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Un jeune homme à la capitale

Chapitre 10

Solange

Erotique

J’avais maintenant un bon coup de main et comme nous échangions nos places à intervalles réguliers, la fatigue musculaire était raisonnable. Mr Raymond passa nous voir et sembla satisfait par les cadences.


— C’est bien les enfants, nous dit-il. Alors il s’en sort ton apprenti, Arlette.

— Il se débrouille bien, Mr Raymond, on en fera quelque chose si les filles ne le mangent pas.


Nous éclatâmes de rire et Mr Raymond repartit, rassuré.

La matinée s’écoulât ainsi et je fus presque surpris d’entendre la sirène annonçant la pause déjeuner.

Une fois nos gants enlevés, Arlette s’essuya les mains en les frottant sur ses fesses plates, un geste que je trouvais également dépourvu de toute féminité.

Nous nous dirigions vers les vestiaires quand Mr Raymond me fit signe. Je le rejoignis.


— Alors ça s’est bien passé avec Arlette ?

— Très bien.

— Tant mieux. Elle a quelquefois un sale caractère et n’hésite pas à cogner. Ça peut être une vraie teigne. Tu verras, les filles la craignent, car elle sait se faire respecter. Bon, si vous vous entendez bien, vous continuerez ensemble cet après-midi. Bon appétit.

— Bon appétit Mr Raymond, à tout à l’heure.


Je fonçai vers les vestiaires et me changeai en toute hâte. J’avais envie de soleil et de grand air après être resté enfermé dans l’atelier.

...
J’achetai un sandwich et une bière à la première brasserie rencontrée et partais en vadrouille dans le quartier, le nez au vent, admirant ici l’architecture, découvrant, là, de petits commerces qui semblaient directement venus du XIXème siècle.

Je décrivis un large cercle dans les rues autour de l’entreprise puis à 13h 15, j’étais de nouveau dans les vestiaires et quelques instants plus tard, je rejoignais Arlette devant le monstre dont le premier coup de presse correspondit exactement à la sirène de reprise du travail.

Peu de temps après la reprise, la fille rousse au visage lunaire revint avec son chariot.

Nous chargeâmes les paniers de pièces et elle tendit une fiche cartonnée à Arlette qui m’appela.


— Tu vois, ici c’est le nombre total de pièces à faire et ici le nombre de pièces faites. Dans cette troisième colonne ce qu’il nous reste à emboutir.

— Moins les pièces déjà faites et pas encore contrôlées.

— Tu piges vite.


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Nous comptâmes les pièces.


— Au rythme où on va, il y en a encore pour deux heures maxi. Cool, me dit-elle.

— Après, nettoyage et démontage des poinçons. On devrait avoir tout fini avant la débauche...


Elle se tourna vers la fille qui était penchée sur sa fiche dans un effort de concentration qui lui plissait le front.


— Cherche pas à compter, Solange, lui dit-elle.


Elle lui caressa les fesses d’un mouvement assez sensuel et lui mit une tape affectueuse sur la croupe.


— Laisse ça à ceux qui savent...


La dénommée Solange repartit en poussant son chariot tandis que je regardais Arlette, les yeux ronds.


— Bien quoi, je te choque ?

— Ben c’est plutôt que si moi je lui avais caressé les fesses comme tu l’as fait, elle m’aurait retourné une gifle ou aurait fait un scandale.

— Qui ? Solange ? Tu rigoles ! Il n’y a plus nunuche que cette fille. Limite nympho.

— En tout cas, tu as l’air assez intime avec elle.

— Ah ça... Je vais te dire un truc. De toute façon, tu finiras par le savoir, car les autres te le diront : j’aime les filles. C’est comme cela...

— Tu n’as jamais connu de garçons ?


Elle se renfrogna. Immédiatement, je tentais de m’excuser.


— Excuse-moi, cela ne me regarde pas. C’était de la curiosité déplacée. Oublie...


Son front se radoucit :


— Pas de mal. T’es sympa. Ecoute, on en met un coup pour finir et on aura le temps de bavarder pendant le démontage.

— OK on finit les pièces. Je me colle aux manettes, toi au contrôle et on change dans une heure.


Avec ma petite expérience, mes gestes étaient plus surs et les cadences plus soutenus que le matin.

Par contre assez rapidement, la chaleur augmenta amplifiée par la verrière qui servait de toi. Ce n’était pas désagréable au début, mais rapidement, je sentais la sueur couler dans mon dos. Lorsque vint le moment de passer les commandes à Arlette, celle-ci retira sa veste de travail. Elle portait dessous un maillot à mi-chemin entre le débardeur et le tee-shirt qui lui collait à la peau par la sueur. Ses deux bras étaient tatoués jusqu’aux épaules.

Je m’exclamais, plus pour lui faire plaisir que par admiration.


— Superbes tatouages...

— Ah ouais, tu trouves aussi. Ce sont des dragons. J’en ai d’autres, mais moins visibles...


Et là-dessus, sans aucune gêne ou hésitation, elle fit passer son maillot par-dessus sa tête. Puis elle remit sa veste de travail. J’eus le temps d’apercevoir un torse maigre et une poitrine très petite. Des seins de fillette. J’étais estomaqué par son geste.


— Eh bien, toi, tu n’hésites pas.

— Bah, tu as déjà dû voir des seins et des seins, en plus, je n’en ai pas.

— Tu exagères, j’ai vu ce que j’ai vu...

— Et tu n’en es pas mort, rigola-t-elle en se remettant aux commandes de la machine. Tu ferais mieux d’en faire autant, il va faire une chaleur à crever.


Et la machine reprit ses coups de presse.

Tout en contrôlant les perçages, je comptais les pièces et vers 15h 30, je tapais sur son épaule ;


— Arlette, encore cinq pièces et le compte y sera.


Elle hocha la tête et emboutit les cinq dernières pièces.

Le bourdonnement de la machine s’arrêta enfin. Sans le vacarme des coups de presse et le bruit permanent des moteurs de la machine, le bruit ambiant de l’atelier semblait plus acceptable.

Arlette me regarda finir de contrôler les dernières pièces puis nous recomptâmes. Le compte y était.


— Yes, fit-elle en levant la main vers moi.


Je tapais dans sa main levée comme c’était la mode dans les séries télé américaines, entre membres d’un gang.


— Allez, on démonte...


Le démontage consistait à retirer le poinçon et la matrice, de lourdes pièces en acier qui donnaient les formes au carter.

Arlette maîtrisait son affaire et je lui passais les outils. Elle ne disait rien, semblant ruminer quelques idées noires. Puis soudain, elle s’arrêta, alors que nous étions très proches, engagés jusqu’aux épaules dans le tablier de la machine et tourna son visage vers moi. Elle avait vraiment des traits fins et il n’aurait pas fallu grand-chose pour la rendre jolie...


— De toute façon, mon histoire est connue ici, autant que ce soit moi qui te le dise, ça évitera les ragots.


Je la regardais sans comprendre.


— Tu me demandais si j’avais connu des garçons. Eh bien oui : mon père...


Je la regardais les yeux ronds :


— J’avais quinze ans quand ma mère s’est tirée. Marre des coups de son alcoolo de mari... Il ne s’est pas arrêté de boire pour cela. Tous les soirs, il rentrait du travail avec un petit coup dans le nez. Il se mettait devant sa télé avec sa bouteille de whisky et moi je faisais la bouffe et le ménage en plus de mes devoirs. Une fois qu’il avait sa dose, il piquait du nez dans son fauteuil. Ça, c’était dans le meilleur des cas. Parce que dès que j’ai eu 16 ans, il a changé d’attitude... Une fois saoul, quand il n’était pas assommé par le whisky, il allait fermer la porte de la chambre où ma sœur de 4 ans ma cadette faisait ses devoirs puis il venait vers moi avec son ton mielleux de soulard vicieux. « Tu es une vraie petite femme qu’il me disait. » Et c’était parti... Et je n’osais pas crier pour ne pas alerter ma sœur.


La plupart du temps, il se contentait d’une pipe. Mais des fois, il avait d’autres envies. C’est lui qui m’a dépucelée. Et pas en douceur... De toute façon, la douceur était inconnue chez nous et chaque écart se soldait par une raclée.

Elle en parlait d’un ton égal, sans colère, détachée. C’était comme si elle parlait d’une autre.

Je me hasardais


— C’est dégueulasse... je comprends ton attitude vis-à-vis des garçons. Mais tous ne sont pas comme cela... Ça a duré combien de temps ?

— Jusqu’à mes dix-huit ans. Le jour de mon anniversaire, lorsque je suis rentrée du lycée un peu tardivement, car des amis m’avaient offert des gâteaux, à peine la porte d’entrée passée, j’ai entendu ma sœur qui criait. J’ai tout de suite compris. J’ai empoigné la bouteille de whisky qui traînait et je suis entrée dans la chambre. Ma sœur se débattait sur le lit à moitié à poil. J’ai fracassé la bouteille sur la gueule de ce vieux salaud et j’ai appelé les flics. Voilà, tu sais tout. Depuis, moi les mecs...


Au cours de la discussion, nous étions ressortis de la machine et nous tenions face à face. J’étais bouleversé par ses confidences. D’un geste instinctif, je m’approchais et la serrais dans mes bras. Tout d’abord, elle se raidit, mais mon geste était plus amical que sensuel. Une sorte d’accolade fraternelle. Je lui tapais dans le dos tandis qu’elle me dit :


— Mollo mec... Contrôle tes émotions...


Sa réflexion un peu ironique détendit l’atmosphère et je la relâchais en bredouillant :


— Excuse-moi, c’était sans arrière-pensées. Mais ton histoire m’a fait un choc.

— OK te bile pas, dit-elle en me décochant un coup de poing dans l’épaule. Tout ça, c’est du passé. Allez, on finit ?


Lorsque la sirène retentit, les poinçons étaient démontés et la machine prête à en recevoir d’autres pour une nouvelle production. Le poste de travail était impeccable et Mr Raymond nous félicita.


— Bravo les tourtereaux... Je ne pensais pas que ça serait terminé ce soir. J’ai bien envie de vous laisser ensemble demain pour remonter d’autres matrices et commencer de nouvelles pièces.

— Pas de problème Mr Raymond, lui répondit Arlette.

— Mais je ne voudrais pas que ça se termine par un mariage.


Il partit en riant de sa propre blague, me laissant un peu gêné par ses allusions.

Arlette dissipa la gêne :


— Ne te bile pas... Mr Raymond peut tout me dire... C’est sa façon d’exprimer son affection. C’est lui qui m’a fait entrer ici. Ma sœur a été mise en famille d’accueil chez des voisins à lui. Il a connu mon histoire et il m’a trouvé ce job. Ça m’a sorti de la galère. C’est un mec bien...


Nous avions regagné le couloir menant aux vestiaires. La plupart des ouvrières étaient déjà parties et le calme régnait. C’était agréable ce silence après une journée dans le vacarme.

Je regardais Arlette :


— En tout cas, il faudra que tu me montres tes autres tatouages.

— Si tu veux, mais ne te fais pas d’illusions, on regarde, mais on ne touche pas. Ca crache du feu les dragons, ajouta-t-elle en riant.


La porte du vestiaire féminin s’ouvrit et la dénommée Solange apparut entièrement nue. Elle se dirigeait vers les douches. C’était une vraie rousse, comme je pouvais le constater à sa toison fournie. Comme les rousses, elle avait une peau laiteuse. Elle avait une poitrine assez volumineuse, qui tombait un peu avec les bouts de ses seins qui pointaient vers le haut. Elle avançait vers nous, qui étions devant la porte des douches arborant toujours son air un peu ahuri.

Arlette l’interpella :


— Dis donc Solange, tu pourrais mettre une serviette pour cacher tes horreurs.


L’autre la regarda et répondit d’une voix traînante :


— Ben tu m’as déjà vue à poil.


Elle semblait sur une autre planète


— Moi oui, mais pas notre stagiaire.

— Ben, comme ça se sera fait...

— Bon on va faire les présentations : tourne-toi, lui ordonna Arlette avec un clin d’œil dans ma direction.


Docilement, l’autre pivotant lentement sur elle-même présentant à mon regard son derrière charnu et d’une blancheur d’albâtre :


— Mon pote, voici le cul le plus connu de l’usine. Pas aussi beau que celui de Rébecca, mais autant visité. Si tu veux bénéficier d’une visite approfondie, tu n’as qu’à demander, c’est gratuit...


Solange ne semblait pas s’offusquer des paroles d’Arlette qui pourtant venait de la traiter de fille facile et l’exhibait comme une pièce de viande sur l’étal d’un boucher.

Elle ajouta :


— Attends-moi là Solange, je vais me doucher avec toi. Je vais te frotter le dos.


Elle disparut dans le vestiaire des filles, me laissant dans le couloir avec Solange. Celle-ci me regarda d’un air lunaire.


— C’est vrai, il te plaît mon cul ?


Il n’y avait aucune trace d’excitation ou de provocation dans son ton :


— Il est très joli, c’est sûr.

— Tu veux ?


Je n’eus pas le temps de répondre qu’Arlette sortit du vestiaire, vêtue seulement d’un caleçon masculin. Elle se comportait sans aucune gêne, comme un homme. Elle mit une tape sur le derrière de Solange.


— Allez zou, ma poule, à la douche. A demain mon pote, dit-elle en m’envoyant un nouveau clin d’œil.


Elle poussa Solange dans les douches et je me retrouvais seul dans le couloir.

...
Je me dépêchais de me changer, car je me disais que si les filles en sortant me trouvaient de nouveau dans le couloir, elles me prendraient pour un voyeur ou un vicieux.

Le trajet de retour me parut d’autant plus court que je somnolais. Sans que je m’en sois rendu compte sur le moment, la journée avait été harassante et je sentais la fatigue tomber sur mes épaules.

Arrivé à la maison, je trouvais ma tante s’affairant dans la cuisine. Ses horaires variables lui permettaient de gérer son temps à sa guise. Il était 19h et elle cuisinait en écoutant de la musique ; je l’embrassais et lui racontais ma journée de travail en mettant la table, insistant sur le caractère particulier de mon « compagnon » de travail. J’avais tant à dire qu’elle finit par m’interrompre :


— Va te doucher, tu me raconteras la suite à table.


J’obtempérais et sentis que la douche avait eu raison de ma fatigue. Je descendis dans la table à manger pour mettre les pieds sous la table.

Durant le repas, je continuais le récit de ma première vraie journée de travail en tant qu’ouvrier...

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