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histoire intemporelle

Chapitre 1

1ère partie. eux.

Gay

L’homme entre le premier dans la grange. Le garçon qui avait attiré mon regard est sur ses talons. C’est lui qui referme la porte, se battant contre le vent et la pluie. Ils sont chargés. Ils déposent leurs lourds sacs près de la vieille table, non loin du foyer.

Quand je dis le garçon… Je le vois de haut, depuis mon perchoir, à travers les lattes disjointes du plancher à foin. Tout à l’heure il me semblait bien jeune. Là je réalise que nous avons sensiblement le même âge. 

Est-ce la vue du dessus ? C’est sa tête bien entrée dans ses épaules que j’avais remarquée. Une tête taillée à la serpe surmontée d’une épaisse crinière brune, un cou puissant mais bas, des épaules larges, bien plus larges que les miennes.

« Des épaules de fille » me disaient souvent mes frères ainés. C’est vrai que je suis maigrichon. Que voulez-vous, je n’ai pas d’appétit. Pour la nourriture, pour la vie au grand air, pour l’effort physique. Je suis un rêveur. « Un doux » comme dit Raoul, l’ainé qui depuis toujours me protège des sarcasmes des autres garçons. Bien mal leur en prendrait de me chercher noise. Plusieurs se souviennent des taloches puissantes reçues alors qu’ils m’embêtaient.

Ce garçon, en-dessous de moi, est un manuel, pas un rat de bibliothèque. Une forme de puissance naturelle se dégage de lui. Une force sereine, qui ne craint pas, qui se maitrise, qui ne s’exerce qu’à bon escient. L’opposé de moi, en sorte.

C’est bien connu, les opposés s’attirent.

Alors que l’homme s’occupe de lancer un feu de bois, il ordonne d’une voix douce mais ferme au garçon de prendre les deux seaux d’eau métalliques qui trainent et de ressortir pour aller les remplir. Le gars s’exécute sans un mot.

Je n’ai ainsi que cet homme taillé tout en force à regarder. Il ôte son lourd manteau et son chapeau qu’il suspend tranquillement contre le mur de pierre. Il se penche vers le foyer avant de se redresser pour attraper ce qu’il lui faut pour lancer le feu. Il met du petit bois, puis du moyen, et enfin, soigneusement, des fines buches. Il allume le feu qui part sans difficulté : dans la grange le bois est bien sec.

Ses gestes sont précis. Pas un effort de trop. Il allonge un bras pour, d’une main, s’emparer d’une lourde buche. J’écarquille les yeux. Même à deux mains j’aurais ressenti le poids du chêne bien dense. Lui le fait sans aucune peine, comme s’il avait attrapé un fétu de paille. J’avais bien vu qu’il était costaud. Cela se confirme.

La porte se rouvre brusquement, me faisant sursauter. J’arrête de respirer. Il ne faut pas qu’ils me surprennent. Je ne devrais pas être là.

Mais l’homme tourne la tête vers l’entrée. Il voit comme moi le garçon entrer en tenant à chaque bras un seau d’eau bien plein.

Il les pose au sol, referme la porte alors que l’homme revient à son feu. Il ne m’a pas entendu. Heureusement pour moi. Vêtu de ma seule chemise, j’aurais du mal à expliquer ce que j’étais en train de faire.

Le garçon les amène devant le foyer. Toujours sans effort, l’homme les attrape et les pose près du feu, sur les barres prévues à cet effet. L’eau va pouvoir chauffer petit à petit.

Ensemble les deux étrangers écartent des meubles pour en rapprocher d’autres. Ce n’est pas la première fois que des gens viennent s’installer là pour la nuit. Mon frère Raoul est généreux et accueillant. Quand je les ai quittés ils bavardaient ensemble. Je n’ai aucun doute qu’il leur a proposé de venir dormir là cette nuit. C’est tout à fait son genre.

Pour autant Raoul doit être occupé avec mes frères. Une de nos vaches est en train de vêler. Ils ne sont pas trop de quatre.

Alors qu’ils auraient pu approcher deux vieux lits en bois, les deux invités n’en ont approché qu’un, le plus grand, celui qui a dû être utilisé par mes aïeux. Mes parents l’avaient trouvé trop rustique et remisé dans cette grange où il a servi régulièrement. La maison est trop petite pour recevoir du monde. Déjà que je dors avec deux de mes frères. Seul Raoul a droit à une chambre seul, à côté de celle de notre mère qui, je crois, attend avec impatience qu’il se décide à amener Myriam dans sa couche.

Raoul et Myriam, c’est une longue histoire. Tout le village sait qu’ils sont amoureux. Ils prennent le temps pour se décider. Je sais moi qu’ils vont se conter fleurette dans un cabanon près de la rivière, aux beaux jours. C’est leur secret.

Je les avais surpris une fois. Je les ai observés exprès à plusieurs autres reprises. Voir mon frère nu et en rut m’amuse toujours. S’il est plus fort que moi, il n’est pas mieux monté.

Voir Myriam nue m’émeut toujours un peu. J’aime ses seins, de beaux seins blancs. J’aime ses fesses, elles sont bien rondes et forcément très douces, vu la passion que met Raoul à les peloter. Mais pour le reste, je ne ressens pas grand-chose. Je ne suis pas jaloux. Le spectacle de leurs émois ne provoque pas grand-chose en moi. Sauf quand je vois les fesses musclées de mon frère se contracter et s’élever avant de replonger sur sa belle quand il la coïte.

Il a de belles fesses mon frère. Ce n’est pas que j’en aie envie. Pas des siennes en tous cas. Mais la vision de ces deux globes si purs m’excite. Je n’y résiste pas. La seule question pour moi est de savoir si je vais jouir avant eux, en même temps, ou plus tard. De là où je les observe, c’est difficile de savoir où ils en sont.

En tous cas cela donne envie. Les tendresses charnelles ont l’air d’être merveilleusement douces, bien meilleures que mes incessantes pignolades.

 

J’en suis là de mes réflexions, dans l’incapacité de bouger pour ne pas me faire surprendre en fâcheuse posture, quand l’homme, après avoir jeté ses lourdes bûches dans le feu, installe un large fauteuil non loin. Tout de suite le garçon le rejoint et l’aide à retirer ses couches devenues inutiles.

Dans mes moments passionnés, je rêve souvent qu’un garçon vienne s’occuper de me déshabiller, de me laver. Ce rêve éveillé n’était donc pas le résultat de mes mauvaises pensées. Je vois un garçon le faire ! C’est donc que c’est normal ! C’est donc que je suis normal !

L’homme ne porte plus qu’une fine chemise en lin. Le reste de ses vêtements est maintenant étalé sur un fil que le garçon a tendu en travers de la grange.

Mon œil averti note qu’ainsi ils se protègent légèrement de la vue depuis la porte d’entrée. Pas bête. Il fallait y penser ! Et le garçon revient vers l’homme pour lui retirer ses lourdes bottes.

Je reste pantois quand je vois le garçon passer derrière l’homme, entourer sa taille avec ses bras, poser ses mains sur sa ceinture, la défaire, puis déboutonner son pantalon. C’est que je suis totalement excité, débordé par ma pulsion quand je rêve qu’un garçon, un garçon comme celui-là, me fasse cela. 

Et il le fait ! Il repasse devant l’homme, s’abaisse, tire le pantalon vers le bas. 

Gentiment l’homme lui caresse les cheveux. Qui est-il pour lui ? J’ai cru que c’était son père. Un père et son fils, voyageant ensemble. Mais maintenant que je les ai à vue, à quelques mètres de moi, je réalise que ce n’est pas possible. Le garçon est trop âgé ; l’homme est trop jeune.

L’homme pivote légèrement, me cachant la vue du garçon. J’ai le sentiment qu’il a embrassé l’entrejambe de l’ainé. Un son délicat comme un baiser. Ai-je rêvé ? Ou bien ai-je bien entraperçu, bien entendu ?

L’homme ne porte maintenant plus que son long caleçon blanc et sa chemise de lin. Tranquillement il va s’assoir dans le fauteuil, sans lâcher le plus jeune du regard.

J’observe son entrejambe. Elle me semble gonflée dans le caleçon. Mais la lumière est faible. Et ma vision limitée.

En tous cas ma verge à moi se gonfle inexorablement. Se regonfle plutôt. Car elle était entièrement déployée, ma main en train de l’astiquer, quand les étrangers sont entrés dans la grange. Je me suis figé. La peur a fait replier mon excitation. Ma curiosité m’a fait me coucher sur le ventre, pour les observer.

Je me félicite de cette cachette, en hauteur, où je peux sans risque me mettre tout nu, ou presque quand la température n’est pas là, et me donner longuement du plaisir en solitaire. La paille autour de moi a dû absorber des litres de semence depuis mes treize ans, âge auquel j’ai commencé ce jeu si agréable. Six ans plus tard, je ne connais rien d’autre des choses de la vie.

J’ai laissé construire ma réputation de rêveur. Je suis tranquille comme ça. Les filles ne m’intéressent pas. A mon âge tous les garçons du village ont déjà conté fleurette à plus d’une. Pas moi. Je n’ai pas envie. Enfin si, j’ai envie. La preuve. Mais pas avec une fille.

Mais là, brusquement, je regrette ma position. Ma verge durcit à toute vitesse. Le problème est qu’elle est posée vers arrière. La douleur est grandissante. Il faut que je soulève mon bassin pour qu’elle passe vers l’avant. Mais je risque de faire du bruit. Du bruit en me soulevant. Du bruit par le frottement de mon sexe écartant la paille en passant devant. Que faire ?

Le garçon se place devant l’homme. Son visage n’exprime rien. Celui du maître resplendit de gourmandise. Que se passe-t-il donc ?

Lentement le garçon enlève une veste. Il la tient à bout de bras, tourne sur lui-même, se replace face à l’homme qui hoche la tête lentement.

Le garçon s’éloigne pour poser la veste sur le fil. Je me fige. Quelque chose dans sa démarche. Quelque chose de beau. Quoi ?

Une brusque tension dans mon sexe. Je réfrène à peine un gémissement sourd. Mais ils sont concentrés l’un avec l’autre. Ils n’ont rien entendu.

Et si j’essayais… Je pousse légèrement sur mes bras. Le bois craque. L’homme tressaille. Mais ne tourne pas la tête, occupé à regarder le garçon de dos.

Je repose mon torse sur le plancher, en me décalant un peu.

Le garçon revient se placer devant l’homme. Il enlève une nouvelle couche. Il fait une courbette, comme aux temps anciens. Il tourne sur lui-même, salue à nouveau, pivote, va poser son vêtement avec les autres.

Cette fois pas de doute. Ce qui m’avait étonné est maintenant flagrant : le garçon roule du bassin exagérément. Ses fesses roulent en se décalant. J’ai déjà vu faire cela. C’était à la ville. Des filles de joie. Des prostituées qui cherchaient à attirer le regard.

Comment est-ce possible ? Ce n’est pas une fille de joie ! Lui et l’homme sont compagnons ! Pourquoi fait-il cela ?

Et il insiste ! Penché en avant pour faire tenir son vêtement, je vois ses fesses rouler encore. Qu’elles sont belles ! Je les devine petites, bien rondes, comme celles de Myriam. En plus musclées sûrement. De splendides fesses moulées dans un pantalon mouillé.

Je jette un œil à l’homme. Juste pour apercevoir un rapide mouvement de langue sur ses lèvres. Il est comme moi, subjugué par le fessier du garçon.

Son sourire est bien franc quand il revient vers l’homme. Il mord légèrement sa lèvre inférieure de toutes ses dents. Il est beau. Ses yeux brillent. Il étincelle de beauté !

Il se campe devant l’homme, lève ses bras au-dessus de sa tête, se met à danser sur place, en remuant toujours autant ses petites fesses.

L’homme sourit largement. Je crois voir des flammes sortir de ses yeux. Le garçon rit, s’approche, se penche vers l’homme en remuant les épaules.

Je ne comprends pas. Que veut-il faire ?

Et brusquement le sexe bandé de l’homme jaillit par la fente de son caleçon. Le garçon éclate de rire. Il n’y a pas eu de mouvement. Juste une brusque libération d’un vit qui ne peut plus tenir en place.

J’ai déjà vu cela. Sur les animaux de la ferme. Chez mes frères aussi. Chez quelques garçons vaguement amis quand le besoin devient trop fort. Chez moi, si souvent. Cela nous fait rire. Cela nous conforte. Nous sommes bien tous pareils. Nous avons bien tous les mêmes besoins ; le même sexe ; la même taille de sexe. A quelque chose prêt.

Le mien me ferait presque hurler de douleur. Je n’en peux plus. Je dois… Je me décale légèrement. Miracle ! Une fente dans le plancher. Mon sexe trouve la voie, s’insère entre deux lattes, fait un saut complet pour cogner sourdement contre mon ventre.

Le garçon relève la tête et regarde dans ma direction. L’instant de panique est vite passé : je sens mon sexe bien raide collé contre mon ventre. Il doit à peine dépasser des lattes. Il fait trop sombre. Il ne peut rien voir.

Surtout, ce qui l’intéresse c’est le vit de l’homme. Je crois défaillir quand je le vois déposer un baiser sur le gland tout rose. Puis se redresser. Et rire à nouveau.

Comment tout cela est-il possible ? Est-ce que ?

L’homme rit à son tour. Il ne cherche pas à replacer son dard dans son caleçon. Il semble fier de l’exhiber ainsi.

Mes yeux se figent sur son engin. Il est plus gros que le mien. Un peu. Mais pas plus long. Un gros vit bien raide et décalotté.

J’ai la furieuse envie de me redresser pour regarder le mien, pour le comparer, pour m’assurer que oui, s’il est plus gros, il a la même longueur. Mais il est impossible de le faire sans révéler ma présence. Résister. Regarder encore.

Le garçon se remet à danser. Je comprends que c’est un jeu pour eux. Nous sommes bien tous pareils. Quand vient le soir, si nous n’avons pas exulté plus tôt, l’excitation surgit, incontrôlable. C’est cela qu’ils font. S’amuser à se la montrer. Un jeu bien innocent… Mais pourtant. Ce baiser…

Le garçon se rapproche à nouveau de l’homme, se penche à nouveau vers lui, réembrasse le gland, tend les bras vers l’avant.

L’homme lui caresse les cheveux. Ils restent quelques secondes sans bouger, les lèvres du garçon à quelques centimètres du chibre, sa tête toute proche du torse de l’homme. Et l’homme lève les bras, attrape le bas de la chemise du gars qui lentement se recule, se laissant ainsi déshabiller.

Alors que je vois apparaitre son ventre merveilleusement poilu, puis son torse pâle, l’homme, lui, ne cesse de sourire. Jusqu’à avoir le vêtement en main, le garçon reprenant sa danse devant lui.

La chemise s’élève en l’air, retombe sur un pied de l’homme. Un pied qui la fait danser en rythme avec le garçon, sans que son éperon ne quitte sa raideur.

Leur jeu me plait plus que de raison. Je sens un léger flux séminal s’échapper de mon dard. Ce n’est pas grave. Ils ne sont pas en-dessous. Ce n’est pas cela qui va me trahir.

Le garçon attrape d’un coup sa chemise pour aller la suspendre, accentuant encore son déhanchement. Ses épaules sont magnifiques, plus musclées que les miennes mais pas trop. Quand il se retourne je me régale de la bande velue qui sort du pantalon pour remonter jusqu’au nombril. Que j’aimerais être aussi beau que lui !

Est-ce que l’homme va se lever pour lui retirer son pantalon comme le garçon le lui a fait ?

Non. C’est le garçon qui défait sa propre ceinture, qui défait un à un ses boutons, qui abaisse son pantalon par à-coups en jetant des œillades à l’homme. 

Je le vois discrètement tourner son caleçon sur le côté. Je souris. Je comprends. J’ai déjà dû faire cela : décaler l’ouverture du caleçon sur le côté pour éviter que mon sexe ne sorte d’un coup.

Et cela marche ! Le pantalon s’abaisse. L’homme rit en voyant le gars sauter sur une jambe pour retirer l’autre du pantalon. Je l’entends dire « tomberas-tu cette fois ? ». Le garçon rit, tire la langue, reste concentré.

A moi aussi c’est arrivé de chuter en retirant mon pantalon. Parfois de manière grotesque. Cela a déjà dû se produire. De toute évidence l’homme l’a déjà vu tomber au sol, fesses en arrière, pour finir de se déshabiller. 

Je ris avec eux. Discrètement. Le spectacle m’émerveille.

Et le garçon ne tombe pas. Pas cette fois. Il réussit son numéro d’équilibriste. Il en est fier comme un paon, se pavanant devant l’homme tout sourire.

A nouveau ce déhanchement. Qui déclenche une nouvelle coulée de mon excitation. Qu’il est beau ! Qu’elles sont belles ses fesses ! Enfin, pour ce que j’en vois, cachées sous le caleçon.

La bosse que forme son sexe en déformant le tissu ne cache rien de son état. Le même que celui de l’homme. Le même que le mien. Nous sommes trois hommes en rut. C’est incontestable. Et cela me plait.

Le garçon, magnifiquement torse-nu, la toison pubienne débordant légèrement du caleçon déformé, reprend sa danse devant l’homme. Leur jeu continue. Je n’ai surtout pas envie qu’il s’arrête !

L’homme lui fait signe d’approcher. Le garçon refuse. L’homme insiste, fait les gros yeux, menace. 

C’est toujours le même jeu. Depuis mon sexe la coulée séminale est quasi-continue.

Enfin le garçon approche peu à peu. Jusqu’à ce qu’un bras de l’homme jaillisse et le saisisse par le poignet. Le garçon se défend un instant. Avant de se soumettre.

L’homme passe une main derrière sa nuque, l’attire à lui, l’embrasse.

Je suis stupéfait. J’ai déjà vu des tas de garçons embrasser des filles sur les lèvres, même des filles déposer joyeusement des bisous sur les lèvres de leurs amies, mais jamais deux hommes s’embrasser. D’autant plus que le baiser est appuyé.

L’homme grogne. Le garçon gémit. Surtout quand il sent une main virile tâter son vit à travers le tissu, jouer à pincer son bout, puis à soupeser ses bourses.

Je me détends en constatant que le garçon est dans le même état que moi : une large tâche humide assombrit le tissu là où son gland le tend. Et l’homme ? Son dard luit. Comme le mien. Comme celui du garçon.

Enfin la main de l’homme trouve l’ouverture, s’insinue dans le caleçon, va palper le vit en beauté. Le garçon gémit. L’homme doit merveilleusement le caresser. Le joli fessier remue. Le baiser devient plus sonore. Et moi je suis jaloux.

Oui, je ressens une vague de jalousie : cela fait des années que je rêve qu’une main vienne s’introduire dans mon caleçon pour caresser mon sexe, le branler, le faire dégorger.

En voyant la main de l’homme je réalise que j’ai toujours rêvé d’une main large, poilue ; pas une main fine et délicate ; pas une main de femme, mais une main d’homme. Une main comme celle que je vois, là, à quelques mètres de moi.

Le baiser n’en finit pas. La caresse intime non plus. Je comprends que ces deux-là sont des invertis, des hommes qui aiment les hommes. Je sais bien que cela existe. On en parle au village. Mais toujours avec dégoût. Toujours en les présentant comme des monstres horriblement laids.

Voilà que, sous mes yeux, j’ai un garçon que je trouve terriblement beau qui embrasse un homme que je trouve terriblement fort. Ce n’est donc pas l’apanage des monstres ?

Une vague d’animosité m’envahit. Ces hommes sont anormaux. Ce qu’ils font est indigne ! S’embrasser, se caresser le sexe, tout à l’heure déposer un baiser sur un gland baveux. Quelle horreur !

Pourtant je ne peux quitter la scène du regard. Ils sont si beaux ! Ils sont si excitants ! Mon sexe coule, à flot continue !

Ils se dégagent enfin. Le vit du garçon étincelle hors de son caleçon. Un vit plus fin et plus long que le mien. Un vit princier. Un vit grâcieux.

J’écarquille à nouveau les yeux quand je vois le garçon grimper sur le fauteuil, approcher son sexe du visage de l’homme qui tourne légèrement la tête avant de recevoir une trainée séminale sur la joue droite, puis sur la joue gauche. Des joues mal rasées. Un contact probablement douloureux sur la peau fragile du sexe. Mais un geste si beau.

Et les lèvres de l’homme se referment sur le vit qui s’insère dans sa bouche. Je crois halluciner. D’autant que cela dure. L’homme grogne de bonheur, alors que le vit entre et sort de sa bouche. Le garçon a les yeux fermé, goûtant totalement à son plaisir.

J’ai déjà vu Myriam se pencher pour embrasser, lécher et sucer le dard de mon frère Raoul. De même que je l’ai déjà vu, lui, coller son visage entre les cuisses de sa belle pour, apparemment, lui lécher la féminité. Mais jamais très longtemps. Jamais plus de quelques secondes. Comme un signe de possession. Comme pour dire que le sexe de mon amant est aussi à moi, que je le veux, que je le prends, que je l’adopte.

Là la sucette s’éternise. J’ai beau me dire que c’est laid, au fond de moi, je trouve cela magnifique.

Les mains de l’homme abaissent enfin le caleçon du garçon. Je peux enfin admirer ses fesses, qui sont encore plus belles que je ne l’imaginais. Rondes, musclées, veloutées. Un régal !

La bouche abandonne le vit pour permettre aux mains d’abaisser le caleçon qui se retrouve bloqué au niveau des genoux. Peu importe. J’ai la vision complète des fesses ; et du vit qui retrouve les lèvres assoiffées.

Une fois encore je crois deviner ce qui les arrête. Le moment où, si on ne suspend pas son geste, le bouillonnement devient tel qu’il est impossible d’arrêter. J’aime ce moment. J’aime le reculer le plus possible. Même quand j’échoue à retenir une libération séminale. Peu importe. C’est magique.

Le garçon se remet sur ses pieds et gigote pour retirer la dernière pièce de vêtement qui ne cache plus rien. Il est nu. Il est enfin nu.

Il est splendide ! Sa peau blanche me fait frémir, moi qui suis plutôt mat. Ses fesses ! Son sexe ! Si majestueux, finement tendu vers le ciel… Son torse, ses épaules… Je ne peux réfréner un gémissement de désir…

Comme s’il savait que je suis là, le garçon se tourne vers moi. Quelle beauté ! Il revient très vite à l’homme, se penche sur son ventre, non pas pour embrasser, mais cette fois pour avaler, entièrement, le vit proéminent.

Comment fait-il cela ? Quelle est cette magie ? Comment peut-il mettre en bouche un tel morceau ?

L’homme grogne sourdement. Ses mains retrouvent la crinière sombre et jouent avec les boucles, quand elles n’appuient pas sur la tête pour obliger le garçon à garder tout son sexe en bouche.

Je comprends qu’ils ont l’habitude de ce jeu. De se déshabiller l’un l’autre. De laisser l’homme en linge alors que le garçon se retrouve nu. De prendre leur sexe en bouche. Délicatement pour l’homme, entièrement pour le garçon. Ils se donnent du plaisir. Ils se donnent l’un à l’autre. Sans aucun scrupule.

Des invertis. Des hommes abjects. Des hommes… Comme moi. Car je sais maintenant. Je suis comme eux. Je bande comme eux, pour les mêmes choses, devant les mêmes corps mâles en rut. Je suis… Je suis donc un inverti.

Cela s’avère être une évidence. La coulure séminale continue qui s’échappe de mon corps le prouve. C’est cela que je veux. Être comme eux. Être avec eux. Être à leur place. A la place de l’homme.

Toutes ces années à fuir les filles. Toutes ces années à regarder les garçons, à aimer leur anatomie, à mirer leur pénis, au repos ou bandé. Jamais je n’ai osé me dire que je le voulais. Que je voulais le toucher, le caresser, le branler comme je branle le mien. Et maintenant que je le vois sous mes yeux, le sucer, le mettre en bouche, l’embrasser, le lécher, je le veux, je veux ce sexe d’homme !

Je n’osais l’imaginer. Pourtant mon corps le désirait !

La tête du garçon monte et descend le long de l’éperon magnifique. J’entrevois le membre, j’entrevois la bouche, je ne sais pas ce que je désire le plus…

C’est l’homme qui repousse le visage du gars qui tète stupidement dans le vide avant d’être projeté en avant pour qu’ils s’embouchent avec force. Les lèvres se jettent les unes sur les autres. Elles ont apparemment une telle soif les unes des autres !

L’homme fait pivoter le garçon qui s’assoit sur ses genoux, le vit dressé vers moi. Il décale le haut de son corps pour leur permettre de s’emboucher à nouveau. S’emboucher plus que s’embrasser, tant ils y mettent de fougue !

Pendant ce temps les mains de l’homme parcourent le jeune corps, le caressent partout, sur le ventre, les flancs, le torse, la toison brune, les bourses… Partout sauf sur le vit qui, me semble-t-il, m’est réservé. 

Pris dans mon désir, j’ouvre bêtement la bouche, comme pour à mon tour le téter, comme pour l’avaler, comme pour le suçoter. Délicieux sucre d’orge !

Le garçon gémit de plus en plus. Ses mains se referment sporadiquement sur son propre sexe, sans doute pour le branler, avant d’en être chassés par la main de l’homme qui lui interdit ce plaisir pourtant si féérique. La cruauté de l’homme me sidère. Laisse-le donc se donner du plaisir !

Encore une tapette. La main s’éloigne. Mais le garçon relève les jambes, écarte les cuisses, m’offre une vue éblouissante sur son sillon fessier et son petit puits tout sombre. Quelle merveille, là aussi ! Une merveille que l’homme vient caresser, passant ses mains sous les fesses pour pétrir sans ménagement les chairs, sans toutefois s’approcher du vallon qui fait briller mes yeux.

Moi aussi j’aime me caresser là. Masser mes fesses, passer des doigts entre elles, m’arrêter sur mon petit trou, le butiner délicatement… Et bien plus encore…

Mais l’homme se contente de la douceur extrême de la peau toute blanche. Comme je le comprends. Elle est si belle, si douce, si désirable ! Pourquoi sont-ce ses mains et non les miennes ?

Le gémissement du garçon monte dans les aigus quand l’homme se met à pincer ses tétons. Je sais cette zone sensible. J’aime me caresser là. Mais me pincer, jamais de la vie ! Quelle est cette sorcellerie ?

J’ai peur de ce que je vois. J’en ai une terrible envie aussi. L’envie d’être à la place du garçon. L’envie d’être à la place de l’homme pour découvrir ce corps si semblable et si différent du mien.

Me redresser. Me pincer les seins. Me faire ce qu’il lui fait, à lui. Je le veux ! Mais non… Si je le fais, ils m’entendront, ils m’attraperont, probablement me tueront-ils pour que jamais je ne répète ce que j’ai vu. Ce sont des invertis. Un péché mortel. Des jeux interdits. Des jeux condamnables. Damnables même. Je ne veux pas être condamné, ni tué, ni chassé par ma famille. Je ne veux pas être comme eux. Non, pas être inverti. Non... Pourtant je le suis…

L’homme masse les bourses depuis un moment tout en pinçant les mamelons qui deviennent proéminents, comme ceux d’une fille. Douceur entre les jambes. Férocité sur le torse. Quel faste !

Et pourtant d’un coup de reins l’homme expédie le garçon sur le sol. Souplement celui-ci se remet sur pieds pour lui faire face, alors qu’il s’est levé. Leurs éperons sont dressés l’un vers l’autre. Je crois qu’ils vont se battre à l’épée, à l’éperon. Mais non. Le garçon se jette dans les bras de l’homme qui le soulève de terre en le tenant sous ses fesses nues, l’embrasse à nouveau, se laisse attraper par le cou.

Ils sont majestueux, en virils acrobates ! Vont-ils faire un de leur tour ? Probablement pas, ils ne sont pas là pour ça. Ce n’est ni l’heure de la répétition, ni l’heure de la démonstration. C’est leur heure, à eux deux. A eux deux seuls.

J’ai la subite conscience que je viole leur intimité. Mais elle est si belle leur intimité ! Comme avec Raoul et Myriam, je regarde ce que je ne dois pas regarder. Je regarde pour m’exciter. Je regarde pour exulter. Indigne, certes, mais si bon.

Sans doute Raoul sait-il que je les observe parfois, lui qui m’appelle « mon petit curieux ». C’est mon grand frère. Il doit me montrer les choses de la vie. Les choses du vit. Toutes ces choses que j’ignore.

Mais autant mes autres frères, comme les garçons du village, sont pressés d’imiter leurs ainés en culbutant des filles, autant, moi, je préfère regarder ; et me caresser, seul avec mon plaisir ; de peur de décevoir. Mais décevoir qui ? 

Ce garçon sans doute. Un garçon comme lui. Un inverti. Comme moi. C’est sûr, nous sommes pareils. Sauf que lui l’a déjà fait. Et moi je n’ose pas, je ne sais pas. Je ne sais pas avec qui le faire. Lui ?

L’homme semble fatiguer. Il a du mal à tenir ce corps bien que jeune, mais franchement costaud. Le fessier du garçon s’abaisse lentement. Il se rapproche du splendide vit tendu vers lui. Les peaux se touchent. Les corps se figent.

Alors que j’attendais que l’homme relève subitement le garçon, quitte à le secouer, il reste inerte. Mieux, leurs bouches se séparent et ils se regardent. Des regards rieurs. Des regards brillants. Des regards de feu.

Le feu dans leurs yeux. Le feu dans mon corps. Le feu dans le leur. Nous sommes trois mâles en feu. Un geste, un seul, et mon plaisir explose. 

Mais je ne peux toujours pas bouger. Eux le peuvent, mais ne le font pas. Au contraire j’ai le sentiment que le corps du garçon baisse encore. D’où je suis je ne peux plus voir le sexe de l’homme. Est-il toujours pointé vers les fesses ? Quand même pas vers le trou !

Si. Bien sûr. Vers le trou…

Mon bras se lève pour se reposer dans mon dos, ma main sur ma fesse. Je la masse. J’écarte lentement les cuisses. Un de mes doigts fait le parcours que j’aime tant, tout le long de ma raie. Pour se figer sur mon trou à moi. Mon trou, mon anus, qui imagine que c’est le contact du vit de l’homme que je sens. Ce gros vit gluant, tout lisse, si appétissant.

Mon doigt pénètre mes chairs.

C’est le gémissement du garçon qui me sort de mon propre plaisir. Je l’avais quitté des yeux. Il me semble qu’il a encore baissé. Il halète, dans les bras de l’homme qui le retient fermement. Ses yeux lancent des flammes. L’homme sourit. D’un rictus étrange qui fait peur et donne envie en même temps.

Mon doigt s’enfonce en moi.

L’idée me traverse l’esprit. Est-il possible ? Le sexe de l’homme a-t-il pénétré l’anus du garçon ? Non ? Comment serait-ce possible ? Un trou si petit. Un membre si gros !

Et pourtant. Ce halètement de plaisir. Le garçon gémit comme j’ai entendu Myriam gémir au moment ou le vit de Raoul allait et venait en elle. Est-il possible ? Sont-ce des sodomites ?

« Sodomite ». Le mot qu’on dit tout bas, comme pour ne pas attirer l’attention du diable. Les hommes entre eux. Des hommes comme des femmes, l’un étant la femme, l’autre l’homme. L’horreur la plus extrême. Du moins dans nos campagnes.

« Inverti ». « Sodomite ». Tout à coup je réalise le lien entre ces deux mots. Des hommes qui aiment les hommes, c’est une chose. Un homme qui se donne à un homme, à un vit, c’en est une autre !

Est-ce que le garçon… Impossible à voir. Non. Ses fesses ne posent pas sur le ventre de l’homme. Non. Ce ne sont que de mauvaises pensées. Non. Cela n’existe pas. Je me suis trompé. Je me suis égaré. Cela n’est pas possible. Ce trou-là est trop étroit. Même si je sens bien que, sous l’effet de mes mouvements tactiles, il se détend.

Heureusement l’homme soulève le garçon et le repose au sol. Ils se font face. Ils se sourient. J’ai dû rêver. Il ne s’est rien passé de ce que j’ai imaginé.

C’est le garçon qui retire la chemise de l’homme alors qu’il laisse tomber au sol son caleçon. En deux mouvements il est nu, lui aussi. Et là j’en ai le souffle coupé.

Moi qui croyais que Raoul était le plus fort des hommes, il me semble bien gringalet devant celui-là. Des cuisses énormes, un torse de taureau, des épaules à l’horizontal, des bras plus gros que mes jambes. Ce n’est pas un homme, c’est une sculpture d’homme. Une sculpture représentant chaque muscle en l’exagérant. Une puissance comme je n’en avais jamais vu avant.

La puissance face à la… beauté. La perfection. La grâce masculine. Oui, c’est cela : puissance masculine face à grâce masculine. L’homme m’impressionne. Le garçon me fait vibrer de tout mon intérieur.

Car j’ai la joue collée contre le plancher, à les observer, alors que mon doigt farfouille en moi. Ce n’est pas la première fois. Loin de là. Mais c’est la première fois que je le fais sans honte.

C’est si bon…

L’homme fait un pas de côté, se penche pour fouiller dans un sac. Quelles fesses ! Que du muscle !

Le garçon doit penser la même chose puisqu’il le rejoint, pose sa main sur le fessier, le caresse doucement.

Caresser des fesses… Je réalise que cent fois j’en ai eu envie ! Caresser les fesses d’un autre garçon… Me laisser caresser les miennes, comme je le fais quand je me pignole…

L’homme se redresse une éponge à la main. Il ne s’offusque pas plus qu’il ne se félicite de la caresse épidermique. Elle doit être habituelle entre eux. Cela doit être normal entre invertis.

Le garçon se déplace devant un seau. Il écarte légèrement les cuisses, puis les bras, en position d’abandon. L’homme trempe l’éponge dans un sceau. Et commence à laver le corps de son ami. Le visage d’abord. Puis les épaules, le torse, le ventre, le tout en mouillant régulièrement l’éponge. Il passe au-dessus de son sexe, lui lave les cuisses en s’agenouillant, le regard vissé sur le joli vit tendu.

Quand tout est lavé, il remet le vit entre ses lèvres comme s’il le nettoyait. Puis il entreprend de lécher les bourses ce qui fait gémir le gars autant que moi. Lui, franchement. Moi, discrètement. Comme j’aimerais être à la place du garçon !

Au bout de quelques minutes, ses lèvres et sa langue abandonnent la virilité pour laisser place à l’éponge qui passe partout.

Peu après le garçon se retourne. Toujours cuisses et bras écartés.

A nouveau l’homme le lave, d’abord le haut du corps, puis les jambes. Au moment où je me demande s’il va lui lécher les fesses je vois le garçon se pencher en avant, écarter davantage encore les jambes, reculer son bassin. D’où je suis je vois sa raie, son petit trou, ses fesses qui se contractent magnifiquement. Un régal pour les yeux !

Et l’homme passe l’éponge partout, sur les collines comme dans le vallon. Il mouille à nouveau son éponge. Et vient se concentrer sur l’anus qui s’est encore reculé. 

Ce n’est pas qu’un lavage extérieur. L’homme enfonce un doigt comme j’ai un doigt enfoncé en moi. Il détend l’épiderme, il le lave avec l’éponge, il s’enfonce à nouveau.

Je vois parfaitement un doigt entier entrer dans le petit trou, qui n’est plus si petit, pour écarter les chairs, les détendre.

Quand je commence à me dire que oui, ce sont des sodomites, je me rends compte que ce sont deux doigts que j’ai d’enfoncés en moi. Jamais encore je ne m’étais pénétré avec deux doigts. Enfin presque. Pas aussi profondément en tous cas. 

Et moi c’est juste avant l’explosion. Là il ne s’agit que d’une toilette. Est-il possible qu’on puisse détendre suffisamment ses chairs intimes pour les laver de l’intérieur ?

N’est-ce que du lavage d’abord… Car l’homme fait entrer et sortir son gros doigt du petit trou, déclenchant des gémissements de plus en plus prononcés. Le garçon semble adorer.

Je me demande si je ne vais pas exploser d’un coup, sans aide manuelle, quand l’homme retire son doigt, s’empare du garçon qu’il colle contre son ventre en écrasant son sexe, retourne sa face pour l’embrasser sauvagement. Le gars n’est pas en reste qui répond à l’assaut buccal avec une hargne qui force mon respect.

Alors l’homme rit, se recule, soulève le garçon et le repose derrière lui pour prendre sa position, lui aussi jambes et bras écartés.

Tout à coup je me demande si je rêve. Que le garçon se soumette à l’homme et subisse ses assauts, je peux le comprendre. Mais que l’homme en fasse pareil dépasse l’entendement. Et pourtant.

Tout aussi consciencieusement, le garçon lave le devant de l’homme, remet son gros vit en bouche après l’avoir léché ainsi que ses deux grosses couilles pendantes.

Je souris quand je remarque que le garçon a deux jolis petits testicules bien remontés alors que l’homme a deux grosses couilles qui pendent. J’avais déjà remarqué cette différence anatomique chez les garçons. Mais pas de manière aussi criante.

Il doit se hisser sur la pointe des pieds pour laver les épaules. La contracture de ses fesses en est d’autant plus originale, toute en longueur, différente de ce que j’ai remarqué jusqu’à présent. Ces fesses, vraiment…

Et l’homme se penche en avant en présentant les siennes.

Et le garçon lui lave pareillement le fondement, enfonçant lui aussi un doigt dans un trou qui me semble tout aussi étroit. Puis tout aussi souple.

Sodomites. Ils le sont tous les deux. Rien de brutal entre eux. Juste des gestes échangés, incisifs parfois, tendres souvent. Avec mes deux doigts bien enfoncés en moi, malgré les courbatures qui commencent à être franchement douloureuses, je ne peux que penser que je préfèrerais que ce soient eux qui s’occupent de moi. Eux… Surtout le garçon. L’homme me fait bien trop peur.

L’homme se redresse. Il embrasse son serviteur qui l’a si bien lavé. Il l’embrasse, mais avec plus de douceur, plus de fébrilité. Etrange. Surtout quand je remarque que sa main s’est posée sur le fessier du garçon, qu’il le caresse avec une infinie tendresse, qu’il passe un doigt délicat dans le sillon.

Le garçon se décale, lève une jambe qu’il pose sur la chaise. Le doigt de l’homme a le champ libre. Libre de parcourir tout le sillon. Libre de s’arrêter sur le petit trou.

J’entends distinctement le garçon dire « oui… ». L’homme sourit. Il lève sa main, l’approche du visage du gars, pose un doigt sur les lèvres. Aussitôt le garçon ouvre la bouche, l’emporte, le suce abondamment.

C’est un doigt mouillé qui revient se poser sur le petit trou. Puis s’enfoncer. Lentement. Inexorablement.

Mes yeux écarquillés ne voient que cela. Le doigt entrant entre les fesses du gars. Tandis que les deux miens s’activent.

A plusieurs reprises l’homme remet son doigt sur les lèvres du garçon qui à chaque fois le mouille abondamment avant de l’accueillir profondément en lui. Un doigt qui masse intérieurement le conduit, donnant le rythme à ma propre indigne activité.

Quand un second doigt pénètre la bouche puis les fesses, je me sens d’un coup soulagé. Il n’y a pas que moi. Deux doigts en soi. Je ne suis pas anormal. En tous cas pas plus que ce garçon dont je sais maintenant que c’est lui que je désire. Que je désire en moi. Car sa belle épée toute fine coule autant que la mienne. Des coulures gluantes qui en sortent, secouées de spasmes incontrôlables. 

A nouveau je suis au bord de l’explosion. L’excitation a chassé la douleur même si je sens parfaitement les empreintes du bois sur ma joue. Mon sexe bat la mesure de haut en bas, frappant sourdement tantôt le bois, tantôt mon ventre. Une partie de moi sait que je suis bruyant. L’autre fait tout pour l’ignorer.

Cette tendresse particulière traine en longueur. En langueur aussi, tellement le garçon semble s’en régaler. Tellement il gémit sourdement tout en embrassant son amoureux. Car je n’ai plus de doute, ces deux-là sont amoureux. Leurs regards, leurs gestes, leurs baisers sont exactement les mêmes que ceux que je peux voir quand deux tourtereaux du village exhibent devant tous leur passion l’une pour l’autre. Car c’est souvent la fille qui est la plus démonstrative, comme pour dire qu’elle l’a gagné, ce garçon-là.

Et brusquement le garçon râle dans la bouche de son amant un « maintenant ! » que je crois reconnaitre. Le « maintenant » de l’heure animale, celle où tout est permis, où plus rien n’est contrôlable.

Alors l’homme retourne s’assoir dans son fauteuil. Et le garçon se jette sur lui, passant ses jambes sur les accoudoirs, s’appuyant sur ses bras pour se redresser, se replacer, se positionner les fesses juste au dessus du vit dressé.

Je ne suis pas étonné. Depuis un moment je sais que c’est cela qui va se passer. Je ne savais pas comment. Je ne savais pas quand. Mais je savais que, comme je le vois, ébahi, le garçon sentirait le sexe de l’homme pénétrer ses fesses en soufflant lourdement.

L’homme tente de réfréner son ardeur. Il a le regard fier de celui qui s’extasie devant l’action de son élève ; inquiet aussi car il ne veut pas qu’il souffre.

Il pose ses mains sous les fesses pour les relever. D’où je suis je ne vois pas bien. Je devine juste que le sexe s’enfonce peu à peu. Les fesses se relèvent, se réenfoncent, se relèvent à nouveau. A chaque fois elles vont un peu plus bas. A chaque fois le garçon souffle un peu plus fort. Mais c’est lui qui dirige la manœuvre. C’est lui le sodomite qui reçoit exactement ce qu’il a voulu.

Peu après, le garçon, en nage, est assis sur le ventre de l’homme.

Comment ignorer que le sexe est entièrement enfoncé en lui ? Cela se voit dans ses yeux resplendissants, dans son souffle qui tente de calmer son ardeur, dans la sueur de son épiderme, dans le frémissement de sa peau. Et surtout dans les élancements continus de son vit dressé.

A-t-il mal ? Oui si j’en crois les mouvements du corps. Non si j’en crois son éclatant plaisir. Il l’a voulu. Il l’a eu. En lui. Bien profondément. Entièrement.

L’homme pose une main sur son sexe dégoulinant de sève et tente de le branler. Mais le garçon refuse, rejette la main, en profitant pour se relever légèrement puis en retombant lourdement en poussant un gémissement.

Ils s’embrassent. Je les trouve magnifiques, luisant de sueur dans la faible lueur de cette fin d’après-midi.

L’homme se met à lécher les lèvres du garçon, puis son visage, son cou, son torse. Il mordille ses oreilles l’une après l’autre. Le garçon gémit de plus en plus. Il attrape ses propres fesses, les écarte comme pour détendre encore son conduit occupé.

L’homme lui pétrit le fessier, le claque doucement comme on flatte l’encolure d’un cheval. « Bonne bête ! » semble-t-il dire. C’est en tout cas ce que je pense moi : ce garçon est un animal de toute beauté que je désire de tout mon corps ! Je veux chevaucher avec lui ! Non ! Je veux qu’il chevauche en moi comme l’homme chevauche en lui. Enfin… Pas encore. Mais je sais que cela va venir.

Effectivement, se poussant de ses deux bras tout en étant soulevé par les mains puissantes de l’homme, le garçon commence à monter et descendre sur sa monture. Très lentement d’abord. De faibles mouvements. Puis de plus en plus amples, montant de plus en plus haut. Puis de plus en plus vite.

Je dois fermer les yeux tellement le spectacle de leur enculade est somptueux. C’est trop beau pour moi. Je n’arrête pas de me dire que je veux être à la place du gars, que je le veux en moi. Pourquoi lui et pas moi ? Pourquoi n’y aurais-je pas droit ?

Après un court galop faisant claquer fortement les fesses sur le ventre ferme dans une cadence de folie, le garçon s’immobilise.

L’homme a les yeux révulsés. Je devine qu’il est au bord de l’éruption. Alors le garçon attend. « Résiste ! » ai-je envie de crier à l’homme. « Tiens bon ! Il est trop tôt ! ».

La vague semble refluer.

Le garçon s’élève, cette fois complètement. Le membre énorme, tout rouge, réapparait sous mes yeux estomaqués : j’avais oublié sa grosseur. Il claque sur le ventre alors que le garçon pivote sur lui-même, tournant le dos à l’homme.

Il est face à moi. J’ai le sentiment qu’il me regarde. Je suis pourtant sûr qu’il ne me voit pas. Il ne faut pas qu’il me voit.

Il relève à nouveau son fessier en s’appuyant sur ses bras. La main de l’homme saisit son vit et vient le placer contre les jeunes fesses. Et sans un mot le garçon s’empale à nouveau sur le membre magnifique.

Il repart en chevauchée anale. Au pas d’abord. Puis au trot, régulier, fier, le menton relevé, le sexe somptueusement dressé. Dressé vers moi. Comme une promesse.

Ses yeux sont toujours tournés vers moi. Le sodomite se laisse enculer. Mieux, c’est lui qui s’encule sur le sexe de son homme. Un homme qui semble l’aimer profondément, si j’en crois le regard emmouraché qu’il lui jette dans le dos, les gestes tendres sur sa peau sans cesse caressée et pétrie.

Dans mon corps enfiévré je prends cela comme une offrande. Il me montre la voie, celle qui est en moi depuis toujours et que je refusais. Car j’en suis sûr maintenant, c’est cela mon destin. Trouver un garçon comme moi. Un garçon que seul le corps des garçons émeut. Un garçon qui acceptera d’être au ban de la société pour m’aimer et se faire aimer de moi.

Oui c’est la fébrilité de ce corps en action que je veux pour moi. Oui c’est un vit ferme et puissant que je désire. Entre mes mains. Entre mes lèvres. Entre mes fesses.

Je n’ai plus peur. Je n’ai plus peur de moi. Je n’ai plus peur de l’inconnu. Je sais. Je vois. Je veux.

Sodomite. C’est cela que je veux être. Bien davantage encore qu’inverti. Toucher un garçon, oui. Le sentir en moi, encore plus !

Lui donner du plaisir ? Un plaisir aussi intense que ce que j’admire devant moi ? Bien sûr que oui. Oui garçon, je peux aussi te délivrer ce plaisir intense. Je peux aussi te pénétrer. Je peux aussi te besogner.

Et tu peux venir le faire sur moi, sur mon corps, sur mon sexe. Je suis prêt ! Prêt pour toi !

Brusquement l’homme sort de son fauteuil en tenant le garçon dans ses bras. Je n’ai aucun doute que son vit est encore en lui. Il fait trois pas, s’arrête devant la table.

Le garçon pose ses pieds au sol. Ses mains viennent agripper le plateau de la table. L’homme se campe solidement sur ses pieds. Mon instinct de garçon sait ce qu’il va se passer. C’est l’apothéose finale. L’ultime course. L’accélération ultime.

J’ai beau savoir, j’ai beau deviner, je retiens mon souffle devant la sauvagerie de l’enculade qui dépasse de très loin tout ce que j’avais pu imaginer. L’homme déchaine ses coups de boutoir dans les fesses du garçon qui est secoué en tous sens et a grand peine à se tenir à la table.

Je veux lui crier d’arrêter. Que c’est horrible. Qu’aucun humain ne peut supporter une telle ruade anale !

Mais le garçon m’arrête en grognant des « encore », « oui », « plus fort ». Je suis déconcerté. C’est lui qui veut recevoir une telle correction ?

L’homme est accroché à ses hanches. Je vois ses doigts s’enfoncer dans la chair alors qu’il pilonne le derrière. Le garçon l’encourage, le harangue sourdement.

Et subitement l’homme s’arrête, tout au fond du garçon. Il suspend tout geste. Avant de râler son plaisir avec force, d’une voix sourde, grave. Il jouit. Il jouit tout au fond du cul du garçon. Il jouit comme s’il n’avait jamais jouit de sa vie. Un orgasme tellurique, d’une puissance inimaginable.

J’imagine des flots séminaux envahir le ventre du garçon. J’imagine le bonheur de l’homme. Et je lis sur le visage extatique du garçon tout son bonheur à se faire ainsi ensemencer.

L’homme, épuisé, se couche sur le dos du gars qui tourne la tête et dépose plein de bisous sur son visage.

Il lui parle comme on parle à son cheval. « ça va aller… », « tu as été merveilleux », « c’était magique ! ».

Ce faisant le garçon tourne à nouveau la tête vers moi. Il sourit. Je comprends le sourire béat d’après l’orgasme ; je l’ai aussi. Mais le garçon n’a pas joui. Seul l’homme a pris du plaisir. Enfin… Non… Les deux ont éprouvé du plaisir. Un intense plaisir. C’est vraiment cela être sodomite. Mais seul l’homme a connu l’orgasme.

Pourtant leurs regards sont aussi éclatants l’un que l’autre. Ils rayonnent de bonheur. Ils sont heureux, c’est évident.

Alors que le garçon regarde toujours dans ma direction, l’homme murmure : « tu es sûr ? ». Et je l’entends distinctement dire « oui. C’est son tour. Nous nous occuperons de toi après. »

Je blêmis. Qu’est-ce que cela signifie ?


à suivre...

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