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La jalousie

Chapitre 1

Voyeur / Exhibition

Voilà déjà plus de six mois qu’on planifiait ces vacances, la deuxième quinzaine d’août, c’est toujours le meilleur moment pour partir sur la côte Espagnole ! La faute à qui ? Céline, comme d’habitude. Elle bosse dans l’éducation, c’est le seul créneau dont elle dispose et qu’elle nous impose chaque année. On ne lui en tient jamais rigueur, mais c’est à cause d’elle qu’on subit les plages bondées, les prix élevés et le vacarme des enfants mal éduqués.


Il faut quand même reconnaître que le mois d’août a un charme particulier qui ne m’a jamais laissé indifférent : le soleil, l’insouciance des vacances, les bikinis, les bars sur plage et leur musique merdique, les soirs passés à se balader en front de mer, bercés par les effluves de crème solaire, les touristes nordiques tannés par le soleil et les groupes de jeunes nanas fraîchement apprêtées qui espèrent passer une soirée qui marquera leur été à tout jamais. C’est sûrement ce sentiment d’inachèvement ; nostalgie d’une adolescence passée trop vite et d’une vingtaine laborieuse à cravacher aux études au lieu de profiter de ce précieux temps que je ne retrouverai jamais. Ce décor plein de vivacité, d’insouciance et de liberté me rendait rêveur ! J’ai beaucoup travaillé et peut-être même un peu trop. Je l’ai payé au prix de ma jeunesse. Soit.


J’ai rencontré Charlotte dans des circonstances d’une banalité déconcertante : j’avais 24 ans et je venais d’entrer dans une belle multinationale. Mon grade et statut d’élève modèle m’avait permis d’entrer par la grande porte et de griller quelques années, me propulsant directement à un poste de direction. J’étais content, eux aussi je crois. Et puis elle est arrivée. 21 ans, une poupée : blonde, de grands yeux verts en amandes et un corps de déesse.


Elle s’appelait donc Charlotte. Elle arrivait d’un patelin moisi du fond de la Normandie, des étoiles plein les yeux. Ingénue, elle avait eu un "copain" qui n’était rien d’autre qu’un amour de lycée qui a disparu de sa vie à la première minute où elle eut mis un pied à Paris. Elle venait faire un stage en compta, la stagiaire quoi, le cliché.


Je n’avais jamais ressenti ça pour personne. Par manque de temps, j’ai toujours préféré les histoires d’un soir aux relations construites, tout ce qui comptait pour moi c’était le petit monde de la finance, mais là, c’était un point de non-retour. J’ai tout fait pour la séduire, j’y suis finalement arrivé à force de blagues et petites attentions. Car oui, je n’y connaissais pas grand-chose, mais j’avais quand même une petite expérience en la matière, je savais que mon physique n’étant pas des plus attractifs, l’humour et la gentillesse seraient mes seules armes. Ça a fonctionné.


On a fait notre petit bout de chemin puis on s’est mariés le jour de ses vingt-six ans. La stagiaire en comptabilité qu’elle était a laissé place à une entrepreneuse hors pair dont le troisième nail bar (comprendre "bar à ongles") ouvrait il y a quelques mois.


Charlotte. Elle est du genre timide, elle parle peu, elle pèse tous ses mots. Elle sourit beaucoup, c’est une charmeuse, mais je crois qu’elle ne s’en rend pas compte. Impitoyable, elle est gentille en apparence, mais est capable de vous planter un couteau dans le dos en vous faisant croire qu’il est tombé du ciel. C’est aujourd’hui une femme sublime qui a parfaitement conservé le charme de sa jeunesse. Beaucoup tentent de la séduire, en vain.


Enfin, pas toujours en vain. Quand elle a commencé à monter son business, elle a rencontré ce type qui la fournissait en vernis. Je n’entendais parler que de lui, de ses costards extravagants, de son air de nounours et de ses tentatives de séduction à son égard. Invitations au resto ou à boire un verre, bouquets de fleurs et j’en passe. Le mec savait qu’elle était mariée, mais la draguait ouvertement. Je n’y prêtais pas vraiment attention tant la confiance régnait entre nous, en fait, ça me faisait plutôt rire et Charlotte ne me cachait rien, on trouvait la situation rigolote, j’avais l’impression qu’on se moquait de ce pauvre homme.


Un jour, je n’en ai plus du tout entendu parler, elle avait changé de fournisseur. Pourquoi pas ? Un soir, alors qu’elle était en train de se doucher, son téléphone reçoit un message : rien d’intéressant, une publicité pour une promotion. Avant de quitter son téléphone du regard, je vois le nom de ce fameux type et je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu envie de voir ce qu’ils avaient bien pu se dire. Ça ne me ressemble pas, je ne fouille pas, jamais. Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. J’appuie sur la conversation ; que des messages pros et au milieu un message qui n’a rien à voir, un ton différent et des mots plus familiers. Ça parle de remords, de promesses, bref, ça pue. Il faudrait être complètement con pour ne pas comprendre qu’une flopée de messages avaient été effacés et celui-ci oublié.


Je me souviens avoir hésité à lui en parler, mais j’ai fini par le faire quelques jours après. Je lui ai demandé ce que c’était que cet étrange message, le changement de couleur de son visage et son comportement outré par le fait que j’ai pu fouiller dans ses messages suffit à la trahir : il s’était passé quelque chose. Le calme revenu, je lui reposais la question, elle finit par m’avouer qu’un soir, il l’avait embrassée fougueusement et qu’elle s’était laissée faire pendant un instant, avant de le rejeter et de couper court à toute relation avec lui, pro et perso.


Un coup de couteau auquel je ne m’attendais pas. Elle m’a dit qu’on s’était rencontrés trop jeunes, qu’elle n’avait connu que moi, qu’elle s’était laissé tenter, qu’elle était désolée d’avoir tout gâché, qu’elle ne voulait pas me perdre. Son argumentaire tenait la route, dans le fond, je la comprenais, car il m’était aussi arrivé de fauter. Et puis honnêtement, était-ce vraiment grave ? Un baiser volé dans l’arrière-boutique ? Je ne pouvais pas tout détruire à cause de ça, même si nous étions déjà mariés lors des faits.


Je lui ai pardonné d’autant plus facilement que je n’étais pas non plus irréprochable, il m’était arrivé de fauter avec une de mes subordonnées peu de temps après notre rencontre. Une fille facile aux airs de salope mondaine, libérée et très cash. Le genre de nana qui baise beaucoup et avec le premier mec venu. J’étais naïvement tombé dans ses filets et la simplicité de la situation m’avait fait succomber à la tentation. Charlotte et moi, c’était tout frais, je ne savais pas encore si ça durerait. On a couché ensemble une fois, ce n’était pas terrible, elle a changé de boulot peu de temps après et je n’ai plus entendu parler d’elle. Je n’ai jamais rien dit à Charlotte, j’avais trop peur de la perdre et puis à l’époque, on commençait à peine à se fréquenter, pour moi rien n’était gravé dans le marbre.


Maintenant qu’elle m’avait blessé en profanant notre mariage, j’avais envie de la faire souffrir à mon tour et hésitais à lui avouer cette erreur de début de parcours, mais j’ai finalement préféré garder cette histoire pour moi et décidais qu’elle n’en saurait jamais rien.


Charlotte, c’est un chat. Il faut la caresser dans le sens du poil. Elle aime son confort, elle aime se faire belle, être toute propre, elle aime avoir de l’attention quand elle le veut. Elle vit sans concessions et selon ses envies. Je ne peux et ne dois pas la brusquer au risque de la perdre à tout jamais. Pour la garder à mes côtés, je suis prêt à tout et lui pardonner cette petite incartade s’est finalement révélé plus facile que prévu.


Aujourd’hui et après cette expérience fâcheuse, notre couple vit ses années de gloire. On baise régulièrement, je la fais toujours autant rire, nos affaires roulent du tonnerre, nous avons des amis, de la famille et la santé. Elle va bientôt fêter ses trente ans.


Pourquoi on en est là ? Ah oui, on part en vacances. C’est l’idée d’Antoine et Céline.


— Mais si Tom, tu verras, ça va être super ! Juste nous quatre cette fois-ci, tranquilles au fin fond de l’Espagne.


Antoine et Céline sont nos amis les plus proches. Enfin, Céline et Charlotte sont les amies les plus proches. Je trouve Antoine un peu nul et Céline chiante à mourir, c’est la nana qui a trop chaud en été et trop froid en hiver, celle qui râle pour un rien, celle qui engueule son mec quand il n’a pas négocié le prix de la voiture de location. Antoine lui, il subit, il ne dit jamais rien. Ce mec est d’une tristesse sans égal.


—------



Malaga, Espagne.


A peine sortis de l’aéroport, c’est la claque, la chaleur, les palmiers et l’architecture balnéaire nous mettent directement dans l’ambiance. On sent que Paris est loin, ça fait du bien. Un chauffeur moustachu en pantalon et chemise dégoulinant de sueur nous accueille gentiment et nous embarque dans son taxi.


On a loué une belle maison en U, une branche pour chaque couple, liée par les parties communes, le tout entourant une superbe piscine faussement naturelle. On va être bien ici.


Déballage des affaires et prise en main des lieux, on fait un premier plouf pour se rafraîchir et déjà les nanas veulent aller à la plage.


— Allez les gars, on a tout le temps pour la piscine, nous on voudrait voir la mer !

— Mais il est 10h du matin, on peut se poser un peu non ?

— On mangera dans un petit resto ça va être chouette, allez les garçons on est en vacances non ? ajouta Charlotte.


Si je devais compter sur Antoine pour tenir tête aux filles, ce n’était pas gagné. Nous voici donc partis serviettes sur l’épaule à la plage la plus proche. Petit à petit, le chemin s’urbanise, la population se densifie, le bruit aussi, et puis on arrive enfin à destination. La plage.


—-------



Il est 11h du matin.


Une nuée de monde en tout genre ; familles, ados et étudiants se dorent la pilule et jouent au ballon. Des jolies filles aux formes rebondies attirent mon regard, des maillots fluo échancrés monopolisent toute mon attention. Il y a de tout : des brunes, des noires, des blondes, des jeunes, des mamans, et j’en passe.

J’identifie même quelques-unes de mon espèce favorite : les solitaires. Celles à la plastique finement travaillée, à la peau de pêche et bronzage un peu trop appuyé, qui viennent bronzer seins nus sur le ventre en lisant un bouquin avec des écouteurs. Elles ont tiré un peu leur bas de maillot pour qu’il leur rentre dans les fesses afin d’être le plus bronzé possible. Elles travaillent leur bronzage comme si c’était un métier, leur corps est une sorte d’outil de travail, de CV. Elles sont probablement barmaids ou rabatteuses de discothèques pour touristes anglais. Je suis fasciné.


A mesure qu’on s’engouffre dans la foule, je ne cesse d’être captivé par la moindre trace apparente de sensualité. Je suis aux aguets et Charlotte l’a bien vu. Elle ne dit rien, mais je sais qu’elle a envie de me faire une réflexion. Ça l’énerve, mais elle ne peut rien dire à cause de ce qu’il s’est passé. C’est vrai, même si ce n’était pas grand-chose, elle l’a quand même embrassé son vendeur de vernis à deux balles. Me faire un reproche pour quelques regards serait complètement déplacé. Céline ne s’en cache pas.


— Tu veux peut-être que je t’aide Antoine ? Tu veux que j’aille lui demander son numéro de téléphone ?

— Mais non chaton, je regarde juste où je marche, c’est tout.

— Y a plutôt intérêt oui !


Pauvre Antoine, forcé de regarder ses pieds. Il avance, derrière elle, la tête baissée. Céline voit les mêmes choses que moi, mais pas de la même manière.


On trouve enfin un emplacement qui nous convient et on plante le camp. C’est rapide : quatre serviettes, un panier posé par terre contenant un journal, deux bouquins, une bouteille d’eau et un paquet de clopes.


Nous on est déjà en tenue de circonstance, c’est facile quand on est un mec, c’est comme un short quoi. J’observe Céline se déshabiller alors qu’Antoine lui tient une serviette autour du corps. Elle l’engueule, car il ne la tient pas assez bien. Elle est blanche comme un cul, elle enfile un maillot noir une pièce comme ceux qu’ont les nageuses ont à la piscine. Elle est bien gaulée, mais n’a pas de seins. Charlotte, fidèle à sa discrétion, ne demande rien. Elle a sa propre technique : elle se change assise sur sa serviette, avec un paréo autour de la taille, ça fonctionne plutôt bien.


J’adore la regarder, tout ce qu’elle fait est d’une délicatesse extrême. Elle enlève le sable sur ses mollets, en faisant bien attention à ce qu’il n’en reste pas un grain. Ça prend le temps qu’il faut. Elle s’allonge et fait descendre sa culotte le long de ses cuisses ; elle l’attrape et la secoue, puis la plie pour pouvoir la ranger précautionneusement dans son petit sac dont elle sort en même temps un petit maillot jaune pétard. Je la regarde enfiler le bas, elle est un peu gênée, car vulnérable à poil sous son paréo ! Ça la fait rire nerveusement.


— Arrête Tom ! Ça me met mal à l’aise, on dirait un pervers là avec ton regard.

— J’ai le droit de regarder ma femme non ?

— Oui, mais discrètement !

— Oh alors attends...


J’attrape le journal dans le panier et déchire grossièrement deux trous à travers lesquels je la regarde. Ça la fait beaucoup rire, je sais que c’est le genre d’humour qui lui plaît. Elle termine d’enfiler son bas de maillot, se penche vers moi, abaisse le journal et m’embrasse tendrement. Elle s’assoit sur sa serviette et enlève son haut, libérant ses magnifiques seins de leur soutien-gorge en dentelle. Je sais qu’Antoine l’observe aussi du coin de l’œil. Elle enlève son soutien-gorge et s’allonge sur sa serviette.


— Et bien ? T’as oublié le haut ou quoi ?

— Non non.

— Tu vas rester seins nus ?

— Et alors ? On est en Espagne Tom, regarde autour de nous tout le monde fait du mono.

— Hum non regarde Céline elle est en burkini, lui dis-je ironiquement.

—... T’es con !


Je la fais encore rire.


— En plus cet été c’est la mode, libération de la femme tout ça t’en a entendu parler non ?

— Je te taquine ! Fais-nous les bronzer tes petits melons, ils en ont bien besoin !

— Chut, passe-moi les cigarettes s’il te plaît. Dit-elle d’un ton amusé.


Je lui passe le paquet de clopes, elle en sort une et se l’allume. Elle ne fume qu’en vacances, ça lui donne un petit côté sauvage que j’aime bien. La situation se pose et chacun vaque à ses occupations. Céline se fait mettre de la crème par Antoine qui forcément ne l’étale pas comme il faut. Charlotte bronze en étoile de mer et moi j’entame la lecture du journal troué que j’ai gardé dans les mains.


Il commence à faire chaud, très chaud et Charlotte prend les devants.


— Je vais goûter l’eau, Céline tu viens avec moi ?

— Volontiers.

— Je viens avec v... Tenta Antoine immédiatement coupé par sa femme.

— Bin Antoine, tu vas pas laisser Tom tout seul quand même ?

— Ah... non c’est vrai, bon à tout à l’heure ma chérie.


Charlotte se redresse, pose son chapeau et ses lunettes de soleil. Elle secoue sa chevelure dorée et se lève. Je n’avais pas réalisé à quel point son maillot était échancré, je ne connais pas les termes techniques, mais il n’y a pas beaucoup de matière. Elle se tourne vers moi et décolle le maillot de ses fesses, elle tire à droite à gauche pour le rajuster. Elle fait un tour devant moi et me dit :


— Ça va comme ça ?

— De quoi tu parles ?

— Il est bien mis ?


Question de merde pour pavaner devant moi et trémousser son joli petit cul.


— Heu, oui j’imagine. Si le but c’est qu’on ne voit pas tes fesses, c’est raté par contre.

— T’y connais rien ! T’es vraiment un mec toi hein.


Je la regarde s’en aller vers la mer avec sa démarche féline et son minuscule bikini. Ce que j’aime chez une femme, Charlotte en est l’incarnation même : des jambes interminables, sa cambrure naturelle, ses fesses rebondies. C’est la définition de la féminité. Elle ne laisse pas insensible les hommes auprès de qui elle marche, je distingue quelques regards, certains sont discrets comme ceux du père de famille et d’autres plus expressifs comme les groupes d’ados en rut qui se tapent du coude pour avertir les copains du passage de "la meuf trop bonne en jaune avec les gros seins".


Je me dis que j’ai de la chance. Je nous regarde, Antoine et moi et vois deux trentenaires consumés par la vie de bureau. Antoine est sec et maigre comme une tige, arrosé de grains de beauté. Il a des petites lunettes qui se teintent au soleil et des sandales en cuir. C’est un extra-terrestre au milieu de cette plage.

Je regarde mon ventre, gras et poilu, je touche mon crâne qui commence à se dégarnir. C’est vrai, je me suis un peu négligé physiquement ces dernières années, tous les jours, je me dis que je vais m’y mettre, et je ne m’y mets jamais. Sous une chemise, ça ne se voit pas, sauf qu’à la plage, le statut social n’a plus d’importance. Seul l’esthétisme corporel est jugé ici, le portefeuille et la personnalité ne comptent pas, dommage pour moi.


Antoine me parle, mais je n’écoute rien, je réponds par des "Oh ?", "Non ?", "Ah ouais quand même !" trop occupé à mater ma femme qui barbote dans l’eau. Il est vraiment tout petit ce maillot.


Je les vois discuter, elles discutent bouche-à-oreille en jetant des regards lointains, je me demande bien ce qu’elles doivent se dire et si elles parlent de nous ou si elles sont en train de mater d’autres mecs.


Elles se décident enfin à revenir, mais le pas n’est pas pressé, elles continuent de discuter en marchant. Encore des regards, des têtes se tournent pour mieux admirer les formes de celle que j’ai épousée, c’est dingue de voir la quantité de pervers qu’il peut y avoir sur une plage, même les vieux s’y mettent.


Au fur et à mesure qu’elles se rapprochent, je me rends compte que le corps mouillé de Charlotte est d’un érotisme à couper le souffle. Ses seins sont ronds comme des ballons et ses tétons sont au garde à vous, sa peau perlée à demi chair de poule donne envie de la croquer. Elle se plante devant moi et essore ses cheveux. Mes yeux se posent sur sa croupe et je prends un coup de chaud.


Son maillot mouillé est devenu transparent et laisse peu de place à l’imagination. Cette petite pièce de matière synthétique épouse à merveille les formes délicates de son sexe, on distingue facilement ses grandes lèvres et un petit relief qui laisse deviner le trésor qu’elles renferment. Je remarque aussi que son épilation est impeccable, totale.


Je comprends tout de suite pourquoi autant de têtes se sont tournées sur son chemin et lui dis discrètement :


— Heu, mon amour, je sais pas si tu sais, mais on voit carrément ta chatte là.

— Quoi ?! Oh zut ! Vite, passe-moi le paréo !

— Qu’est-ce qu’il t’arrive, je croyais que c’était à la mode ?

— Pas comme ça, non.

— En tout cas, tu as une audience, la moitié de la plage t’as repérée.

— Arrête, la honte.


Elle s’assoit rapidement, paréo autour du corps.


— Tu t’es épilée ?

— Oui, t’as vu le maillot, je pouvais pas faire autrement.

— Encore une histoire de mode c’est ça ?

— Tu m’énerves avec ça hein !

— Calme-toi, je plaisante, c’est juste que ça fait bizarre de te voir comme ça. Quasiment à poil, enfin, sans un poil, au milieu de la foule avec tous ces gens qui te matent.

— Je ne suis pas à poil !

— Ouais enfin, c’est tout comme. Autant ne rien mettre du tout à ce niveau là.

— J’attends que ça sèche, on ne verra plus rien. Tu vas voir.


Céline et Antoine qui avaient assisté à la scène malgré eux étaient dans tous leurs états. Ils ne sont pas à l’aise avec ces choses-là et Céline n’attendait qu’une seule chose, c’est qu’Antoine jette un œil à l’entrejambe de ma douce pour lui tomber dessus. Antoine, dressé comme un chien de chasse, regardait l’horizon de la mer sans bouger d’un cil.


Je ne suis pas vraiment jaloux de nature et il faut dire que l’aventure de Charlotte avec son amant, même si pas très intense, m’avait donné une belle leçon d’humilité. Aujourd’hui, voir Charlotte se faire matter innocemment est plus amusant qu’autre chose.


Le temps passe vite et la faim se fait sentir, on remballe nos affaires sans trop prendre le temps de se changer, car nous n’allons pas très loin : on a repéré à deux pas un petit club de plage qui propose de la restauration rapide. Une salade suffira pour ma part, je n’ai pas très faim. C’est au moment du café que nous tentons de nous accorder sur le programme de l’après-midi.


— Moi j’aimerais rentrer à la maison, on a une belle piscine, on peut se détendre et profiter au frais.

— Avec Antoine, on aimerait bien louer des planches à voile, j’ai vu qu’ils en proposaient là à côté.

— Comme vous voulez, on peut aussi bien faire deux groupes hein ! On n’est pas obligé de tout faire à quatre ? Charlotte mon cœur, qu’est-ce que tu en penses, on rentre ?


Bon, j’avoue que la vue de ma femme qui sortait de l’eau toute mouillée m’avait donné des ardeurs et le souvenir de sa petite chatte moulée me trottait dans la tête depuis la fin de matinée. J’avais bien l’intention de me payer une bonne partie de jambes en l’air le plus vite possible.


— C’est dommage de ne pas profiter de la plage tant qu’on y est, t’as pas envie d’essayer la planche à voile ?

— Bof, en plus après manger... J’aurai plutôt fait une petite sieste si tu vois ce que je veux dire.


Elle voyait très bien ce que je voulais dire.


— Tu peux rentrer seul non ? Moi j’ai bien envie de rester ici.


Merde. Je ne vais quand même pas rentrer tout seul. Allez bon, on va suivre le groupe bien sagement. Je remets à plus tard mes plans et prends sur moi. L’addition réglée, on se dirige tous ensemble vers le petit cabanon où l’on peut apparemment louer toutes sortes de matériel nautique.


—------



Un petit groupe d’étudiants est en train de s’équiper sur la plage, ils vont faire de la banane, une sorte de bateau gonflable tracté par un hors-bord où tout le monde s’accroche et joue au dernier qui tombera. Au milieu d’eux, un grand mec style latino, casquette, lunettes de soleil irisées leur explique dans un anglais avec accent espagnol les consignes de sécurité. Il fait des blagues qui font glousser les filles comme des dindons.


Un genre de surfeur ou de skater probablement, je n’y connais rien. Ce job ingrat qui l’oblige à être debout en plein soleil toute la journée et à trimbaler toute sorte de matériel le récompense en lui offrant un bronzage et une musculature de rêve. C’est un beau gosse et il en est conscient. Il doit avoir mon âge, mais en paraît 10 de moins. Il parle fort, on n’entend que lui, il ponctue toutes ses phrases d’un "Okay ?" très énervant.


Il fait le clown, c’est ce qui plaît aux touristes, ce mec sait comment faire tourner son business. Une partie de moi l’admire et l’envie.


C’est enfin notre tour.


— Ola amigos, me llamo Lucas, welcome I am Lucas, wilkommen bienvenue ! Vous êtes français non ?


Je le déteste.


— Bonjour, oui bravo vous avez l’œil ! Dit Céline.

— Les Françaises, c’est toujours les plus jolies, c’est pour ça ! répondit-il d’un air malicieux.


Je le déteste d’autant plus qu’il n’a pas dit ça pour Céline. Les filles sont un peu gênées et on ne sait pas trop quoi dire, mais il rebondit très vite.


— Donc que voulez-vous faire ? J’ai des pédalos, c’est parfait pour aujourd’hui, sinon j’ai le parachute aussi, ou alors les planches à voile, le bateau à moteur aussi ?


Il parle super bien, malgré cet accent à couper au couteau, il n’y a que très peu de fautes et sa diction est très claire. Je suis impressionné.


— On voudrait essayer la planche à voile, continue Céline.

— OK pas de problème, en plus il y a pas beaucoup de vent aujourd’hui c’est facile. Vous en voulez quatre ?

— Oui s’il vous plaît.

— Okay alors j’ai besoin d’une carte d’identité, un numéro de téléphone et le paiement maintenant s’il vous plaît.


Je lui file ma carte et mon numéro, Antoine lui donne 60€ en liquide et on se met sur le côté.


— Okay alors là, c’est les gilets de sauvetage, il faut les mettre, c’est obligatoire. Voilà pour toi, voilà pour toi, voilà pour toi aussi et...


Il fait une pause sur Charlotte et la reluque de haut en bas. Un petit haut léger cache sa poitrine nue, elle est restée en bikini.


— Okay alors excuse-moi, je me permets juste...


Il s’approche d’elle, pose ses mains sur ses hanches et commence un examen physique improvisé. J’hallucine. Le mec est carrément en train de la toucher. Charlotte rougit, mais se laisse faire, elle se penche, cherchant de l’aide dans mon regard.


— Alors pour toi, il faut un autre modèle, attends un peu.

— Ah ! Heu, d’accord ?


Il fait un aller-retour rapide et revient avec un gilet du même type que le nôtre, en nous expliquant que celui-ci est plus adapté, mouais. Je crois qu’il a profité de la situation pour tenter une approche envers ma Charlotte. Il est évident que c’est le même gilet.


Il grimpe sur une planche qu’il avait installée dans le sable pour nous faire un petit cours.


— Okay alors est-ce que vous connaissez la planche à voile ? C’est très simple, on fait comme ça pour aller tout droit. Comme ça pour aller sur la gauche. Et si vous voulez aller à droite, alors c’est comme ça. Okay c’est compris ?

— Oui !

— Heu, Tom, attends. J’ai une question, peut-on revoir la position de base sur la planche ? Je veux être sûre de bien faire.

— Okay alors quel est ton nom déjà ?

— Charlotte.

— Charlotte, viens voir.


Je n’en crois pas mes yeux ni mes oreilles, elle l’a carrément cherché. Il lui fit signe d’avancer pour se positionner sur la planche.


— Alors tu dois te mettre plus fléchie sur les cuisses là.


Il se colle derrière elle en mettant ses mains sur ses cuisses et en appuyant pour la faire descendre un peu. Son cul quasi nu se trouve à quelques centimètres de la croupe cet enfoiré.


— Comme ça ?

— Tu dois te cambrer en avant.

— Là ça va ?

— Oui plus encore, il faut fléchir les jambes.


Il mit sa main sur son bas-ventre pour la cambrer vers lui et se coller contre ses fesses. Charlotte est toute rouge, elle pousse un petit rire haletant en souriant bêtement.


— Là c’est très bien comme ça.

— Ah bon ?

— Oui, impeccable. Vous voyez, il faut faire comme Charlotte. Tu peux y aller maintenant, c’est OK.


Elle nous rejoint avec un petit air bête, je jetais un regard assassin à ce cher Lucas.


J’avais vu juste sur la personne, c’est bien le genre de dragueur invétéré habitué à se taper des petites Néerlandaises tout l’été. Je vois clair dans son jeu. Je ne comprends pas pourquoi Charlotte l’a relancé, qu’est-ce qu’elle cherche à faire ? Elle veut me rendre jaloux ou quoi ?


J’attrape Charlotte et l’embrasse fougueusement, il fait mine de ne pas faire attention à nous, mais je sais qu’il m’a vu. Ça le calmera.


En marchant vers l’eau, planches à voile dans les mains, je demande à Charlotte qu’est-ce qu’il lui a pris de lui demander un truc pareil.


— Mais attends, je pensais pas du tout qu’il allait me prendre pour faire l’exemple, qu’est-ce que tu crois ? C’était une vraie question.

— Ca a pas eu l’air de te déplaire en tout cas.

— Pas du tout, j’étais hyper-gênée.

— Ah ça, c’est sûr.

— Pourquoi tu dis ça ?

— Pour rien, et les petites relances ? "Comme ça ?", "Et là ça va ?" Sérieusement Charlotte des fois tu te verrai...

— Oh, mais c’est bon oui, qu’est-ce que t’as aujourd’hui, c’est remarque sur remarque depuis ce matin. J’ai le droit de respirer quand même ?

— Laisse tomber, je suis un peu fatigué, je dis n’importe quoi. Allez viens me montrer ce que tu as appris pendant ton cours individuel.

— Tom...

— Tout va bien mon cœur, sérieusement j’arrête, viens on y va ! lui dis-je avec un air apaisé.


Charlotte, c’est une bombe qu’il faut savoir désamorcer à temps. J’en ai déjà fait les frais, et là c’était le moment où il fallait ravaler sa fierté et prendre sur soi.


C’est dur quand même la planche à voile, et physique aussi. Je ne tiens pas longtemps, mais l’expérience reste sympa. Au bout d’une heure de pratique, je suis tellement KO que je décide d’arrêter et de ramener le matériel à ce bon Lucas qui continue son numéro d’artiste avec un nouveau groupe de touriste.


— Hey mon pote, c’est déjà fini ? Trop fatigué hein ?

— Oui oui, je n’ai pas l’habitude effectivement.


Je suis suivi de près par Antoine qui n’attendait que ça pour déserter lui aussi, les filles restent à l’eau un peu plus longtemps. Céline sort à son tour, dépose sa planche et son gilet et demande à Antoine pourquoi il n’est pas resté plus longtemps avec elle, ils s’éloignent un petit peu pour pouvoir régler leurs comptes.


J’attends toujours Charlotte, elle a l’air de se régaler même si elle passe plus de temps dans l’eau que sur la planche. Je la vois enfin sortir. Je suis content de pouvoir y aller.


En l’observant avancer vers moi, je réalise à nouveau que son bas de maillot est à nouveau détrempé et du coup totalement transparent. Une chance que le gilet de sauvetage un peu trop long fasse diversion et ne suscite pas autant de curiosité que la sortie de ce matin. Même l’autre lourdaud ne tilte pas quand elle lui rend la planche.


— Tom, je crois que c’est bloqué, tu peux m’aider s’il te plaît ? me lança Charlotte.

— Attends, ne bouge pas, y a une pression non dessous ?

— Aïe, attention la sangle passe autour de ma cuisse !

— Pardon, et là c’est accroché comment ce truc ? Mais comment tu t’es débrouillée pour le coincer ?

— Aïe ! Mais doucement Tom !


Son gilet de sauvetage est coincé, impossible de l’enlever. Alerté par notre échange un peu animé, Lucas vient voir ce qu’il se passe.


— Hey, tout va bien ici ?

— Oui, non, je crois que la fermeture est bloquée.

— Attends, laisse-moi voir.


Lucas s’avance et me pousse gentiment, mais fermement par l’épaule sans me laisser la possibilité de lutter. Il est face à Charlotte, attrape les sangles du gilet et tente de tirer, mais rien ne se passe, il cherche à tirer plus fort, en mettant de petits coups, tirant à multiple reprise la totalité du corps de Charlotte vers lui. Il a encore trouvé un moyen de se coller à elle.


Rien à faire, ça ne bouge pas.


— Attends, Charlotte hein c’est ça ? Je pense qu’il faut enlever le zipper qui est dessous OK ?

— Heu, d’accord ?


En toute aisance, il se mit à genoux devant elle pour mieux accéder à la partie coincée. Son visage était maintenant à quelques centimètres du bas-ventre de ma femme, heureusement que ce foutu gilet faisait écran, l’empêchant d’apprécier la transparence obscène de son bikini mouillé. Je sentais qu’elle n’était encore une fois pas à l’aise, mais j’avais l’impression que la situation l’excitait. Je la vis rougir à nouveau et me regarder avec son air de "Je te jure que je ne l’ai pas cherché !"


— Charlotte, tu peux tirer ça vers le haut s’il te plaît pendant que j’appuie ici ? lui dit-elle.


Il passa sa main sous la cuisse de Charlotte, effleurant son entrejambe. J’entendais la respiration de Charlotte s’accélérer.


— Le fil là ?

— Oui vas-y c’est ça, tire maintenant.


Et le gilet céda enfin, libérant le corps emprisonné de ma Charlotte tout mouillée. Lucas est toujours à genoux devant elle, mais maintenant il a une vue imprenable sur le plus délicieux des paysages. J’ai senti mon cœur s’emballer, je suis resté de marbre, figé et impuissant devant ce qui se passait. Je regardais la scène, mortifiée.


Comme ce matin, tout était parfaitement lisible sous ce petit bout de tissu ; l’épaisseur ridicule du nylon et sa transparence ne laissait aucune place à l’imagination ! Cette fois-ci les formes et reliefs étaient plus accentués : elle était excitée et ça se voyait, elle était ouverte, accueillante. N’importe quel mec un peu expérimenté serait arrivé à cette conclusion.


Il gardait ses yeux rivés sur ce sexe en demande évidente d’attention.


Lucas resta bouche bée devant le spectacle pendant quelques secondes avant que Charlotte n’y mette fin radicalement en se couvrant de son paréo.


— Merci ! Au revoir. Tu viens Tom ? On y va. Dit-elle insouciante.

—...

— J’... J’arrive.


Les quatre secondes auxquelles je venais d’assister m’avaient semblé durer une éternité. Tout est allé tellement vite, je ne sais même pas si elle-même a réalisé qu’elle a offert à un parfait inconnu une place en première classe pour contempler son anatomie intime.


Je me retournais et vis Lucas au loin, il nous fit un petit geste de la main auquel ni elle ni moi ne répondîmes.

Je suivais Charlotte sans dire un mot, elle menait la marche.


J’étais énervé, jaloux, mais surtout excité. J’en pouvais plus.


— Hé alors qu’est-ce que vous foutiez ? On vous attend depuis 10 minutes, on rentre ?

— Rien, rien, un petit contre-temps... Ça tombe bien Tom et moi on est crevés hein bébé ?


Je balbutie un "Oui oui" et on amorce la marche de retour. Je ne sais pas si ce sont les émotions ou le soleil, mais je ne me sens pas dans mon assiette.


—------


Je me jette sur le lit pendant qu’elle se douche, je repense à ce que j’ai vu, à ce type qui chauffait ma femme ouvertement et au spectacle auquel il a assisté. J’essaie de comprendre ce qui m’intrigue tant, pourquoi ne suis-je pas fou de rage ?


Charlotte sort de la salle de bain, serviette sur les cheveux et brosse à dents dans la bouche. Elle me dit un truc que je ne comprends pas très bien. Je crois qu’elle me montre qu’elle a bronzé. C’est vrai, on voit clairement ses traces de bronzage. Elle se tourne face à moi et je contemple l’objet des convoitises. Moi, j’ai droit à la version intégrale, sans jeu de transparence. J’ai envie d’elle, je me lève, l’attrape et la pousse violemment sur le lit.


Elle rit, surprise.


— Mais qu’est-ce que tu fais ?


Je l’embrasse dans le cou, sur les seins, j’embrasse son nombril, je descends tout doucement. Elle se laisse faire, elle sait à quoi elle va avoir droit. Son sourire en coin et ses yeux déjà fermés me donnent le feu vert.


J’écarte ses cuisses et contemple le chef-d’œuvre de la nature. Elle est rose et gonflée, épanouie comme une orchidée, un filet de cyprine nacrée fait briller son antre dans laquelle je fourre ma langue avec passion. Elle gémit. Elle mouille à fond, ce goût salé m’excite et me fait redoubler de violence. Elle se tortille, elle attrape mes cheveux et appuie sur ma tête. Je la dévore de toutes mes forces, je l’aspire, la bouffe littéralement. Elle se cambre en arrière en tremblant. Je me délecte toujours plus goulûment de son intimité et continue à me goinfrer comme un ogre.


Ça fait longtemps que je ne l’ai pas sentie si impliquée, longtemps que sa chatte n’a pas eu ce goût si fruité et cette raideur révélatrice d’un plaisir non simulé.


Je ne peux m’empêcher de repenser à cet après-midi en sentant sous ma langue cette chair contractée. Je repense à la vision délicieuse qu’elle a servie à cet inconnu et ne peux m’empêcher de penser que c’est un peu grâce à lui qu’elle me laisse aujourd’hui déguster si intensément ce fruit juteux arrivé à parfaite maturité. Son clitoris se raidit et palpite sous la succion, elle jouit très fort, repousse ma tête encore affamée et reprend sa respiration en regardant dans le vide.


Elle a l’air tellement sereine. Je remonte à ses côtés, elle me sourit, elle m’embrasse passionnément. Je sens sa main attraper ma bite et commencer des va-et-vient de plus en plus francs. Trente secondes suffisent à me faire jouir, j’éjacule sur sa cuisse dans un râle libérateur.


C’était une de ces fois où l’amour est plus intense sans pénétration. Épuisés, on s’endort l’un sur l’autre.


—-------


Je suis réveillé par la sonnerie stridente de mon téléphone, Charlotte a toujours les yeux fermés. Complètement enfariné, je tâtonne la table de chevet pour l’attraper et décroche sans me poser de questions. Je connais cette voix ?


— Hey, heu c’est Lucas de la location, vous avez oublié une carte d’identité ici !

— Quoi... ? Ah bon ?


J’attrape mon portefeuille pour vérifier. Pas de carte d’identité. Fais chier.


— Oui en effet je ne l’ai pas sur moi.

— Si vous voulez je l’envoie chez vous en France, on a l’habitude ça arrive très souvent.

— Non pas la peine, je passerai la chercher demain si ça vous va ?

— Hum, demain c’est fermé je ne serai pas là-bas.

— Mince, bon attendez où êtes-vous je viens la chercher maintenant.

— Non non je ne suis pas à la plage je suis ailleurs c’est trop compliqué, il faut faire autrement.


Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Et comment a-t-il eu mon numéro ? Ah oui, je lui avais donné pour la location.


— Je peux vous l’amener si vous êtes toujours dans le coin ?

— Heu, oui, mais je ne voudrais pas vous déranger, enfin je ne sais pas si...

— Non non c’est pas un problème, où habitez-vous ?


Encore dans le gaz, je ne me pose pas de questions et lui donne les indications pour accéder à la maison. Il me dit qu’il sera là dans une heure ou deux.

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