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Jade et Jules en vacances

Chapitre 1

Le Stéphanois

Trash

Jade a presque dix-neuf ans et est fiancée depuis une semaine avec Jules. Des fiançailles sans cérémonie, sans repas de famille pour célébrer cela : de famille, ils n’en ont ni l’une ni l’autre. La jeune fille porte seulement à son annulaire gauche le modeste solitaire que lui a offert son petit ami, signe puissant de leur engagement.


Jules a le même âge que sa compagne et travaille comme commercial pour un fabricant français de peinture. De son côté Jade est caissière dans une chaîne de grands magasins, en attendant mieux.


Pour leurs premières vacances hors de Saint-Étienne, ils ont loué un mobile-home basique dans un camping d’Argelès-Plage, près de Perpignan. Début juillet c’est cher, mais la plage est à cent mètres à peine et il y a une belle piscine juste à côté de leur logement.


Le deuxième jour de leur location, assis dans le canapé du séjour, Jules admire sa fiancée qui se change rapidement, enfilant son nouveau bikini pour aller à la plage.


— Tu ne trouves pas qu’il est trop petit ? s’inquiète Jade en essayant de faire tenir sa poitrine dans les bonnets de tissu rouge vif.

— Il est parfait, nous l’avons choisi ensemble, chérie.

— Ouais... Et le slip est limite, il masque à peine ma toison, se plaint-elle. J’aurais dû m’épiler un peu plus.

— Tu es superbe, tu vas faire saliver tous les hommes de la plage, tu verras !

— Je me demande si je ne devrais pas remettre mon vieux maillot, hasarde-t-elle.

— Il n’en est pas question ! Ce maillot est fait pour toi, tu vas me faire le plaisir d’oublier l’autre.

— D’accord, mon chéri.


Depuis un an que Jules fréquente Jade, il a pu me rendre compte combien elle manque de confiance en elle. Timide et peu combative, elle accepte qu’il prenne toutes les décisions importantes et s’en remet à lui sans discuter. Pourtant il n’a rien d’un meneur d’homme, ni le physique ni le mental.


— Viens ici, ma puce...


Il la serre contre lui et l’embrasse. Ils ont la même taille, un mètre soixante-huit, et quasiment le même poids, moins de soixante kilos. Il faut bien reconnaître que Jules n’est pas un colosse, loin s’en faut. Et ce malgré une pratique sportive assidue. De fait, ils se sont connus ados dans un club de gym, l’Indépendante Stéphanoise, tout près de Geoffroy Guichard. Né à Saint-Étienne, Jules n’a pourtant jamais eu ni le physique ni même l’envie de faire du foot, préférant le calme, la discipline et la concentration de l’univers de gymnaste.


Contre toute attente, la jolie brune a choisi le svelte blondinet plutôt qu’un de ces athlètes musculeux qui peuplent les salles de sport. Sans doute a-t-elle préféré une sorte d’alter-ego masculin, un homme qui la rassure sans lui faire peur. Et lui a trouvé une fille qui le valorise dans son rôle de mâle, d’autant que Jade est une vraie beauté à la peau mate et aux courbes déliées.


Il est presque 16 heures quand ils arrivent à la plage ; il y a beaucoup de monde, des enfants qui crient, des ados qui jouent au ballon sans s’inquiéter des dégâts collatéraux. Au hasard, Jules décide d’aller vers le sud en marchant les pieds dans l’eau. Jade proteste pour la forme mais ne lâche pas sa main et suit le mouvement. Comme d’habitude.


Après deux cents mètres et une petite dune couverte d’épineux, l’ambiance change : il n’y a que quelques personnes installées loin les unes des autres, pas d’enfants ni d’ados. Le calme !


— Tu as vu, les femmes sont seins nus ici, s’inquiète déjà la jeune fille.

— Et alors ? Tu as de très jolis seins, tu sais. Et puis tu n’es pas obligée de faire comme elles.


Jade est un peu rassurée, et ils cherchent où se poser : près de l’eau à un endroit tranquille. Ce faisant, ils avancent et se rendent compte qu’il n’y a ici que quelques couples pas très jeunes, et surtout des hommes seuls ou en petits groupes. Beaucoup de maghrébins et de Noirs de tous âges, et la jeune fille se crispe en réalisant que certains sont nus, exposant sans gêne leurs attributs.


— C’est un coin naturiste, Jules. Tu es sûr qu’on ne risque rien ?

— On dirait, mais tout le monde n’est pas nu non plus. Il n’y a rien à craindre. Tiens, on s’installe ?


Les deux jeunes étalent leurs serviettes et plantent le parasol acheté le veille, ils posent leurs sacs de tissu bariolé à l’ombre et vont se baigner. L’eau est un peu fraîche mais agréable, ils nagent, jouent et discutent un bon moment. Quand ils reviennent vers leur emplacement, ils s’aperçoivent que plusieurs hommes se sont installés tout près. Sans chercher à masquer leur intérêt, ils les regardent approcher, leurs yeux concupiscents détaillant ouvertement Jade.


Il faut dire que son bikini ne laisse rien ignorer de son anatomie, les seins dardés par le petit vent frais apparaissant clairement sous le fin tissu. Feignant d’ignorer les intrus, Jules s’assied et Jade se pose à son côté, un peu inquiète.


— Jules, chuchote-t-elle, tous ces hommes, ils nous regardent...


Avant que Jules puisse lui répondre, deux hommes s’approchent. Musculeux, la peau sombre et velue, le moins grand a probablement la quarantaine bien sonnée et l’autre, immense, moins de trente ans. Leurs maillots de bain moulent agressivement leurs virilités ; Jade rougit, incapable de détourner ses yeux des bas-ventres exposés. Elle avale difficilement sa salive, troublée par la taille conséquente des sexes qu’elle devine, à peine masqués sous le tissu bien tendu.


— Alors, les jeunes, on vient sur notre plage ? Ici, c’est à poil, seins nus au minimum. Tu as dix secondes pour enlever ton soutien-gorge.

— Mais... commence Jules, on ne savait pas.

— Neuf, huit, sept, six...

— Monsieur, je l’enlève, regardez... s’écrie éperdue la jeune fille, dégrafant l’attache dans son dos.

— De toutes manières, nous allions partir, hasarde Jules d’une voix blanche.

— Non. Vous restez là. Beaux nénés, la jeunesse. Tu t’appelles comment ?

— Jade, monsieur. Et mon fiancé, c’est Jules.

— Jade, n’essaie pas de masquer tes seins, tu vas m’énerver. Vos papiers.

— Mais...

— J’ai dit : vos papiers, et vite.


Fondamentalement incapable de se rebeller, Jules ouvre son sac de plage et y pêche son porte-feuille ; le voyant faire, la jeune fille cède à son tour et fait de même.


— Jules Ouillon, né le 15 mars 1998 à Saint-Étienne, adresse : 125 rue Gabriel Péri, Saint-Étienne. Entrée B, 6ème étage... Tu es locataire ?

— Oui.

— Et toi, Jade Kasperczak, née le 17 juin 1998 à Saint-Étienne, adresse : 125... Vous habitez ensemble, bien sûr. Depuis longtemps ?

— Depuis trois mois, à peu près, répond la brunette.

— Vos portables. Donnez-les, ordonne le plus âgé des deux hommes.

— Mais...

— Pas d’histoires ! Et débloquez-les !


Une minute plus tard, le géant, qui a pris les smartphones de Jules et Jade, pianote avec application. Il semble satisfait quand il entend une musique entraînante retentir dans son dos. Il rend alors les deux appareils.


— Parfait, je vous ai enregistrés. Nous pourrons vous appeler, et je vous ai mis un contact si vous devez me joindre. Je vous préviens, pas question de l’effacer !

— Bon, la petite gourde, lance l’autre homme, tu te lèves et tu me suis. Nous avons à parler.


Jade se tourne vers Jules, désemparée. Comprenant qu’il est incapable de réagir, elle se lève maladroitement, prenant au passage son haut de bikini. Sous le regard réprobateur des homes, elle le lâche à contrecœur.


— Viens. Marchons. Nabil va discuter avec ton petit homme pendant qu’on se promène. Je m’appelle Brahim, mais pour vous, c’est « monsieur ».

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