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Un homme à la diète

Chapitre 2

Une dégustation inattendue

Erotique

J’attends quelques minutes dans ma voiture pour le deuxième rendez-vous, devant chez ma diététicienne. La précédente patiente sort, c’est la grosse femme de la dernière fois. Je vois mieux son visage, elle est assez jeune : 25 ans ? Joli visage, bien que pris dans la graisse. Quelle poitrine énorme, quel ventre magnifique ! Et dire qu’on met la pression sur les femmes pour qu’elles aient un ventre plat ! Elle passe près de la voiture, à petits pas : je contemple ses hanches volumineuses, ses énormes fesses. Difficile de ne pas s’imaginer en levrette à chevaucher un cul pareil, à le défoncer en faisant ballotter les lourdes mamelles. Me voilà en érection. Calme-toi. Je sors de la voiture et je sonne.


Je me retrouve avec plaisir dans le cabinet du Dr Karine Bottin. Masqués tous les deux. Elle me fait décrire minutieusement mes repas pour voir si j’ai changé mes habitudes et mis en pratique ses recommandations diététiques. De temps en temps son regard neutre et froid laisse échapper un éclair amusé des plus charmants. Bien sûr, ce n’est comme dans mon fantasme : elle ne me reçoit pas en porte-jarretelles et tous seins dehors. Mais par rapport à la première fois, elle a les yeux plus maquillés, des boucles d’oreille à la mode, un pull plutôt moulant qui dessine un buste agréable à regarder. Du coup l’érection que j’avais en arrivant ne diminue pas : elle change juste de source d’inspiration, passant de la patiente qui m’a précédé au docteur lui-même.


— Voyons ce que donnent tous vos efforts. Déshabillez-vous.


Je me mets en boxer et monte sur la balance en dissimulant plus ou moins avec mes mains la barre qui déforme le tissu. La revoilà à mes pieds en train de regarder les divers chiffres qu’indique la balance. La fée de mes fantasmes, mystérieuse, forestière, est à vingt centimètres de mon sexe érigé, sa belle chevelure grise ondulant sur son dos.


— C’est curieux, vous n’avez pas tellement perdu. J’attendais mieux.

— J’y pense, docteur, j’ai bu beaucoup les heures précédentes, de l’eau, du thé… et je n’ai pas uriné. Est-ce que cela ne joue pas ?

— Sûrement, oui. En tout cas ça fausse forcément la pesée. Suivez-moi.


Elle ouvre une porte que je n’avais pas remarquée et qui donne sur une petite salle de bain. Une douche à l’italienne, un lavabo, des toilettes.


— Allez-y, urinez, je vous pèse après.


Elle sort en laissant la porte entrouverte. Je sors ma queue. Raide, comme je vous l’ai dit. Impossible d’uriner. J’essaye de penser à autre chose. Je ne débande pas. Quand je pense aux pannes humiliantes que j’ai eues dans ma vie ! Maintenant que je la voudrais flasque, ma queue est raide comme il n’est pas permis. Pas de bol. J’essaye de penser à mon boulot qui est tout sauf excitant – je vous rappelle : informaticien dans les logiciels de comptabilité, ça devrait être efficace. Rien à faire, c’est le Dr Bottin qui m’obsède. Au bout d’une minute, le elle passe la tête par la porte.


— Un problème ?


Je bafouille. Elle rentre et voit tout de suite le « problème ».


— En effet, techniquement, là, ce n’est pas possible. Nous allons provoquer l’éjaculation pour que vous puissiez uriner pendant la période réfractaire. Vous permettez ?


Elle s’agenouille à côté de moi, et commence à me masturber. Oui, vous avez bien lu. Elle me masturbe sans sensualité, mécaniquement. C’est un geste médical qu’elle accomplit, mais j’avoue que je le vis très érotiquement. Elle branle, elle branle, mais je suis trop excité pour jouir.

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— Eh bien ! Vous n’êtes pas précoce, vous !


Je ne sais que répondre. Sa main continue ses va-et-vient. Parfois j’ai l’impression qu’elle se fait plus sensuelle, mais aussitôt elle se reprend.


— Je vous montrerai bien une revue porno si cela pouvait aider, mais je n’ai pas ça chez moi.


Pas besoin de revue porno, répondrais-je au docteur si j’avais le courage. Vous voir me masturber vaut tous les pornos. Je ne dis rien.


— Et je ne vais pas vous montrer mes seins, ajoute-t-elle avec un rire gêné, ils n’ont rien de ces gros seins qu’affectionnent les messieurs.


Oh pourtant comme j’aimerais qu’elle me les montre ! Si elle savait comme des seins moyens ou petits, ou même plats, peuvent rivaliser avec les gros ! Et rien qu’à cette idée, rien qu’à l’imaginer soulevant son pull pour m’exhiber ses seins, je sens que je viens. Je bafouille :


— Docteur… je vais éj… jouir.


Sans un mot, d’un geste sûr, elle attrape un gobelet près du lavabo, et recueille mon sperme pile au bon moment tout en tenant fermement mon sexe qu’elle presse deux ou trois fois pour ne rien perdre des dernières gouttes.


— Allez, je vous laisse uriner.


Elle quitte la salle d’eau en emportant le gobelet. Je peux enfin uriner, abondamment. Qu’elle ne veuille pas que je mette du sperme plein par terre, je comprends. Mais pourquoi emporter le gobelet ? Je sors de la petite pièce. Il est sur son bureau. A mon air interrogatif, elle répond :


— Savez-vous que le sperme est un produit incroyable, d’un point de vue diététique ?

— Non, non… j’ignorais…

— On y trouve vitamine C, vitamine B12, calcium, magnésium, phosphore, potassium et zinc, et fructose ! Comme je dis parfois à mes clientes : n’avalez pas après 18h, sinon la vitamine C vous tiendra éveillée toute la nuit ! Sauf si c’est l’effet recherché, bien sûr.


Je ris, pas très à l’aise. Elle reprend :


— Vous n’en avez jamais goûté ?


Je reste pétrifié.


— Je ne suis pas homo.

— Ça n’a rien à voir. Une compagne joueuse aurait pu vous faire goûter le vôtre.

— Je suis célibataire, comme je vous ai dit.

— Et alors ? Moi aussi je suis célibataire. Cela n’empêche pas la curiosité, la découverte – en solo. Personnellement je suis une célibataire très inventive !

— Je suis très imaginatif aussi, docteur, j’ai des tas de fantasmes très débridés, mais en idées uniquement… Dans la réalité mes pratiques sont plutôt classiques.


Si elle savait que mes fantasmes, ces dernières semaines, lui ont été consacrés. Que j’ai joui à plusieurs reprises en imaginant la pipe doctorale qu’elle me prodiguait, là, sur la balance.


— Ah, l’imagination, reprend-elle, c’est la clé de l’orgasme, pour les femmes commes pour les hommes. Mais remédions à votre ignorance, non ?


Elle sort du tiroir de son bureau une petite cuillère, prend du sperme dans le gobelet et me la tend. J’enlève mon masque. J’ouvre la bouche comme si elle m’administrait un médicament. Elle me met la petite cuillère dans la bouche. J’avale.


— Alors ?

— C’est surprenant. Très salé, malgré le sucre.

— Voyez-vous, le goût du sperme dépend des individus, mais aussi de ce qu’ils ont mangé et bu. On en revient toujours à la diététique. Laissez-moi voir.


Elle sort une deuxième petite cuillère en précisant : « En cette période de covid, l’hygiène avant tout ! », enlève son masque et se sert une cuillerée qu’elle savoure, comme un œnologue déguste un vin.


— Consistance homogène… Salé, mais long en bouche, avec une note de noisette sur la fin… Un régal, cher monsieur. Reprenez-en, ça ne fait pas grossir. Que des bonnes choses, vous dis-je.


D’autorité elle me ressert une dose de mon sperme. J’y prendrais goût, à vrai dire, mais aussi au fait de voir son visage, son fin sourire, cette bouche sur laquelle j’aimerais poser la mienne.


— Je vais mettre ce qui reste au frigo.


Le gobelet est rangé avec soin dans un mini-réfrigérateur près de son bureau. Sidéré par le tour qu’a pris cette consultation, je n’ose demander à quoi elle va l’utiliser.


— Vous retournez à la balance ?


Me revoilà sur la balance, elle accroupit près de moi. Je vois ses beaux cheveux gris et longs, la fée de la forêt… Une fée qui se nourrit de sperme comme Dracula se nourrit de sang ? Non, pas exactement pareil. Elle ne se le procure pas par morsure, sa méthode est des plus agréables. Bref, je divague.


— Le tour de taille maintenant.


A nouveau le contact rapide, effleurant, de ses mains froides sur mon ventre me procure un frisson de plaisir. Un léger début d’érection, de nouveau.


— Rhabillez-vous. Bien, je note une début de baisse de poids plus significatif qu’avant la vidange ou devrais-je dire… les vidanges. Vous devez poursuivre vos efforts car au niveau du tour de taille cela est peu significatif. Mais ? Nous avons oublié de remettre nos masques ?

— En effet, Dr., mais c’était un plaisir de voir votre visage.

— Merci, pareil pour moi !


Le pense-t-elle ou est-ce pure politesse ? Je me trouve si laid. Et je la trouve si belle. Rendez-vous est pris pour dans trois semaines. Je quitte le docteur Bottin à la fois enchanté par la séance masturbatoire, perturbé par la dégustation décomplexée qu’elle a improvisée, et intrigué par cette semence qu’elle a rangée précieusement dans son frigo et qui est la mienne. Va-t-elle le finir en guise de dessert pour son dîner ? L’idée est troublante. Avouez que, pour quelqu’un qui a déjà facheusement tendance à fantasmer, il y a de quoi s’imaginer des choses.

(A suivre.)

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