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Itinéraire(s)

Chapitre 2

Voir et souffrir

Voyeur / Exhibition

Trois jours, trois longues journées s’étaient écoulées depuis ce baiser. Plus de nouvelles de ma belle Elodie, pas un message, rien sur les autres réseaux, que le soleil qui poudroie et herbe qui verdoie. Je rongeais mon frein, les yeux rivés sur mon téléphone dans l’attente d’un signe d’elle. Au boulot, j’enchainais les heures, machinalement, et mon patron d’apprentissage le voyait, il me faisait des remarques incessantes sur mon esprit ailleurs. La qualité de mes interventions en pâtissait, clairement, je n’avais pas les yeux en face des trous. En alternance en mécanique auto, j’étais confiné aux tâches les plus ingrates, les plus salissantes, les plus répétitives. J’enchainais les vidanges, les changements de pneus et les plaquettes de frein, et au vu de mon attitude de ces derniers jours, c’était parti pour durer. Elle ne répondait toujours pas à mes appels ni à mes messages, il me fallait en avoir le cœur net. Je pris la décision d’aller la voir chez elle. Je sonnai, alors que la nuit d’automne tombait et que l’aurore pointait le bout de son nez. Pas de réponse, deuxième coup de sonnette, toujours rien. Son appartement, payé par Papa était au rez-de-chaussée, et nous avions déjà de nombreuses fois profité de son balcon, elle pour fumer, moi pour l’admirer. Je fis le tour. Lumière dans sa chambre. Elle était sans doute les écouteurs sur les oreilles et n’avait pu m’entendre. Je l’appelai sur son portable, pas de réponse non plus. Je vis son ombre qui bougeait dans sa chambre, peut-être avait-elle laissé son portable ailleurs. La lumière passa dans son salon. Nouvel appel, pas de réponse. Malgré les voilages, je pus reconnaître sa silhouette. J’allais me baisser pour attraper un caillou et le lancer contre la vitre. Je m’abstins quand je vis une seconde ombre, elle n’était pas seule, peut-être une copine.

Mon sang ne fit qu’un tour quand j’eus un aperçu de la situation, un homme. Un homme nu, qui s’assit sur le canapé, et Elodie qui n’hésita pas une seconde à se mettre à genoux devant lui. La nuit tombait et je pouvais voir de plus en plus distinctement ce qu’il se passait. Il lui attrapa les cheveux et amena sa tête contre sa queue déjà tendue. Elle ne fit pas de cas et elle l’emboucha, sans coup férir. Elle le suçait avec énergie, pire que dans les pornos que j’avais honte de voir. L’homme penchait la tête en arrière, la poigne bien assurée dans sa crinière. Il dictait son rythme et ne lui laissait guère le loisir de pouvoir s’échapper. Il la fit lever, d’un seul coup, et la plaça à quatre pattes sur le canapé. Elle cambra ses adorables fesses, et sans autre forme de procès, il la pénétra. Il la baisa, comme un soudard, sans aucune douceur, en lui tirant les cheveux. J’étais à moins de dix mètres de l’action, je sentais que je pouvais presque entendre les coups. Il la baisait, comme un animal, et je pouvais voir la tête d’Elodie se tordre, de douleur ou de plaisir, la bouche ouverte, cherchant l’air. Les coups de reins pleuvaient, et la désarticulaient, telle une poupée de chiffon.

Je pleurais de tout mon être, mon cœur se tordait à rompre, alors que ma queue était raide pour la justice. Je devrais m’enfuir, mais une force invisible me maintenait sur place. Les yeux englués de larmes, j’assistais à la souillure de ma princesse, reine de mes jours et impératrice de mes sentiments. De grandes claques fusaient sur ses fesses, ses longs cheveux blonds ne lui servaient qu’à être soumise, et son corps était martelé par une force brute. Il se retira d’elle et lui présenta sa queue à sucer. Il la tenait toujours par les cheveux et, de ce que je pus voir, lui remplit la bouche, sans vraiment lui demander son avis. Mon cœur était lourd, fendu en morceaux qui pesaient plus que mon corps, la douleur était tellement immense. La colère vint remplacer la peine en un instant, j’avais franchi la fine frontière entre l’amour et la haine. Quelle pute, quelle salope de m’infliger ça. Je n’avais pas de mots assez durs ni de desseins assez cruels pour celle qui me piétinait sans aucun scrupule. Je n’étais bon qu’à ça en fait, à la consoler quand elle se faisait larguer, qu’à lui servir de faire-valoir, mais pas plus, je ne méritais pas l’amour d’une pute pareille. Je filai dans la rue, mes sangs s’étaient glacés, l’excitation avait bel et bien disparu. Je pris le truc classique, le petit caillou sous le bouchon de valve, les pneus allaient se dégonfler lentement. Une voiture inconnue, moteur à peine froid, c’était l’autre connard, ça se sentait, une Audi de vendeur de drogue. Dans un geste de colère, l’autre pouf allait y passer aussi, sa belle Fiat 500 offerte par Papa, elle aurait 4 pneus à se payer en plus.

La porte d’entrée s’ouvra, il en sortit, je me cachai derrière une autre voiture. Bingo, c’était la sienne, j’avais vu juste. Il démarra en trombe, comme un gros naze, sans doute heureux d’avoir tiré son coup. Pauvre type.

Je revins derrière, je l’appelai, encore, alors qu’elle pianotait sur son téléphone, assise sur son canapé, à moitié nue. Elle ne broncha pas quand son portable lui montra la notification de mon appel, elle passa à autre chose. Cette pute allait revenir dans quelques jours quand elle verrait qu’elle s’était faite jeter comme une capote.

Je rentrai chez moi, la mort dans l’âme, le cœur brisé, si lourd et les larmes acides qui avaient séché sur mon visage. Je pédalais fort, si fort sur mon vélo. Le chat noir que je nourrissais dans la cité U vint se lover contre moi, conscient sans doute que je n’allais pas bien. Son ronronnement et la fatigue me firent sombrer.

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