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Jenny. Cap ou pas cap ?

Chapitre 7

Enchanteresse Lyly : Rivale ou amie ?

Travesti / Trans
Nous voyons Georges trottiner à toute vitesse vers le vestibule, il semble surpris de ne pas avoir été prévenu par l’interphone sur le mur d’enceinte. Vingt secondes plus tard, il appelle Enzo dans l’escalier :— J’arrive, Georges. Qu’est-ce qui se passe ? Jenny a fait un malaise ?— Non, une surprise. Une bonne surprise !Puis nous entendons mon chéri s’exclamer :— Lyly ! Mon tendre amour ! Je suis trop content. Je ne comptais pas te voir de sitôt. Viens vite, ma chérie !Je me décompose sur place. Serait-ce elle qui a eu le Chanel n° 4 ? Sale menteur qui m’a dit que jamais il n’avait amené de conquête ici. Mon tendre amour ? Chérie ?Ce sont deux personnes, dont un Enzo tout propre, qui déboulent dans la pièce. L’autre est une femme absolument ravissante, avec de superbes boucles rousses, un sourire éblouissant qui dévoile des dents parfaites, un corps de déesse et des yeux dorés comme je n’en ai jamais vus. Une véritable merveille… En fauteuil roulant. Immédiatement, je me sens coupable des divagations de mon cerveau et de ma jalousie. S’il aime cette « Lyly », je ne peux pas lui en vouloir. Elle me surpasse à tous les niveaux, malgré son handicap qui est certainement provisoire, ce que semble confirmer sa fabuleuse joie de vivre. Elle me prend l’homme que j’aime et dont j’ai à peine profité, pourtant… elle, je l’apprécie déjà énormément.— Désolé, je suis un piètre maitre de maison. Lydia chérie, je te présente ma meilleure amie, Alexandra. Juste à côté d’elle se tient la femme de ma vie, Jennifer. Je t’en ai déjà parlé au téléphone, tout le monde l’appelle « Jen » maintenant. Et vous deux, je vous présente celle qui est dans mon cœur depuis toujours, ma grande sœur adorée, Lydia, surnommée Lyly. Je suis désolé de te dire, Jen, que si Lyly ne te trouve pas à son gout, c’est la seule qui pourra me séparer de toi. J’ai en elle une confiance aveugle.— Quel manque de tact, mon frangin ! Tu ne vois pas que ta chérie a failli s’évanouir ? Désolée, belle blonde, j’ai un frère stupide. Je suis certaine que tu voyais déjà ressurgir dans sa vie une ex cachée. Je pense même que tu étais prête à prendre congé.Je deviens rouge comme une pivoine car elle m’a percée à jour instantanément.— Bonjour, Lydia. Oui j’avoue… Pire j’étais totalement désespérée en me disant que jamais je ne pourrais rivaliser avec toi. Tu es trop belle. Jamais je n’ai rencontré une personne qui me fait une telle impression avant même qu’elle ne m’ait parlée. J’espère que ton accident n’a pas été trop grave et que tu seras vite libérée de ton fauteuil.Elle pouffe et plonge ses yeux dorés dans les miens.— Mon accident ? Alors mon sale frère ne t’a pas parlé de moi ? Rassure-toi. Aucun accident en ce qui me concerne. Je n’ai jamais pu marcher. En fait, j’ai un syndrome rare. Je peux bouger mes jambes, en prendre soin, des appareils me permettent de les muscler et de les entretenir, mais marcher avec… c’est impossible. Et ne parlons même pas de danser. (Encore son sourire éclatant qui me bouleverse…). Une anomalie dans le signal et la coordination. Le monde de la médecine, dont je fais désormais partie, est impuissant. Ne me dis surtout pas que tu es désolée. J’ai eu énormément de temps pour m’y habituer et je n’y pense même plus. Et puis la vie est généreuse avec moi, j’ai un succès certain, un frère qui m’adore et que j’adore, des parents merveilleux !— Alors je ne vais pas le dire. Juste que je te trouve fabuleuse. Nous avons un point commun : j’adore ton frère également. (A mon tour de lui sourire). Mais depuis très peu de temps en fait. Il m’a évidemment parlé de toi, mais sans entrer dans les détails. Il m’a juste dit qu’il a la chance d’avoir une sœur merveilleuse, et il n’est pas le seul à avoir fait référence à ta grande beauté.— Je te trouve surprenante, Jen. Tu me plais énormément. On pourrait peut-être se faire la bise ? Si mon étourdi de frère arrive à te traiter correctement, ce serait super que l’on devienne sœurs un jour. Alors que je m’avance pour lui faire la bise, suivie à la trace par Alex, j’ai la curieuse impression d’être dans le tunnel d’un appareil à IRM. Elle me serre dans ses bras et me fait des bises appuyées et tendres, puis accueille de même Alex dans la foulée.  Quand nous nous reculons, elle a de nouveau son immense sourire aux lèvres. — Enzo ! Tu vas enfin demander à tout le monde de se rasseoir confortablement ? Et filer finir de t’habiller. Je suis très fière de toi, petit frère. Tu peux être rassuré, tu tiens là visiblement deux personnes exceptionnelles. Ouste, disparais ! — J’y vais, Lyly, juste une chose : ce soir nous allons diner chez Pierre.— J’ai super bien fait de me précipiter à Lyon alors. Tout ce dont je rêvais se réalise. Dis-moi, il y a une autre personne en haut ?— Oui, elle s’appelle Lucie et elle prend une douche. C’est…Il se fait couper la parole. — Ne m’en dis pas plus et file. Je meurs d’envie de discuter avec tes deux invitées.Deux secondes plus tard, il monte l’escalier, nous laissant toutes les trois seules.— Nous allons commencer par toi, belle Alexandra. Tu es la meilleure amie de Jenny et inversement non ?
— Gagné, Lydia.— Et tu es aussi complètement amoureuse de la femme qui prend une douche en haut ?— Oups ! Mais comment tu fais cela ?— Mon frère a dit « Lucie » et « elle ». Toi, tu n’arrêtes pas de scruter les escaliers avec un regard amoureux, inquiet, et impatient. Je pense que ta chérie va faire une chose inhabituelle, et que vous ne vous connaissez pas depuis longtemps, car sinon ce ne serait pas si exceptionnel que cela. J’adore son prénom : pour moi, il évoque un merveilleux acte manqué.— Je suis stupéfaite, mais je confirme le tout. J’ajouterai juste, puisque tu parles de mes amitiés, que ton frère tient une bonne place dans les miennes. Et ce depuis deux mois.— J’aurais pu le dire aussi… Maintenant à toi, blondinette. Surtout, si je te choque, te blesse ou te gène, un mot suffira à m’arrêter. Déjà je rectifie une chose que tu as affirmée : tu peux largement rivaliser avec moi. Tu es absolument magnifique.  Et naturelle. Très peu de maquillage, du Chanel n° 5, un corps parfait et gracile. Mon frère a bien de la chance ! Donc c’est votre premier week-end ensemble ?— Oui, Lydia. Même si nous sommes dans la même section en cours. D’ailleurs je ne suis venue là que pour travailler, vendredi soir.— Alors, tu es bien sa camarade de classe. Je te connais donc par cœur, mis à part ce prénom qui est apparu dans les messages de mon frère comme par magie hier. C’est ce qui explique ma présence en fait, j’avais peur qu’il se soit fourvoyé dans un pseudo amour, car son cœur ne bat que pour une seule personne depuis deux ans bientôt. Il finissait même par me lasser à force de me parler de son idole : Hugo. A me demander sans cesse comment cela était possible. A m’affirmer qu’il n’avait jamais aimé d’amour un garçon avant. Il m’a aussi confié qu’il adorait discuter avec sa meilleure amie, une certaine Alexandra. Tu vois on en revient encore à toi, ma belle. Malheureusement pour mon frère, je ne suis pas experte en amour. Chaque fois que je l’effleure du doigt, il s’échappe, comme cela m’est arrivé encore récemment. Donc en fait, si je comprends bien, Hugo vient juste de découvrir sa personnalité cachée ? Et dieu qu’elle est belle ! J’espère que pour en arriver là, mon horrible frère ne t’a pas brusquée, Jen ? Tu es donc amoureuse depuis moins de deux jours et lui depuis moins… de deux ans. J’adore ! Mais je m’arrête là. Je n’aime pas jouer trop longtemps à Madame Soleil. J’espère que nous serons amies, Jenny, et que tu tiens le coup. Outre ton apparence absolument magnifique, je t’admire pour ton courage. C’est ta première sortie ainsi ce soir ?— Moi aussi j’espère que nous allons devenir proches, Lydia. Non, ce ne sera pas ma première sortie, mais ma troisième en fait, et ne m’admire pas, ce fut facile, presque une évidence. Demain sera beaucoup plus difficile, me retrouver en pantalon et en pull me terrifie. Ton frère a été un ange, il m’a juste montré une route que je rêvais d’emprunter. Il m’a guidé. Depuis que nous avons dormi ensemble, j’ai passé mon temps à attendre une phrase de sa part qui n’est jamais venue. — Genre : « Tu es bien mignonne et gentille mais c’est fini » ? Cela me fait rire, excuse-moi. Depuis le temps qu’il rêve de toi. — Oui. J’étais persuadée que c’était très provisoire. Je crois que nous avons un peu brûlé toutes les étapes de ce fait. A force de penser que je ne serais qu’une passade, j’ai été impatiente de voir à quel niveau il allait me plaquer. Et ce n’est pas arrivé. Mieux, j’ai passé des moments de rêve et ce n’est pas encore fini : C’est moi qui invite ce soir, Lydia, j’ai tellement de choses à fêter.— Toi qui invite chez Pierre ? Tu vas me faire mourir de rire ! Mon frère est un brigand s’il t’a laissé croire cela.— Non, pour te dire la vérité, il s’est gentiment moqué de moi et il m’a dit qu’il attendait avec impatience de me voir mordre les parties charnues du patron en exigeant d’obtenir et de régler l’addition.— En plus une image érotique... S’il ne t’a pas donné trop d’espoir, sœurette, c’est parfait. Tu sais, tu m’épates. Réellement. Ta voix est envoutante, ton naturel désarmant, tu as la tête sur les épaules. Comme moi, tu as un peu grillé les étapes dans ta scolarité. Je suis très fière de te connaitre en fait. Et puis je veux les mêmes cheveux que toi ! C’est trop injuste. Les filles ne t’ont pas trop pourri la vie pour avoir ton secret ?— Si, j’avoue. Pourtant, il n’y a aucun secret, je tremble même maintenant de les perdre.— Si tu veux bien être ma complice, nous en parlerons ensemble. J’ajoute que ta meilleure amie est aussi magnifique que toi. Quelle belle femme tu es, Alexandra ! Encore un acte manqué pour moi : tu as déjà tout ce qu’il te faut. Tu sais que je vais travailler dans le milieu médical, Jenny ? Tu peux compter sur moi pour être toujours à tes côtés. Même si tu préfères redevenir Hugo à temps plein, cela ne changera rien à l’amour que mon frère te porte, j’en suis certaine. Il t’a aimé au premier regard. Une vraie calamité ! Donc, surtout, ne te force jamais pour lui. Quoique tu fasses, et même si ce n’est pas dans ta nature je pense, il faudra être égoïste et ne faire que tes propres choix. En attendant ma belle, même si je peux le faire seule, tu peux me pousser jusqu’à cette porte là-bas ? — Oh oui, tout ce que tu veux.Je suis tellement sous son charme que j’en oublie même de m’éclipser une fois arrivée à destination. Mais elle ne se démonte pas :— A moins que tu ne veuilles venir faire pipi avec moi, belle jeune femme, je vais me débrouiller maintenant. Si tu viens, je ferais tout pour te souffler à mon petit frère que j’adore pourtant. Alors ouste ! Au fait, Alexandra… Juste une précision : moi aussi…— J’ai compris avec tes remarques, Lydia. Je pense donc que tu vas adorer celle qui se prépare en haut, et également la vidéo que nous avons faite cet après-midi au parc.— Une sexe-tape, Alex ? Tu vas me faire rougir !Elles rient toutes les deux avant que mon amie réponde :— Absolument pas. Tu verras, tu seras encore plus fière de ton petit frère, et en adoration devant ma chérie.— Hmmm j’ai hâte alors. A tout de suite vous deux ! Et surtout ne vous sauvez pas sans moi.— Aucune chance, boucles d’or : à quinze jours près, c’est toi que je draguais !Nous l’entendons encore rire alors qu’elle referme la porte. J’adore cette femme. Mon chéri avait tout à fait raison dans sa description.  Nous n’avons pas le temps de reprendre notre conversation : Enzo est dans l’escalier et donne son bras à une autre créature féérique : Lucie est méconnaissable. Si elle est belle au naturel, elle est splendide dans son fourreau rouge, avec des chaussures assorties qui possèdent des talons d’au moins dix centimètres, qu’elle maitrise parfaitement. Alex se précipite pour la prendre dans ses bras, et le baiser échangé prouve toute sa satisfaction à la voir ainsi. — Si j’avais su ma chérie, c’est moi qui t’aurais roulée dans l’herbe cet après-midi : tu es magnifique ! Merci Enzo, merci Jennifer. Je rêvais de la voir ainsi, mon bébé d’amour.— C’est juste une robe, Alex. — Ce n’est pas la robe, princesse, c’est toi ! Ta façon de la porter. J’adore !— Mais arrêtez de me regarder comme ça tous les trois, je vais rougir.  Tu sais qu’Enzo m’a interdit de descendre si je ne mettais pas les chaussures assorties ? Quel sadique ! Dix centimètres de talons. Mais j’avoue, elles sont trop belles. On peut y aller maintenant ?— Dans peu de temps, ma chérie. Ton gentil persécuteur nous a fait une autre surprise. En fait sa grande sœur est là et vient avec nous au restaurant.C’est le moment choisi par Lydia pour sortir des toilettes. Je me précipite pour la pousser et fermer la porte derrière elle. Il se passe alors quelque chose d’assez incroyable : la belle dans sa robe rouge devient toute pâle en disant :— Lydia ?— Lucie ? L’aéroport de St Exupéry il y a six mois ?— Oui ! nous nous sommes croisées et nous avons juste eu le temps d’échanger nos prénoms. Tu embarquais et moi j’arrivais. Cela m’a profondément marquée. Te retrouver ici me retourne le cerveau. Je ne prends jamais l’avion, c’était exceptionnel : un absent dans ma boite. Ensuite j’ai prié d’avoir une nouvelle chance de te revoir.-  Moi aussi. Ceci dit, avec mon fauteuil, je suis plus facile à repérer. -  Alors tu es… La sœur de Enzo ? Quel week-end ! Tu as fait connaissance avec ma chérie Alexandra ? Avec elle cela a été comme lorsque nous nous sommes parlées. Sauf que cette fois, je n’ai pas laissé échapper ma chance. Il faut dire qu’à l’aéroport, tout s’est passé si vite : ils étaient en train de fouiller ton bagage à main et moi j’avais deux minutes pour aller récupérer ma valise sur le tourniquet. Quand je suis revenue, tu avais disparu. Il ne me restait de toi qu’un simple prénom et le souvenir de ton merveilleux parfum.— Oui, cela a été galère après ton départ : ce n’est pourtant pas une habitude chez moi. En général j’arrive toujours à forcer ma bonne fortune, mais ce jour-là, tout a mal tourné : J’avais dans mon bagage à main une prothèse dans un nouvel alliage pour mes études à Bordeaux. Pas question que je la mette dans ma valise, et… ils m’ont embarqué dans un bureau afin que je m’explique ! J’ai maudit mon fauteuil roulant. J’ai eu beau protester, cela a été très simple pour eux. Quinze minutes plus tard ils me libéraient avec de plates excuses, ayant vérifié mon histoire et la finalité de cet objet étrange. Mais tu n’étais plus là ! Voilà, tu sais tout. Dis-donc, je ne t’imaginais pas si splendide en robe ! Tu es sublime !— Si j’avais su ! J’aurai patienté ce jour-là. Même des heures. Vous vous êtes donnés le mot pour m’intimider ? Cette tenue est la conjonction de ce que j’ai fait cet après-midi, de ma peste de copine, de ton satané frère et de sa chérie. Mais rien que pour tous les compliments que je viens d’avoir, j’avoue que je ne regrette pas. Je peux te faire la bise, Lydia ?— Plutôt deux fois qu’une.— Et rassure toi, Enzo, mon nouvel ami : je n’ai pas eu le temps de pervertir ta superbe sœur afin de lui faire aimer les femmes, mais j’en rêvais pour être sincère. J’ai eu immédiatement envie de la sortir de son siège pour la prendre dans mes bras et de l’embrasser. Maintenant, cela ne risque plus rien. J’adore ma belle même quand elle me tourmente.— Oui, rassure-toi frangin. Elle ne m’a absolument pas changée. Elle n’en a pas eu le temps. Il faut dire qu’il y aurait eu du boulot !— Ah bon ? Ta personnalité est si tranchée que cela ? J’espère que l’on ne te choque pas avec Alexandra.— Arrête de la faire marcher ! Rassure-toi, Lucie, vous ne choquez personne. Depuis sa puberté, Lydia est irrémédiablement saphique. Je ne doute pas qu’elle aurait préféré une petite sœur plutôt qu’un petit frère. — N’importe quoi ! Tu es idéal pour moi, cette pensée ne m’a jamais effleuré l’esprit ! Et tu connais mon franc parlé. Aujourd’hui encore, tu me prouves que j’ai énormément de chance d’avoir une telle famille. Ta blondinette est sublime et tes deux amies me font rêver. Nous partons ? Jen ? Tu veux bien me servir de pilote ?— Oh oui, Lyly ! Pilote, moteur, amie, sœur, tout ce que tu voudras. Si ton beau mec de frère est d’accord évidemment. — On va faire cela à deux, chérie. Oui je suis d’accord, tant que je te vois à mes côtés, et que je peux te surveiller. Je connais le charme irrésistible de ma sœur. Après avoir fait les fous à trois dans la rue en la poussant et en riant, le café restaurant de Pierre se profile à l’horizon. Je fais franchir, toute heureuse, la porte à Lyly, mais elle n’a pas le temps de faire un tour de roues à l’intérieur. Tout se précipite : C’est comme une ombre qui l’extirpe de son fauteuil, qui la prend dans ses bras musclés pour la faire valser ainsi sur place en disant :— Lyly ! Vraiment cette journée est bénie des dieux ! Mon amour de toujours, ma petite nana chérie. Ma princesse ! Tu vas bien ? Je t’aime, mon cœur. Enzo, tu aurais pu me prévenir ! Heureusement que je ne suis pas cardiaque.— Enfin ! Tu n’as pas honte de profiter de moi ainsi ? Moi aussi je t’aime, mon Pierrot, et tu me manques chaque jour à Bordeaux. Promis, je serai vite beaucoup plus présente dans ton établissement, comme par le passé. Si tu savais comme cela me fait du bien chaque fois que je franchis ton seuil. Tu n’as pas oublié que c’est toi qui m’as offert ma première danse quand j’étais petite ? Moi, je n’oublierai jamais. A l’époque, je voyais souvent de la pitié dans les yeux des autres, mais jamais dans les tiens, sale pervers adoré. Tu profitais du fait que je ne pouvais pas marcher pour me faire tournoyer, comme actuellement, toute la soirée sur la piste de danse voisine. Mes premiers émois ! Et si tu nous trouvais une table ? Si l’on part faire l’amour en laissant tomber toute ta clientèle, ils t’en voudront à vie ! Allez, mon petit esclave adoré, emmène-moi.— Tout de suite, cruelle maitresse. Tu sais que tu embellis encore et toujours ? Whaou ! Ce soir, je te réserve toutes les danses, même si je dois finir sur les genoux.  Voilà, cœur de mon cœur : c’est ma meilleure table. Elle n’a rien de spéciale, sauf que tu y es ! Maintenant, si tu me présentais celles que je ne connais pas. Elles sont tellement splendides que ce doit être des amies à toi et pas de ton méchant frère qui a déjà une des plus belles femmes de Lyon comme compagne. Pfff, elle doit aimer les voyous. — Avec plaisir, Pierre. Mais tu te trompes. Ce sont ses amies, et encore plus les amies de sa chère et belle Jenny. Je te présente Lucie, la déesse dans la superbe robe rouge et sa petite amie, Alexandra. Pour te dresser un portrait plus social, Alex est la meilleure amie de Jenny. Lucie, que je connais sans la connaitre depuis six mois, est sa compagne. Pour ces deux dernières, j’ai personnellement une guerre de retard. Autant l’une que l’autre, j’aurais rêvé d’en faire mes petites amies. Ceci dit, j’ai moins de pression ainsi : si cela avait été le cas, je tremblerais aujourd’hui de les perdre. Moi qui danse et qui court dans ma tête à la vitesse du vent et qui me traine sur cette bonne vieille terre. Un peu comme l’albatros, vaste oiseau des mers… dans le poème de Baudelaire. « Mes ailes de géante m’empêchent de marcher ». Les deux autres, tu les connais déjà. Celle que j’espère avoir comme sœur par alliance un jour, et mon adorable frère qui a la chance de capter son amour. Inutile de te dire que la belle blonde, je n’ai pas le droit de la draguer.— Oui, je connais déjà Jenny. En un soir, elle a conquis mon cœur. Il n’y a qu’une chose que je ne me représente pas bien : ton expression « que je connais sans la connaitre depuis six mois » ?— J’ai croisé Lucy à l’aéroport de Lyon, et spontanément, nous avons été attirées. Mais les circonstances ont fait que nous n’avons échangé que nos prénoms avant d’être séparées. Donc je l’ai découverte il y a six mois, pourtant, je la connais à peine. Mais une chose est certaine : le courant passe entre nous deux. Maintenant que nous ne nous perdrons plus et que nous sommes amies, je vais enfin pouvoir la découvrir un peu mieux. Je te disais que mon frère est un magicien. La réunion de ce soir se produit grâce à lui. — Alors tout est clair, Lyly. Et comme moi aussi je suis un sale type, je me réjouis que tu sois toujours célibataire. Dans le cas contraire, j’en serais vert de jalousie.— Pierre, je vous dis que pour cela les jeux ne sont pas faits. Ma petite amie a eu un coup de foudre pour elle il y a six mois, et moi, il y a une heure à peine. Nous sommes des femmes peu conventionnelles : jalouses, exclusives, avec des valeurs… Mais vraiment pas classiques. En chemin, j’ai échangé un peu avec la femme de ma vie. Et nous ne comptons ni l’une ni l’autre laisser s’envoler la belle aux cheveux d’or une nouvelle fois. Je sais, c’est fou. Mais vous êtes loin d’être le seul à l’adorer. Je sais bien que ce dont on a discuté à deux semblera certainement complètement déplacé à Lydia. Mais c’est ainsi. Nos cœurs sont assez gros pour lui faire une grande place. Désolée de ma franchise, Pierre. Maintenant, vous pouvez nous mettre dehors et devenir vert de jalousie. Pour nous, c’est une évidence : elle nous plait terriblement. Il n’y a aucun sens interdit vers nous et nous sommes déterminées à la séduire. Par contre, avec sa grande beauté, elle a certainement tout ce qu’il lui faut à Bordeaux.— Alors oui : je vous jette hors de mon établissement toutes les deux (il éclate d’un grand rire). Déjà Alexandra, c’est décidé, nous allons nous tutoyer. Sache que ma jalousie est totalement déplacée. J’ai toujours adoré Lyly. Comme mon bébé, comme ma fille, comme ma princesse, comme une femme de rêve. Mais je connais ses goûts depuis longtemps. Et en minijupe, avec mon gabarit, je serais absolument ridicule. La seule chose qui m’importe, c’est son bonheur, et qu’elle me garde à jamais comme ami. Alors, vous deux, bienvenues chez moi. Vous êtes divines, et je vous aime déjà moi aussi. Maintenant, je vous laisse un moment, car vous êtes venu pour manger, et vous allez vous régaler. Quant à toi, méchant Enzo, ne compte pas comme hier soir avoir une addition ! Ce soir, c’est le patron qui régale sa meilleure amie et ta fabuleuse fiancée. Il n’y aura aucune discussion possible. N’essayez même pas, je vous préviens vous cinq ! C’est parti !A peine a-t-il quitté notre table que je deviens rouge comme une pivoine. Lyly a raison. Je vais avoir du mal à dépenser ce que j’ai économisé sur mon maigre budget ce soir. Quant à Enzo, il me roule une pelle passionnée puis me murmure discrètement :— C’était couru d’avance, princesse, d’autant plus avec ma sœur à table. Je te ferai des milliers de câlins pour te faire oublier ta déconvenue. Je t’avais quand même un peu prévenue ? Pierre t’apprécie et le repas offert fait partie de ses trucs pour ancrer une longue amitié, et surtout une bonne clientèle. Même sans Lyly, tu n’y aurais pas échappé. Tu es en colère ?— Franchement, non, mon chéri. Il était écrit que ce week-end rien ne se passerait comme prévu. Malgré tout, il est absolument fabuleux. Je vais mettre tout cela dans la poche que je n’ai pas et mettre mon mouchoir imaginaire dessus. Je t’aime, Enzo. Très fort. Et… J’ai envie de toi. — Quand le repas sera fini, ma chérie ? Moi aussi j’ai envie de toi et je ne tiendrai pas jusqu’au lit. En attendant, concentrons-nous sur la conversation à table. J’ai l’impression que ce sera agité ce soir. Tu as entendu Alexandra ? J’étais ébahi.-Oui, je patienterai jusqu’à la fin du repas. J’espère que les toilettes sont grandes ici mon amour. Oui, Ecoutons…Effectivement la conversation va bon train entre Lyly, Alex et Lulu :— Alexandra, tu étais sérieuse quand tu as parlé à Pierre ou c’était juste pour le faire enrager ?— Très sérieuse, Lydia, je suis toujours sincère. Lucie, tu confirmes que pendant que Enzo et Jen faisaient les 24h00 du Mans avec son fauteuil, nous avons bien discuté de cela ?— Je confirme. Même si nous étions un peu gênées toutes les deux, nous avons été parfaitement synchrones pour aborder le sujet ensemble. A la fin, nous étions encore plus embarrassées du constat : comment te présenter la chose sans te choquer et comment te faire notre proposition ? Pierre nous a bien aidé en fait. Mais ce n’est pas si simple : tu sais que nous souhaitons toutes les deux te séduire. Mais nous nous rendons compte aussi de l’abysse entre nous, notamment social, belle Lyly. Ma chérie m’a dit en avoir discuté avec Jen tout à l’heure, en lui disant à quel point, bien que nous nous adorions tous, nous faisions de drôles d’amis. Par exemple, Jen et moi nous comptons chaque centime que nous dépensons. Alex est un peu plus à l’aise mais sans pouvoir faire n’importe quoi non plus, et ton frère a déjà construit sa vie, si nous avons bien compris. Aucun de nous quatre ne compte lâcher un pouce de terrain. Cela représente toute notre fierté et toutes nos valeurs. Jen veut continuer de galérer et moi aussi, même si c’est très différent. Déjà entre ma chérie et moi, c’est un point d’achoppement. Par exemple, le deuxième jour où j’ai couché dans sa petite chambre, elle voulait m’offrir une robe et des vraies chaussures de femme : mes yeux ont alors lancé des éclairs. — Oui, c’est pourquoi ce soir je suis tellement joyeuse de la voir ainsi. Je suis folle d’elle… Cela lui va tellement bien ! Pour compléter, ton frère, pendant nos longues discussions et pour me donner le change sur ce que je lui confiais sur Hugo à l’époque, m’a parlé de sa sœur adorée qui réussissait tout ce qu’elle entreprenait, et qui allait très bientôt être docteur en médecine. Il nous a aussi parlé de lui aujourd’hui, et nous avons appris avec surprise qu’il avait racheté votre maison de famille de Lyon. C’est certainement un gros choc pour sa princesse, qui a vu le fossé social se creuser un peu plus entre elle et lui. Je la connais ma meilleure amie, elle compte tout par obligation, mais ce n’est pas une profiteuse. Chaque fois qu’elle me demande un ingrédient qui lui manque pour faire sa petite cuisine le soir, je peux être certaine que le lendemain je retrouve à ma porte le double de ce qu’elle m’a emprunté, avec un long mot dans le sac qui me remercie encore. Enfin voilà, nous t’aimons toutes les deux, belle Lydia. Toi, et uniquement toi, ma chérie. Si un jour tu nous trouves dignes d’intérêt, nous ne voulons pas que tu dépenses le moindre argent pour nous. Mis à part cela, sincèrement, notre cœur et notre lit te sont ouverts en grand. Mon ami Enzo m’a suffisamment parlé de toi pour savoir que nous ne le regretterons jamais. Tout ce qu’il m’a dit se vérifie au fur et à mesure ce soir. Tu attires tout ce qui bouge. Nous serions idiotes avec Lucie de ne pas tenter de te draguer. — Je suis émue aux larmes Alex. Moi aussi je crève d’amour pour vous deux. J’y ai fait allusion avec toi quand je jouais à Madame Soleil tout à l’heure, quant à Lucie, un regard il y a six mois a suffi. Même si je me suis réjouis qu’elle ait trouvé entre temps une femme aussi adorable que toi. Oui, je vous aime toutes les deux, et je me fiche de nos situations sociales respectives actuelles. Sauf que je ne suis pas d’accord avec un truc : le refus absolu de ma bonne fortune. Ça, je ne peux pas accepter. Si nous nous aimons, nous trouverons notre équilibre, moi y-compris avec mes limitations physiques. L’amour, c’est le partage. Mon frère a racheté notre maison de Lyon à mes parents pour faire ses études : pourtant ma chambre est toujours prête, et quand j’arrive pour squatter, je sais qu’il va m’accueillir comme une reine. Lui aussi partage, et il sera reçu comme un roi où que je sois. Pas parce que nous avons les moyens. Si nous étions dans la misère, je suis certaine que cela serait exactement pareil, mais juste parce que j’ai le meilleur frère du monde et que nous nous aimons et que nous nous respectons. Alors oui, je veux de votre amour. Oui, je veux vous donner à toutes les deux le mien. Mais je veux des choses équilibrées entre nous. Nous participerons toutes les trois à la hauteur de nos moyens. Et si l’une ne peut absolument rien mettre, nous abandonnons l’idée provisoirement. Et nous ne parlons plus jamais d’argent proprement dit.— Tu as raison. Je n’avais pas vu les choses sous cet angle. Pour moi c’est d’accord ainsi, et cela m’arrange vis-à-vis de Lucie. Ce soir, avec sa belle robe et ses beaux souliers, c’est une vraie princesse des mille-et-une nuits. Je veux les payer à Enzo afin qu’elle ne s’en sépare jamais. Je sais qu’elle va me lancer des éclairs, je sais qu’elle me le fera payer autrement en privé, mais c’est un crève-cœur de me dire que plus jamais je ne la reverrai ainsi. Alors oui, en l’occurrence, ton discours plein de sagesse me réjouit.— Je cède, Alex. Moi aussi son discours m’a touché. Et… je vais pleurer si je dois rendre cette robe et ces chaussures, même si cela collerait avec mes valeurs. Donc si Enzo accepte, nous nous débrouillerons. Corvée de vaisselle toute la semaine pour Alex et je remettrai cette robe quand elle le voudra… Ou quand vous le voudrez si tu es tentée par la place auprès de nous, Lydia. — Pfff quelles bavardes ces trois-là ! Arrêtez de parler de cette robe et de ces chaussures ! Les essayer c’est les adopter. Jen et moi nous refuserons de toute façon de les reprendre et nous ne voulons aucun paiement. Lucie m’a empêché de prendre la raclée de ma vie aujourd’hui, je lui dois bien ça ! Sans ma réaction, elle aurait certainement arrangé la situation sans se salir. Alors stop sur ce sujet. Et toi, petite tête de mule adorée, tu as intérêt à garder tout le reste. Je t’aime et je t’adore, et ce n’est pas aussi désintéressé que cela te parait. Je veux te garder toujours, Jen, sans que cela ne détériore ton organisation de vie. C’est donc très équilibré. Je rajoute un truc tout de même. Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud et il y a aussi des choses pratiques à considérer. Lyly, tu es à Lyon jusqu’à quand ?— Toute la semaine, frangin, jusqu’à lundi prochain. Mais tout me dit ce soir que dès que j’aurai soutenu ma thèse, je reviendrai immédiatement pour vivre la chose la plus importante de ma vie avec ces deux belles femmes. — Voilà qui est clair, sœurette, et cela vous impacte toutes les trois. Je vais vous mettre au pied du mur pour sonder immédiatement l’étendue de votre attirance. Ma sœur adore venir à la maison, et pas seulement pour voir son frère chéri. Sa chambre, la grande salle de bain, son immense lit, sa salle de sport et son équipement, tout est conçu pour mon albatros adoré qui se déplace difficilement sur terre. Vous l’aimez ? Alors je suis certain qu’elle vous ouvrira en grand son cœur et son lit. Dans la maison, vous ne remarquerez même pas que ses grandes ailes de sœur idéale l’empêchent de se mouvoir comme tout le monde. Si vous lui demandez de venir dans votre propre lit, je suis certain qu’elle le fera. Même si je n’ai pas fait tilt, chère Lucie, car c’était totalement improbable, elle m’a déjà parlé de toi, comme je lui ai parlé de Jen bien des fois. Mais vous allez lui rogner les ailes en lui demandant des choses où elle sera sans cesse en difficulté. Vous l’aimez ? Prouvez-le, et venez toutes les deux vivre chez moi. Cette grande barraque vide à bien besoin de cela, de cris, de rires, et même de pleurs parfois, en espérant que ce sera de joie. Donc, provisoirement et peut-être définitivement par la suite, installez-vous avec elle. Car c’est le plus raisonnable. Ses grands yeux dorés valent bien cela non ? Et toi, ma Jenny adorée, je t’ai promis qu’où tu serais, je serais aussi. Je suis certain que je serai le plus heureux des hommes dans ta chambre d’étudiante. J’en rêve depuis si longtemps ! Mais pas cette semaine, je t’en supplie. Je t’implore de rester avec moi et tes amies, si elles le veulent, dans mon lieu de résidence. Promis, la semaine suivante je ferai la cuisine et le ménage tous les jours chez toi si c’est ton souhait, mais cette semaine, ne me mets pas dans la situation où je devrais choisir entre toi et ma sœur. Je sais qu’elle me convaincra de te suivre, car Lyly a le cœur de la même couleur que ses yeux, mais ce serait cruel. Je ne veux plus jamais te quitter, Jen, mais je voudrais que nous restions tous les cinq ensemble.Nous pleurons toutes les trois après les paroles de Enzo. Et c’est moi qui réagis la première :— La présence de ta sœur change tout, mon chéri. Je serais la pire des salopes de t’imposer de choisir. Evidemment que je te comprends, et évidemment que j’accepte ton invitation, d’autant plus que j’adore ta sœur et que je ne veux pas plus être séparée d’elle que de toi. C’est elle qui te rend aussi bon et parfait, pour moi c’est une évidence. Je n’ai rien d’autre à ajouter.— Je pense qu’avec Lucie, tout est clair également et tu as bien fait de nous parler franchement Enzo. Nous adorons déjà Lydia, et si elle veut bien de nous, si elle promet de ne pas stresser si nous débarquons dans l’intimité de son chez elle, si elle se rend compte que nous ne sommes pas forcément faciles à vivre, moi avec mes cours et Lucie en tant que patronne d’une boite dans laquelle elle met toute son énergie, alors elle ne dormira plus jamais seule. Voire, elle risque de beaucoup moins dormir à l’avenir. Nous nous dévorerons toutes les nuits. Désolée, Enzo, mais nous n’épargnerons pas ses ailes non plus. Chérie, tu es d’accord ?— Entièrement, Alex, plus question qu’elle se cache dans les aéroports ! Une salle de sport en plus ? Méfie-toi Lydia : dès que j’ai un pied dans une telle salle, je me transforme en général en chef. Tu n’as pas fini d’en baver, superbe cendrillon aux boucles et aux yeux dorés. Nous comptons sur ta sincérité, si un jour tu te lasses de nous, pour nous demander de partir. — Moi, j’ai vraiment le meilleur frère du monde. Et vous deux, évidemment que je vous veux toutes les deux, et j’espère bien que nos nuits seront merveilleuses. Me lasser ? Cela me semble totalement impossible. De plus, je suis toujours sincère. Maintenant… je ne veux pas faire ma chiante, mais je pourrais avoir une petite avance ? Un baiser de vous deux s’impose…C’est pendant qu’elles sont toutes les trois enlacées sur la banquette, alors qu’elles s’embrassent à pleines bouches et que nous sourions bêtement avec Enzo devant ce merveilleux spectacle, que Pierre revient avec un grand plateau et six coupes de champagne !— Désolé, vous n’étiez pas très discrets, vous cinq. Je n’ai pas pu m’empêcher d’entendre. Enzo, tu es un prince. Si tu savais comme j’ai adoré ton discours ! Tout cela se fête, et vous allez trinquer avec le patron. Vous trois, les baisers sont encore meilleurs au champagne ! Et moi aussi je dois rajouter mon grain de sel : Lydia, cela ne change rien à nos danses ce soir ! Tes chéries arrivent trop tard. Et puis c’est la fête : Trois clients que j’ai mis à la porte il y a une semaine voulaient me faire un procès ! Cet après-midi, d’après un de mes habitués, ils se sont faits rossés au parc voisin, et ce soir, j’ai reçu un mail : ils renoncent à toutes poursuites à mon encontre. D’après l’avocat, ils seront très heureux si je n’ébruite pas trop cette affaire…— Vraiment, Pierre ? Ce serait assez incroyable mais est-ce que l’un d’eux ressemblait à cela ? Lucie lui montre une carte d’identité que je reconnais immédiatement.— Comment c’est possible ? Oui, le plus vaniteux et agressif ressemblait bien à cela. Son père est un politicien et lui pense que le monde est à ses pieds. Ils s’en prenaient aux autres clients. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui se sont chargés de les raccompagner fermement à la porte, même si j’ai donné ma bénédiction. — Assieds-toi avec nous, Pierre, et trinquons pendant que nous te faisons voir une petite vidéo faite avec le téléphone d’Alexandra cet après-midi. Et puis cela fera certainement rire Lydia, à moins qu’après elle ne décide de ne plus m’adresser la parole. Mais promis, c’est ton frère chéri qui a commencé, et je comprends mieux pourquoi ce soir : il avait une raison supplémentaire d’être furieux.Nous sirotons le champagne en mangeant des fraises que Pierre a apportées. Pour moi, cette association est une première et j’adore embrasser mon chéri en même temps. Je vois les yeux du patron et de Lydia s’écarquiller devant la vidéo. Quand celle-ci est terminée, c’est notre hôte qui s’exprime :— Je comprends tout. Je te dois une fière chandelle Lucie. Whaou… Une tigresse qui garde la tête froide ! Je sais d’où vient la carte d’identité maintenant. Tu as vraiment les moyens de faire des vérifications ? Quand vous êtes entrées ce soir, je me suis demandé qui étaient les deux superbes femmes qui accompagnaient ma Lydia adorée, et elle n’aurait pas pu mieux tomber. Merci. Jamais je n’oublierai.— Oui, j’ai les moyens de vérifier, je ne raconte jamais de sornettes. Cela fait même un peu partie de mon job ce type de recherche. Demain, à la première heure, je saurai tous les écarts importants qu’a commis ce petit morveux, et s’il n’en était pas à son coup d’essai avec toi et avec nous, il va avoir les pires emmerdements possibles. Je peux te l’assurer. Mais ne gâchons pas cette belle soirée avec cela. Du même coup, Pierre, tu sais pourquoi je suis en robe ce soir… c’est une robe à Jennifer.— Il faut me la vendre ! Je veux absolument l’offrir à celle qui a fait voler deux hommes. Cette plainte me minait ! En plus, juste le soir où ma vidéosurveillance était en panne, une vraie galère.— Ce n’est pas bientôt fini ? Visiblement, tu n’as pas suivi toute la conversation. Cette robe est déjà à elle. Tu as bien entendu, sans elle je me retrouvais avec trois types sur le dos, et je ne suis pas certain que j’aurais fait le poids, je suis même persuadé du contraire. Ce que je sais dorénavant, c’est que le pire qui pourrait m’arriver à l’avenir serait de me fâcher avec Lucie, car là, c’est certain, je prendrais la raclée de ma vie. Donc on ne parle plus de robe et de bagarre maintenant. C’est vrai qu’en pensant à mon adorable sœur, mon sang n’a fait qu’un tour quand j’ai entendu ce crétin. Je l’imaginais aux prises avec un tel individu et j’étais complètement en rage : rien de pire que de ne pas avoir les idées claires quand on se bat. Heureusement que Lucie était là. — Oui, heureusement. Je remporte les verres vides et le repas arrive. Je le vois repartir en sautillant de joie, guilleret comme jamais. Je pense qu’hier, il a vraiment dû m’apprécier pour être aussi sympa avec moi alors qu’il avait tous ces ennuis. Le repas est un régal. Juste après le café, je m’éclipse discrètement aux toilettes alors que nos trois princesses s’embrassent toujours. Et ne le dites à personne, je vais squatter les toilettes pour personnes à mobilité réduite. Mais j’ai vérifié que Lyly était bien occupée, visiblement les trois filles rattrapent le temps perdu ! Enzo ne tarde pas à me rejoindre et la boucle de son pantalon ne résiste pas longtemps à mes doigts impatients. Je le lèche et je le suce avec un plaisir immense. Deux jours et je suis déjà accro à son membre. Quand je l’ai en bouche, pour mon plus grand plaisir, mes belles boucles blondes lui servent à nouveau de poignées, et ma gorge n’y résiste pas ! J’adore sentir qu’il a ma vie entre ses mains, je la lui laisse en toute confiance. A un moment, il se retire et me demande si je veux le recevoir dans ma belle croupe :— Non, mon chéri, ce ne serait pas raisonnable. Je suis en chaleur et si tu me prends ainsi je vais tellement crier ma jouissance que tout le restaurant saura que tu me baises. Reste dans ma bouche, mon mâle, et gave moi comme une oie. Je veux sentir ta semence dans mon ventre avec le reste. Savoir que ce merveilleux repas est arrosé avec la liqueur de mon mec.Il s’empresse de reprendre ma gorge en me disant que je suis son adorable petite pute à jamais. Tout cela vient vite à bout de ma résistance, je sens mon petit sexe se cabrer et tremper mon dessous. Deux minutes après, c’est le sien que je sens palpiter et vibrer sous ma langue alors qu’il est au fond de ma gorge et qu’il se vide dans mon œsophage. Bien que je ne puisse pas respirer, je voudrais que ses palpitations ne s’arrêtent jamais. Je sens même sa semence glisser en moi. Impuissante comme je le suis, cela me fait vibrer à nouveau et je jouis une deuxième fois, juste avant qu’il se retire et que je reprenne de l’air à grand bruit. Nous en rions tous les deux.— Tu as pris ton pied, ma chérie ?— Oui, deux fois ! Je suis trempée, mon beau mâle.— Alors ce n’est pas fini pour toi, mon cœur. Attends…Il passe ses mains sous ma jupe, se saisit des bords de ma vaporeuse culotte en dentelle que j’ai heureusement mise par-dessus mes jarretelles. Il me déculotte et présente la patte trempée de ma semence devant ma bouche.— Hop, ma belle, prouve-moi que tu es une bonne ménagère. Aspire tout et avale tout. C’est pour toi que tu le fais, ma petite cochonne. Si tu sors sans tout lécher, tu auras tes jolies cuisses de demoiselle poisseuses toute la soirée. Je m’empresse de lui obéir. Je suce ma petite culotte, j’aspire, j’avale. Je m’arrête juste pour lui dire que j’aime tellement faire cela que je sens que je vais jouir à nouveau.— Alors continue, Jen, et ne te retiens pas, je gère…Je sens qu’il met son autre main en coque sous mon minuscule sexe alors qu’il guide toujours ma petite culotte dans ma bouche. Je sais ce qu’il va faire si je jouis, mais la situation est tellement érotique que je coule à nouveau, directement dans sa main cette fois. Il sort alors ma petite culotte de ma bouche, vérifie mon travail, me félicite, puis m’informe que j’ai bien mérité une récompense tout en me tendant sa paume et en me demandant de laper comme la jolie chienne que je suis en ce moment. Ce mec sait vraiment y faire avec moi ! Je lape en gémissant de contentement, veillant à bien passer ma langue partout, à laisser la main de mon amour propre comme un sou neuf. Quand il voit que j’ai bien travaillé, il m’embrasse passionnément. — Je t’adore. J’espère que je ne te pousse pas trop loin, ma douce chérie. Tu sais qu’un simple « stop » de ta part, et le jeu s’arrête.— Je sais, mon amour, et j’ai toute confiance en toi. Rassure-toi, j’adore. Si tu ne m’ordonnais pas de le faire, j’aurais envie, mais aussi honte. Quand tu me domines, alors que je meurs de plaisir et d’envie, je ne fais que t’obéir et cela enlève aussi la mauvaise partie de mes tourments. J’adore ! et je t’aime à la folie.— Moi aussi je t’aime, Jen. Maintenant, lève tes gambettes que je te remette ta magnifique culotte sur ta belle petite croupe. Elle est plus propre que si tu l’avais passée sous l’eau.— Enzo, tu n’aurais pas une pastille ou une gomme à la menthe ? Si je sors ainsi, Alex ne va pas me manquer. C’est une femme et elle repère l’odeur de la semence masculine à dix mètres. Et ce, même si elle est lesbienne.— Si, j’ai des pastilles à la menthe. Tiens ma puce. Heureusement que tu y penses, rien n’échappe à Lyly non plus. Je t’aime, ma princesse. Vraiment, cette robe te va à merveille, et le reste, ce que tu caches dessous, est absolument délicieux et bandant. Merci de faire tout cela. Tu es vraiment top, ma chérie, ne m’abandonne jamais !— Aucun risque, Enzo. Et demain, j’ai bien l’intention de porter les dessous que tu désires sous mes vêtements. Mon sac de classe, mon pantalon, mon pull et mon t-shirt sont déjà chez toi, je peux donc aller en cours sans repasser à ma chambre. J’y ferais un saut demain après les cours pour récupérer ce qu’il me faut pour une semaine. Je pourrais faire la lessive chez toi ? J’ai honte, mais je n’ai même pas assez de vêtements pour tenir une semaine sans laver. Il est entendu que je ferai aussi ta lessive. — Bécasse ! Evidemment ! Je te montrerai. Je t’aime.— On y retourne ? Je suis présentable ? — Parfait, tu as rectifié ton gloss et tu as ton petit air angélique. Parée, ma chérie. Attends je dois vérifier un truc avant de retourner à table.Il passe dernière moi et caresse mon petit ventre tout plat.— Je sens les litres de sperme que tu as avalé, ma puce. Quand je vais te faire danser, ça va clapoter là-dedans !— Salop ! Pervers ! Je t’adore !Nous retournons en nous tenant par la main à table et nous prenons soin de ne regarder personne dans les yeux et de prendre un air aussi dégagé que possible. De toute façon, les trois sont toujours en train de se bécoter. Et pas que, j’ai l’impression... les mains ne sont pas inactives. Quand soudain Lyly s’arrête et demande à ses chéries :— Vous pouvez m’amener mon fauteuil, mes puces ? Je dois aller faire pipi…— Oui, Lyly, nous t’apportons ton carrosse de princesse. Whaou, tu es vraiment une experte pour te glisser dedans. Tu veux que l’on vienne avec toi ? Tu sais on ne dira jamais non, Alex et moi. Je pense que baisser ta petite culotte doit être bien difficile. (Elle sourit de toutes ses dents en disant cela).Lyly éclate de rire en regardant Lucie :— Non, ma petite puce chérie, on va en garder un peu pour cette nuit, et puis ce sera donnant-donnant, même si j’en meurs d’envie.Puis, passant à ma hauteur, elle déclare en me regardant fixement :— J’espère que les grandes toilettes seront libres pour mon fauteuil… Je ne comprends pas pourquoi elles ont tellement de succès… Tout cela avec un grand sourire et un clin d’œil, alors que je me sens rougir comme une tomate. Enzo n’est pas en reste, ce qui accentue son sourire.— Je vous adore tous les deux. Et, petit frère, Jenny est vraiment une perle, ne la perds surtout pas.— Aucun risque, sale fouineuse. Nous aussi nous t’adorons. Le reste de la soirée est une merveille. Pierre tient sa promesse et danse comme un fou avec Lyly dans ses bras. Je constate deux choses : Les autres hommes ne les regardent pas avec pitié, mais ils regardent Pierre avec envie. La femme qu’il a dans ses bras musclés est d’une beauté absolue. Les deux nouvelles chéries de Lydia épient en dansant chaque geste du patron. Prêtes à lui sauter dessus s’il tente la moindre chose avec leur nouvelle chérie. Mais Pierre les a repérées et est d’une correction absolue. En le regardant, on ne voit qu’une chose… L’immense amour qu’il a pour son amie et qui dure depuis qu’elle est gamine. Une belle rousse assise les regarde aussi… (les explications à ce sujet viendront plus tard…)A 23h30, nous prenons tous congés pour rentrer à la maison. Les trois amoureuses ont beaucoup de petits détails pratiques à régler maintenant qu’elles sont d’accord sur l’essentiel. Pas de 24h00 du Mans, comme à l’aller : elles poussent le fauteuil dans une entente parfaite. Il ne faudrait pas que l’on intervienne je pense, sous peine de voir Lucie nous apprendre à voler !Etrangement, les fameux petits détails pratiques se règlent sans aucun effort. Lyly m’invite à venir avec ses deux chéries découvrir ses quartiers, qui ne sont pas, vous vous en doutez, la chambre rose de l’étage, mais carrément un appartement au rez-de-chaussée. Sa garde-robe est impressionnante. Elle invite aussitôt ses amours à piocher dedans pour choisir ce qu’elles mettront pour aller travailler le lendemain. Tous les styles sont présents, et les deux choisissent tout de suite ce qu’elles porteront. Seule Alex devra rapidement passer dans sa chambre le matin récupérer un livre. Enzo et moi nous lui disons immédiatement que nous l’accompagnerons. Nous avons le premier cours à 10h00 le lundi matin, donc cela ne présente aucune difficulté. Lulu doit être à 7h00 pour la prise de travail de son équipe. Elle doit diriger l’entrainement sportif du matin, mais elle promet à Lyly de rentrer à midi pour déjeuner avec elle, et qu’elles feront du sport ensemble l’après-midi. Elle pourra ensuite faire le travail de gestion de son entreprise depuis son pc portable à la maison. A 17h00, elle doit à nouveau repartir pour affecter les missions de la semaine à ses employés. Si j’ai bien compris, la plupart s’envolent le mardi à la première heure pour effectuer le job de terrain. Lucie, en tant que patronne, reste en contact avec eux et coordonne le tout. Alex lui reparle du site de gestion des entrainements, et lui dit que je suis d’accord pour travailler avec elle afin de lui construire une application sur mesure.— Et moi alors ?— Tu veux aussi participer, Enzo ?— Evidemment ! Où ma chérie est, où elle travaille, moi aussi. Et je ne suis pas si mauvais qu’elle le pensait vendredi soir pour la pratique, non ?— Tu as été époustouflant, mon amour, mais je ne pouvais pas t’engager auprès d’Alexandra sans ton accord. Tu es mon homme dorénavant. Je lui ai même précisé que je ne ferais rien sans ton accord préalable, hein Alex ? Par pitié dis oui, sinon il va me fesser !Alex éclate de rire et confirme mes dires, alors que moi aussi j’ai un sourire jusqu’aux oreilles.— Mince raté, Alex… J’espérais un peu que tu mentes en disant non…Nous éclatons de rires tous les trois.— Ma meilleure amie toute neuve est devenue une fieffée coquine depuis qu’elle a un mec.— Ne t’en fais pas, Alex, j’adore sa superbe croupe. Elle ne perd rien pour attendre, ma puce chérie, même s’il faut que cela fasse un peu vrai quand même, mais je trouverai bien une raison, Jen chérie.C’est Lyly qui nous interrompt :— Il est minuit quinze et ma belle Lucie doit partir à 6h45 d’ici. Alors tout le monde au lit ! Et vous deux, filez dans vos quartiers. Pour nous trois, douche dans l’immense salle de bain, nuisettes et au dodo. Rendez-vous demain pour tout le monde à 6h30 dans la salle à manger, pas question de la laisser seule pour déjeuner. Tu laisses la consigne à Georges, Enzo ?— Oui sœurette. 06h30… Grrr ! Je vais regretter le temps où tu étais célibataire ! Je déconne : tu n’aurais pas pu trouver meilleures personnes que ces deux-là, et il faudra nous discipliner les jours suivants. — Petit frère, c’est sans conteste Lucie qui a les horaires les plus contraignants, c’est elle qui sera le général en chef. Quand elle dira « au lit », pas question de contester.— Parfait. La semaine dernière, nous fonctionnions déjà ainsi Lucie et moi. — Aucun souci, Alexandra : j’ai moi aussi une thèse à fignoler et une soutenance à préparer. Ne croyez surtout pas que je vais rêvasser en votre absence car pas question que je me loupe. Je veux être à temps plein le plus vite possible avec vous.C’est tout en sourires que nous nous souhaitons bonne nuit et que nous fonçons avec Enzo vers la fameuse chambre rose.— Il faudra bien un jour que tu me montres la tienne, mon chéri. — Demain sans faute, ma petite femme, mais ce ne sera plus ma chambre. Cette chambre deviendra notre nid quand nous serons ici. Je suivrai à la lettre les consignes de ma chérie pour l’aménagement et le partage des espaces. Tu sais, j’angoisse mon cœur…— Pourquoi, mon amour ? De devoir dormir toutes les nuits avec moi ?— Idiote ! Non, cela c’est un rêve. J’angoisse pour ma sœur chérie. Tu sais, elle n’est pas aussi expérimentée qu’il y parait. J’espère que leur première nuit à trois se passera bien. C’est la seule chose qui me manque encore pour un bonheur parfait. — Je te comprends, mais je ne sais pas pourquoi ni comment l’expliquer, je suis très confiante. De plus, lorsque tu souhaites un truc, en général, il se réalise… J’en sais quelque chose ! Et tu connais Alex ? C’est vraiment une crème, elle sera le trait d’union entre les deux, j’en suis certaine. Il n’y a pas mieux qu’elle pour résoudre tous les problèmes. Une chance qu’elle soit devenue ton amie à toi aussi car je ne compte plus le nombre de fois où elle a apaisé ma hargne quand j’apprenais que tu étais sorti avec une autre de mes ex pour une nuit. — Tu sais pourquoi maintenant. Tu veux que je t’avoue autre chose, ma chérie ? En te promettant que c’est vrai ?— Quoi, mon cœur ? — Je n’ai fait l’amour à aucune d’entre elles. En fait, le scénario était réglé comme du papier à musique. J’allais chez elles, nous discutions longtemps, et en vain, je dois bien l’avouer. Nous buvions pas mal (cela délie les langues), puis nous allions au lit vers trois heures du mat, crevés. Le matin, j’arrivais à les convaincre qu’il était inutile d’aller plus loin, que j’avais plein de soucis, une sœur qui m’accaparait, des parents qui avaient des dettes, désolé pour les petits mensonges… Bref, je les dégoutais en douceur de continuer, et elles ont toutes fini par se ranger à mes raisons, soulagées même que ce soit terminé.— C’est vrai ?— Promis craché. Tu aurais dû leur demander, Jen. Je dois avoir une réputation déplorable.— J’étais bien trop en hargne et jalouse pour le faire. Et puis même si je suis amie avec elles toutes, tu imagines un ami demander à une ex si elle a fait des choses au lit avec un autre ? aujourd’hui, je sais que cette jalousie inexplicable n’était pas causée par ce que je croyais, mais par le fait qu’elles avaient passé une nuit… avec toi. Même si jamais je ne me le serais avoué. — Demain, ne te prive pas de vérifier, ma puce adorée. La dernière femme avec qui j’ai vraiment couché avant toi date de très longtemps en fait… Tu penses que j’aurais été assez fou pour te laisser faire tout cela avec moi sans préservatif si je n’avais pas la certitude absolue d’être sain ? — Tu sais le pire… Je ne me suis même pas posé la question. Et puisque nous en parlons, je suis absolument certaine d’être saine moi aussi. Aucune relation depuis cinq mois, après ma relation avec Emmanuelle, que tu connais. J’ai fait des tests complets pour toutes les MST il y a deux mois. Pas de VIH et aucune maladie vénérienne.— Je ne m’étais pas posé la question non plus, Jen. Nous sommes vraiment deux inconscients. De toute façon, j’étais trop amoureux de toi pour te poser la moindre question quand tu as décidé de passer à l’action ce matin. Heureusement que nous ne sommes pas chargés de la prévention, nous n’aurions que de mauvais exemples à donner. Maintenant… il n’y a plus qu’un seul risque.— Lequel ?— Que je te mette enceinte ! — Salop. A ce sujet, tu y as réfléchi ?— Non… J’aimerais avoir une famille avec toi, mais il y a toujours l’adoption ou une mère porteuse.— Nous trouverons bien des solutions. Et puis nous devons mieux nous connaître, c’est notre principal défi pour le moment.— Si seulement nous fréquentions des lesbiennes qui veulent, elles aussi, une grande famille, nous pourrions faire du donnant-donnant, mais les lesbiennes, ça craint. Nous éclatons de rire à sa blague. — Vivons le présent, mon chéri, demain est un autre jour. — Oui, maintenant douche et nuisette pour toi, et mon joli pyjama en soie pour moi. Réveil à 6h15. Pas de sottises ce soir, tu as eu ta dose, mon cœur ?— Promis, et puis, de 7h00 à 9h00 demain…— Coquine. J’ai adoré ce que l’on a fait ce soir, même si ma peste de sœur devine tout. J’aime quand tu me dis que tu as envie. J’espère qu’entre deux cours à l’école tu auras parfois des besoins...— Tu veux que je te dise ? J’y ai pensé en te suçant au restaurant et… Cela m’a encore plus mise en chaleur. Si mon pantalon et mon pull ne te dégoutent pas trop, je compte bien te soulager dès que tu en auras envie. Une petite nana, cela sert à ça aussi, même si les féministes me pendraient haut et court si elles m’entendaient. Tu es mon mec tant que tu le souhaiteras, et je ne compte pas du tout adhérer au MLF. Bien au contraire : j’ai adoré ta fessée. Je ne suis certainement pas la princesse dont tu rêvais petit, mais j’ai d’autres avantages. Avec toi, j’aime être obéissante et j’ai tout le temps envie, tout en n’oubliant pas les limites que tu m’as fixées. Mais je relèverai le défi mon amour, une vraie petite salope avec toi en privé et une vraie bosseuse en cours. — Je t’aime. Rendez-vous dans quinze minutes au lit, démaquillée et en nuisette. Il me motive avec une tape sur les fesses. Vingt minutes plus tard, je m’endors toute parfumée et démaquillée contre mon homme. En rêvant… de son sexe qui me pénètre…

Fin du chapitre. J’espère que vous adorez déjà la superbe Lydia ! La suite au prochain épisode. N’oubliez pas de vous exprimer après ce très long chapitre et de mettre des petits "J’aime" si vous avez apprécié. Merci de m’avoir lue.
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