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Le Journal de Roxane

Chapitre 6

Zoophilie

Chapitre VI - «Seuls les cons…»


C’est un matin ensoleillé, un vrai matin de printemps ! Je suis déjà réveillée, les rayons du soleil me font un de ces bien ! Un de ces pinceaux de lumière éclaire le flanc de Sombre et rapidement, il devient brûlant, et j’y pose ma joue et mon cou. Il respire lentement et ma main caresse sa crinière, les dernières mèches au bas de son cou où il m’a supplié de ne pas lui faire de tresses. C’est un de mes passe-temps quand, entre autres choses, je ne fais pas ce que je suis sur le point de faire à cet instant.


Allongé sur le côté, mon Sombre dort et pousse la poussière ocre de ses naseaux et l’air chaud qui en sort, rythme de mes nuits. Ma joue glisse le long de son poil obscur, lentement et je souris en pensant que puisqu’il ne s’est pas réveillé, comme de temps à autre, je jouerai encore avec lui en essayant de ne pas interrompre son sommeil. Mes doigts, pâles de n’avoir pas quitté notre nid de tout l’hiver, dévalent le long de son pelage en une avalanche plus légère qu’une étole de soie vers son entre-jambes, et il frissonne… Je m’appuie un peu sur lui, sur ce ventre plein et ferme, et dépose un baiser sur la masse souple couleur d’anthracite de son fourreau. À l’intérieur, son pénis dort aussi, mais s’étire bientôt lentement contre mes lèvres qui le taquinent et embrassent chacune de ses veines et chacun de ses bourrelets. Mon mâle renâcle dans son sommeil et balaie doucement la terre battue d’un de ses sabots que j’empoigne pour le tenir d’une main alors que ma bouche s’affaire à faire gonfler l’envie qui encombre de plus en plus l’espace entre lui et moi. Tout en grattant la terre prisonnière sous son pied, je caresse délicatement son énorme cylindre irrégulier et noueux.


Mon beau Sombre dort encore et rêve en couleurs chatoyantes, quand un sourd hennissement, presque confidentiel fait vibrer sa gorge alors qu’une marée de chaleur épaisse inonde ma bouche, collée à son gland si large que même mou, il m’emplit de la langue au palais et me gonfle les joues.

Celui dont je partage les jours depuis bientôt une année ondule un peu contre la poussière, entrouvre ses yeux noirs alors que je bois sa liqueur et que j’en compte le ressac nonchalant et abondant que ma glotte avale. Je bois goulûment sa semence, tout en enroulant une main autour de mon ventre arrondi et si gros qu’il pourrait presque rivaliser de largeur avec le sien. Le regard que mon étalon me donne est à la fois gêné et tendre tandis qu’il se vide dans ma gorge, mais c’est à cet instant que je l’ai vu se cerner d’une lune blanche, écarquillée et affolée.


Sombre se releva, son membre étendu mais déjà souple balançant entre ses jambes et dégorgeant encore au sol. Je me redressai avec plus de peine, en m’essuyant la bouche et en soutenant ma volumineuse bedaine de future maman, et j’eus le temps de sentir le sol vibrer sous mes paumes. Une armée soulevait dans les pensées de Sombre un panache de poussière au soleil, sur un paysage de vaste plaine, et l’armée se ruait vers nous, se précisait, progressait dans un vacarme si semblable à celui d’un troupeau de bisons… de chevaux… mais brandissant des lances et des arcs.


L’un d’eux galopait torse en avant, ses bras tatoués de volutes noires et de lettres battant l’air comme un nageur qui se déplacerait hors de l’eau, en apesanteur. Ses cheveux noirs étaient si longs qu’ils faisaient un demi tour autour de ses reins d’homme avant de flotter dans le vent le long de son dos ensellé de cheval. Derrière lui, tant d’autres suivaient, armés d’arcs, ou juste de cris sauvages.


«Roxane, ils viennent me chercher !

— C’est pas possible !?? Ils existent vraiment, ceux que tu imagines ? Des centaures ?

— Je ne les imagine pas, je les sens et je les vois, ce sont des chasseurs. Ils descendent de la Muota. Ils sont la première tentative des vieux fous qui m’ont créé, et dès le départ, ils ont été moins dociles que ma propre race. Quand les miens, privés de voix avant les prémices de la télépathie, ne pouvaient communiquer que primitivement, ceux-là ont toujours su parler. C’est ce qui a facilité leur rébellion et les grecs les ont perdus. Quand ton époque a sonné pour eux le glas de la vie au grand air, ils ont rejoint les grands réseaux de grottes et en ont masqué certaines issues.

— Pourquoi ils te cherchent ? Ils te veulent du mal ?

— Ils veulent que je les guide à vous exterminer. Ils veulent aussi comprendre comment être immortels ou comment se reproduire entre eux. Ils ne peuvent à présent se reproduire que lorsque leurs mâles fécondent des femmes… de ton espèce. Leurs femelles sont réputées stériles et folles de jalousie. Lorsque les hybrides naissent humains, elles les suppriment. Lorsque ce sont des femelles centaures, ils tentent bien leur chance, mais cela n’a jamais abouti. Seules les femelles sont armés d’arcs. Les mâles combattent sans armes, mais contre ceux de ton espèce, le combat est inégal. Les tireuses sont expertes et discrètes, même vos soldats seraient surpris et ces chasseurs ne laissent aucun survivant. Pas d’hommes en tout cas. Partons. Je ne veux pas qu’ils te voient. Je ne sais pas comment ils ont pu me trouver, je ne crois pas à un hasard.


Une voix, ténue, résonna dans la vallée… «Ro…ne ! … Ro…ane !!»


    —o—


«Enculé ! Sale fils de pute ! Gros bouffeur de merde de poulet à la con ! Tu es une chiure. Une pauvre chiure de mouche, tu le sais, ça ? Hein ?

— Oui, ma petite Chloé chérie, je sais, je suis une chiure de mouche. Tu sais quoi ? Tu as de la chance que tes amours avec Kadjar fassent de moi une chiure compréhensive, qui plus est ! J’ai adoré, vraiment adoré jouir dans ton petit bec de piaf ! Je n’ai jamais essoré autant de foutre de mon poireau que dans ta bouche de petite chienne pendant que… hmmm ! Ton chéri à quatre pattes te la mettait si profonde ! C’est sûrement pour ça que tu marches presque en crabe chérie ! Non ?

— T’en reste pas moins une chiure sans importance. Et surtout un pauvre con. Parce que si jamais tu arrives à trouver ce que tu comptes trouver, je donne pas cher de ton cul moisi. Tu vas soit te le faire botter par Pégase, soit te le faire défoncer par un de tes mercenaires de légende pour peu que l’un d’eux soit pédé. Et figure toi qu’en plus je suis heureuse d’être là, parce que pour rien au monde je ne voudrais rater ça. Si Kadjar ne m’avait pas collé son gourdin dans la fente si profond, c’est en courant que j’irais avec toi voir comment tu vas finir. Tiens ! Je parie que tu vas te faire décalquer le cul sur cette grande falaise bien ensoleillée, là-bas ! MAAAAIHEU KADJAR ! MERDE !!!!


Pauvis ricannait et ne reprenait que difficilement son souffle. Kadjar, qui suivait à distance, flairait, coursait, traquait la moindre bestiole, était gaiement revenu vers sa nouvelle maîtresse et lui avait collé le museau entre les cuisses, par surprise. Elle avait sursauté et son cri n’avait en rien calmé la demi-érection qui faisait saillir son sexe rouge hors de son fourreau velu.


Le jeune flic n’aurait rien souhaité de mieux que de la voir encore appartenir au berger allemand une fois de plus, mais plus urgente était sa mission toute personnelle de retrouver Roxane et ce «protecteur» d’un autre monde qui la retenait prisonnière. Il rappela à Chloé de ne pas oublier d’appeler sa copine, mentionnant qu’il serait préférable pour tous que ces derniers ne soient pas les premiers sur le lieu de la rencontre qu’il espérait. Certes, il avait peur, et il avait potassé comme l’étudiant acharné qu’il avait toujours été, jusqu’à trouver le renfort idéal dont il avait besoin au cas où la rencontre avec la créature tournerait au vinaigre.


Quelques messages instantanés à un vieux météorologue allumé de la région avait suffi à le mettre en contact avec Theódoros. Celui-ci avait informé son clan de cette ultime mission et d’une liberté prochaine. Paraskeyē, sa plus jeune fille avait insisté pour se joindre à eux. La plus jeune de la tribu, pas même nubile, était déjà un archer hors pair et se réjouissait de participer à une vraie bataille. Cette furieuse et espiègle jeune centaure à la chevelure rousse ondulée n’avait laissé à son père aucun répit. Lorsqu’il eut enfin accepté, elle s’endormit au son de sa voix. Elle lui avait demandé de lui conter encore une fois comment sa mère, humaine, était morte en couche, inférieure comme toutes celles de son espèce et incapable de survivre à la naissance d’un des leurs. Paraskeyē, interrogative, voulu savoir cette fois pourquoi jamais une des leurs, une femelle centaure, n’avait tenté de se faire féconder par un mâle humain, et son père avait hurlé de rire. Il avait fini par maugréer qu’aucun de ces sous-mâles ne pouvaient donner à leur progéniture la force dont les centaures avaient l’exclusivité depuis la disparition des «ailés».

La jeune centaure s’endormit enfin en songeant que cette force pourrait bien venir des femelles centaures aussi, après tout. Elle rêva que la corde de son arc devenait brûlante de flèches décochées à une cadence parfaite, transperçant les hommes de part en part pour n’en laisser qu’un seul vivant, assez facile à soumettre pour qu’il s’accouple à elle de son plein gré. Elle était encore trop jeune pour subir les assauts d’un des prétendants que son père choisirait dans la tribu pour s’accoupler à elle, et se disait qu’un humain ne pourrait pas être une expérience difficile malgré son jeune âge. Demain serait sa première confrontation avec la sous-espèce de ceux qui s’étaient jadis clamés leurs dieux.


Quand Theódoros retardait l’accouplement de sa fille, c’était parce qu’il espérait qu’elle serait enfin celle qui s’unirait à l’ailé ténébreux qui avait échappé à tous durant des millénaires. Il savait que le pouvoir de l’ailé était devenu considérable, car plus d’une fois, il l’avait entendu interroger ses pensées, alors que celles du ténébreux restaient aussi obscures que lui. Il ne l’avait vu qu’une fois dans sa vie, traversant le ciel sous les orages.


    —o—



«ROXAAAAAAANE !!!

— Plus fort ! Encore ! poussa Pauvis.

— R… !

— OH PUTAIN !!!! PUTAIN !


Pauvis s’agenouilla lentement, comme une twin tower miniature affublée de l’attirail du petit randonneur Qued’choua et ses deux genoux rosissant sous le soleil de plomb s’imprimèrent dans le sol rocailleux du fond de la vallée. Une image, une voix avaient envahi sa tête, et Kadjar s’agrippait à ses hanches, le dard mouillé et dégoulinant comme un drôle de stalagmite rouge, en contact avec le dos du flicaillon. Mais Pauvis n’en avait cure. Pendant que Kadjar déchargeait à tort et à travers l’envie qu’il avait de Chloé dont il épiait les longues jambes graciles, depuis le moment où ils avaient quitté la Dangel du commissariat.


Les nuages faisaient glisser leurs ombres au sol. L’une d’elle passa plus vite, revint à contre-courant… s’agrandit… recouvrit un temps le trio des petits explorateurs du dimanche. Kadjar aboya frénétiquement, effrayé, vouté et la queue entre les pattes. Il se campa devant Chloé puis se prostra au sol en gémissant. Un souffle d’air frais les heurta, et Pauvis, décoiffé et grimaçant un rictus incrédule, biaisait un regard insistant sur la monture noire dont descendait une jeune femme aux cheveux noués en une tresse épaisse, aussi noire que la crinière de son cheval ailé. Elle encadrait d’un bras son ventre rond, énorme, et dardait sur le policier un regard bleu acier, imperturbable. Ses guenilles, hirsutes comme quelques mèches de ses cheveux flottaient dans la brise, caressant ses jambes nues jusqu’à ses pieds.


Une forme se dessina, fugace mais très nette, sous le mince tissu qui recouvrait son ventre, et elle sourit.

«Il bouge de plus en plus !

— R…oxane ?

— Tout va bien pour nous, Chloé. Tu n’aurais pas dû venir, tu sais ? Mais tu n’as pas eu le choix. Notre ami le policier a fait une belle bavure.


Pauvis, tremblant, fouilla au ralenti son camelback à la recherche du satané Sig Sauer qui ne voudrait pas tirer droit. Il cherchait une faille, un indice d’animalité domptable dans le regard noir de Sombre, mais rien. Rien ne défaillait chez la créature qui le recouvrait de son ombre glaciale et imposait les pensées qu’elle voulait, quand elle le voulait, dans sa tête de putain de premier de la classe qui ne parvenait pas à reprendre le dessus sur lui-même en dépit de tous ses efforts.

La main empoigna la crosse et voulut la braquer sur la créature, mais elle s’orienta inexorablement vers la bouche du flic. Celui-ci écarquillait les yeux bêtement, et tenta de protester, mais quelques coassements grotesques remplaçaient ses mots et sa propre main tétanisée poussait maintenant le canon vers le fond de sa bouche grand ouverte. Alors que Sombre explorait et rendait évidentes pour tous les images des souvenirs les plus récents de Pauvis, ce dernier s’était écroulé au sol, pris de convulsion comme un damné et étouffant à moitié. Des rots gras et gutturaux échappaient à sa gorge, et Chloé jubilait !

«Je le savais, sale con ! Je te l’avais dit qu’il allait t’exploser le…


À ce moment Sombre tourna son regard vers elle, et elle se revit insultant le flic dans la vallée, à ce moment où elle l’imaginait humilié. Pauvis réagissait tel un robot au rythme de sa mémoire que la créature obscure feuilletait, et le canon trempé de bave et de vomi s’extirpa de sa bouche quand de son autre main il baissait son short et son slip, mettant à nu ses fesses blanches. Elles tremblaient comme un flanc alors qu’il protestait en se trémoussant : «Non ! non pitié pas ça ! Je suis policier on va venir m’aider ! Tu vas finir au zoo !»

Alors qu’il bégayait, sa main s’apprêtait à faire glisser le canon mouillé entre ses fesses, et le flic se mit à pleurer comme une madeleine «Iiiiii ! Iiiiiiiiiiiiiîîîî !». Chloé ne disait plus rien, et contemplait la scène, médusée. Son amie Roxane regardait sa «monture», une main posée sur son encolure massive, et tourna enfin les yeux vers Pauvis : «Il te suffit de penser autrement, Sébastien. Sois quelqu’un, pas l’instrument. Pas celui de tes pulsions ni de tes supérieurs. Serais-tu prêt à faire la fierté de toutes les mères de ce monde, et non pas de la tienne seule ?»


La scène sembla tout à coup figée, comme une photo. Seul Sébastien Pauvis se remit à bouger, relevant précipitamment son short et ajustant son t-shirt la bouche entrouverte, après avoir laissé choir le pistolet à terre. Les secondes sans fin qu’il venaient de vivre l’avaient métamorphosé jusque dans les traits de son visage, et il avança vers sombre pour poser un genou à terre devant lui. Ce dernier le stoppa net, s’indignant dans sa tête : «Non, ça c’est le mauvais chemin !». Le pistolet se mit à crépiter et vibrer sur le sol rocailleux, et tous se braquèrent vers l’horizon recouvert d’un nuage de poussière. Sombre avait convaincu tout le monde et personne n’allait fuir. Chloé s’accroupit à coté de Kadjar, un bras passé autour de son torse haletant, elle le caressait. Sous le nuage, les silhouettes des centaures se précisaient, et Sombre prit son envol le temps d’une rafale de vent. Il grimpa vers les nuages et ne fit rapidement qu’un point noir sous l’invisible vitre qui semblait les porter. Au même moment, le nuage de poussière ocre se détacha de l’horizon et s’éleva lentement dans l’azur. Une large tache grise monta de la horde de centaures vers le zenith et cette partie du ciel s’assombrit.


Au-dessus de la tête de Theódoros, une pluie de volatiles s’abattait à la rencontre des milliers de flèches décochées par les archères désobéissantes. Mais si elles avaient joué les effrontées une fois, elles ne le pourraient plus désormais. L’Autre, là haut, brouillait les pensées, semait ordres et désordre, et déjà certaines chasseuses se mettaient en joue mutuellement. Theódoros n’y pouvait plus rien et constatait l’échec auquel il allait tout droit. Il hurla au ciel :

«PEGASOS !!! DESCEND DONC UN PEU ! NE TE CACHE PLUS !»


De longues minutes plus tard, la horde s’avançait devant Roxane, Chloé et Pauvis, précédée de Sombre, Theódoros derrière lequel se tenait fièrement Paraskeyē. En ce qui concernait les autres, tout le monde était sous contrôle. Mais elle, piaffait de joie. Elle contemplait autant la majesté de Sombre qui avait en un clin d’oeil formaté les pensées de sa milice de chasseurs, qu’elle convoitait Pauvis qui ne pouvait détacher son regard d’elle.


Amusé, Sombre laissait à ces deux libre cours, et une rencontre s’opérait sous les yeux incrédules de Roxane et Chloé, devant le père impuissant de Paraskeyē. Il fulminait, et foudroyait Pauvis du regard, les lèvres cousues et les muscles roulant sous ses taouages ruisselants de sueur au soleil. Sébastien Pauvis se métamorphosait de seconde en seconde, se tenait presque fièrement alors qu’il détaillait la femelle centaure qui le dévisageait effrontément. Sa chevelure rousse et fournie caressait ses reins de frêle adolescente à chaque brise, et offrait au soleil un dos pâle, couvert de taches de rousseur, tout comme le reste de son corps, même son ventre qui se fondait dans son torse de jument à la robe rouanne claire. Le policier se baissa et ramassa son arme de service au sol, tourna le dos à Paraskeyē pour la tendre à Chloé, crosse en avant.

«Chloé, oublie tout, oublie moi, et si pour ça tu dois me descendre, ce sera légitime.»

Chloé se mordit la lèvre et lança un regard hautain à Pauvis, les yeux étincelants de larmes de rage retenue, puis elle jeta le flingue de toutes ses forces et le plus loin possible pour se retourner instantanément vers lui. Seul comptait le présent pour elle aussi.

Le jeune flic la remercia d’un regard honteux, et s’en retourna vers Paraskeyē qui ne cessait de le scruter, avec un sourire évocateur. Entre ses antérieurs de jument, il cherchait un sexe, une intimité qui provoquerait quelque gène, mais rien d’autre qu’une nudité d’ange à cet endroit de la femelle. Elle aussi abandonna son arme au sol et fit quelques pas lents vers lui, puis parla, si doucement qu’aucun de ses mots masqués par la brise n’atteint autre que Sébastien Pauvis qui lui aussi s’avançait. Les centaures se replièrent, lentement, comme des joueurs vaincus sous un dernier ordre silencieux et résigné de Theódoros qui lança d’un air de mépris à sa fille : «Ne reviens que si tu es mère, et si pour notre malheur ton rejeton est stérile, nous vous tuerons, lui, toi et son… géniteur.». Roxane et Chloé s’en allaient de leur côté, accompagnées de Sombre. Kadjar les suivait, et seuls restaient l’homme et la jeune centaure.


«Mon nom est Paraskeyē. L’ailé m’a mordue au sang, regarde…»

Elle se retourna, cambrée sur son dos de jument pour montrer une tache de sang qui maculait une petite partie de son pelage, et demanda à l’ex flic de l’aider à se soigner tout en lui demandant son nom. Il s’exécuta, choisissant quelques herbes comme s’il eut tout à coup la science infuse des remèdes naturels.

«Tu auras un autre nom si tu me donnes un mâle comme mon père, ou une femelle comme moi. Et s’ils peuvent enfin rester au sein de notre race pour qu’elle survive, pure.»

Sébastien Pauvis sentit le sang monter à son cou et sa propre chaleur le balayer. Elle s’était avancée près de lui, tout contre lui à présent, et le dominait assez nettement. Ses seins fermes et parfaitement dessinés à hauteur de son visage à lui. Les mèches de ses cheveux flamboyants lui fouettaient le nez, et il en sentait les odeurs de romarin et de miel. Elle posa un sabot sur son pied, assez fermement pour qu’il ne bouge, sans l’écraser, son ventre offert à son regard qui l’explorait, et la respiration à la fois lente et trop profonde de l’homme atterré et conquis frappait régulièrement sa peau de jeune fille gracile.

Il la regarda, les yeux levés vers elle, et elle lui «permit», en riant. Son pied libéré, il fit le tour de son corps, alors ses mains hésitantes vinrent se poser sur son pelage fin. La partie animale de Paraskeyē l’intimidait moins que sa féminité toute juvénile et son espièglerie de guerrière d’un autre temps. Il la contournait tout en la caressant comme il l’eut fait d’une jument qu’il voudrait apaiser, et d’un pas, elle contre volta pour lui présenter sa croupe. La queue de crins fins et roux fouetta l’air et les bras du jeune homme qui découvrit une belle vulve de chair nue et cuivrée qui clignait rythmiquement, poussant et dissimulant tour à tour un clitoris plus que généreux entre les fesses de la jeune centaure. Vrillée vers sa croupe, Paraskeyē le regardait et lui souriait… «Prends moi !».

Sébastien fit glisser ses vêtements au sol et les enterra rapidement sous quelques gravats, et lui aussi se retrouva cuivré de poussière. Quand il s’en revint vers Paraskeyē, elle vint à sa rencontre et le saisit aux épaules, lui planta un baiser dans le cou avant de le mordre et s’échapper en quelques foulées de galop et saut de mouton en riant aux éclats. Lui, était interloqué, et elle l’encouragea : «Prends moi ! Tu vas devoir me fatiguer un peu si tu me veux !».

Il resta un instant à la regarder parcourir, sauter, piaffer, prendre le galop comme une furie, et son visage s’illumina… il souriait. Il s’élança à la poursuite de la jeune femelle en jubilant, les cheveux ébouriffés, les pieds nus martelant la poussière et se coupant sur les rocailles, les mains craquelées de poussières mêlée à la moiteur du désir. Il s’épuisa durant une heure, peut-être plus, et Paraskeyē le laissait s’approcher d’elle pour repartir d’une volte de plus belle, jusqu’au moment où il douta… elle le perçut et son visage constellé de taches de rousseur s’assombrit de déception. Il hurla et se jeta une dernière fois à sa poursuite, mais elle ne bougea pas. Il s’approcha de ses hanches d’adolescente, y posa ses mains salies de terre et de sable, et elle lui murmura une fois de plus. Prends moi.

Il eut du mal à laisser cette taille de gamine, fut rassuré par la solidité de son corps de jument déjà haute sur ses jambes et fière. Elle souleva sa queue, et lui s’empoigna la sienne, plus dure que le roc qui lui meurtrissait les pieds. Elle était haute ! L’autre main posée sur la croupe la massait, un peu désespérément, et Paraskeyē s’agenouilla lentement, des antérieurs et de l’arrière dans la foulée. Lui, baigné des parfums chevalins de son pelage, son crin et sa vulve qui palpitait frénétiquement, était à moitié désorienté, guidait machinalement son manche veiné comme jamais vers la chaleur accessible de la jeune centaure qui se massait le ventre et les seins, le regard vert et perdu quand l’homme éperdu colla son membre tendu contre sa fente surdimensionnée de femelle animale.

Elle cligna et son clitoris le heurta, volumineux et ferme. Paraskeyē eut un sursaut et gémit, puis se poussa légèrement vers l’arrière, contre lui, engloutissant d’un seul et long mouvement toute sa bite qui coulait déjà d’excitation difficilement retenue. Il encadra les hanches d’une jument brûlante de désir de ses bras, et resta là, à ne pas pouvoir bouger, à savourer l’incroyable sensation de ce sexe qui suçait, aspirait, massait et repoussait sa queue pour l’attirer de plus belle en sa profondeur. Le ventre d’équidé vibrait doucement sous les doigts du jeune homme… elle ronronnait ! Elle ronronnait et renâclait doucement à la fois, non pas exactement comme une grosse chatte mais d’une vibration singulière et profonde.

La centaure se faisait douce et en même temps ne pouvait par moment pas contenir des soubresauts maladroits. Lui, sentait bien un tiraillement serrer son gland en elle, comme un lien inconfortable qui s’effaçait pour revenir chaque fois qu’elle écartait un peu ses cuisses. Elle eut un gémissement plaintif et sa croupe trembla, repoussa la bite qui allait et venait avec hésitation en elle avant de s’apaiser à nouveau. Il sentit une fine rivière de chaleur suinter le long de ses couilles et toucha. Il vit le sang sur ses doigts, et l’essuya sur la croupe de jument. Paraskeyē avait vu et ferma ses yeux d’émeraude, tenant et caressant ses seins des deux mains. Il la pénétra aussi profondément qu’il put, et sentit la barre se raidir et se planter d’épines de plaisir. Ça n’en finissait pas. Elle le massait, l’encourageait, le pompait carrément, jamais son sexe n’avait ressenti une avalanche si forte de sensations, mais même s’il sentait sa jouissance maintenant inévitable et hors de contrôle, le plaisir enflait, se solidifiait et se cristallisait comme du sel en gemmes coupantes dans son bas ventre, mais ne se libérait pas.

Elle ronronnait, et lui souffrait de cet orgasme dont la construction vertigineuse devenait insupportable. Ses couilles se serraient comme de gros raisins de corinthe, sa bite emprisonnée dans cette petite jument à peine pubère qui se prenait pour une femme allait exploser et il lui semblait que mille lames de rasoir s’y plantaient. À croire que cette créature le pénétrait de plaisir par le long même de son canal urétral et se plantait un lui autant qu’il se plantait en elle. Il grogna, attendant la libération qui ne venait pas, enfonça ses ongles dans sa croupe quand elle ronronnait encore, ses cheveux roux balayant son dos de jeune fille. Il avait mal et n’en pouvait plus, hurla, hurla à s’en déchirer les poumons et Paraskeyē se resserra, chaude et moite sur sa tige, vibra sur lui qui enfin se vida dans son ventre de bête en hurlant des sanglots de virilité libérée. Sa bite pompait enfin sa semence en elle, et il lui semblait que les paquets de sperme qui la traversaient en raclaient douloureusement la tuyauterie. C’était souffrir la chaleur de l’enfer pour un soulagement plus doux que le paradis. Il rampait sur elle, son ventre croisé sur sa croupe soyeuse, les bras tendus le long de son corps vers son dos, et elle se cambra pour placer ses mains dans les siennes. Elle roronnait et voulut lui parler, s’étrangla sur ce mot, Encore, et lui se retira d’elle, le dard brillant de sa moiteur abondante et de son sperme visqueux. Il passa deux doigts en elle… trois… inséra sa main, stupéfait… elle en redemandait, ne bronchait pas. Sa main disparut dans ce collier de chair chaude et trempée, suivi de son poignet, et de tout son avant bras qui coulissait aisément en elle. C’était gras et agréable, envoutant. Il pouvait distinctement sentir son long vagin se contracter par vagues alors que son clitoris touchait répétitivement l’intérieur de son coude. Son ronronnement se terminait plus souvent et plus clairement dans des cris plaintifs d’adolescente sur le point de jouir, et son vagin se serrait en longs spasmes appuyés sur toute la longueur de son bras à présent. Il le retira et enfourna de nouveau son membre déjà dur comme du bois. Elle aussi allait donc jouir… il la sentait perdre contrôle puis soudain, elle s’arracha brutalement à lui, racla nerveusement la poussière à s’en blesser les genoux, et il s’attira de nouveau sur ses hanches de jument, engouffra de nouveau son vit en elle pour la sentir presser son sexe comme il n’aurait pas cru qu’il put l’être à ce point. Elle convulsait légèrement sur le sol contre lequel elle s’effondrait peu à peu, et lui la suivait accroché à ses hanches, les jambes emmêlées dans le crin de sa queue, le visage maculé de poussière et de poil court, le nez dans ses cheveux de sauvageonne. Son vagin d’étrange jument l’aspira violemment, une dernière fois, trayant hors de sa bite meurtrie la toute dernière goutte de son sperme, et se relâcha lentement. Paraskeyē haletait, tenait son ventre, glissait une main entre ses deux antérieurs. Les deux restèrent au sol de la vallée, et le soleil brûlait leurs peau, mais épuisés et encore noués l’un à l’autre, ils s’en foutaient.

Chloé marchait seule vers la ville, l’épaule de Kadjar frôlait son genoux à chacun de ses pas. Roxane, emmitouflée dans tous les vêtements qu’elle avait pu récupérer au nid, contemplait l’Atlantique par dessus la crinière de Sombre, et ses vagues qui blanchissaient le bleu profond et électrique à près d’un mille au dessous d’eux. Chaque coup d’aile vers le Nord lui faisait sentir un peu plus le froid dans ses os. Theódoros et les siens, que la forme leur plaise ou non, savaient que rien de tout ça n’était vain et que, comme l’ailé le leur avait dit, ils avaient presque atteint l’issue de leur quête.

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