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Un jour de chance en Enfer !

Chapitre 16

Précisions et mise au point !

Voyeur / Exhibition

Je restais assis, encore sous le choc de l’orgasme inattendu mais terriblement efficace que Zéphyr, alias Arwen, venait de me procurer.  



Mon foutre épais s’étendait à mes pieds et sur la table basse, témoignage édifiant et définitif d’une jouissance inédite.  



Je pris peur !



Pour la première fois, depuis que j’avais rencontré cette femme, j’avais peur.  



Peur d’elle et de ses capacités semble-t-il illimitées dans le domaine du plaisir.



Peur de moi-même et des réactions qu’elle était capable de provoquer dans mon cerveau et dans mon corps.



Peur de me rendre compte qu’elle continuait à me mentir. 



Peur, enfin, de réaliser que je ne pourrais jamais me montrer à la hauteur d’une telle experte dans le domaine du sexe.  



Je ne sais pas pourquoi, mais le message que je lui avais envoyé en guise de preuve de mon intelligence et de ma capacité de déduction dans lequel j’écrivais, fier comme un paon, avoir deviné qu’elle cachait un tempérament de feu sous l’image policée d’une enseignante digne et exigeante, me revint en mémoire à cet instant.  



J’eus honte.



Honte de moi.



Honte de ma stupidité et de mon orgueil.



Honte d’avoir tellement sous-estimé cette fille merveilleusement impudique.



Honte de ce qu’elle avait dû penser de moi en lisant les quelques lignes ridicules de ce message dans lesquelles je pensais avoir deviné son âme alors que j’en étais à mille lieues.  



Elle avait dû rire de moi, et avec raison. J’étais ridiculisé, humilié dans mon amour-propre et dans mes certitudes.  



Jamais une femme n’avait réussi à me mener à un tel niveau d’excitation. Pas même ma défunte épouse, pourtant libre de toutes entraves morales, n’arrivait pas à la cheville d’Arwen en termes de provocation et de liberté sexuelle. Et pourtant, je n’en étais plus fier. J’étais totalement grotesque et en perte de sens.  



Une angoisse sourde me prit au corps lorsque je compris que j’étais totalement novice dans le domaine du sexe en comparaison de ma maîtresse attitrée. Elle avait dû bien s’amuser lorsque je lui avais fait part de mon intention de l’intégrer à notre petit groupe dans l’optique de profiter de notre temps et des plaisirs de la vie.   



Arwen avait dû faire l’expérimentation régulière de ces défis à la morale et même aller bien plus loin que le simple échangisme. Elle s’était bien moquée de moi en me faisant croire que... ! La nausée me prenait rien que d’y repenser. Pas une nausée de dégoût mais une nausée de honte.   



Quelles étaient ses limites ? Et en avaient-elles seulement ?



Des visions d’elle offerte à une multitude de queues géantes surgirent dans mon esprit. Je la voyais dévoyée, dévergondée, humiliée, utilisée par une multitude d’hommes qu’elle épuisait les uns après les autres dans un rire de femme supérieure. Je ne pouvais m’empêcher de l’imaginer au milieu d’une foule de femmes tentant de lui faire rendre grâce sans qu’elle ne ressente la moindre fatigue tandis que ses tourmenteuses rendaient les armes chacune à son tour.  


En fait, je compris, à cet instant, que je ne connaissais pas cette femme. Une inconnue venait de s’exhiber sans honte en face de moi et d’un ou plusieurs autres spectateurs pour les amener à l’orgasme virtuel sans la moindre difficulté et sans le moindre tabous. Zéphyr était une experte dans le domaine du plaisir. Et Arwen ? Qui était-elle dans ce cas ? La nausée me reprit et j’assimilais difficilement ces dernières vérités. Tout n’était que mensonges et non-dits, cachotteries et suspicions. Comment pourrai-je, à l’avenir, lui faire confiance si, dès le début de notre relation, rien n’était vrai ?



J’étais toujours assis dans le salon d’Arwen, perdu dans mes réflexions mornes et amplis d’affliction, lorsqu’elle apparut dans l’embrasure de la porte.  



Je ne sais combien de temps mes cogitations durèrent car elle se présenta fraîche et pimpante à mes yeux. Elle avait pris une douche salutaire comme pour se laver des extrémités auxquelles elle s’était livrée et d’une honte pour une exhibition dont je savais pourtant qu’elle n’en ressentait pas les moindres effets si ce n’est celui du plaisir évident qu’elle en avait retiré. Ses cheveux de feu étaient libres et flottaient sur ses épaules. Ses yeux étaient maquillés avec harmonie et elle avait revêtu une petite robe de saison blanche et bleu mettant ses formes en valeur et rehaussant sa poitrine libre de toute entrave. Enfin, elle avait chaussé de petites ballerines noires décorées de strass et de paillettes du plus bel effet.  



Néanmoins, je ne pouvais ignorer le regard qu’elle me lançait, fait d’interrogations et de doutes.  



Je compris parfaitement qu’elle ignorait qu’elle allait être ma réaction tout comme elle ne pouvait savoir le plaisir que j’avais découvert dans mon rôle de voyeur par procuration.  



Jamais de mon existence, je n’avais ressenti une telle félicité, un tel désir, une telle montée du plaisir jusqu’à un orgasme ravageur dont j’étais certain qu’elle mesurait la plénitude, certain qu’elle n’avait pu ignorer mon cri de désespoir et de douleur, parallèle physiologique de l’éjaculation masculine. Et c’était ce qui, paradoxalement à mes précédentes pensées, me rendait morose. Car, si j’avais honte de m’être fait berné comme le premier des puceaux, je n’en avais pas moins ressenti les plaisirs que le corps permet d’atteindre.  



 - Conrad ?



Sa voix était presque éteinte par la crainte et le ressentiment de mon propre sentiment. Elle me fendit le coeur mais je devais, avant de lui répondre, comprendre ce qui m’avait assailli. Le tout sans lui mentir sur le plaisir qu’elle m’avait procuré.



 - Conrad ? Parles-moi, mon amour !



 - C’est indescriptible, Arwen.   



 - Quoi donc ?



 - Ce que tu fais, ce que j’ai vu, ce que tu es, qui tu es, ce que tu m’amènes à faire, à voir, à réaliser et à subir. Tout est indescriptible, Arwen ! Je ne sais pas comment te parler. Dois-je hurler ? Te féliciter ? T’aimer ? Te haïr ? Je ne sais plus où j’en suis !



J’avais mis, dans cette réponse qui n’en était pas une, toute ma frustration, ma colère, mon désir, mon envie mais aussi mes inquiétudes et ma peur. Peur de la voir m’échapper si je ne la suivais pas, peur d’aimer ce qu’elle faisait et par-dessus tout, peur de ce que je ressentais à cette exhibition. 



 - Tu doutes donc de moi ? Me demanda-t-elle alors que je levais les yeux vers elle.



Elle ne m’avait jamais semblé si fragile, si douce et si effrayée.  



Je me levais d’un bond, qui lui fit peur car elle recula d’un pas, pour me précipiter vers elle et la prendre dans mes bras. Le temps des reproches n’était pas encore venu. C’était, pour le moment, celui de la confiance, de l’amitié et enfin de l’amour que je lui portais qui devait éclater.



 - J’ai peur, Arwen ! Simplement peur !



 - Peur ? Mais... ? De quoi ?



 - De toi, pardi !   



 - Moi ?



 - Oui ! Tu ne comprends pas ?



 - Non ! Jamais tu ne devras avoir peur de moi, Conrad ! Je t’aime.   



 - Je le sais, Arwen ! Mais tu me fais découvrir tant de choses te concernant, tu sembles sans limites aucune et sans barrières. C’est effrayant tout en étant grisant. Mais, pour l’instant, c’est la peur qui domine.



 - Je commence à comprendre ton point de vue, Conrad ! Et il me prouve la justesse de mon attitude envers les personnes étrangères à ma famille proche.    



 - Que veux-tu dire ?



 - J’ai envie d’un verre, moi aussi. Tu veux bien me servir un Spritz ? J’adore cet apéritif de Venise.   



 - Si tu veux ! Où puis-je... ?



— Dans le frigo, tu trouveras une bouteille de Prosecco Bottega Gold et de l’Apérol dans l’armoire à côté. Tu sais le faire ?



 - Bien sûr ! Dis-je étonné de cette remarque. J’adore Venise, tu sais ? J’ai découvert cette boisson locale lors de mon dernier voyage avec mon épouse.   



 - Désolé de te rappeler ces souvenirs ! Dit-elle soudain inquiète mais son regard m’indiquait également autre chose. Comme si elle venait de trahir un secret lourd et tentait de se rattraper. 



Encore une fois, je me demandais si je connaissais vraiment la jeune femme en face de moi. Elle avait cette part secrète en elle, part qui m’échappait totalement malgré nos rapprochements récents et la découverte de ses derniers secrets. Cependant, cette remarque sur Venise avait, à nouveau, allumé une petite alerte en moi, comme si elle tentait, de nouveau, de me cacher quelque chose. Je ne relevais pas et je continuais 



 - Ce sont d’excellents souvenirs, Arwen ! Merci de me permettre de les revivre, dis-je sincèrement pour la rassurer. Bon ! Spritz alors ?   



Quelques minutes plus tard, je revenais avec sa boisson favorite et je m’assis pour l’écouter.  



 - Que voulais-tu dire, Arwen ?



 - Comment aurais-tu réagi si je t’avais fait découvrir tout cela lorsque nous avons couché ensemble pour la première fois ? Je suis convaincue que tu aurais dit « Oh, tu es camgirl ? Génial, je kiffe. Je peux regarder et me masturber pendant que tu excites des mecs de l’autre côté de l’écran ? ». Je suis certain que tu aurais adoré, tiens !



Elle venait de prendre un ton directif, tel qu’elle devait l’utiliser en classe, pour me répondre.  



Je ne pus que sourire en la regardant mais je compris aussi la logique de son raisonnement.  



 - Tu veux dire que tu as pris des gants pour me faire entrer, petit à petit, dans ton univers ? C’est bien cela ? Et qu’à présent, tu me fais assez confiance pour me montrer qui tu es vraiment sous le vernis et les ors des attitudes morales et sociétales.



 - Tu as tout compris. Je suis certaine que tu comprends qu’il vaut mieux apprendre certains détails de façon adéquates et en prenant quelques gants. Amener un autre à penser comme soi, c’est toujours une entreprise délicate, Conrad. C’est ce que je tente de faire avec toi, tu m’en veux ?



Comme souvent, j’avais l’impression que cette phrase était bien plus lourde de sens que ce qu’elle voulait me faire croire. Mon malaise grandissait encore un peu mais, sans comprendre encore pourquoi, je ne réagis pas et continuait à parler avec elle. 



 - Je vois !   



 - Tu n’as pas l’air convaincu ?



 - Si ! Je comprends parfaitement, rassure-toi. Mais cela m’amène à me poser une nouvelle question, tu dois t’en douter ?



 - Suis-je au bout de mes révélations ?



 - Exactement ! J’adore lorsque ma petite-amie suis mon raisonnement, dis-je avec un air de macho mexicain.   



Elle rit à ma blague mais reprit sérieusement



 - Je n’ai pas d’autres casseroles, Conrad ! Tu sais tout de moi.



 - Vraiment ?



 - Oui ! Tu penses que je peux aller encore plus loin ? Cela ne te suffit pas ? Me dit-elle en me montrant son ordinateur qui m’avait servi à l’admirer dans ses oeuvres.   



 - Vu comme cela, bien sûr !   



 - Merci !



 - Mais... ? Dis-je en comprenant qu’elle avait encore quelque chose à me dire.



 - Rien ! Le reste ne relève que du traditionnel, si j’ose m’exprimer ainsi.   



 - Du traditionnel ? Tu peux développer ? Parce qu’avec toi, je voudrais savoir ce qu’est du traditionnel ?



Une petite alarme s’alluma alors dans mon esprit. Il y avait un truc qui clochait de mon point de vue. Comment une femme qui s’adonne à l’exhibition sur internet pour satisfaire ses besoins sexuels, peut-elle se contenter de "traditionnel" ? Surtout après l’avoir découverte dans ses oeuvres au milieu de mon petit groupe d’amis. 



Non, décidément, je n’étais pas convaincu. Mais si elle refusait de m’en parler, c’est que sa confiance en moi, après tout ce qu’elle avait vécu, n’était pas encore totalement atteinte. Toutes ces découvertes, ces pseudos révélations n’arrivaient pas à calmer la tempête qui grondait en moi et n’attendait qu’un coup de vent pour se déclencher. Mais je devais être patient. Tout vient à point à qui sait attendre. Elle m’expliqua alors ce qu’elle voulait dire,



 - Mes sautes d’humeur, mes convictions, mes désirs, ma personnalité au lit ou ailleurs, mes fantasmes, mes désirs, tout ce qui fait le charme de la vie à deux.   



 - Je t’aime Arwen ! Dis-je; décidé à entrer dans son jeu. 



 - Oh !



 - Je t’aime, ma chérie ! Et je me réjouis de découvrir qui tu es vraiment à présent que je sais tout de toi.   



 - Je t’aime, Conrad ! Et toi ? Encore des choses à m’avouer ? Détourna-t-elle alors que je lisais en elle comme un livre ouvert. Son regard n’était pas encore celui d’une femme en confiance totale.



 - Rien que le traditionnel.   



 - Le même que le mien ?



 - Exactement le même.   



 - Alors je me réjouis de découvrir qui tu es vraiment à présent que je sais tout de toi, me dit-elle en me singeant, ce qui devenait une petite manie que nous avions développé l’un envers l’autre sans vraiment nous en rendre compte. Comme un couple.   



Elle but une gorgée de son apéritif et me dit



 - Il est excellent ! Merci mon amour.



 - J’ai rajouté un peu d’eau gazeuse afin de diminuer l’amertume de l’Apérol.   



 - Comme à Venise, donc !



 - Comme à Venise.   



 - Pouvons-nous parler de ce que tu as vu ?



 - Tu y tiens ?



 - Oui !



 - Pourquoi ?



 - Parce que je veux savoir ce que tu penses de moi.   



 - Je ne pense rien, Arwen. Tu m’as avoué que c’était thérapeutique. D’ailleurs, même tes parents l’ont accepté. Qui suis-je pour te faire la morale ?   



 - Mais... ?



 - Mais c’est difficile à avaler.



 - Je m’en doutais.   



 - Ah oui ?



 - Tu sais, tu n’es pas différent de tous les hommes. Vous aimez tellement contrôler, la plupart du temps. Mais vous refusez qu’une femme prenne les commandes.



 - Explique ?   



 - Je ne t’ai pas trompé, Conrad ! Je ne considère pas cela comme un adultère au sens physique du terme. C’est pourquoi j’ai choisi ce moyen pour assouvir mes pulsions récurrentes. Je suis payée, certes, pour m’exhiber. Ce n’est pas de la prostitution. Je ne vends pas mon corps mais l’image de celui-ci. Un peu comme les photos ou les vidéos des mannequins sur les podiums. Rien de plus, si ce n’est que c’est du sexe pour du sexe. C’est un peu comme si j’étais dans une partouze ou une boîte échangiste et que je baisais avec toi. D’autres, en passant, pourraient se rincer l’oeil voire se masturber ou y trouver une forme de satisfaction intellectuelle, peut-être aller jusqu’à nous imiter. Mais ce n’est rien de plus que ce que tu fais avec tes potes autour de ta piscine. J’ai simplement décidé, un jour, de profiter d’un système qui me permet de me canaliser et de vivre pleinement la vie qui est la mienne en prenant, certes, mon plaisir lorsque j’en éprouve le besoin.   



 - Mais tu es payée pour cela !   



C’était une affirmation et non une question.



 - Oui ! Je suis rétribuée en fonction de mes prestations, comme le serait un acteur sur une scène de théâtre ou pour tourner un film.   



 - C’est facile à dire. Et cela ne te pose pas un problème moral ?



 - En quoi ? Je fais d’une pierre deux coups. C’est le remède et la maladie. L’argent que je reçois ne sert qu’à me permettre de financer le remède par la technologie ou le décorum. Rien de plus. J’ai un salaire d’enseignante qui me permet de vivre correctement sans faire de folie. J’y ajoute ce qui me permet de vivre dans un cadre agréable tout en comblant mes besoins physiques.   



 - Mwouai.   



 - Je ne te demande pas ton avis, mon amour ! Tu devras t’y faire.



 - HEIN ?



 - Tu espères certainement que j’abandonne mes activités, peut-être ?



 - Non ! Je t’ai dit que tu étais libre. Mais j’espère que tu pourras t’en passer un jour ?



 - Qui sait ? Mais pour l’instant, et c’est le noeud du problème, j’aime cela.



 - J’ai vu !



Cette petite phrase eut le don de la faire rougir. Elle se remémorait ses gestes et surtout que j’avais été aux premières loges pour l’admirer sans ses oeuvres magistrales.  



 - Je suis assez gênée, Conrad. Mais c’est ce que je suis au fond de moi et tu devais l’apprendre.



 - Tu étais divine, ma chérie.



 - Ah oui ? Demanda-t-elle avec une forme de soulagement dans la voix.



 - Bien sûr ! Qui ne le serait pas avec un tel déploiement de charme, de glamour et d’érotisme ?



 - Tu comprends donc que j’aime cela ?



 - Oui !   



 - Et tu acceptes de rester à mes côtés malgré...mon activité ?



 - Oui !



 - Oh Conrad, je t’aime tellement.   



Elle se leva et se jeta sur moi pour m’embrasser avec une fougue retrouvée. Sa petite jupe se souleva, me révélant son string minimaliste et ses fesses merveilleuses.  



Cette réponse avait fusé. Net et précise sans que j’y réfléchisse vraiment. C’était un cri du coeur et de l’âme. Arwen représentait mon alter-ego, celle avec qui je voulais vivre et vieillir, celle qui avait conquis mon coeur. Rien n’avait d’importance si ce n’est de rester à ses côtés. Je devrais, simplement, apprendre à trouver une forme de contentement dans cette activité, comme elle l’appelait, et de plaisir.  



Le reste de la soirée se passa plus calmement.  



Arwen, surexcitée par ma réponse positive, avait fini par ouvrir mon pantalon et me gratifier d’une fellation baveuse digne du plus grand porno.  



C’était la première fois que j’avais droit à son talent de suceuse de cette façon. Elle y mit tout son art et je jouis, sans fierté, en moins de trois minutes. Ses précédentes fellations étaient restées plus classiques, plus familières. Cette fois, et après l’avoir vu avaler et sucer ce gode monstrueux, elle ne pouvait plus s’en contenter. Aussi, elle me gratifia de tout son savoir-faire. Sa langue tournant autour de mon gland tandis qu’elle montait et descendait le long de mon sexe, tendu comme toujours. Ses mains s’occupant en alternance de ses seins qu’elle avait sortis de leur carcan de tissu et mes testicules qu’elle portait à sa bouche gourmande pour les lécher et les gober lentement et lascivement, faisant monter encore un peu plus la pression que je ressentais avant de me permettre d’éjaculer mon sperme au fond de sa gorge, sans qu’elle n’en perde la moindre once.  



En se relevant, après avoir nettoyé ma queue encore tendue par l’exercice, elle me sourit en me posant une question.



 - Tu es certain de me laisser continuer mon activité ?



 - Je te l’ai dit.   



 - Pourquoi ?



 - Parce que cela t’aide et que cela te permet de vivre correctement.



 - C’est tout ?



 - Oui ? Demandé-je soudain inquiet.



 - Pas parce que cela t’exciterait un peu ?   



Elle posa ses mains sur mes pectoraux mis à nu durant notre échange et passa ses ongles rouges sur ma peau en descendant vers mon nombril.



 - Arwen ?



 - Mmmhh...je suis certaine que tu y as pris une forme de plaisir. Je me trompe ?



 - J’étais surtout ébahi de te découvrir de cette façon, si tu veux vraiment savoir !



 - Petit menteur. Je t’ai entendu grogner de plaisir.



 - Et alors ? Tu es une femme merveilleusement belle et délicieusement excitante quand tu t’y mets.   



 - Mais tu as joui, petit cochon. Je le sais.



 - Comment ?



 - Ton foutre était bien moins épais et en bien moins grande quantité que d’habitude dans ma bouche lorsque tu viens d’éjaculer.



 - Démon !   



 - Alors ?



 - J’ai adoré, Arwen ! Tu m’as fait jouir sans que je ne touche mon sexe, si tu veux tout savoir.   



 - Oooh...Tu as été excité à ce point ?



 - Eh oui ! Dis-je en ouvrant les bras comme pour me dédouaner d’une faiblesse passagère.   



 - Alors il faudra que je puisse voir cela de moi-même.



 - HEIN ?



 - Je vais te refaire la scène un de ces jours. Je veux te voir jouir sans te toucher.   



 - ARWEN ! Hurlé-je de dépit.



 - QUOI ? Je n’ai pas le droit de voir mon amoureux jouir à cause de moi ?   



 - Si ! Mais c’est gênant.



 - Mais non, idiot ! C’est la preuve que je suis douée et que je t’excite un petit peu.   



Nous partîmes dans un fou rire qui termina de détendre l’atmosphère.  



Bien sûr qu’elle était douée et elle le savait. Tout comme elle était certaine qu’elle était bien évidemment capable de m’exciter en paroles ou en actes.   



Mais comme elle l’avait dit, il me restait le traditionnel à découvrir.



Cependant, ma petite alarme personnelle clignotant de tous ses feux. J’avais l’impression qu’elle venait de lâcher une bombe surtout dans le but que je n’aille pas fouiller plus loin. Typique en psychologie. La révélation  surprend tellement son ne pense pas à aller plus au fond des révélations. Erreur qui m’aurait évité bien des tourments et des cogitations infernales. Ce que l’avenir allait me prouver. 



Et il n’allait pas être triste ! 



Le lendemain, Arwen me téléphona pour m’annoncer qu’elle était obligée de rentrer en Bretagne, ses parents souhaitant la revoir.  



J’étais un peu triste de la voir partir mais je ne pouvais que comprendre ses motivations.  



Elle m’avait laissé, la veille, son ordinateur avec son accès privilégié à son site internet. La marche à suivre pour se connecter verrouillée sur mon téléphone portable.  



 - Ainsi, tu pourras vérifier que je ne fais pas trop de bêtises, m’avait-elle déclaré en riant.



Nous nous étions séparés tard le soir. Nous avions fait l’amour encore une fois, avec une tendresse et une douceur qui nous étaient, à présent, familières. Puis, lorsque j’avais pris congé, je n’avais pu résister à lui demander si elle ferait encore une exhibition après mon départ.  



 - Tu en as envie ?



 - Ce n’est pas la question, Arwen !



 - Oui ! J’ai un créneau dans trente minutes et je sais que je vais le prendre.   



 - Tu n’es pas rassasiée avec moi ? Je ne te suffis pas ?   



J’avais osé la question qui me hantait.  



Elle fit, à nouveau ce geste d’une dilection si intense que j’en eus les larmes aux yeux, en posant sa main sur ma joue et en me fixant de ses yeux hypnotiques.



 - Mon amour ! Aucun être humain ne me fait jouir comme tu le fais. Aucune personne au monde ne m’emmène aussi loin dans le plaisir. Mais ce que je fais n’est en rien comparable avec nous. C’est un besoin que je ressens dans mon corps et auquel je dois répondre pour mon bien-être personnel. Je dois assouvir ce besoin par le plaisir sexuel. Ce n’est rien de plus qu’une masturbation comme tu pourrais le faire dans ton lit ou ta douche. 



 - Sauf que tu le fais face à un autre que moi !



 - Ce n’est qu’une forme d’exhibition, mon amour ! Comme je te l’ai dit, ce n’est en rien différent de faire l’amour devant Corinne ou devant Pierre. À cet instant, ce n’est que du sexe pour du sexe, du plaisir pour du plaisir. Sans sentiment aucun et sans communion aucune. Je t’aime, mon amour.   



 - Je t’aime, Arwen ! J’ai peur, c’est tout.   



 - Regarde-moi encore, ce soir ! Mes yeux ne seront que pour toi.   



 - Je ne sais pas ! Peut-être !



J’avais conclu sur cette note pessimiste. Et, effectivement, je n’avais pas regardé sa prestation. Je n’en avais pas trouvé le courage ni l’envie. C’était son jardin secret et je n’avais pas à en forcer la porte, même si elle m’avait fourni une clé.  



Aussi, j’étais un peu désespéré par un départ inopiné. Et si je le comprenais, une petite partie de moi trouvait cela un peu bizarre. Après tout, un retour chez ses parents se prévoit un peu à l’avance.  



Cette pensée, bien amère, ne me quitta plus de la journée.  



Arwen était-elle, encore, en train de me manipuler tandis que, béatement, je lui donnais mon accord pour partir ? Bien que je n’ai rien à lui interdire ou lui accorder.  Cela s’ajoutait à mes interrogations de la veille et cela n’allait pas me permettre de calmer mes craintes la concernant. Tout s’enchaînait un peu trop vite et trop facilement. J’avais passé l’âge de croire aux contes de fées. Même si, je devais l’avouer, Arwen en était une merveilleuse. Cependant, je ne pouvais me retirer de la tête cette idée selon laquelle rien ne se passait normalement depuis que je l’avais rencontrée. Sa vie ne correspondait en rien à celle d’une enseignante et j’en venais à songer que son activité professionnelle n’était qu’un passe-temps par rapport à son autre activité qui lui vampirisait le corps et l’âme et dont j’étais, finalement exclu sauf lorsqu’elle m’en autorisait un accès limité à un regard posé sur elle, sans interactions. Non, décidément, rien n’était normal et, même plus, rien ne fonctionnait ! Ma vie ne pouvait se résumer à son bon vouloir et aux cacahuètes qu’elle me laisserait tandis qu’elle prendrait un pied phénoménal en s’exhibant de la sorte. Il restait une inconnue, j’en étais certain. Et j’étais bien décidé à la découvrir.



Tandis qu’elle devait rouler sur l’autoroute devant la ramener chez elle, je me morfondais autour de la piscine, un verre de gin-tonic frais à portée de main en écoutant le chant des oiseaux et l’eau ruisseler entre les piscines. 



Mon téléphone sonna à cet instant et mon ex-beau-père venait aux nouvelles.  



Cet homme, je vous l’ai déjà expliqué, était un être exceptionnel. Il me laissait profiter de la propriété qui avait été son legs à sa fille et dont j’avais hérité par testament à sa demande, mais en plus, il prenait en charge les frais de fonctionnement et d’entretien que je n’aurais jamais pu envisager d’honorer. En mémoire de sa fille pour laquelle il avait eu l’intention de le faire, de toute façon.  



Durant la conversation, il constata que mon humeur et mon état étaient bien meilleurs et il comprit qu’une femme en était responsable. Contre toute attente, il en fut heureux. Heureux au point de me transmettre sa bonne humeur et sa chaleur. Cet homme resterait, à jamais, dans ma vie.  



Nous raccrochâmes en nous promettant de nous voir bientôt, avec son épouse, la mère de ma défunte femme. Un être tout aussi exceptionnelle que son mari et qui m’aimait d’un amour maternel indéniable. 



Durant la conversation, j’avais reçu un message d’Arwen que j’ouvris



[SMS, Arwen]

>Mon chéri, je suis à Poitiers. Tout va bien mais tu me manques. J’aurais dû t’emmener avec moi ! Je t’aime. Pour te faire patienter.  



J’ouvris le second message et je tombais sur une photo d’Arwen qui était penchée en avant, prenant une photo de son décolleté dans lequel ses seins étaient parfaitement visibles, pendants et d’une rondeur affolante.  



Je souris au souvenir de cette peau si tendre dans le creux de ma main.  



Je lui répondis



[SMS, Conrad]

> Vipère, tu me fais bander alors que tu es loin ! Je t’aime.  



Je n’eus plus de nouvelles de sa part puisqu’elle devait avoir repris la route pour l’ultime étape.  



Ce n’est qu’en fin de soirée qu’elle m’appela  



 - Mon amour ? Tu vas bien ?



 - Bonsoir Arwen, oui ! Et toi ?



 - Je suis bien arrivée. Tu me manques.



 - J’ai vu ! Dis-je en riant.



 - Tu as aimé ma petite pensée pour toi ?



 - Tu penses à moi quand tu veux !



 - C’est noté, vilain profiteur ! Dit-elle en riant. Mais j’ai lu que tu en avais profité de ton côté ! Dit-elle tandis que je l’entendais rire discrètement.



 - Je ne vais tout de même pas me gêner pour reluquer une bombasse qui me chauffe à distance.   



 - Bombasse ? Me demanda-t-elle curieuse.



 - Bombasse ! Je vais t’appeler ainsi dorénavant. Tu es une bombe ambulante, Arwen ! Et tu le sais très bien.   



 - Je ne sais si je dois le prendre pour un compliment.



 - C’en est un, pourtant.



 - Alors je le prends ainsi. Bonne soirée, mon amour. Je t’aime. Ta bombasse te fera un dernier bisou avant d’aller se coucher.



 - Bonne soirée, Arwen. Je t’aime aussi.   



Mais la soirée n’était pas encore terminée et le puzzle allait se mettre, enfin, en place. 



Mais le prix qu’il allait me falloir payer pour le terminer dépasserait tout ce que j’avais imaginé et me propulserait dans un monde inconnu, où le plaisir était roi et les moeurs totalement libérés.

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