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Un job d'appoint

Chapitre 37

UNe soirée de soumission (2ème partie)

SM / Fétichisme

J’essaie d’ignorer le regard concupiscent que Julie pose sur moi en regardant droit devant. J’en arrive à perdre la notion du temps. Je sursaute quand j’entends le claquement d’une portière. Alors que je me prépare à descendre, j’en suis empêchée par les chaînes qui me maintiennent les poignets et les chevilles. À côté de moi, Julie termine une nouvelle coupe de champagne en me souriant.



— J’espère que tu t’es bien préparée, me dit-elle avec un sourire lubrique.


— Oui, madame, réponds-je en baissant la tête.



La portière s’ouvre alors. Un courant d’air froid envahit l’habitacle, couvrant ma peau nue de chair de poule : rien ne me protège de cette baisse brutale de température. Thomas s’incline pour inviter Julie à sortir. Celle-ci s’exerce avec grâce. Une fois à l’extérieur, elle demande à son chauffeur de me détacher. Avec la même méticulosité dont il a fait preuve pour me les attacher, il me libère de mes entraves. Discrètement, il me demande si je vais bien.



— Pour le moment, oui, lui murmuré-je en retour.



Il hoche gravement la tête et raccroche la chaîne au collier avant de la confier à Julie. À peine a-t-elle la laisse en main, qu’elle tire fermement dessus pour me faire sortir. Docile, je m’exécute. Lorsque je me redresse, le poids des chaînes sur les pinces m’étire un peu plus les mamelons. La nuit glacée m’accueille à l’extérieur, faisant durcir mes tétons exposés au froid, sous le regard satisfait de Julie.



— Les mains dans le dos, ordonne-t-elle.



Je joins mes mains à la hauteur de mes reins et je sens Thomas relier les deux bracelets entre eux. Je suis définitivement prisonnière volontaire de Julie. Elle tire alors sur la laisse pour m’obliger à la suivre. Le gravier crisse sous mes pieds, manquant de me faire déraper à chaque pas. Le moindre mouvement resserre les pinces, qui me tiraillent un peu plus la chair de mes seins. Les hauts talons ne sont pas indiqués sur ce genre de terrain. À chaque fois que je manque de déraper, Julie exerce une traction ferme sur la laisse qui fait se resserrer le collier. Je lève les yeux vers la maison. Elle ressemble plutôt à un petit manoir. J’ignorais qu’il y en avait dans la région. Mon regard passe de fenêtre en fenêtre et je me demande si quelqu’un se cache derrière ces fenêtres et me voit arriver, entièrement nue, conduite comme une esclave par sa maitresse. Cette idée me gêne autant qu’elle m’excite. Y aura-t-il vraiment que son mari ce soir ou bien ont-ils convié des amis ?



Après avoir traversé une petite cour éclairée, Julie me fait monter trois marches avant d’entrer dans un vestibule. La douce chaleur qui y règne m’apaise après cette brève exposition au froid.


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— Enlève tes chaussures, m’ordonne-t-elle.



Avec les mains attachées dans le dos, retirer mes chaussures à talons tout en gardant l’équilibre relève de l’exploit. Je sens le contact à la fois doux et glacé de la pierre sous mes pieds. Julie tire d’un coup sec sur la chaîne et nous prenons un long couloir.



Mon regard se reporte sur elle. Je n’avais pas fait attention dans la voiture, mais elle porte une robe noire, en cuir, dont l’échancrure du dos arrive en bas de ses reins, très courtes, laissant apparaître une paire de bas en résille, maintenus par des jarretelles noires. Juchée sur des talons d’au moins douze centimètres, elle avance d’une démarche aussi féline qu’excitante. Le bruit de ses talons et le cliquetis de mes chaînes résonnent contre les murs. En bonne soumise que j’incarne ce soir, je garde les yeux baissés au sol. Le couloir me semble interminable, sombre et froid.



Un donjon.



Alors que je me demande où elle me conduit, nous nous arrêtons devant une lourde porte de bois. Elle sort une clef de son décolleté et se penche pour l’insérer dans la serrure. Je vois l’ourlet de sa robe remonter sur le bas de ses fesses. La porte s’ouvre dans un grincement sinistre et Julie tire sur la chaîne pour me faire avancer.



— Bonsoir, mon amour, dit une voix profonde, au milieu de la pièce sombre. Alors la voilà, la petite merveille ?


— Oui, mon cœur, répond Julie. Elle est toute à nous cette nuit.



Sur ces paroles, elle tire sur la chaîne pour me faire avancer au milieu de la pièce. J’entends alors le raclement d’une chaise et le bruit de pas lourds et légèrement trainants sur la pierre. Julie tire sur la chaîne vers le bas, m’indiquant que je dois m’agenouiller. J’obéis, en veillant à écarter les genoux et bomber la poitrine pour présenter mon corps au mari de Julie, Charles.



— Regarde-moi, m’ordonne-t-il d’une voix profonde.



Je relève les yeux et découvre un homme d’une cinquantaine d’années, un plus petit qu’Alexandre, les cheveux grisonnants, un regard gris acier vif, qui me domine. En appui sur sa canne, il me fait penser à l’un de ces gentlemen anglais. Son visage, taillé à la serpe, ne laisse rien transparaître, ni de ses émotions, ni de ses pensées. Son regard se promène sur moi, comme s’il m’évaluait. Je me sens mal à l’aise, comme un objet que l’on expose aux yeux d’un potentiel acquéreur. Il tend alors sa canne vers moi, se servant de son extrémité métallique pour me soulever le menton. Je grimace légèrement sous l’effet de la pression de l’embout métallique sous ma mâchoire. Puis il la fait glisser le long de ma gorge, sur la sangle entre mes seins, encore marqués des griffures de Julie. Sans s’y attarder, le bout de la canne poursuit son trajet le long de mon ventre, qui se contracte par réflexe. Le bout de sa canne contourne mon pubis pour arriver sur mes cuisses écartées. Je me raidis, m’attendant à un coup, mais il se contente de me tapoter doucement la face interne des cuisses.



— Ne t’inquiète pas, dit-il sur un ton rassurant. Julie m’a parlé de tes limites. Je te promets que nous ne les dépasserons pas.


— Merci, monsieur, réponds-je en inclinant la tête.



Disant cela, il fait glisser sa canne jusqu’entre mes lèvres et l’y fait coulisser lentement. Le frottement du bois lisse et verni réveille mes chairs endormies. Ma respiration s’accélère alors que les va-et-vient de la canne entre mes lèvres sont un peu plus appuyés.



— Très bien, lâche-t-il en retirant sa canne. Si j’en crois mon épouse, tu pourras nous donner entière satisfaction.


— Je ferai ce qu’il faut pour contenter monsieur et madame.


— Nous n’en attendons pas moins de toi, dit-il en tournant les talons.



Je le regarde s’éloigner de nous avec une légère boiterie de la jambe gauche et s’installer sur une chaise à haut dossier et accoudoirs, qui tient plus du trône que d’un fauteuil. Je regarde discrètement autour de moi : de lourdes tentures rouges encadrent les fenêtres, les murs sont ornés de grands miroirs. Le plafond est assez haut, en pierres blanches. Des candélabres éparpillés éclairent çà et là la pièce, faisant danser les ombres des différents meubles sur les murs.



Je déglutis péniblement en découvrant ce qui m’attend. Tout le mobilier du BDSM semble être réuni dans cette pièce : croix de Saint André inclinable, un chevalet en cuir, un carcan en métal, un cadre de suspension. Sur le mur, à ma droite, sont accrochés un fouet, une cravache, des sangles en cuir. Le mur de gauche est caché par des étagères couvertes de godemichets de tailles variées, de strapons de différentes tailles et de plugs. Mon ventre se contracte à la fois de peur et d’excitation.



— Donne-nous tes couleurs, m’ordonne Charles.


— Oui… Vert…


— Non ! me coupe-t-il brutalement. N’oublie pas ta place. Ce sera Monsieur et Madame pour t’adresser à nous. Julie, fait lui comprendre cela immédiatement.


— Avec plaisir, dit-elle en tirant sur la chaîne, m’obligeant à me mettre à quatre pattes.



Je pose ma tête entre mes avant-bras. Je sens une punition proche. J’entends Julie s’éloigner pour revenir rapidement, derrière moi. je crie de douleur lorsqu’un violent coup me cingle les fesses.



— Comment dois-tu nous appeler ?


— Monsieur et Madame, réponds-je.


— Et toi, qui es-tu ? demande-t-elle en abattant de nouveau un coup sur mes fesses.


— Votre… soumise…


— Pardon ? lance-t-elle en frappant à nouveau.


— Votre soumise, Madame.


— Brave petite, répond-elle en me caressant les fesses, juste où elle m’a frappée. Tu vas nous obéir ?


— Oui, Madame. Tout ce que vous voudrez.


— Bien, donne-moi les couleurs.


— Vert, tout va bien. Orange, c’est limite, je vous supplie de ralentir, d’être plus doux. Rouge, j’implore un arrêt immédiat. Et violet, j’ai envie que ce soit plus fort.


— Cela te convient-il mon amour ? demande-t-elle alors à son mari en se relevant.


— Parfait. Régale-moi.



Julie m’ordonne de me relever et me tire jusqu’au portique de suspension. Elle retire les pinces japonaises, libérant temporairement mes mamelons de leur morsure. Elle me fait lever les bras et passe la chaîne dans l’anneau au-dessus de ma tête. Elle tire dessus, m’étirant le corps douloureusement avant de fixer le bout de la chaîne derrière.



— Tourne-toi, que Charles puisse t’admirer.



À petits pas, je fais un demi-tour. Julie me fait reculer un peu pour exposer mes fesses au regard de son mari. Elle me claque violemment, en m’ordonnant d’écarter les pieds. Le harnais entravant ma poitrine et l’élongation que je subis rendent ma respiration difficile. Il me faut plusieurs cycles pour m’adapter à ma position et trouver une bonne respiration. Julie se glisse derrière moi. Les mains écartent les fesses pour que son époux puisse admirer mes orifices. Je l’entends qui se lève et qui approche de nous claudiquant. Je n’ose pas tourner la tête lorsque je sens sa main sèche me caresser les fesses.



— J’aime les fesses bien fermes, commente-t-il en me les malaxant avec force.



Ses doigts s’enfoncent dans mes muscles, mais la douleur est supportable. Jusqu’à ce qu’une claque dessus me fasse sursauter. La douleur est aussi cuisante qu’inattendue.



— Ton maître t’a complimentée ! gronde Julie.


— Veuillez me pardonner, maître. Je ne m’attendais pas à un compliment et je vous en remercie, Monsieur.



Il se contente de s’emparer de mes fesses et de les écarter. Ses doigts dessinent le pourtour de mon anus avant de l’ouvrir.



— Elle a l’habitude de la sodomie ?


— Tu sais, elle est passé sous les trois frère Ternay et Alexandre. Je te garantis que ce territoire n’est plus vierge.


— Mais est-il propre ?


— Oui, je m’en suis assurée. Cette petite chienne a une hygiène irréprochable.



Il y a quelques mois, je n’aurais jamais imaginé aimer être traitée comme ça. J’étais devenue une bête, assoiffée de sexe et de soumission. C’était un besoin physique qui me faisait céder aux envies des plus pervers des dominants et des soumis que j’avais rencontrés. Seulement, avec mon soumis, il y a cette chose en plus, les sentiments que nous avons l’un pour l’autre. Car il a compris mes besoins et mes envies toutes aussi perverses que les siennes et s’y plie de bonnes grâces. Nous nous soumettons l’un à l’autre, à tour de rôle.



Deux nouvelles claques s’abattent simultanément sur mes fesses.



— Ne te perds pas dans tes pensées ! m’ordonne Charles. Tu es à nous, ce soir. Rien qu’à nous.


— Pa-pardonnez-moi, Monsieur.


— Ne t’inquiète pas. Obéis sagement et tu seras pardonnée.



Ses doigts me pénètrent soudainement, m’arrachant un cri de plaisir. Ses allers-retours sont rapides. Des bruits mouillés se font maintenant entendre, signe du plaisir qui gagne mes entrailles.



— Tu aimes ça, être fouillée ? demande Charles, avec un sourire.


— Oooh, oui, Monsieur.


— Bien. C’est un plaisir de te voir comme ça.


— Me-merci, Monsieur.



Les doigts de Charles ressortent et viennent masser mon anus, laissant ma vulve palpitante, encore avide de caresses. Ses doigts pressent ma rosette qui se détend encore plus. L’un d’eux me pénètre avec une aisance qui le surprend. Il l’enfonce profondément, entièrement. Mes gémissements reprennent de plus belle. Il le retire et me tapote la fesse.



— Continue, mon amour.



Je l’entends s’éloigner et Julie m’ordonne de me redresser. Pendant que je m’exécute, elle tire un peu plus sur la chaîne pour m’étirer. Mon corps se cambre alors que je suis presque sur la pointe des pieds. Elle se glisse derrière moi et ses mains se lancent à l’assaut de mon corps que je lui livre sans concession. Elle me malaxe les seins, pinçant mes tétons déjà meurtris. La douleur qu’elle y fait naître est si agréable que j’en gémis de plaisir en me tortillant contre elle. L’une de ses mains descend sur mon ventre et agrippe mes lèvres humides, m’arrachant un cri de surprise. Sa langue me lèche la base du cou puis l’oreille tandis que l’un de ses doigts coulisse entre mes lèvres, sur toute leur longueur, pour revenir sur mon clitoris.



— Aaaah… aaah…


— Mais c’est qu’elle aime ça, constate Charles, avec un plaisir non dissimulé.


— Oui. Elle aime être maltraitée, regardée l’être, dit-elle en me pinçant le sein d’une main et le clitoris de l’autre. Quelle est ta couleur ?



Mon corps se cambre sous cette attaque simultanée et en demande encore.



— Violet, Madame, s’il vous plaît.


— Avec plaisir, répond-elle en me pinçant encore plus fort. Puisque tu aimes ça, je vais te proposer autre chose.



Elle me relâche et s’éloigne vers le mur où sont accrochées les sangles. Charles ne me quitte pas du regard, alors que j’halète dans l’attente insoutenable de la suite. Julie revient avec deux sangles de cuir dont elle passe les chaînes dans des poulies au-dessus de moi. Elle glisse l’une des sangles sous ma jambe droite et tire sur la chaîne. Ma jambe se soulève et s’écarte, ma cheville presqu’au-dessus de mon bassin. Elle fixe l’extrémité libre de la chaîne à l’anneau extérieur de la sangle du harnais qui enserre ma cuisse par l’intermédiaire d’un mousqueton. Mes lèvres s’ouvrent, caressées par la fraîcheur de l’air de la pièce. Je tiens difficilement en équilibre sur mon pied gauche. Si Julie a prévu de me suspendre l’autre cuisse, elle semble changer d’avis.



Elle s’agenouille devant moi, écarte un peu plus mes lèvres pour y engouffrer sa langue. Mes gémissements semblent rebondir contre les murs, en un écho obscène. Le sourire pervers de Charles qui nous regarde m’excite et je prie pour que Julie y aille plus fort. Ses dents s’enfoncent dans mes grandes lèvres pour les étirer. Sa langue s’insinue de nouveau en moi. Sa bouche m’aspire avec force, alors que j’ai de plus en plus de mal à maintenir mon équilibre. Ma jambe gauche commence à trembler dangereusement. Si elle me lâche, je vais sévèrement déguster. Je parviens à bouger mes doigts pour agripper la chaîne. Ce sera toujours ça.



Sa langue me lèche avec application, goûtant chaque goutte de mon nectar. Je lève les yeux vers Charles, qui nous regarde, toujours impassible. Julie se redresse en me léchant le ventre et laisse sa bouche s’emparer de mon mamelon, le dévorant comme une affamée. Ses dents le mordillent, l’étirent douloureusement, décharge en moi une onde de plaisir qui m’arrache un nouveau cri, avant de le relâcher.



Elle passe derrière moi, tout en me caressant, en me pinçant les tétons. Ses mains glissent sur mon ventre puis sur mon dos avant de caresser l’intérieur de ma cuisse suspendue. Deux de ses doigts me pénètrent d’un coup, glissant facilement dans mes chairs humides. Je ferme les yeux, gémissant de plus en plus fort alors qu’elle y glisse encore un doigt. Mes chairs étirées envoient des messages douloureux à mon cerveau qui doit se hâter de lâcher une sacrée dose d’endorphine, au point qu’il semble flotter dans mon crâne.



Elle retire ses doigts et les lèche avec gourmandise avant de saisir une nouvelle chaîne. Elle la fixe au harnais de ma cuisse gauche et tire brutalement dessus, m’arrachant un grand cri de surprise lorsque mon pied quitte le sol. Une violente douleur irradie dans mes bras. Me voilà suspendue dans une position des plus abjectes. Je n’ai jamais eu les cuisses aussi écartées. Je sens les muscles de ma vulve se contracter et se relâcher. Avec des gestes d’experte, Julie décale les poulies pour faire basculer mon bassin : Charles dispose d’une vue admirable sur mes chairs trempées de plaisir et mon anus. J’halète, peinant à retrouver mon souffle. Julie glisse une sangle sous ma jambe gauche pour me stabiliser.



Du coin de l’œil, je vois Charles afficher un sourire satisfait et sa main descendre sur son entrejambe. Sa respiration se fait à peine plus sonore, mais je devine chez lui un début d’excitation.



— La vue te plait-elle, mon amour ? demande alors Julie en passant derrière moi et en m’ouvrant encore plus.


— Oh, oui. Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi… ouvert.


— Elle va l’être encore plus.



Me lâchant, elle va chercher de nouveaux accessoires. J’entends alors le doux cliquetis caractéristique du métal. Julie se dresse entre mes cuisses, me montrant deux grosses pinces japonaises. Sans aucune hésitation, elle me les fixe sur les lèvres et les attache aux anneaux internes du harnais qui me sangle les cuisses. Jamais mes lèvres n’ont été aussi étirées. La douleur est sans égal. J’en ai les larmes aux yeux.



— Quelle couleur es-tu ?


— Or-orange, madame.


— On va attendre un peu, alors, dit Julie en me caressant la tête.



Elle glisse un tabouret sous mes fesses. Très vite, j’entends un bruit de goutte qui tombe dans un récipient métallique.



— Hmmm, tu veux savoir ce que ça donne ? demande Charles. Montre-lui, mon cœur.



Julie va chercher un grand miroir sur roulettes et le place devant moi. je suis à la fois horrifiée et excitée par l’image que je renvoie, suspendue, grande ouverte. En baissant les yeux, je vois dans le miroir le reflet d’une bassine en métal, dans laquelle goutte ma liqueur.



— Ton nectar est un aphrodisiaque étonnant, me dit alors Julie. J’en serais presque jalouse.



Elle passe alors derrière moi et me saisit les seins avec beaucoup de délicatesse. Le contraste entre la morsure des pinces et ses caresses est saisissant et suffit à m’apaiser lentement. Je sens mes cuisses se relâcher et la tension sur mes lèvres diminuer. Je pousse un soupir de soulagement, lorsque ses mains redescendent vers mon sexe. Ses doigts caressent mon clitoris. Une vague de frissons déferle sur ma peau.



— Quelle couleur es-tu maintenant ?


— Verte, madame.


— Parfait.



Elle repasse devant moi et s’agenouille de nouveau. Sa langue s’étale sur mes chairs qui lui sont offertes. Elle mordille mes petites lèvres, m’arrachant un glapissement.



— Délicieuse, lâche Julie, vraiment délicieuse.



Mes articulations et mes muscles se sont adaptés à la tension à laquelle ils sont soumis. La douleur est moins intense et elle reste supportable tant le plaisir que m’offre Julie la dépasse largement. Mes gémissements sont de plus en plus forts. J’en veux plus, encore et encore. Mais je n’ose pas demander : c’est elle qui décide. Avec un sourire, elle se lève et va chercher de nouveaux ustensiles sur les étagères.



Lorsqu’elle se tourne vers moi, je lâche un cri d’excitation en voyant le gode qu’elle tient en main. Il est aussi gros que le sexe de Marc, parfaitement nervuré. Elle le caresse amoureusement.



— Je crois que tu vas beaucoup l’aimer.


— Oui, Madame.



Elle s’approche de moi et sans hésiter, me l’enfonce profondément. Je lâche un cri rauque alors qu’il m’étire les chairs déjà martyrisées par les pinces. Il me remplit entièrement. Mes doigts s’agrippent désespérément à la chaîne. Elle entame des va-et-vient profonds et lents. Je gémis de plaisir, oubliant la douleur, oubliant la position obscène, oubliant Charles qui se masturbe devant le spectacle. Il n’y a pas plus que Julie et moi. Julie qui prend plaisir à me torturer et moi à me laisser faire. Mes chairs palpitent, ruissellent au point de remplir progressivement la bassine.



— Violet, Madame, violet !


— Comment ? me demande-t-elle en tirant sur les pinces, m’étirant plus les lèvres, me faisant crier. Tu m’ordonnes quelque chose ?


— Pardon, Madame. Pardonnez-moi, je vous en prie.


— Trop tard. Tu vas apprendre à tenir ta place.



D’un geste brusque, elle retire le gode, m’arrachant une longue plainte de douleur et de frustration. Elle me laisse suspendue, pantelante, dépossédée de l’orgasme qui n’allait pas tarder à me submerger. J’en pleurerais presque. Je regarde Julie tendre le gode à son mari. Aussi surprenant soit-il, Charles s’en saisit et le lèche avec plaisir, dégustant ma liqueur qui le recouvre.



— Bonne cuvée, dit-il avec ironie en rendant le jouet à sa femme. Je la garderais bien pour en faire ma petite vache laitière !



Ils se mettent à rire. Dans mon esprit, je voyais déjà mon corps soumis à tous les sévices, juste pour lui produire ma liqueur de plaisir. Julie revient vers moi et appelle Thomas. Celui-ci devait attendre derrière la porte, car il arrive aussitôt. En silence, il se place derrière moi et me ceinture, tandis que Julie me libère les poignets puis les jambes.



— Comment allez-vous ? me murmure-t-il.


— Pour le moment, ça va.


— N’hésitez pas à…


— Silence, Thomas ! crie Charles. Sinon, vous savez ce qui vous attend !


— Bien, monsieur.



Alors, ainsi, Thomas est leur soumis ?



Toujours soutenue par Thomas, je pose les pieds au sol. J’ai du mal à tenir debout après la suspension. Julie le congédie. Il me relâche. Mes jambes tremblent. Julie raccroche la laisse à mon collier et me force à me mettre à genoux devant elle. Elle fait glisser lentement la fermeture éclair de sa robe dont elle se débarrasse.



Elle me domine de toute sa hauteur, dans son bustier seins nus en cuir et ses bas noirs. Elle rapproche un petit tabouret du bout du pied et l’y pose. Ses lèvres roses, charnues et humides s’offrent à moi.



— Montre à ton Monsieur quelle bonne petite chienne tu es.



Je m’avance un peu plus à genoux entre ses cuisses et laisse ma langue faire son travail. Elle glisse entre ses lèvres pour les ouvrir et s’y enfouir. Son parfum est enivrant. Je me délecte à mon tour de son précieux nectar qui coule maintenant dans ma bouche. J’aspire ses petites lèvres. Elle gémit de plus en plus fort à son tour. Derrière moi, j’entends Charles haleter. Il doit avoir accentué les allers-retours sur son membre. Ma langue s’enfouit profondément dans ses chairs moelleuses avant de redescendre sur son clitoris. Je le caresse délicatement, en dessine les contours avec la pointe de ma langue, avant de redescendre entre ses lèvres. À ce moment-là, elle me saisit la tête pour presser mon visage contre elle. Mon nez s’écrase contre son pubis épilé alors que ma langue est profondément enfoncée. Je la déguste comme je dégusterais un sorbet fruité.



Lâchant un profond gémissement, elle me repousse brutalement. Je lève les yeux vers elle. Elle me renvoie un sourire satisfait, avant de tirer sur la chaîne pour me faire mettre debout. Même si l’excitation ne m’abandonne pas, elle s’est calmée dans mon bas-ventre. J’obéis, toujours docile et la suis jusqu’à un chevalet. Sa tranche est large d’une vingtaine de centimètres et sa base encore bien plus. Julie me détache les mains et m’ordonne de m’y coucher sur le ventre, les bras pendants sur les côtés. Je m’installe sur le chevalet. Mes cuisses, largement écartées, mettent en tension les chaînes reliant mon harnais aux pinces. De nouveau, mes lèvres sont étirées et mon sexe est grand ouvert. Mais la douleur est nettement plus soutenable, voire très agréable. J’essaie de poser ma tête sur le chevalet, mais elle se retrouve dans le vide. Je dois faire un effort pour la garder levée.

 

— Ainsi, tu voulais que j’y aille plus fort, n’est-ce pas ?

 

J’entendis un bruit légèrement soyeux. Je relève la tête et me rends compte que Julie caresse les lanières d’un martinet, avec un sourire carnassier.

 

— Ainsi, reprit-elle, tu en veux plus ? Tu vas en avoir.

 

Alors qu’elle abat le coup de martinet sur moi, une vive douleur se propage sur mon dos, puis deux autres sur mes cuisses et encore deux autres sur mes fesses. Les coups me surprennent par leur rapidité, leur force. Ma peau me brûle. 

 

— Ça t’apprendra à garder ta place, dit-elle.

 

Elle pose ses mains sur mes fesses encore brûlantes des coups de fouets et les écarte avec force. Elle commence à me lécher.  Je relève la tête et gémis de plaisir, alors que sa langue me fouille et que ses mains tirent sur les chaînes pour m’ouvrir encore plus.

 

— Ne veux-tu pas profiter de sa bouche, mon amour ?

— Je ne voudrais pas te gâcher ton plaisir, mon cœur.

— J’insiste. Elle fait des merveilles.

 

Je tourne la tête et vois Charles se lever, le sexe pendant en dehors de son pantalon. S’il avait été en érection quelques secondes plus tôt, il est maintenant ramolli. Il avance en claudiquant jusqu’au chevalet. Julie se redresse en prenant appui sur mes fesses endolories. Je sens alors qu’elle m’enfonce quelque chose de dur. Ce doit être le manche du martinet, car je sens la douceur de la caresse de ses lanières contre mes cuisses.

 

J’halète alors qu’elle pousse le manche du fouet profondément. Mon nectar continue de couler tandis qu’elle lui fait décrire des cercles de plus en plus grands. Mes muscles se contractent, je suis aux bords de l’orgasme. Mon corps se tend. Julie retire brutalement le manche et je sens mon vagin se libérer de la pression qui le mettait sous tension. J’entends le bruit du flot qui frappe les parois de la bassine alors qu’un profond gémissement rauque s’échappe de ma gorge.

 

Charles pose sa main rugueuse sur mon sexe trempé et y fait glisser ses doigts pour les enduire de mon nectar. Il les porte à sa bouche et le déguste comme il dégusterait un bon vin, les yeux fermés. Il semble se délecter du jus épais tout en venant se positionner devant ma tête relevée. J’ouvre la bouche pour l’accueillir. Il saisit ma tête des deux mains pour l’immobiliser. Son sexe est moins long et moins gros que celui de Benoit. Il entre tout entier dans ma bouche sans effort de ma part et attaque des allers-retours rapides et désordonnés. 

 

Ça doit faire longtemps qu’il n’a pas été sucé.

 

Je fais de mon mieux pour le garder dans ma bouche. Lorsqu’il s’arrête pour reprendre son souffle, je le lèche avec application, de la racine au gland, avalant ma salive avec force pour stimuler sa verge qui a tendance à ramollir assez vite. Je joue alors avec mes lèvres et ma langue pour lui redonner de la vigueur et mes efforts portent leurs fruits. Il durcit à nouveau contre mon palais.

 

— Oooh…. Brave petite… Oui… c’est bon...

 

Il sort de ma bouche pour récupérer. Je penche la tête sur le côté pour lui lécher les testicules et les gober, l’un après l’autre. Il gémit de surprise puis de plaisir. Ses mains appuient plus fort sur ma tête pour que je le prenne tout entier.

 

Je sens alors quelque chose de plus gros me pénétrer et j’entends les gémissements de plaisir de Julie. Charles se dégage de ma bouche et se décale sur le côté. J’imagine que Julie me prend avec un gode-ceinture et entendant ses gémissements, il doit s’agir d’un double. Ses mouvements sont rapides et intenses. Elle m’empoigne les fesses avec force enfonçant douloureusement ses ongles dans ma peau et mes muscles déjà soumis à rude épreuve. À côté de moi, Charles se masturbe à nouveau, lentement, en regardant sa femme me prendre.

 

Qu’est-ce qu’il lui plait le plus ? La voir elle, dominatrice ? Me voir moi, entièrement soumise ?

 

Charles pose sa main entre mes fesses et la fait glisser entre ma vulve trempée et mon anus, pour le badigeonner de mon jus.   Il enfonce maintenant un doigt dans mon anus et l’y fait glisser entièrement. Mes cris redoublent, rebondissant contre les murs de pierre lorsqu’un second doigt l’y rejoint. J’ai la sensation d’imploser. Mon bassin se soulève brutalement, mais le gode de Julie reste profondément enfoncé en moi. La pression devient douloureusement jouissive. Ses ongles s’enfoncent encore plus dans mes chairs meurtries. Je lâche un long cri. Elle ne veut pas me libérer tout de suite. Elle veut que je la supplie.

 

— Je vous en prie, Madame, libérez-moi. Je n’en peux plus.

— Pas tout de suite, dit-elle en me pinçant le clitoris.

 

Une nouvelle décharge de douleur envahit mon corps qui se tend, comme au bord de la rupture. Et d’un coup, elle se retire, laissant un flot de liquide jaillir de mes entrailles, remplissant la bassine. Chaque jet m’allège. Mon corps retombe lourdement sur le chevalet. J’en pleure de soulagement, alors que je finis de me vider dans la bassine. Deux fois, j’ai joui deux fois en très peu de temps.

 

Je regarde Julie retirer le gode ceinture avec délectation. Son sourire pervers me fait comprendre qu’elle en est loin d’avoir terminé avec moi. Je ferme les yeux, déjà épuisée.

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