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L'inconnu à l'encre verte

Chapitre 1

Erotique

Elise venait de rentrer du travail. Son mari n’était pas encore rentré et, comme chaque soir, elle ouvrait négligemment son courrier. Comme d’habitude, il n’y avait là rien de très intéressant : un coupon de réduction dans une lettre, une publicité pour des assurances dans l’autre, un document des impôts dans la troisième. Elle ouvrit donc la quatrième lettre sans en attendre grand-chose sauf que, à sa grande surprise, le contenu était plutôt surprenant. Il y avait une lettre manuscrite, écrite avec une encre d’un vert profond avec de belles lettres délicatement calligraphiées. Intriguée, elle se pressa de déplier la lettre. Et elle y lut ceci :


Chère Elise,

Nous nous connaissons assez bien mais ne vous dirai pas qui je suis. Je vous trouve belle, authentique et intelligente. Sexuellement parlant, vous êtes, pour moi, la femme la plus attirante que je connaisse. Le regard que vous me portez me fait penser que vous me trouvez également attirant. Je sais en outre que vous trouvez actuellement que votre vie est assez fade et que votre mari, que vous jugez plutôt aimable, vous ennuie malheureusement de plus en plus. Je me permets donc de vous faire une proposition. Si vous l’acceptez, je vous offrirai la nuit sexuellement la plus somptueuse de votre vie. Si vous la refusez, je m’engage à ne plus vous importuner. Les règles de cette proposition sont les suivantes. Il y a sur votre balcon deux jardinières, une comportant des géraniums rouges, l’autre des géraniums blancs. Si vous acceptez ma proposition, veuillez inverser ces deux jardinières avant demain matin 10 H 00. Dans ce cas, vous vous engagez à respecter toutes les instructions que je vous fournirai par la suite (uniquement par courrier). Si vous ne respectez pas scrupuleusement ce que je vous y demanderai, je me sentirais contraint d’informer votre mari de vos infidélités. Si, par contre, vous suivez rigoureusement ces instructions, je vous garantis une nuit sublime qui portera le plaisir à des sommets, n’impliquera que vous et moi, et se fera sans aucune violence physique ou verbale. Pour le reste, il faudra me faire confiance et vous abandonner à mes désirs. Si par contre, vous rejetez ma proposition, laissez simplement vos géraniums en place. Je n’interviendrai alors plus dans votre vie et, bien sûr, n’en dirai rien à votre mari. Réfléchissez soigneusement à mon offre. Elle est sincère.

Bien à vous,


Le texte se terminait par une élégante signature mais il était impossible d’y déceler un nom. Elle lut une première fois la lettre en imaginant une plaisanterie. Puis, très vite, elle eut envie de la relire et sa deuxième lecture la troubla. Plus elle y songeait, plus la lettre devenait sérieuse et prenait de l’importance dans son esprit. Il était clair que cet homme la connaissez. Les mots qu’il avait choisis pour décrire ses sentiments actuels étaient d’une précision troublante. Elle-même s’était surprise récemment à trouver de l’attirance chez certains hommes de son entourage. Qui était-ce ? Cette pensée l’intriguait et l’excitait en même temps. Oui, sa vie était fade, oui elle envie de s’échapper, au moins quelques instants, et connaître des plaisirs qu’elle n’avait pas vécus depuis longtemps. Finalement, elle conclut que, sérieuse ou pas, cette lettre était une bonne surprise. Elle la glissa dans son sac à main puis partis travailler, l’humeur joyeuse.


La journée se passa normalement. Elle rentra du travail, se fit un thé et repensa à la lettre. Oui, elle avait été plutôt agréablement surprise de recevoir cette lettre. Mais qu’allait-elle faire maintenant ? Elle ne pouvait quand même pas s’abandonner aux désirs d’un inconnu, quand bien même il lui offrirait une folle nuit érotique ! Quoique…, pensa-t-elle un instant en regardant ses géraniums. Non ! se reprit-elle, immédiatement, tu n’es pas une gamine. Et elle se réfugia dans la cuisine pour préparer le dîner et penser à autre chose. Son mari rentra comme souvent assez tard du travail. Il était épuisé et la félicita sincèrement pour le bon repas qu’elle avait préparé. Ils se couchèrent et son mari s’endormit rapidement, son travail l’épuisait. Elise ne trouvait pas le sommeil. Elle repensait à la lettre, à son papier doux et épais et aux mots qui y étaient tracés dans une belle encre verte. Au-début, cette pensée l’agaçait puis, la nuit avançant, elle commença à s’imaginer s’abandonner à cet inconnu. Elle essayait de mettre des visages d’hommes qu’elle avait trouvé désirables ces derniers temps et cette idée la faisait rougir toute seule. Elle imaginait le corps de cet inconnu, oui, il devait avoir un corps beau, lisse, avec des petits défauts qui le rendaient encore plus séduisant. Elle s’imaginait également être prise par des bras doux et surs, elle s’imaginait couverte de baisers tantôt tendres, tantôt sauvages, sur ces parties de son corps qui n’avaient pas été aimées depuis si longtemps, elle se voyait s’abandonner, elle se voyait soumise et entreprenante à la fois. Toutes ces images n’étaient pas très bien définies mais elles faisaient monter en elle une excitation qu’elle n’avait pas connue récemment. Elle se leva brutalement et, sans hésiter, alla échanger les géraniums du balcon. Oh oui, j’ai envie que tu viennes, cher inconnu, déclara-t-elle, pleine de désir, à sa fenêtre. Elle s’appuya contre le mur du salon en regardant la fenêtre ouverte. L’air chaud de l’été caressait son visage en sueur. Elle commença à se caresser doucement, sans penser à rien d’autre qu’à son désir d’abandon, des images d’homme lui faisant l’amour lui venaient dans le désordre, son sexe était brûlant, elle se masturba assez violemment et connut un orgasme bref et intense. Elle resta ainsi assez longtemps. La sensation était agréable. Elle retourna dans sa chambre en se disant qu’elle aurait le temps le lendemain de remettre les fleurs en place. Elle s’endormit aussitôt couchée, dans une très agréable sensation de plénitude.


Le lendemain matin, elle se leva et prit machinalement son petit-déjeuner. Comme chaque jour, son mari partit tôt. Elle prit sa douche. Elle pensa en souriant à sa nuit, aux images qui lui avait traversées l’esprit, et au plaisir que lui avait procuré par son intense masturbation. Puis elle repensa à la lettre et à la proposition de l’inconnu. Bon, tout cela est bien joli mais il fallait qu’elle remette les fleurs en place. Sinon, elle s’engageait dans une aventure risquée. Dommage, se dit-elle en riant sous sa douche. Elle finit de se préparer. Il lui restait 10 minutes avant de partir. Les fleurs, allez hop, on remet tout ça en place et on oublie cette histoire une bonne fois pour toute, déclara-t-elle en allant vers la fenêtre. Pourtant, arrivée sur son balcon, quelque chose en elle l’empêchait d’aller jusqu’au bout. Elle hésitait. Et si elle tentait l’aventure ? Elle s’avait que son caractère était trop sérieux et qu’à l’avenir, elle ne prendrait jamais d’elle-même l’initiative d’une aventure. Elle repoussait également spontanément et systématiquement les avances des hommes, si bien que peu d’homme, finalement, ne l’abordait de manière vraiment sérieuse. Et, effectivement, comme l’homme à l’encre verte l’avait justement écrit, elle trouvait son mari aimable et généreux, irréprochable en de nombreux points (il ne buvait pas, il travaillait dur, il ne lui cachait rien, il ne dépensait pas d’argent dans des choses inutiles) mais il l’ennuyait, elle n’y pouvait rien, et leurs relaxations sexuelles étaient devenues de plus en plus rares, fades et peu inspirées. Elle s’était également surprise à sentir un violent désir d’hommes et de sexe, la nuit dernière, et la proposition de l’inconnu l’avait fait frissonner de plaisir. Toutes ces pensées tournaient dans sa tête. Elle essayait de les chasser par des arguments logiques : je suis marié, c’est dangereux, je ne connais pas cet homme (ah si, je le connais peut-être, justement), je ne veux pas tromper mon mari. Mais les idées se mélangeaient et son désir d’aventure prenait toujours le dessus, faisant volatiliser tous les arguments en faveur d’une attitude raisonnable. Elle avait l’impression de ne plus contrôler ses propres idées. Il était désormais l’heure de partir. Elle saisit ses affaires et partit sans changer les jardinières de place, s’abandonnant à un destin incertain mais tellement excitant.


La lettre suivante de l’Inconnu, ses instructions et la suite de l’histoire au prochain chapitre !

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