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Le Journal de Roxane

Chapitre 2

Zoophilie

Chapitre II - Captive


Je suis captive, bien qu’il m’ait donné le choix, mais apparemment je ne l’ai pas vraiment. Çà me fait du bien d’écrire, j’ai l’impression de me retrouver un peu, de ne pas être née juste de ce qui vient de m’arriver. Au premier jour, je me suis juré de m’enfuir et d’écrire mon nom quelque part si l’occasion m’en était donnée, donc ici. C’est un journal de route de boy scout dont j’ai gardé les premières pages, encore écrites par son encre de gamin et ça me réchauffe le cœur de me rappeler que j’ai été normale, humaine. Alors je tiens ma promesse, je m’appelle Roxane Loubaix, je suis née à Paris le 7 janvier 1984 et rien ne me destinait à vivre ce qui m’arrive, à part mon goût pour l’aventure peut-être. Et comme j’ai juré de m’échapper alors je le fais ici, parce que je ne veux finalement pas faire autrement.


1er jour : Chloé, tu es ma sœur de sang, pardonne moi si je t’ai laissée, je n’ai pas eu le choix au départ. Je t’ai laissée pour trouver un abri pour passer la nuit en attendant que ta cheville foulée aille mieux, mais en suivant le petit torrent, je me suis trouvée sur un plateau de pillow lavas, et c’est là qu’il m’a enlevée. Laisse moi te raconter çà comme une histoire, çà m’a l’air tellement barré !

À ce moment, j’étais tellement concentrée dans ma recherche d’une cavité pour s’abriter du froid et de la pluie que je n’ai pas entendu le souffle d’air qui aurait dû venir de ses ailes, je supposais ensuite qu’il avait dû avoir une certaine expérience des situations où son vol devait être parfaitement silencieux. Je me suis sentie littéralement arrachée du sol, il m’a prise par la ceinture, il sait exactement ce que nous sommes, jusqu’à ce genre de détails comme les points de faiblesse de nos vêtements, cela fait des siècles qu’il est là et nous observe. J’ai été terrorisée par cette violence, j’ai perdu toutes mes affaires, mon sac, mes vêtements de rechange et mes petites rations de nourriture, j’ai tout vu devenir minuscule tout comme les buissons puis les arbres autour. Je me suis sentie glisser vers l’avant deux fois, j’ai pensé que mes jeans me laisseraient glisser et chuter dans le vide, mais à chaque fois, il a suspendu son vol et donné de l’encolure pour me rattraper et me remettre en équilibre. Quand il reprend de la vitesse, c’est pire que tout, un vrai rush avec le vent à faire couler les larmes des yeux ! Ça va super vite et j’ai le cœur sur le point de lâcher. Je ne sais pas combien de temps le vol a duré mais ça m’a paru interminable, et quand il m’a posée, j’avais des fourmis dans les jambes. Il ne m’a pas laissé tomber, mais vraiment posée… il m’a poussé du museau et soufflé contre moi, puis il s’est éloigné de deux pas, et est resté immobile. J’ai su qu’il m’observait, et il semble que ce soit quand j’y ai pensé qu’il a repris son envol. J’en ai profité pour explorer l’endroit.

Il a un nid de pierres et se nourrit de fruits, de feuilles, de fleurs aux alentours, et franchement je doute que quiconque ait déjà pu accéder à ce plateau à flanc de falaise à plus de quatre cents mètres au-dessus du fond de la vallée. J’ai vraiment été rassurée en voyant les brins de fourrage et en sentant l’odeur des débris de fruits. En le voyant aussi, car j’ai d’abord pensé à un aigle immense ou un condor, mais ce n’est pas ça. Pégase existe ! Mais il est noir, c’est exactement un frison, entièrement noir de jais, et celui-ci est un étalon, peut-être huit mètres d’envergure quand il déploie ses ailes, il est… magnifique avec sa longue crinière ondulée, je dois le dire. Au moment où j’écris çà, je le connais autant que ce que tu vas découvrir dans la suite de ce que j’ai vécu, mais le premier jour j’étais terrorisée, je ne savais pas pourquoi il m’avait enlevée et j’ai eu peur qu’il ne me tue juste dans un accès de furie ou je ne sais quoi. Je me suis endormie sur un peu de fourrage d’herbes sèches sur la pierre. De là-haut, j’ai le vertige. J’ai très mal dormi et rêvé plusieurs fois que je tombais, mais qu’il me rattrapait. Toujours pour me ramener là-haut chez lui.


2ème jour : Dans ma tête, les idées sont confuses, je me suis réveillée seule, il était parti, mais ma seule envie est de décamper. Je n’ai aucune idée de comment, et ce qui m’a frappée dès que je me suis levée, c’est ces fruits frais qu’il a accumulés pendant que je dormais. Il y a des pommes, des oranges, des fraises sauvages (qu’il a un peu ruinées ! mdr), et des baies que je ne connais pas. Les chevaux ne font pas de réserves de nourriture, mais cette créature n’en est pas vraiment un, pas vrai ? Alors qui sait ? Toujours est-il que j’ai vraiment faim, alors j’ai commencé par ce qui était le plus en quantité, les fraises. J’ai pris une orange et le jus m’a désaltérée, mais je ne tiendrai pas longtemps à boire des fruits et ne pas avoir d’eau.

J’ai cherché une voie d’accès pour m’enfuir, mais le nid n’est accessible que par les airs, alors je guette les avions, et je reste allongée au bord du plateau, pour regarder vers le fond de la vallée. Si je vois des randonneurs, je crierai pour qu’on m’envoie de l’aide. Mais il n’y a rien eu du tout. On a dû faire beaucoup de distance pendant le vol, et là où nous sommes, c’est désert. Je ne sais pas encore pourquoi.


9ème jour : Il parle. Ses mots sont les miens, il les prend pour les utiliser et c’est avec sa «voix» qu’ils résonnent dans ma tête. Il lit aussi mes pensées et savait depuis le début que je voulais m’enfuir. Il m’apporte des fruits tous les jours et a fait un deal avec moi. Il dit qu’il ne peut pas me laisser repartir et qu’il ne veut pas être de nouveau traqué par les autres «dieux». Il pense que je suis une déesse comme ses créateurs, des savants de la Grèce antique apparemment ! Ils ont su donner naissance à ces créatures à partir du sang des aigles, des chevaux et des esclaves pour en faire des guerriers serviles, mais la race s’est éteinte. Il dit en être le dernier représentant et a hérité de l’immortalité et de la fécondité avant de s’enfuir et être traqué. Tous les autres seraient morts. Ça fait des siècles qu’il vit caché dans les montagnes. Il a dit être prêt à me tuer si je m’enfuyais mais je n’en crois rien, il est au petits soins pour moi et anticipe tous mes besoins. Il m’a emmené hier boire au torrent et la terre devient petite quand je suis sur son dos. Je préfère ça aux gorgées d’eau qu’il me ramenait de sa bouche les premiers jours, elle est bien plus fraiche ainsi ! Ses lèvres sont douces… incroyablement douces. Il dit apprécier ma compagnie et dit que ça le change tellement d’avoir passé si longtemps seul qu’il est content de devoir me garder éternellement. Je lui ai dit que je ne vivrai pas éternellement et que j’avais des parents, des amis, ma meilleure amie qui devait me croire morte. Je lui ai promis de ne jamais parler de lui, mais il est resté silencieux à chaque fois. Les nuits sont froides et il me répond simplement de ne pas hésiter à dormir au creux de son aile contre lui. Je n’arrive plus à penser à l’avenir à vrai dire, le présent est assez incroyable comme ça, et ce que je vis est fou.


12ème jour : Mes vêtements puent. Il en convient aussi et on s’est envolé vers le torrent une fois de plus pour boire et les laver. Je suis gênée qu’il me voie nue, et c’est une drôle d’impression de demander à un cheval de «ne pas regarder». Sa voix dans ma pensée est douce et je n’arrive pas à en décrire le son ; parfois ma pensée «bégaie» en boucle une chose sur laquelle je veux me concentrer et je le sens s’amuser avec, comme s’il renvoyait la balle et me remettre cette même pensée en tête dès que je suis sur le point de m’en défaire. Il joue avec les images que j’ai dans la tête et les regarde comme un carrousel à diapos, je sais qu’il le fait quand il est presque silencieux et que des fois je retrouve des images dans sa tête à lui. Je commence à lire ses pensées à mon tour et ça semble l’inquiéter. Quand je me suis lavée dans le torrent, j’ai senti qu’il m’imaginait. Il a tenté de cacher la pensée où il me caressait. Ce soir, je le laisserai me caresser… il le sait déjà bien sûr et m’a laissée seule un moment. Il s’est éloigné de moi et c’était un vrai vacarme dans ses pensées, aussi cinglé que ça paraisse, je crois que je lui fais de l’effet !


C’est le soir. Il est revenu au nid avec des vêtements mais aucun ne me va vraiment. Un grand short de mec, une jupe comme je n’en mets jamais, mais elle est à ma taille, deux t-shirts en lycra probablement dérobés à des campeurs et une chemisette aussi démodée que la jupe. À croire qu’il a gardé des choses d’un autre temps. À qui la jupe et la chemisette appartenaient-elles ? J’ai une sorte de tension au cœur à y penser, il serait trop content ou bien effrayé d’être au courant de cette point de jalousie. Je lui dis que j’aime connaître ce qui s’est passé, que ça me passionne. Il ne me crois pas et se met à jouer avec mes pensées pour foutre le bordel dedans ! Je lui ai dit d’arrêter de faire ça et il l’a fait puis m’a fait quelque chose de chaud comme un sourire dans la tête : il a fait se coucher le soleil une deuxième fois ce soir ! Il a bien pris le temps de m’imposer cette pensée comme un rêve, mais je l’ai aimé. Il n’a rien dit ensuite comme cette habituelle invitation à me coucher contre lui sous son aile, mais je l’ai fait. Pour les caresses, j’y ai repensé et il a allongé son cou le long de mon corps pour me frôler de sa joue et de son museau. Ses caresses sont douces et j’ai précédé son désir en me glissant contre lui sans vêtements. Il est resté sans bouger autre chose que son long cou le long des mes bras, et de mes hanches pendant quelques minutes et c’est une avalanche de pensées désordonnées que j’ai lu en lui. J’ai vu le temps d’un flash la jupe de bergère et le haut qui va avec et je suis persuadée que la personne qui les portait n’étais pas moi. Son flux s’est ralenti un temps et elle est réapparue, et il m’a doucement attirée contre son flanc et s’est juste reposé sur moi. Sa tête est si lourde, mais j’aime la sentir sur moi, c’est rassurant et facile de penser qu’il est innocent à l’apparence de son corps. «Ce n’est pas grave, tu me parleras d’elle ? Est-elle morte ? Je n’ai pas voulu penser ça… Je ne veux pas être jalouse, c’est complètement con, et c’est ouf !»

Il a soufflé longuement, un grondement sourd est venu du fond de son torse pendant qu’il m’a baignée de chaleur en renâclant et a pensé à une lune et des moutons dans sa tête. Il a levé la tête pour la reposer plus loin sur les herbes sèches et je me suis serrée contre lui en risquant une main à travers les plumes énormes de son aile pour qu’elle me prenne en sandwich. Il a tressailli à peine lorsque le dos de mon pied à touché les épais replis de chair sombre et veloutée à moitié dissimulés entre l’angle de sa cuisse et son ventre. J’ai laissé mon pied là, l’enfonçant le plus doucement possible entre ses cuisses pour qu’elles le tiennent au chaud, mon tibia serré contre cette masse qui tout d’un coup s’est mise à grossir sensiblement, souple, chaude, s’étendant doucement entre ma jambe et le sol le long de ma cuisse. Garce que je suis, il n’a pu s’endormir qu’après m’avoir dit que la bergère s’était enfuie nue laissant là ses vêtements alors qu’elle était venue s’ébattre avec son amoureux dans les ruisseaux de la vallée un peu avant le début du XXème siècle. Les deux jeunes avaient été reçus dans leur village nus comme des vers et balbutiant qu’ils avaient vu une chimère. Les parents et voisins ulcérés les rossèrent et l’un comme l’autre furent menacés d’asile d’aliénés.

«Reste !»


17ème jour : on s’endort chaque nuit en écoutant les pensées qui finissent par nous entourer au point qu’on ne sait plus à qui elles appartiennent vraiment. Le bruit d’un hélicoptère a résonné dans la vallée et nous a réveillés. J’ai repoussé toutes les traces de notre présence au fond du nid, dans l’ombre de la grotte, rien n’est resté sur le plateau et on a attendu que le bruit s’éloigne. J’ai senti sa crainte pour la première fois comme si c’était la mienne, l’affolement de ses pensées à l’idée que rien n’allait le sauver si jamais lui était capturé. Il regardait nerveusement ses ailes, comptait les plus grandes de ses plumes, celles qui auraient pu trahir son existence si par malheur elles venaient à tomber entre les mains de quelqu’un. J’ai alors compris pourquoi il inspectait souvent le ciel à la recherche d’orages lointains vers lesquels il se ruait au dessus des nuages, de rameaux de grandes plumes à la gueule pour fondre vers le moindre feu de foudre et les y déposer avant de repartir en chandelle vers le ventre noir des nuages et y disparaître. C’était donc ça, sa façon de porter les éclairs de Zeus ? Saisie par la triste poésie de ce que j’étais la seule à savoir, je me suis rapprochée de lui et ai serré son cou entre mes bras, en lui murmurant mon intention de rester, en lui sommant d’oublier ses craintes de me voir échapper à sa surveillance. «Comment t’appelles-tu ?» Sa pensée est restée vide de tout mot, et remplie d’images mouvantes d’épais nuages d’orage qui avaient été son salut depuis la nuit des temps. «Sombre… tu es sombre… on pourrait difficilement mieux trouver, mais tu n’as pas l’air d’aimer les noms, n’est-ce pas ?»


Le matin était redevenu calme hors de la grotte, brûlant sous le soleil alors que la grotte nous gardait dans la fraicheur de sa pénombre. Je caressais pour la première fois cette encolure épaisse et musclée comme s’il s’agissait d’un simple cheval, tout en cherchant encore quelque chose d’humain durant de courtes secondes, ou enfin à la recherche d’une frontière - qui n’existait pas - où le poil luisant couleur de jais cèderait la place aux plumes de ses ailes de volatile géant. Tout ce qu’il avait d’humain était cet intérêt qu’il me portait et l’incroyable intelligence et la sensibilité dont il faisait preuve. Ce n’était pas le prince-dans-le-corps-de-La-Bête que je caressais, mais une créature complètement unique pour laquelle j’avais trop de tendresse désormais pour l’ignorer.

Je passais mon bras le long des muscles tendus de son cou et enroulais l’éventail de mes doigts sous ses joues pleines d’étalon en explorant chaque creux, cherchant les veines sur son chanfrein pour les tracer de mon autre main, dont je reposais enfin la paume sur son museau. Il soufflait tranquillement contre mon poignet et je me rendais compte que j’étais encore nue, un rayon solaire passant au travers d’un rameau de genêts pour zébrer ma peau d’une bande d’arabesques qui se reflétait dans le noir de son œil. Mes lèvres se sont approchées des siennes pour se poser au coin de sa bouche, taquinée par un brin d’herbe sèche piqué dans le rose de ma muqueuse nue de tout cosmétique. «Sombre comme tu es, tu t’ébroues encore ?» j’aimais l’appeler ainsi à ce moment précis, dans cette pensée qui lui parlait pour lui demander de deviner que je le désirais ; et ce dernier mot «désirais» s’amplifia du même sien sorti à l’unisson. Il poussa doucement sa tête au creux de mes reins pour me montrer que son désir à lui était déjà évident. («C’est énorme, je m’en doutais, mais ça m’effraie, Sombre…»)

Il ne réagit qu’en tournant ce long cou flexible vers moi, ses lèvres de velours posées sur ma peau, contre ma poitrine, juste au dessus de l’aisselle, et il me laissa détailler son membre massif qui pendait lourdement sous son ventre. Racine aussi sombre que lui nouée de veines gonflées à éclater, se terminant sur un gland en forme de chapeau de champignon dont le creux au sommet perlait de longs filets fluides de semence qui glissaient droit vers le sol à travers l’air frais, mouillant le rocher en abondance alors que mes deux mains placées de chaque côté de son museau le guidaient vers ma bouche pour l’embrasser comme je l’aurais fait pour l’un de ces garçons clubbers qui m’avaient séduites dans les soirées de fin d’année ou à presque chacun de mes anniversaires depuis le seizième. Je l’embrassais, passant le bout de ma langue entre ses lèvres épaisses et sèches et pourtant si douces, rencontrant sans m’attendre à cette sensation soudaine sa langue à lui, large, humide, sans goût alors que ses commissures étaient pleines des saveurs âcres d’herbes et de fleurs mâchouillées.

Il poussa à son tour cette grosse presqu’ile de chair rose dans ma bouche et j’étais sur le point de défaillir, le cœur soudain sur le carreau, les jambes flageolantes, à la fois écœurée sans préavis, et ma vulve s’ouvrant et se trempant à contre courant de ma raison. Je ne savais plus quoi faire, si je devais tout arrêter, je ne savais comment ; et s’il fallait m’abandonner et tout donner sans concession ? Y avait-il seulement moyen de soulager la pression qui menaçait de nous éparpiller loin de toute retenue en limitant la casse ?

Il murmurait en boucle un «non» qui regrettait la situation mais s’adressait à sa propre tentation qui hurlait «oui» furieusement, les longs crins de sa queue fouettant l’air et son épaisse tige de chair pulsant contre son ventre, dégoulinant au sol. Je marchais contre son épaule, vers sa hanche, frôlant du bout de mon sein ses muscles roulants et sa peau qui tressaillait, et je m’agenouillais, ma main contre son flanc, caressant le relief de ses côtes saillantes à chaque respiration profonde qu’il prenait, de plus en plus rapide et bruyante. Il gronda et racla doucement le sol rocheux de la pointe d’un antérieur, le sabot faisant rouler le sable sous son arête, et se laissa prendre, se laissa empoigner par les doigts qui se sont posés comme des plumes sur sa chair gonflée avant de s’enrouler autour de cette bite longue comme le bras, énorme gourdin de cuir tressé de veines palpitantes au rythme des battements de son cœur. L’odeur en était forte, entêtante comme une sorte d’hydrocarbure, trop intime pour être vraiment saine, j’aurais voulu le laver mais ne le pouvais pas vraiment. Je tenais dans mes mains le poids par endroits légèrement poisseux de ce braquemart de cheval, trouvant sur sa longueur les zones où déjà sa moiteur disparue laissait la place à une peau marbrée de veines mais d’une douceur de soie.

Alors qu’il dansait, titubait d’un pied sur l’autre, incapable à présent de vraiment tenir en place, je découvrais que je ne pouvais pas le branler comme je l’aurais fait à un homme, toute la longueur de son sexe visiblement assez sensible pour lui arracher un soubresaut ou une pensée cinglante comme une étincelle de douleur à chaque toucher un peu trop appuyé du bout même de mes doigts. Ses deux énormes couilles réagissaient aussi à la moindre de mes actions, se contractant jusqu’à se friper sous son ventre dès que je saisissais délicatement sa grosse queue juste à l’arrière de son gland et que j’en enveloppais le milieu, tout autour de cet épais anneau de nerfs, de mon autre main. En vérité je n’en faisais pas la moitié de la circonférence, mais je le sentais pulser nerveusement alors qu’il tournait vers moi un regard fiévreux et presque suppliant. Il me récompensait, à chaque fois que je l’entourais ainsi, d’un abondant écoulement clair et visqueux et ses pensées se troublaient, devenaient insaisissables et redevenaient plus claires, de plus en plus précises. Il m’imaginait de façon de plus en plus évidente en train de le sucer.

Je ne sentais qu’à peine les aspérités du sol dur me marquer les genoux, alors que je caressais son ventre en pensant qu’il devait me laisser une trêve. Je lui disais qu’il devait penser à autre chose, j’ai pensé à des fleurs pour lui, des paysages à parcourir ou à survoler, son coucher de soleil dont il m’avait fait cadeau, n’importe quoi pour calmer l’excitation qui le faisait couler comme une fontaine ouverte et me décourageait d’approcher mes lèvres de sa tête. Il s’apaisa, et je revoyais ce coucher de soleil passer et repasser en boucle quand mes lèvres se sont refermées sur le bout de sa queue, les yeux fermés, je continuais de voir ce soleil qui s’effondrait sur la terre, la terre se changer en océan, l’océan s’empourprer, et le soleil s’agrandir, devenir envahissant, se tisser de fresque changeantes et se couler sous l’horizon soudainement devenu lourd comme du plomb alors que l’engin pesant que je tenais contre ma bouche, entre mes mains se gorgeait d’encore plus de poids.

Ses bourses se rétractaient de plus en plus, sans fin, à ne plus laisser que des rides de peau vide entre ses postérieurs, et je sentais s’élargir, s’aplatir contre mon nez et mon menton l’énorme gland qui prenait une allure de champignon vénéneux, me remplissait le nez de son odeur de foin humide. Et cette humidité qui avait coulé de lui durant ces dernières minutes avait un goût saumâtre si semblable à celui des garçons que j’avais intimement connus.

Son soleil couchant se divisa en des dizaines, et des milliers lorsque je sentis une vague se précipiter dans ma bouche et bousculer ma langue. Ce jet n’en finissait plus, et lorsque cette corde de sperme eut fini de se dérouler dans ma bouche au point d’éclabousser mes seins, une autre encore plus épaisse déferla et dans ses pensées, j’avais remplacé les mille soleils couchant. Émue comme la plus conne des adolescentes amoureuses, j’avalais dans la précipitation la semence à grandes gorgées bruyantes cette explosion d’un équidé ailé dans ma bouche et toutes les suivantes, six ? sept ? sûrement pas plus, mais tellement abondantes que je n’en sentais même pas encore le goût. Le hennissement sourd qui avait annoncé sa reddition était devenu aigu et assourdissant quand les jambes écartées il s’était d’un coup abandonné dans ma bouche.

Je l’ai senti s’assouplir, devenir de plus en plus lourd entre mes mains, alors que le goût d’amandes amères et salées se précisait sur ma langue et mon palais et qu’il chancelait sur ses jambes, à la limite de perdre l’équilibre, lui si majestueux et fier tout à coup devenu si fragile et vulnérable. Ma chatte était là à supplier qu’on l’achève alors qu’on ne l’avait même pas entamée, et agenouillée comme je l’étais, tournée vers l’intimité disproportionnée de mon amant contre-nature, j’étais soudain électrisée quand, le cou arqué contre le sol et tendu vers moi, il allongea sa longue langue dans le sillon de ma vulve déjà trempée. Fermement campé sur ses quatre jambes, il en écartait les lèvres, m’effeuillait, goûtait chaque centimètre qu’il léchait comme si ç’avait été une fleur qu’il n’osait pas croquer cette fois-ci. Il l’imaginait ainsi, me poussant le sexe du bout de son museau qui paraissait plus frais comparé à l’enfer qui brûlait mon entrejambes. Je le désirais et ne croyais pas à un syndrome de Stockholm tant ce désir était devenu total en quelques minutes qui s’allongeaient comme des années. Je commençais à aimer son odeur, à en être amoureuse et à souhaiter ne jamais avoir à me passer de sa présence.

Il ouvrit sa bouche au point de tenir tout mon sexe entre ses lèvres, de mon mont de vénus à bien plus haut, et ses dents lisses vinrent se presser contre mon clitoris qui s’effaça un instant à ce contact inhabituel, m’envoyant une décharge qui fit trembler mes jambes. J’eus le temps de voir ce qu’il venait d’imaginer à peine une seconde avant de le ressentir. Il voulait me sentir complètement, jauger la femelle que j’étais devenue pour son corps, tout en voulant se fondre avec moi malgré sa crainte d’aller au-delà de ce que je pourrais physiquement supporter. «Je t’aime» est la seule protestation que mon cœur a laissé s’échapper un peu malgré moi, comme pour lui signifier qu’il n’avait pas le choix maintenant. J’avais envie de cette union, et il devrait trouver une solution pour que j’en souffre le moins possible, que j’y survive si possible, mais que tout en moi venait de décider que quoi qu’il arrive, je me donnais à lui sans concession.

Il enfonça sa langue en moi, l’allongea démesurément et je la sentais m’écarter, s’élargir maladroitement à mesure qu’il l’étendait dans mon vagin. J’en sentais le poids envahir mon ventre, je la sentais se recourber pour en lécher brièvement la paroi, je me sentais m’étirer pour la contenir et mon clitoris se serrer contre le rose pâle de sa masse que mon étroitesse étranglait comme un fil enflammé prêt à se rompre. Ma vulve arrondie comme une bague autour de lui protestait en contractions nerveuses et tiraillantes contre la prise de circonférence à laquelle elle était forcée, mais je m’enfonçais sur lui, à tenter de me pousser contre sa bouche, pour engloutir cette langue qui soudain, frustrante, ramollissait quand l’image de moi nue apparaissait dans son esprit.

Sa chaleur allait et venait maintenant en moi alors qu’il écoutait tout ce que je ressentais, je restais silencieuse malgré mon ventre qui durcissait comme de la pierre à chaque fois qu’il arrachait un spasme de plaisir à ma vulve distendue par cette énorme serpent qui s’aplatissait, s’arrondissait comme un tube puis comme une boule dans mon ventre, soulevant mon pubis et dessinant parfois un renflement sous ma peau. Il évitait la douleur en l’esquivant à l’intérieur de moi comme si elle se matérialisait au moindre inconfort, mais j’en voulais encore plus…

À présent, il était de nous deux l’amant silencieux et disproportionné, à explorer l’intérieur de moi, à le masser et me pénétrer alors que je gémissait pendant qu’une masse de plus en plus pesante semblait alourdir mon ventre, j’écartais les jambes tant pour l’accueillir plus loin en moi que pour ne pas m’effondrer au sol abandonnée chaque seconde davantage par mes forces. Mes reins se cambrèrent à en faire craquer mes os, se naseaux soufflant sur mon dos, sa langue plantée dans ma chatte, collée à mes parois, plaquée à l’entrée de mon utérus, ma chatte pressant furieusement la colonne de chair qu’il poussait en moi et par laquelle il me retenait sans pourtant arriver à lui faire perdre le moindre millimètre de son épaisseur. Cette fois je m’écroulais face contre terre, la bouche ouverte et la poitrine contre la roche froide et vidant mes poumons dans un râle aigu, je lui appartenais et j’étais son jouet, la chose qu’il malmenait avec mille précautions. J’ai supplié à voix haute que cet orgasme cesse au moment où je sentais mes entrailles repousser la langue de mon étalon et l’aspirer la seconde suivante, incapable de me contrôler. Je me voûtais comme un félin et me cambrais au gré des vagues de plaisir qu’il répandait en moi et me laissais lentement aller au sol, essoufflée et épuisée. Sa langue glissa hors de moi, interminable, souple et lisse et il me retint avant que mon ventre ne s’aplatisse à terre, le menton glissé sous moi pour m’accompagner à quatre pattes, chancelante jusqu’à la couche d’herbes sèches qui était la nôtre. À ce moment il rêvait de liberté et nous voyait ailleurs. Moi, je rêvais aussi de liberté, mais avec lui.

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