes vœux, Gisèle !

— CE N’EST PAS VRAI, cria Gisèle. Tu sais ce que je veux dire ! Tu vas te lasser de moi, un jour et je refuse de vivre un moment pareil ! Je ne le supporterai pas ! Alors, laisse-moi découvrir qui je suis vraiment afin de te revenir épanouie et encore plus amoureuse de toi. Afin d’être celle que tu veux pour toute ta vie.

— Tu te rends compte de ce que tu me demandes ?

— Je me rends compte surtout que je risque de te perdre durant cette période. Mais je suis convaincue, au fond de mon cœur, que je dois le faire. Pour moi, pour nous.

— Tu as changé, effectivement. Ton regard est plus franc, tu prends des décisions pour toi. C’est totalement nouveau. Tu as pris en assurance et tu deviens franche dans tes démarches et tes paroles. Il n’y a plus de faux-semblants. Tu dis toujours ce que tu penses, mais avec une réflexion déterminée. Tu ne te lances plus dans de grands mots vides de sens comme auparavant. On dirait même que ta jalousie maladive est en train de disparaître. Mais pourras-tu accepter ce qu’il risque de se passer ?

— Ma jalousie ? Risque de se passer ? Pourquoi parles-tu de cela ?

— Gisèle ! Tu es franche, je vais l’être aussi. Crois-tu que je ne sais pas que je plais aux femmes ? Ta jalousie maladive t’empêche d’être objective. Je le suis pour deux. Tu es belle et merveilleuse. Mais je ne suis pas sans qualités physiques. Et, pardonne-moi cet excès d’arrogance, je ne suis pas stupide. Alors je te pose une question : que va-t-il se passer lorsque les femmes que je côtoie chaque jour vont apprendre que « nous faisons une pause dans notre relation », dit Hugo en mimant les guillemets de ses doigts.

— Tu vas me tromper ?

— Tu vois, tu recommences ! Jamais je ne ferai cela. Mais comment pourras-tu supporter que d’autres femmes tentent d’en profiter ?

— Tu n’as qu’à pas le dire aux autres, dit Gisèle de façon si candide qu’Hugo ne put retenir un ricanement moqueur.

— Parce que tu penses que ce sera suffisant ? Je le ferai au début, bien sûr. Mais si tes expérimentations durent plus longtemps que prévu, que feras-tu ? Et que ferai-je ? Ne penses-tu pas que mes copains et copines vont comprendre que je ne viens plus te voir et que la voie est libre ?



Gisèle resta silencieuse en réfléchissant à nouveau aux paroles d’Hugo. Sa féminité valait-elle le risque qu’elle prenait ? Son désir de plaire et d’être celle qu’il désirait valaient-ils le prix à payer ? Puis, en un éclair, elle se vit dans quelques années, lorsqu’il la quitterait, lassé de cette souillonne qui ne se mettait jamais en valeur, qui ne le charmait plus. Elle ne le supporterait pas plus qu’aujourd’hui. Ce serait même pire. Alors quitte à le perdre, autant risquer le coup et le faire maintenant. Ainsi, dans quelques semaines, au pire, elle serait fixée. Jalousie maladive ou pas. Sa douleur de ne pas savoir ce qu’il faisait, ce serait le prix à payer pour sa transformation et son épanouissement.


Cette pensée la calma instantanément. Elle savait, au fond de son cœur et de sa réflexion, qu’elle venait de prendre la bonne décision. Même s’il lui en coûtait de l’admettre.


— Je suis certaine de ce que je fais, Hugo ! Je t’aime tellement. Mais j’en ai autant besoin.

— Je sais !



Sa réponse la surprit.


— Comment cela ?

— Gisèle ! Tu penses que je ne vois rien et que je ne devine rien. Tu es un livre ouvert ma chérie. Tu as probablement trouvé une amie qui a décidé de t’aider à découvrir ce que tu ignores. Tu découvres que le monde n’est finalement pas si mal que cela et, comme cela te plaît, tu veux en apprendre plus sans les tracas liés à ma présence à tes côtés.

— Mais... comment... ?

— Je te l’ai dit, Gisèle ! Je ne suis pas stupide !



Après une pause de quelques secondes, Hugo prit une grande respiration et déclara, solennel.


— Je te soutiens, Gisèle ! Et cela me coûte, mais je te fais entièrement confiance à mon tour. Tu as assez souffert pour avoir ce droit et que je ne me montre pas égoïste. Fais ce que tu dois faire ou plutôt, ce que tu penses devoir faire. Vis, découvre, apprends ! Profite de ta jeunesse et de la vie. Expérimente si le besoin s’en fait sentir. Tant pis pour moi si je n’ai pas pu être celui qui peut te mener vers ces chemins de découvertes de toi-même. Je le regretterai, mais pas au point de te savoir stagner et dépérir de désespoir. Probablement que je ne dispose pas des talents de cette personne en ce domaine de compétence. Alors, laisse-moi partir et vis ! Je te quitte l’esprit serein en espérant que, lorsque tu auras découvert ce que tu veux découvrir, tu reviendras vers moi et que tu ne m’auras pas oublié. Mais tu as raison sur un point. Probablement que je me lasserai un jour de cette attitude. Et je veux éviter cela. Donc, restons-en là, pour l’instant ! Je serai toujours joignable en cas de besoin. Comme un ami. Plus comme un petit ami. Mais je reste ton ami. Ne l’oublie jamais.



Gisèle regarda Hugo avec une pointe au cœur qui grossissait au fur et à mesure que le silence s’installait entre eux. Elle n’était pas honnête avec lui et elle le savait. Elle ne lui parlait pas de Vanessa qui l’attirait irrémédiablement pour sa beauté et sa classe naturelle ; de Gloria, une femme belle et élégante dont la volonté était plus forte que la sienne ; Chloé, un contact furtif, mais ô combien plaisant ; ses découvertes et surtout l’immense plaisir sexuel qu’elle découvrait de différentes façons. Mais comment aurait-elle pu, à ce stade, faire ces aveux ? Elle se contenta de déclarer ce qu’elle pensait.


— Tu es le plus merveilleux des hommes, Hugo ! Je t’aime tellement. Mais cela ne peut plus continuer ainsi. Je dois faire ces découvertes et laisser le passé derrière moi. Je ne me supporte plus. Alors comment pourrais-tu me supporter ?

— Je sais ! Sois convaincue de faire le bon choix et tout ira bien. Mais je te demande juste une chose.

— Tout ce que tu veux !

— Tu me présenteras cette mystérieuse personne ?



Gisèle eut un hoquet de stupéfaction. Elle ne s’attendait pas à cette demande de la part d’Hugo. Elle pensait qu’il allait lui arracher une promesse ou un dernier aveu. Mais pas cela.


— Cela pose un problème, demanda-t-il.

— Non, aucun ! Je te promets de t’en parler, mais uniquement si elle... cette personne, se rattrapa-t-elle intelligemment, accepte que je te le dise. Tu es d’accord ?

— Je n’ai pas vraiment le choix ! On va dire que cela me suffit. Je te laisse alors. Prends soin de toi, Gisèle ! Au revoir ! Termina-t-il dans un faible sourire où elle pouvait lire sa peine, mais aussi sa droiture. Jamais elle ne l’avait autant aimé qu’à cet instant où il lui rendait sa liberté.



Hugo quitta l’appartement comme il le faisait toujours. En laissant derrière lui les fragrances de son parfum, un vide momentané et puis un souvenir. Gisèle s’écroula, plus qu’elle ne s’assit, sur une chaise et prenant sa tête dans ses mains, pleura calmement sur sa situation. Devoir écarter l’homme de sa vie de ce qu’elle vivait lui pesait lourdement. Mais elle savait qu’elle ne pourrait mener de front Hugo et Gloria. Elle avait fait le choix que ses désirs dictaient. Elle désirait plus apprendre de Gloria que de continuer à fréquenter Hugo.


— Je suis totalement folle, se dit-elle en se levant et en essuyant les quelques larmes qui coulaient sur ses joues.



La journée se passa sans autres péripéties. Gisèle travaillant sur ses cours, elle ne pensait plus ni à Hugo ni à Gloria. Le travail était la solution à la mélancolie qui l’avait frappée au départ de son ex-petit ami. Elle s’y plongea alors avec une rage qui l’étonna elle-même ainsi que ses professeurs.


Depuis ce jour, elle était totalement transformée. Participant sans réfléchir à l’ensemble des cours, proposant des solutions radicales aux problèmes qui étaient posés, cherchant en bibliothèque des compléments d’information totalement au-delà de son niveau d’études. Sans le savoir, Gisèle devenait ce qu’elle avait toujours souhaité. Un médecin.


Son attitude surprit également ses condisciples qui, alors qu’ils ne voyaient en elle qu’une fille un peu simple même si intelligente, se rendirent compte de ses capacités au-delà de la moyenne. Elle comprenait sans problème les exposés les plus complexes, apportait des réponses qui les stupéfiaient et, au final , s’intégrait facilement dans les cercles les plus élitistes de cette faculté renommée tout simplement par son intelligence et sa productivité intellectuelle.


Mais à cela, et elle ne le remarqua pas encore, s’ajoutait un sourire et une empathie réelle qui désarmait les plus réticents. On se rendit compte dans son entourage que sous la surface se trouvait un diamant encore brut. Gisèle changeait sans vraiment s’en rendre compte. Libérée de ses angoisses et de la peur de perdre Hugo, ses ailes se déployaient, à la plus grande stupéfaction de ceux qui la connaissaient depuis son entrée à l’université, car leur envergure dépassait, de loin, celle du plus doué d’entre eux.


Son charme naturel, alors qu’elle ne connaissait pas encore les secrets vestimentaires que Gloria et Vanessa allaient lui transmettre un jour l’espérait-elle, ou les techniques de maquillage que les autres filles de son entourage utilisaient parfois au-delà de ce qu’elle estimait normal faisait merveille. Elle ne s’aimait toujours pas entièrement. Mais plusieurs garçons le remarquaient à présent. Et quelques filles comprirent que, si cela continuait ainsi, elle deviendrait quelqu’un sur qui il faudrait compter.


Plusieurs invitations à des soirées arrivèrent sur son téléphone. Elle n’y donna pas suite, même si elle était flattée. Hugo restait encore et toujours dans ses pensées. Elle n’avait des nouvelles que par textos de son ami. Mais celui qu’elle attendait n’arrivait toujours pas. Le temps passait et ni Gloria, ni Vanessa, ne donnaient suite à ses propres messages. Comme si elles avaient décidé de l’ignorer.


Une autre forme de rage s’empara alors d’elle. Une colère sourde, profonde contre ces femmes qui se moquaient éperdument de sa situation et qui avaient joué avec elle. Bien sûr, elle se souvenait que Gloria lui avait conseillé d’être patiente. Elle relisait souvent ce message. Mais l’attente devenait indécente. Son travail rémunéré ne lui convenant plus, et se souvenant de la recommandation pécuniaire de Gloria, elle décida d’en changer pour un salaire plus important et un horaire plus intéressant.


Elle trouva un petit job de réceptionniste dans un hôtel qui lui prenait ses soirées et ses nuits de temps en temps, mais qui avait le mérite de lui laisser le plus souvent une paix royale pour potasser ses cours et en faire les synthèses du jour qu’elle gravait dans sa prodigieuse mémoire. Elle gagna en un mois ce qu’elle gagnait précédemment en deux. Ses économies gonflèrent alors rapidement. Car elle vivait toujours comme un ermite.


Quelques semaines passèrent. Elle avait presque oublié Gloria lorsque, alors qu’il était vingt-deux heures et qu’elle étudiait à son poste de réceptionniste, celle-ci lui envoya un message qui la stupéfia.



[SMS, Gisèle, Gloria]

> Bonjour Gisèle ! Rendez-vous vendredi 12h30 au Rond-Point des Champs Elysées, à l’entrée de chez Gucci. Porte ta lingerie ! Et pas de discussion car à partir de maintenant, tu obéis en tout. J’espère pour toi que tu as suivi nos conseils financiers ! Gloria.



Le jeu redémarrait après plusieurs semaines d’arrêt. Le ton catégorique perturba Gisèle au point qu’elle sentit de nouveau ce petit picotement dans l’échine qui se propagea directement au creux de ses reins en courant entre sa chatte et ses seins. Elle mouillait à nouveau de plaisir et de désir uniquement grâce à un seul message impératif. Comment pouvait-elle être excitée à ce point par cette femme alors que, depuis plusieurs semaines, elle ne donnait aucun signe de vie et qu’elle pensait avoir été oubliée et reléguée dans les oubliettes de sa vie ? Gisèle répondit immédiatement.



[SMS, Gisèle, Gloria]

< Bonjour Gloria, je serai présente au rendez-vous, comme convenu. Je serai obéissante. Impatiente de te revoir malgré ton long silence.



Après tout, il n’était pas question qu’elle se laisse marcher sur les pieds. Même si une petite voix lui susurrait avec force qu’elle n’aurait pas été contre.


Le reste de la semaine se passa entre cours, travail rémunéré et attente de sa prochaine rencontre avec Gloria. Elle avait même réclamé et reçu des heures de travail supplémentaires afin de parfaire son pécule qui grandissait inévitablement. Elle disposait à présent d’une somme confortable. En contrepartie, Gisèle n’avait pu réfréner ses élans et se faisait jouir dès que possible en repensant à nouveau aux baisers, aux caresses, à la jouissance et surtout à l’excitation provoquée par sa soumission à Vanessa et Gloria. Les toilettes de sa faculté, celles de son travail, son lit et même couchée jambes écartées sur la table de sa cuisine, elle avait joui encore et encore. Cette dernière expérience fut, d’ailleurs, la plus ravageuse pour son esprit.


Elle s’était placée sans réfléchir contre sa table, relevant sa robe pour atteindre son sexe avant de se laisser tomber, jambes écartées face à sa fenêtre en se pénétrant de trois doigts qui ressortaient à chaque mouvement couverts de plus en plus de sa cyprine abondante. Son autre main tirant sur ses tétons à s’en faire mal. Son cri retentissant dans son appartement vide. Elle n’avait jamais atteint un tel sommet de félicité, mais aussi de perversion que ce jour-là, car, sans la moindre hésitation, elle s’était peut-être offerte au regard invisible d’un voisin curieux et elle s’en moquait éperdument.


Sa chatte était à présent humide en permanence, ses seins tendus de désir, ses tétons pointés droit devant elle, quels que soient le lieu et l’heure.


La nuit qui précédait son rendez-vous, le sommeil ne vint que tardivement. Son excitation était à son paroxysme, ses fantasmes prenant le pas sur sa raison. Elle s’imagina, avec un délice non contenu, dans toutes les perversions que son cerveau lui envoyait. Qu’allait-elle découvrir ? Qu’allait-elle subir ? Serait-elle à nouveau soumise par son désir ou aurait-elle la force d’être plus active ?


Son réveil avait été peuplé des mêmes interrogations et, lorsque la pendule lui indiqua qu’il était temps de se préparer, c’est dégoulinante de sa propre excitation qu’elle revêtit la lingerie que Gloria réclamait, provoquant, comme à chaque fois, un désir encore plus puissant dans son cerveau reptilien.


Le trajet en métro se fit comme dans un rêve et c’est à l’heure dite qu’elle déboucha de la station Roosevelt pour se diriger vers son destin qui, elle le savait sans comprendre comment, la rendrait à jamais différente de celle qu’elle était encore à cet instant.


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AlexisPC


Le 29/09/2020.



Merci de me lire.

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