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L'Histoire est un long cheminement !

Chapitre 10

Décisions

Divers

En se réveillant au son de sa radio, posée sur sa table de nuit, Gisèle émit un petit cri, mélange de surprise et de douleur.

Son corps réagissait à sa façon suite au traitement radical de la veille. Elle était encore endolorie. Mais cette douleur ne la faisait pas souffrir. C’était comme lorsqu’on reprend le sport après une longue abstinence.


La seule réflexion qui lui vint était de se dire qu’elle ferait bien de s’y remettre sérieusement si elle voulait suivre le rythme que Gloria et Vanessa ne manqueraient pas de lui imposer.

Après une douche chaude et bienfaisante, elle démarra du bon pied, ragaillardie par le passage dans sa salle de bain.

Elle s’était vêtue pour la première fois des achats effectués avec ses nouvelles amies. Après tout, c’est ce qu’elles lui avaient conseillé de faire.

Ainsi, Gisèle passa sa guêpière, son string, mais pas les bas. Il faisait bon ce matin. Elle se vêtit du pantalon et du top que ses amies avaient choisis pour elle. Puis, passa sa paire de souliers à talons, mais pas les escarpins. Elle devait encore s’entraîner à déambuler sur ces engins.


C’est en prenant son dernier café, juste avant de partir, qu’elle reçut un message de Vanessa.


[SMS, Gisèle, Vanessa]

> Bonjour Gisèle, nous espérons que ton réveil n’a pas été trop douloureux ? Aujourd’hui, repos. Nous te demandons de mettre les boules de geisha pour la journée et de les garder jusqu’au prochain message. Conseil d’amie : lubrifie un peu ton sexe au risque de douleurs inutiles. Bonne journée.


Ravie de recevoir des nouvelles de Vanessa, Gisèle s’exécuta immédiatement en se dirigeant vers sa chambre. Elle déboutonna son pantalon, et d’une main, caressa sa chatte redevenue imberbe. Elle se sentait prête à obéir à ses bourreaux. « De si adorables bourreaux » pensa-t-elle.


Lorsqu’elle estima que son sexe était suffisamment lubrifié par ses caresses et ses gestes précis, elle poussa l’engin de torture au fond d’elle dans un soupir d’aise et de plaisir. Il passa sans effort, tant elle était prête.


Elle sortit alors en prenant son sac de cours et se dirigea vers son métro.

Gisèle se demandait à quoi pouvaient bien servir ces petites boules qu’elle sentait au fond de son sexe. Ce n’était pas désagréable, mais la sensation n’était en rien une sensation de plaisir. Son pas, certes chaloupés sur ses petits talons, faisait bouger son jouet, mais la seule sensation venait de ce qu’elle devait forcer sur son périnée pour le retenir au fond de son vagin.


Ce n’est qu’une fois dans le métro que la sensation changea instantanément.

Les vibrations venant du mouvement du train agirent immédiatement et elle ressentit un plaisir discret monter lentement entre ses reins. Et lorsqu’elle posa son pubis contre la barre qui lui permettait de tenir en équilibre, elle retrouva les sensations de la veille, qui l’avaient amenée à jouir.


Mais cette fois, la jouissance se fit attendre.

Le plaisir procuré par cette petite et légère vibration la maintint dans un état de frustration tout en lui octroyant un désir immédiat de jouissance lente et profonde. Comme lorsqu’Hugo lui léchait le sexe en caressant ses seins tendus, mais sans lui permettre de jouir.

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Hugo revint dans ses pensées. Avait-elle agi avec trop de précipitations en se retirant momentanément de sa vie ?

Non !

Elle se félicitait de son choix.

Elle apprenait à contrôler son corps, à le découvrir tout en se permettant d’apprendre ce qu’il manquait à sa vie de femme. Elle était certaine que sa décision avait été la bonne. Comment pourrait-il comprendre ce besoin impérieux chez une femme alors qu’il n’est qu’un homme ? Car, même si elle lui reconnaissait une grande ouverture d’esprit, comment pourrait-il envisager d’approuver ce qu’elle était en train d’expérimenter ?


Ces considérations la tinrent concentrée sur ce sujet, et elle en oublia son jouet pour le reste du trajet.

Un certain malaise venait de s’installer en elle.

Comment pouvait-elle être si certaine de ce choix ? Comment en obtenir la certitude ? Hugo n’allait-il pas l’oublier et se jeter dans les bras d’une autre femme ?

Elle se rendit compte, cette fois, que sa jalousie n’était plus aussi virulente qu’auparavant, mais plus réfléchie.

Elle ne pouvait en rester là ! Elle devait être réconfortée dans ses choix. Car si Hugo lui manquait, ses découvertes l’excitaient au plus haut point. Le dilemme était douloureux.

En fait, une idée faisait son chemin dans sa tête.

Pourquoi écarter absolument Hugo alors qu’il pourrait être partie prenant de son évolution ? D’ailleurs, il le lui avait dit. La seule explication résidait dans le fait qu’elle ne voulait pas tromper son ami. Or, ces actes sexuels qu’elle commettait avec Gloria et Vanessa revenaient à cela. Même si c’était plus une sorte de pédagogie pratique que de sentiments.


Que c’était difficile de choisir !


La journée se passa calmement cette fois.

Pas de précipitations vers un coin tranquille pour rester discrète, pas de séance masturbatoire intense. Mais un plaisir diffus, doux et constant qui, au final, plaça Gisèle dans une situation délicate.


En effet, alors qu’elle discutait d’un cours en compagnie de plusieurs étudiants séduits par sa vivacité d’esprit, son intelligence et sa capacité d’analyse, Gisèle remua ses jambes sous la table de travail et fut parcourue d’une décharge électrique. Elle retint un petit cri à grande peine, mais sut rester discrète. Les boules de geisha avaient bougé dans son sexe et s’étaient appuyées sur un point sensible de son anatomie. Elle se sentait rougir, mais aucun de ses partenaires de travail ne remarqua son trouble, plongés qu’ils étaient dans leurs cogitations. Ce besoin de sexe qu’elle avait ressenti tout au long de la journée devenait, à cet instant, impérieux. Elle devait jouir.


Ce n’est, pourtant, qu’en rentrant chez elle qu’elle put laisser libre cours à son désir.

Elle se précipita dans sa chambre et, face à son grand miroir, elle se déshabilla lentement, en étudiant chaque partie de son corps, comme pour trouver une trace du plaisir continu qu’elle avait ressenti durant cette journée.


En retirant sa guêpière, elle remarqua ses seins tendus, dont les tétons appelaient aux caresses. En enlevant son string, elle crut distinguer les lèvres de son sexe entre-ouvertes, criant à la jouissance.


Elle ne put alors se retenir et, dans sa douche, elle se donna le plaisir final auquel elle aspirait depuis plusieurs heures dans un cri libérateur autant que bruyant. Elle caressa ses seins, l’un après l’autre, tout en dirigeant le jet de son pommeau de douche sur son clitoris prêt pour un orgasme. Elle le retirait puis le replaçait au gré de sa jouissance et de son plaisir. Puis, elle alluma le jet massant au niveau de son pubis pour pouvoir libérer ses mains. L’un continua à masser, titiller, caresser pour enfin soupeser lentement ses seins tendus alors que l’autre pénétrait sa chatte trempée par l’eau et sa cyprine devenue abondante. Et lorsque le jet toucha une dernière fois son clitoris érigé en statue victorieuse, elle hurla son plaisir, retenu toute la journée.


Enroulée dans sa serviette éponge, elle avisa son téléphone et remarqua le message de Vanessa



[SMS, Gisèle, Vanessa]

> Bonsoir Gisèle, J’espère que ta journée fût agréable et que le plaisir s’est fait ressentir à mainte reprise. Tu peux retirer ton jouet. Profite bien de ta soirée et n’hésite pas si tu as envie d’en parler.

< Bonsoir Vanessa, La journée fut enrichissante. Merci. Mais je m’interroge sur la situation. Puis-je en parler ?


Gisèle saisit alors l’occasion et, sans trop réfléchir, répondit à mon épouse



[SMS, Gisèle, Vanessa]

< Bonsoir Vanessa, La journée fut enrichissante. Merci. Mais je m’interroge sur la situation. Puis-je en parler ?


Dans l’attente de la réponse, Gisèle se fit réchauffer un plat de pâtes qu’elle dévora en quelques minutes. Puis, se rassit sur le fauteuil dans lequel elle avait léché pour la première fois la chatte d’une femme, ce souvenir ranimant la flamme de son désir et de son plaisir.

C’est la sonnerie du téléphone qui la sortit de ses pensées.


— Oui ? répondit-elle laconiquement.

— Bonsoir Gisèle ! Je ne te dérange pas ? demanda mon épouse.

— Bonsoir Vanessa ! Tu vas bien ?

— Oui Gisèle, merci. Je me permets de te téléphoner afin de clarifier la situation. C’est plus agréable que par messages. Alors, que t’arrive-t-il ?

— Je suis heureuse de te parler, j’espère que tu me comprendras.

— Je ferai de mon mieux. Alors, on s’interroge sur Hugo ?

— Comment le sais-tu ? balbutia Gisèle. Tu es devin ou quoi ?

— Non ! Rit mon épouse. Mais je me doutais que cela arriverait. Tu n’es pas de celles qui oublient l’homme dont elles sont amoureuses en quelques heures.

— Tu as raison. Alors, qu’en penses-tu ?

— Qu’est-ce qu’il te tracasse ?

— Eh bien ! Je me pose une question. J’ai l’impression de tromper Hugo en prenant du plaisir avec vous, en me découvrant, en pensant au sexe. Toutes ces choses. Mais il me manque et je ne sais plus quoi faire. Penses-tu qu’il accepte de participer à mon changement ?

— Je vois ! Dit Vanessa. Écoute-moi, Gisèle ! Je ne suis pas la meilleure personne pour t’en parler. Tu devrais en faire part à un homme. Il t’expliquerait les réactions masculines face à ce dilemme. Et je n’en suis pas un. J’ai des éléments de comparaison et de réponses, je me doute de sa réponse, mais ce n’est pas ce qui viendrait éventuellement de moi qui pourrait te rassurer complètement. Il te faut la réponse d’un élément extérieur.

— Un homme ? Mais à part Hugo, je n’en connais pas à qui je pourrais demander ces choses.

— Moi, j’en connais un !


C’est maintenant que je dois vous expliquer que Vanessa est en face de moi alors qu’elle parle avec Gisèle et que le téléphone est sur haut-parleur. J’entends toute la conversation en souriant face à tant de candeur, mais aussi d’honnêteté. Cette jeune fille ne sait pas qu’un homme normalement constitué ne reste généralement pas de bois lorsque sa copine lui avoue qu’elle fait l’amour avec une autre femme.


En fait, depuis que Vanessa m’a raconté les derniers développements de la situation, je suis inquiet. Non pas pour mon épouse, mais pour Gisèle. Je connais Gloria et je sais à quelles extrémités elle peut arriver. Les explications de mon épouse suite aux dernières conversations avec son amie ne m’ayant pas tout à fait rassuré, j’ai exigé de faire partie dorénavant des futures décisions. Pas question que Gloria fasse souffrir une femme comme Gisèle.


Je sais, vous allez vous dire « de quoi se mêle-t-il encore celui-là » ?

Justement, je m’en mêle.

Car si j’ai dévergondé Gloria avec l’aide de ma sœur, de ma mère et de Vanessa, je l’avais en face à face et j’ai décidé en âme et conscience de le faire après l’avoir découverte. Dans le cas présent, tout se fait alors que je ne connais même pas la jeune femme dont Gloria a fait sa proie.


Je pourrais faire confiance à Vanessa.

Mais Gloria ?

Et ne me dites pas que je me conduis en Prince de son Harem. Je ne souhaite pas intervenir. Je veux juste être certain du bien-fondé de leur démarche à toutes les deux. Vanessa m’a expliqué que Gloria est prête à se détacher d’Hugo et de se consacrer uniquement à la jeune femme qui réclame son attention. Tout cela, je le sais et je le crois. Mais que voulez-vous, il y a probablement une petite lumière en moi qui s’est allumée lorsque mon épouse m’a raconté les derniers développements. Et, en homme curieux et bien élevé, j’ai suivi mon instinct m’ordonnant de m’en mêler à distance. Car, après tout, c’est aussi excitant de connaître les détails des expérimentations sexuelles de celle qui partage votre vie. Je suis un homme et on ne se refait pas. Mais sans participation de ma part.



Du moins jusqu’à ce moment de la conversation où mon épouse déclare connaître un homme tout en me fixant de ses prunelles brillantes de malice.



Je me lève d’un bond et, mimant des deux bras un geste négatif, je recule vers le fond de la pièce pour entendre mon épouse dire :


— Oui ! J’en connais un qui sera parfait dans ce rôle. Je te le présenterai rapidement. Ainsi, tu pourras lui poser toutes tes questions et te sentir rassurée ou non. Tu pourras lui demander si Hugo pourrait s’intégrer dans notre petit jeu. Il ne te jugera jamais et sera parfaitement honnête.

— Merci, Vanessa ! répondit Gisèle dans un souffle où je sentais son sourire. Quand ?

— Je te recontacte rapidement. Bonne soirée Gisèle. Repose-toi !

— Bonne soirée, Vanessa ! Et encore merci.



La conversation se coupa et Vanessa se tourna vers moi.


— Alors ? Tu es d’accord ?

— Non, mais tu es folle ? Tu veux que j’entre dans la partie ?

— Oui !

— Mais... Pourquoi ?


En s’approchant de moi, féline, mon épouse ouvrit son chemisier et me montra ses seins tendus sous leur gaine de dentelles tout en me disant


— Mais parce que tu en crèves d’envie, mon cochon !

— Pardon ?


Et posant sa main sur mon sexe, je dois l’avouer tendu à l’idée de refaire une partie de « je te dévergonde, tu deviens celle que tu caches ! », mon épouse me dit à l’oreille :


— Je sens ta queue prête à exploser ! Et ne me dis pas que cela sont mes seins qui te mettent dans cet état. Car, même si c’est flatteur, je ne te crois pas.

— Et selon toi, qu’est-ce que cela serait d’autre ? Dis-je dans une dernière pirouette acrobatique pour m’en sortir ?

— Mais juste le jeu, mon amour. Le jeu de dévergonder avec raffinement, classe, subtilité et respect une jeune fille qui ne demande que cela.

— Dévergonder ?

— C’est peut-être un mot un peu fort pour cette situation, je te l’accorde. Mais sache que nous avons besoin de toi, de ta finesse et de ta lucidité. J’en ai un peu assez de jouer au chat et à la souris avec Gloria et Gisèle. Que cela cesse. Gisèle mérite d’être heureuse. Et je me moque de Gloria et de son avis. Si tu interviens, ce sera d’un plus rapide et de deux, Gloria sera obligée de respecter son accord en tout point. Même si, au final, je la crois lorsqu’elle affirme ne plus vouloir que le bonheur de Gisèle.

— En gros, je serai votre caution morale.

— Exactement mon chéri ! Me dit mon épouse avant de s’agenouiller devant moi, de détacher mon pantalon et de me prodiguer une fellation dont elle seule a le secret.



Quelques minutes plus tard, alors que je voulais lui rendre la pareille, elle m’arrêta.


— Sérieusement, Alexis, je voudrais que tu la rencontres. Et que tu la rassures. Elle le mérite tellement. Mais je veux aussi que tu rencontres son petit copain, Hugo.

— Tu sais très bien que je ne peux rien te refuser. Mais pourquoi Hugo ?

— Parce que je ne veux pas qu’il oublie Gisèle.

— Je ne pense pas que cela soit un risque majeur.

— Peut-être, mais je ne veux en prendre aucune, de risque.

— Et si tu me disais vraiment ce que tu as en tête ?

— Tu me connais si bien, mon amour. Simplement que j’ai peur que l’évolution de Gisèle, si nous aboutissons, ne soit un frein à leur amour. Et s’il n’était plus dans le même état d’esprit ? Tu sais que Gisèle peut devenir une femme avide de sa sexualité, d’expériences nouvelles, de libertinages par exemple. Et si, lui, ne suivait pas ?

— En gros, tu me demandes de faire avec Hugo ce que vous faites avec Gisèle ?

— Oui ! Mais pas que cela. Car c’est un chouette garçon. Je sais que, quoi que Gisèle décide, il lui reviendra. Mais je ne veux pas qu’un fossé trop grand les sépare. Tu peux faire cela pour moi ?



Sa réponse me tétanisa. C’était énorme. Mais en fixant mon épouse, je vis dans son regard de la détresse.

Et puis quoi encore ? Elle se lance dans un jeu avec sa copine et c’est moi qui dois régler les problèmes dans lesquels elles se sont mises toutes seules, comme des grandes ?

J’ai donc accepté, bien sûr !

J’avais juré, en me mariant, que jamais elle n’aurait ce regard par ma faute.



La nuit fut torride.

Nous étions unis comme jamais nous ne l’avions encore été, échafaudant des stratégies entre deux coïts, décidant de la marche à suivre, des rendez-vous, de la limite à ne pas franchir, des desseins de Gisèle et me projetant, dans ceux que je pouvais deviner d’un autre homme. Car, ne l’oubliez pas, il n’était pas question que ce couple souffre, mais en plus, et si possible, il fallait renforcer leur amour.


Le matin nous trouva enlacés, mais en pleine forme.



Le premier geste de Vanessa fut de prévenir son amie et de lui fixer un rendez-vous dans la journée, selon nos différents emplois du temps.

Décision fut prise de se voir à 15h30, dans un café en bord de Seine, face à Notre-Dame ravagée par les flammes.



Ce que je n’avais pas dit à Vanessa, c’est que la journée me serait propice pour demander un autre avis. Et en arrivant au boulot, je me dirigeais directement vers le bureau maternel.



Ma mère était déjà assise sur son grand fauteuil. Elle lisait un rapport que j’avais déposé la veille.


— Bonjour mon chéri ! Tu es matinal.

— Bonjour Maman. Je voudrais, avant de débuter le boulot, te poser une question personnelle.

— Je t’écoute ! Dit-elle en posant ses lunettes et en me fixant de son regard enjôleur.

— Ai-je commis une erreur lors de ces vacances qui nous ont rapprochés ?


Ma mère me regarda un instant, comme si elle s’attendait à cette question. Encore une fois, elle me stupéfia par sa lucidité et son intelligence.


— Enfin ! Depuis le temps que je l’attends, celle-là !

— Pardon ?

— Mon chéri ! Tuas beau être l’homme le plus intelligent que je connaisse, tu ne fais vraiment pas le poids en matière de psychologie féminine.

— Explique-moi alors !

— Tu as été parfait ! Du début à la fin. Jamais une parole déplacée, jamais un geste de trop. Un gentleman dans ses actes et ses pensées. Tu penses, comme beaucoup d’hommes, que les femmes sont fragiles et dans la tête et dans le corps. Mais nous sommes bien plus fortes que vous tous. Penses-tu que nous n’ayons pas de fantasmes, d’envies, de luxures diverses, que les hommes nous apprennent quoi que ce soit ? Mais mon amour, les femmes dirigent ce monde. Pas par l’argent ou par le pouvoir. Par le cul ! Tout ce que tu penses, tout ce que tu imagines, une femme l’a fait avant toi. Alors, tranquillise-toi ! Tu n’as commis aucune erreur. Et si ce qui nous est arrivé est arrivé, c’est parce que Caroline, ta sœur et moi, l’avons décidé ainsi.

— Je passe encore pour le pigeon de service, à ce que je vois !

— Tu n’es qu’un homme, mon chéri. Mais pourquoi cette question ? Cela aurait-il un rapport avec cette jeune Gisèle ?

— Merde, maman ! Comment es-tu au courant ? Ah, je comprends. Vanessa !

— Elle m’a appelé ce matin pour me prévenir que tu allais certainement me poser une question sur notre relation.

— C’est décidé, j’en ai marre ! dis-je en éclatant de rire. On en peut même pas avoir de secret dans cette famille.

— Pourquoi ? Ne t’ai-je pas tout appris ? Surtout que la vérité est bien plus amusante que le mensonge ?

— Je t’aime, maman !

— Moi aussi, voyou. Agis en âme et conscience, comme lors de nos vacances si mémorables. Agis comme tu agis depuis que tu es marié. Tu es parfait. Ne change rien et fais de cet Hugo un homme aussi merveilleux, avec l’aide de Vanessa et de Gloria.

— D’accord, maman ! Merci.

— De rien, mon amour. Allez, au travail, fainéant.



C’est donc le moral au zénith que je rejoins mon épouse au lieu de rendez-vous.

Elle m’attendait déjà, assise au côté d’une jeune femme que je découvrais pour la première fois. M’avançant vers elles, je tendis une poigne ferme, mais délicate à Gisèle.


— Bonjour Mademoiselle. Je me nomme Alexis. Vanessa m’a demandé de vous rencontrer.

— Enchanté, Monsieur ! dit-elle timidement en me serrant la main.



Me tournant vers mon épouse, je l’embrassais doucement. Posant simplement mes lèvres sur les siennes en disant.


— Salut mon cœur ! Tu as passé une bonne journée ?

— Excellente, merci.


En nous tournant vers Gisèle, je compris que Vanessa n’avait pas encore eu le temps de lui parler de moi.


— Vous êtes... ? Dit-elle sans terminer sa phrase.

— Je suis le mari de Vanessa. Effectivement ! Je vois, à votre mine, qu’elle ne vous a encore rien dit ?

— Effectivement ! répondit Gisèle en se tournant vers Vanessa. C’est une cachottière.

— Moi ? Pas du tout ! Dit Vanessa. Il est juste arrivé trop tôt.


Nous avons ri ensemble quelques minutes pour briser la glace et commander un café ou un thé. Lorsque les breuvages chauds et fumants furent servis, je me lançais.


— Alors ! De quoi voudriez-vous discuter, jeune fille ?


En buvant une gorgée de son thé, je devinais que Gisèle rassemblait tout son courage. Puis, en posant sa tasse et en me regardant avec une force que je n’imaginais pas chez elle, elle me demanda d’un coup.


— Vous devez savoir que je suis la soumise de votre épouse. Elle me fait faire des actes auxquels je ne pensais pas me soumettre un jour. Mais j’y prends beaucoup de plaisirs tout en apprenant ce que j’ignore. Mais j’ai un dilemme. Comment puis-je concilier cette attitude avec mon ami ? S’il l’apprend un jour, il me quittera immédiatement. Et cela, je ne pourrai le supporter. J’ai pensé que je pourrais l’intégrer dans mon évolution, mais j’ai si peur de sa réaction s’il apprend ce que j’ai déjà fait. Même si nous sommes plus ou moins séparés, pourrait-il me pardonner ?


Je bus à mon tour une gorgée de café en regardant mon épouse par-dessus la porcelaine. Elle ne pouvait que sourire, car c’est ce que nous avions prévu durant notre nuit. Je répondis.


— Ma chère Gisèle ! Comme je comprends votre inquiétude. Mais, si je puis me permettre, je ne serai pas si catégorique concernant la réaction de votre ami. Je pense que Vanessa m’a dit qu’il s’appelle Hugo ?

— Oui ! Comment cela ?

— Beaucoup d’hommes fantasment sur le fait que leur conjointe expérimente toute une série de fantaisies sexuelles. Et deux femmes entre elles est un fantasme très répandu chez les hommes.

— D’accord ! Mais je leur suis soumise. Totalement. Elles peuvent me demander n’importe quoi. Je m’exécuterai ! Déclara-t-elle avec un aplomb qui surprit également mon épouse.

— Alors où est le problème ? Il vous suffit d’agir ainsi avec Hugo. Il lui suffirait de vous demander pour être obéi.

— Mais je ne serai plus la même. Ce n’est pas ainsi qu’il me connaît et qu’il m’aime.

— Effectivement ! dis-je énigmatique.


Elle est vraiment intelligente, cette petite. Elle a compris vers où ses amies veulent l’emmener et elle s’y dirige avec volonté et soumission. Mais elle craint de ne pouvoir revenir en arrière. Et elle a raison. Une fois que l’on a croqué à la pomme...


— En gros, dis-je, votre problème se situe dans votre évolution et la crainte qu’il n’évolue pas de son côté ?

— C’est exactement cela.

— Alors je pourrai peut-être prophétiser une solution.

— Laquelle ? Me demanda-t-elle avide de la réponse.

— Si vous faites un chemin et qu’il ne suit pas le même, faites en sorte que vos chemins se rejoignent à un point déterminé.

— Mais lequel ?

— C’est simple. Celui que vous déciderez.

— Quoi ?

— Jusqu’où êtes-vous prête à aller ? Car, si j’ai bien compris votre situation, vous vous déclarez soumise à Vanessa et Gloria, mais c’est vous qui décidez au final de ce que vous voulez faire ou non. C’est vous le maître du jeu, Gisèle ! Donc, je repose ma question : jusqu’où êtes-vous prête à aller ?

— Je n’en sais rien ! répondit-elle, dépitée.

— Pourquoi ce visage triste ? Il n’y a pas de raison ?

— Comment faire alors ?

— Eh bien, si vous êtes d’accord, je serai pour Hugo ce que Vanessa et Gloria sont pour vous.

— Vous allez faire l’amour avec lui ?


À ces mots, ma seule réaction fut de recracher le café que je venais de terminer.


— Je voudrais bien voir cela ! Dit Vanessa en éclatant de rire.


En essuyant la table, je regardais Gisèle en souriant alors qu’elle était proche de la panique. Je devais, à ce moment, désamorcer la situation.


— Pas du tout ! Les hommes ne m’attirent pas. Soyez rassurées, si c’est ce qui vous inquiète. Non, je me proposais de lui faire aussi découvrir que la vie n’est pas unique et que les chemins sont multiples.

— Vous feriez cela ? demanda-t-elle pleines d’espoirs.

— Avez-vous bien compris ce que cela implique ?

— Oui ! Il y aura d’autres femmes.

— C’est effectivement un risque. Mais ce n’est pas une obligation.

— J’ai besoin de réfléchir.

— Je vous comprends. Ce n’est pas facile.



La discussion en resta là.

Je quittais les deux femmes pour retourner auprès de ma mère qui, j’en étais certain, ne manquerait pas de m’interroger sur la discussion. Cela ne manqua pas, mais je payais de ma personne lorsqu’elle me réclama un cunnilingus en bonne et due forme, couchée sur son grand bureau, comme à son habitude depuis nos découvertes mutuelles (voir le récit intitulé « L’Histoire mène à tout »).

Le soir venu, alors que je buvais un verre de Sancerre en compagnie de Vanessa et que nous nous livrions à des hypothèses concernant la décision de Gisèle, son téléphone vibra. En regardant l’écran, elle sourit et dit tout en déverrouillant son appareil.


— C’est l’heure de Vérité !


Le message apparut



[SMS, Gisèle, Vanessa]

< Bonsoir Vanessa, bonsoir Alexis, j’ai bien réfléchi à votre proposition de cet après-midi. Je suis terriblement angoissée, car je pressens que de ma réponse va dépendre la clé de mon avenir. J’ai des doutes, des craintes, des angoisses. Mais je vous donne mon accord pour qu’Alexis entame avec Hugo ce que vous avez entamé avec moi. Vous me direz ce que j’ai besoin de savoir, rien de plus. Merci pour ce que vous faites.


— Tu n’as plus qu’à te mettre au travail, jeune homme ! Dit mon épouse en riant.

— C’est parti ! Je dois faire d’Hugo celui que Gisèle attend, tout en respectant ses volontés et celle de son compagnon, sans brimer leur personnalité et, cerise sur le gâteau, en permettant à Gisèle de continuer son apprentissage avec la bénédiction, voire la participation, de son ami. Sinon, le vaccin contre le cancer, je dois le trouver pour quand ? Dis-je en riant aux éclats de la situation ubuesque dans laquelle je venais de sauter pieds-joints.


Vanessa se leva en me souriant, merveilleuse dans sa nuisette satinée épousant à merveille ses courbes sensuelles, ses bas autofixants recouvrant toujours ses jambes. Je ne pus résister à poser mes doigts sur le galbe de ses mollets, remonter sur ses cuisses et caresser, sous le satin, la peau libre de ses jambes en murmurant.


— Tu m’excites tellement !

— C’est fait exprès, mon amour ! Tu sais que rien ne m’importe plus que toi. Je sais que tu nous sauves la mise, mais je t’aime tellement. Merci mon amour. Je t’aime.

— Alors, soulage-moi. J’en profite bêtement. Suce-moi ! Mais en me regardant cette fois. Pose tes yeux dans les miens pendant que tu me fais mourir.



S’exécutant, Vanessa me fit asseoir dans le fauteuil en me retirant mon pantalon. Elle goba mon sceptre tendu et me procura une fellation lente et douce sans jamais quitter mon regard. J’explosais en quelques minutes au fond de sa gorge et elle se lécha les lèvres pour récupérer l’excédent s’échappant de sa bouche comblée.


— Mmmmhh... Ton sperme est décidément le meilleur aphrodisiaque. Baise-moi maintenant ! M’ordonna-t-elle en écartant les jambes alors qu’elle se posait à son tour dans le fauteuil.


Tout en pénétrant ses chairs humides, je regardais mon épouse qui venait de fermer les yeux. Elle ressentait chacun de mes mouvements au creux de ses reins et les accueillaient avec un petit son délicieusement pervers pour mes oreilles. Comme je venais de jouir abondamment, je pus me retenir et lui procurer plusieurs orgasmes avant d’éjaculer une dernière fois tout en m’effondrant sur notre grand divan en disant.


— Je n’ai vraiment pas l’intention de faire traîner les choses avec cet Hugo. J’ai trop envie de profiter de toi encore et encore.



Si j’avais su dans quelle aventure je venais de plonger...


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Le 29/10/2020

AlexisPC


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