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Un joyeux Noël

Chapitre 1

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Une histoire érotique écrite par

Fantasme
publié le
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Un joyeux Noël



Il était une fois Aude et sa petite fille Manon ; elles vivaient seules dans une petite maison tranquille, proche d’une petite bourgade de l’est de la France.


Il y a trois ans, à la naissance de Manon, son père, emporté par la peur de ne pas pouvoir assumer les responsabilités qui l’attendaient, s’enfuit. Aude dut se débrouiller seule pour élever cet enfant qu’elle adorait plus que tout. Elle se sacrifiait, économisait le moindre centime, raccommodait sans cesse les pantalons, robes, et autres vêtements que son petit garçon manqué de fille détruisait à longueur de temps.


Noël approchait à grands pas ; Manon était de plus en plus excitée depuis qu’elle avait posté sa lettre au Père Noël. Elle avait commandé un plein catalogue de jouets et des robes de princesse. Mais ce qu’elle désirait le plus au monde était le retour de son papa qui, aux dires de sa maman, était parti travailler très loin. Aude mentait à sa petite fille depuis toujours ; elle gardait l’espoir qu’un jour son amoureux reviendrait. Son amour pour lui était toujours présent malgré le chagrin qu’il avait provoqué avec son départ, aussi brutal qu’inattendu.


La veille de Noël, Manon entreprit de nettoyer ses chaussures de princesse pour les déposer au pied du sapin. Elle les avait eues lors d’une journée passée à « Eurodisney ».


Manon avait un cheveu sur la langue, et son langage d’enfant faisait sourire Aude.

Fière d’elle, elle annonça :


— Maman, ze mets de la cire sur mes sussures, et le Père Noyel va mette plein de zouets !

— Oui ma chérie, et tu feras les miennes aussi, s’il te plaît ?

— Oui maman, et toi, tu veux quoi au Père Noyel ?

— Tu sais, je t’ai, et cela me suffit. Allez, continue à bien faire briller les chaussures, tu as raison : il faut qu’elles soient très jolies, et après nous les mettrons au sapin.

— Maman, Papa...

— Peut-être... Tu as bientôt fini ?


Connaissant la suite de la question que sa petite lui posait régulièrement – et comme cela finissait toujours par des larmes – Aude détourna la conversation.


Après le repas, Manon dit :


— Maman, il faut préparer un socolat et une brioche au Père Noyel, y va avoir faim et froid, et pis y faut le gâter pour qu’y mette plein des cadeaux et de zouets !

— Oui ma chérie, viens, nous allons le faire ensemble ; et après, au lit !

— Oui maman !


Elles préparèrent le chocolat dans une thermos, la brioche dans un sac en papier et déposèrent le tout sur la table de la petite salle à manger. Manon alla se coucher, un doudou dans chaque main et emmitouflée dans son kigurumi à l’effigie de Maya l’abeille.


Aude, comme tous les soirs, lui fit un câlin et lui raconta une histoire ; ce soir, c’était celle de Cendrillon. Comme à l’accoutumée ; Manon s’endormit à la moitié de l’histoire. Aude lui déposa un doux baiser maternel et alla se coucher en attendant de jouer au Père Noël.


Pour passer le temps, elle prit un livre et lut ; la fatigue se faisait sentir. En nuisette et à pas de loup, les bras chargés des cadeaux pour se petite fille, elle alla jusqu’au sapin de Noël pour y déposer les paquets.


Au passage de la porte de la salle, elle eut la surprise de découvrir Manon, lovée en boule dans le fond d’un fauteuil ; elle dormait à poing fermés. Elle eut un tendre sourire, fit demi-tour, cacha les paquets, revint prendre sa petite avec la plus grande délicatesse pour ne pas la réveiller et la recoucha dans son lit. Enfin elle put reprendre sa tâche et déposa les cadeaux pour Manon ; pour elle il y avait juste un petit paquet, un parfum à bas prix.


Elle s’assit dans le fauteuil, songeuse : comme tous les ans, Noël n’était pas vraiment une fête. Cette vie de mère célibataire ne pouvait plus durer. Elle prit alors une décision importante ;  « C’est décidé : l’année prochaine, il faut que je me trouve un homme, un vrai ! » pensa-t-elle. Au fond d’elle, un sourire ; cette réflexion, elle se la faisait tous les ans, mais jamais elle ne cherchait. Chaque fois qu’elle croisait un homme qui lui plaisait, une voix lui rappelait que le seul homme qu’elle aimait était Mathieu, le papa de Manon.


Elle ne l’avait pas oublié ; il était là, solidement ancré dans son cœur. Elle n’arrivait pas à comprendre pourquoi il était parti, pourquoi il ne donnait pas de nouvelles, pourquoi, et pourquoi... C’était ainsi : des pourquoi, il y en avait toute une liste, mais pas de réponses.

La fatigue l’envahit et elle s’endormit dans le fauteuil.


Elle fut réveillée en sursaut ; quelque chose venait de la frôler. Elle ouvrit les yeux. Dans la demi-obscurité, une silhouette bougeait. Elle crut voir une forme humaine accroupie devant le sapin ; elle semblait déposer des paquets. Sa vue s’habitua peu à peu à l’obscurité, lui permettant de distinguer nettement la forme d’un Père Noël en rouge et blanc. Elle se redressa brusquement ; son cœur battait à tout rompre. Qu’allait-elle pouvoir faire, elle, sans défense, presque nue sous sa nuisette transparente ?


Elle rugit :


— Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?


La forme se retourna, la regarda ; elle ne voyait que les yeux brillants comme des étoiles. La forme qui ressemblait au Père Noël lui répondit tout simplement :


— Je suis le Père Noël, Aude ; qui veux-tu que je sois d’autre en ce jour ?


Aude tremblait de tout son corps, incapable de répondre ; ses jambes se dérobèrent sous elle et elle retomba sur le fauteuil.


— N’aie pas peur ; je suis venu vous déposer quelques cadeaux, et boire aussi l’excellent chocolat que m’a préparé ta petite Manon. Viens avec moi, nous allons le boire ensemble.


Elle suivit le Père Noël et s’installa en face de lui. Tout en mangeant la brioche et en buvant le chocolat, il lui parlait, lui racontait sa propre vie, son amour perdu, ses tracas, et termina en lui disant :


— Si ton amoureux ne revient pas tout seul, il te faudra aller le chercher toi-même. Aude, il va falloir te bouger, pour toi et ta petite Manon !


Puis la forme disparut, la laissant devant la tasse de chocolat encore fumante et à moitié vide ; encore sous l’émotion, elle alla se coucher. La phrase tournait dans sa tête : « Me bouger... C’est ça, il a raison : il faut que je me bouge ! Noël passé, je vais le chercher et le trouver, mon Mathieu. »


Au petit matin :


— Maman, maman ! Le Père Noël est passé, viens vite, lève-toi !


À peine le soleil levé, une tornade était en train de secouer le lit ; Manon tirait sur les draps. Aude ouvrit les yeux ; sa petite Maya l’abeille était sur le lit, sautant comme un cabri en répétant sans cesse :


— Maman, maman ! Le Père Noël est passé, le Père Noël est passé ! Viens, viens vite, y a plein de cadeaux ! Allez maman, lève-toi !


Aude prit sa petite dans ses bras, la couvrit de baisers et lui dit :


— J’arrive, j’arrive ma chérie, je me lève.


Elle ne comprenait toujours pas ce qui s’était passé cette nuit. « J’ai du rêver, le Père Noël n’existe pas. Mais cette phrase ? » Elle se leva, enfila une robe de chambre et suivit – ou plutôt rejoignit – Manon qui était déjà arrivée au pied du sapin et tournait autour en sautant de joie.


La tasse de chocolat à moitié vide était là, posée sur la table ; le sac et la brioche avaient disparu. Autour du sapin, il y avait plus de cadeaux qu’elle n’en avait mis. Elle jeta un coup d’œil circulaire dans de la pièce ; rien n’avait bougé, tout était à sa place. Elle ne comprenait pas.


Manon avait commencé à déballer ses paquets ; elle s’assit sur le fauteuil. Manon lui apporta les deux paquets qui attendaient sur ses chaussures. Elle les regarda, en ouvrit un et découvrit le parfum qu’elle adorait, mais hors de prix pour sa bouse. Dans l’autre, une petite tenue sexy dont elle rêvait depuis longtemps. Perdue dans ses pensées, elle réfléchissait à ces cadeaux qu’elle n’avait pas achetés, à cette apparition qui lui avait dit de se bouger pour retrouver Mathieu. Mais où le trouver, son Mathieu ? Son « Mat », comme elle le surnommait.


Des coups donnés à la porte de la maison l’arrachèrent à ses pensées. Qui pouvait bien frapper ainsi ? Elle n’attendait personne.


— Maman, maman ! Y’a quéqu’un à la porte !


Aude se leva, rajusta sa robe de chambre et se dirigea vers la porte d’entrée qu’elle entrouvrit. Sur le seuil, une personne habillée en Père Noël, un gros sac à la main, le visage dissimulé derrière une barbe et des lunettes semblait lui sourire. Elle lui donna un « bonjour » interrogatif tout en l’observant et en cherchant à savoir qui pouvait bien être cette personne.


Elle ne voyait pas grand-monde en cet endroit, trop occupée par le travail et Manon pour avoir de quelconques relations de voisinage. La personne lui rendit son « bonjour » timide et presque forcé. Elle reconnut une voix d’homme presque tremblante ; ce regard caché derrière les lunettes ne lui était pas inconnu ; elle chercha où elle pouvait avoir bien pu le croiser. La longue barbe la déroutait ; elle chercha à percer ce regard dans lequel elle crut voir comme une étincelle. Elle bredouilla :


— Mathieu ? C’est toi, Mathieu ?


L’homme ne dit rien, ôta ses lunettes ; une larme coulait au coin de son œil. Aude, plantée sur le pas de la porte, sentit ses jambes flageoler ; des picotements parcouraient sa colonne vertébrale, son cœur s’emballait, son menton se mit à trembler. Elle qui s’était juré que s’il revenait un jour elle l’étriperait sur place... Mais là, c’était tout l’inverse qui se produisait.


— Maman ! C’est qui ?


Aude sursauta presque :


— Rien, ma chérie ; joue, j’arrive.

zzaupava


L’homme tenta un regard par-dessus l’épaule d’Aude, tendit la main et demanda :


— C’est Manon ?


Elle sentit un flot de larmes monter ; sa conscience tenta de la ramener à la réalité. « Tu ne vas pas céder à ce con qui t’a laissé tomber avec ta petite ! Alors bouge-toi, réagis, mais ne reste pas comme ça. Tu es forte ; fous-le dehors ! » Oh, que oui ; elle était forte pour se battre pour sa petite, mais pas là. Elle céda et s’écroula dans les bras de Mathieu.


— Maman ! Tu viens ?


Manon était arrivée à côté d’eux :


— C’est qui ? C’est pas le Père Noël, il est tout vert. Y veux quoi ? Et pourquoi tu pleures ? C’est toi qui fais pleurer ma maman ? Alors t’es méchant !


Manon repartit en tapant des pieds. Aude se reprit, et la voix encore étranglée par l’émotion, elle dit à Manon :


— C’est papa, Manon, c’est ton papa !

— Ah, ben toi ! T’en as mis du temps à venir... Allez, maman, viens on rentre. Il fait froid dehors.


Ils rentrèrent. Manon assomma Mathieu d’une foule de questions :


— Et pourquoi t’es jamais là ? Et pourquoi t’as pas écrit ? Et pourquoi t’as pas téléphoné ? Et pourquoi tu fais pleurer ma maman ?


Aude se rappela de la phrase de cette nuit, du « Bouge-toi » de ce Père Noël ; et si cette visite ou ce rêve était prémonitoire ? Après tout, elle n’avait plus rien à perdre. Elle reprit sa vivacité habituelle et dit :


— Mathieu, tu comptes rester caché derrière cette fausse barbe encore longtemps, ou il faut qu’on te l’enlève ?


Il retira son déguisement ; il n’avait pas changé malgré toutes ces années. Le cœur d’Aude se réchauffait ; l’émotion faisait petit à petit place à de la joie.

Il dit à Manon :


— Viens, Manon, viens me faire un câlin.


La petite hésita, regarda sa mère comme pour chercher du soutien, alla vers son père et lui fit un joli câlin, puis un baiser.


— Manon, joue un peu toute seule ; il faut que je parle avec papa.


Ils laissèrent la petite ; tellement occupée avec ses jouets, rien ne pouvait lui arriver. Une fois dans la chambre d’Aude, elle lui posa les mêmes questions que Manon avait formulées.


Il lui expliqua qu’effectivement il avait pris peur à la naissance de la petite. Il avait trouvé un contrat de travail pour deux ans sur une plateforme pétrolière. Au bout de quelques mois, elles lui manquaient atrocement ; s’étant rendu compte de son erreur, il lui avait écrit, mais les lettres lui revenaient avec la mention « N’habite pas à l’adresse indiquée. » Par malheur, il perdit son téléphone dans une tempête ; par conséquent, il n’avait plus le moyen de la joindre, ni son numéro. Il dut attendre la fin de son contrat pour rentrer, se lancer à leur recherche, et enfin les retrouver.


Aude lui demanda comment il avait fait. Il expliqua avoir fait comme un rêve étrange, hier : il avait vu comme un Père Noël dans sa chambre. Sur sa table de chevet, il avait trouvé un sac en papier qu’il sortit de sa poche, avec marqué dessus : Aude, et son adresse. Il avait pris sa voiture et roulé une partie de la nuit. « Et me voilà ! » conclut-il.


Aude le crut sur parole : il ne mentait jamais ; et le sac ! Elle reconnut le sac où elles avaient mis la brioche. Il y avait d’étranges similitudes avec son histoire de Père Noël. Elle lui sauta au cou et l’embrassa avec passion puis, lui tendant le peignoir quelle avait gardé précieusement, elle lui dit :


— Tu ne vas pas rester avec ce déguisement ridicule ; tiens, mets ça. Ici, nous sommes nature : Noël c’est en peignoir. Allez ! ordonna-t-elle.


Fin prêts, ils retournèrent dans la salle où Manon jouait sans s’occuper de ce qui se passait autour d’elle. Aude commençait à lui pardonner son silence passé.


La journée se déroula comme un jour de Noël presque ordinaire ; Mathieu n’était pas venu les mains vides et avait apporté avec lui quelques cadeaux et tout un repas de fête préparé par un traiteur.


En fin de journée, Aude coucha Manon épuisée par cette journée chargée en émotions. Ils étaient seuls ; Mathieu se confondit en excuses interminables jusqu’au moment où Aude, agacée par cette attitude, dit :


— Et tu comptes en venir à quoi ? La vie n’est pas faite d’excuses ; le mal est fait. Alors ?


Elle voulait l’entendre dire – ou demander – s’il pouvait reprendre sa place ici, reprendre la vie là où il l’avait laissée. Hésitant, tremblant comme une feuille, il prit Aude par les mains et, la voix enrouée par l’émotion :


— Aude, je voudrais tant rattraper tout ce temps perdu par ma faute ; si tu le veux bien, je souhaiterais tout recommencer avec toi, vivre ici ou chez moi avec Manon et toi. Si tu veux, nous pourrions former une famille. Je te serai fidèle. Je voudrais tant que tu me pardonnes...


Sa voix tremblait, il transpirait. Il serra très fort les mains d’Aude et poursuivit :


— Aude, je voudrais t’épouser. Dis-moi, tu veux bien m’épouser ?


Il sortit une bague de sa poche. Elle la regarda, sentit une énorme bouffée de chaleur monter en elle. Pour lui, c’était comme une tornade qui arriva sur lui. Aude pleurait de bonheur, tremblait, l’embrassait, le cajolait, et finit par lui répondre :


— Oh, oui, oui, oui, mille fois oui, mon amour !


Mathieu, plein d’espoir, avait tout prévu : certain qu’elle dirait oui, il se leva et alla chercher, au réfrigérateur, une bouteille de champagne – qu’il avait discrètement déposée – et le gâteau préféré d’Aude : le Puits d’Amour. Aude se sécha les yeux et admira la bague et son diamant incrusté : elle était belle. Mathieu était revenu. Ils burent le champagne et mangèrent ce gâteau fabuleux.


Elle n’avait d’yeux que pour lui. Petit à petit, les peignoirs se sont ouverts ; Mathieu pensait qu’elle était aussi jolie qu’avant, et peut-être même plus. Aude lui prit la main et la posa sur sa cuisse ; elle en sentait la chaleur se propager partout en elle. Cela faisait tellement longtemps qu’elle n’avait pas fait l’amour... Elle en avait envie depuis si longtemps... Pourtant, elle avait bien essayé de trouver un homme, mais rien à faire : un sentiment de refus la bloquait à chaque fois.


À son tour, elle passa sa main sous le peignoir de Mat et remonta le long de sa cuisse ; il était nu en dessous. Elle voulait retrouver ce membre viril qui, par le passé, lui avait procuré tant de bonheur. La flamme qui ne s’était jamais éteinte en elle grandissait et enflamma son cœur. Elle ne pouvait plus résister à ce désir. Leurs lèvres se touchèrent, les langues se cherchèrent, se trouvèrent, et s’ensuivit une exploration buccale, tendre, puis passionnée. Le peignoir d’Aude s’ouvrit encore plus, dévoilant ses cuisses, son pubis nu ; la main de Mat poursuivit son chemin et atteignit ses petites lèvres et son bouton gonflé de désir. La pointe de ses seins perçait presque le tissu si léger de son peignoir : il ne put résister à cet appel et les caressa tendrement.


Le cœur de Mathieu battait fort, si fort qu’il le ressentait dans tout son corps. Il était heureux : il les avait retrouvées. « Elle est vraiment très belle... Quel con je suis d’être parti ; je vais rattraper ça ! » pensa-t-il. « Il n’a pas changé : il est toujours aussi beau. Il faut qu’il reste, je vais tout faire pour ça... » se dit-elle.


Elle tenait son membre en main et le caressait doucement. Ne pouvait plus tenir, elle prit Mathieu par la main et l’entraîna vers sa chambre, vérifiant au passage si Manon dormait. Dans son lit, son petit ange, enroulé dans ses draps, une poupée dans chaque bras et le doudou à la bouche dormait profondément.


Elle le jeta presque sur le lit, lui sauta dessus et l’embrassa. Les baisers furent doux, tendres et passionnés ; les caresses du bout des doigts les faisaient vibrer, gémir et onduler. Chaque centimètre de peau fut exploré, chaque partie de leur corps fut embrassée, léchée, sucée et massée. La chevelure d’Aude devint un champ de bataille. Elle était bien, heureuse ; cela faisait si longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien !


C’est Aude qui alla chercher, le moment venu, cet instant de bonheur aux sensations indescriptibles. Elle débordait d’énergie et se dit « Je vais t’user, mon Mathieu ! » Son Mat, c’est ainsi qu’elle l’appelait avant.


Elle se délectait de ce membre si doux, si beau, si vivant ; Mathieu était dans une extase sans limite. Bien décidé à la combler au maximum, il goûta la lave qui coulait du volcan enflammé de son amoureuse, se délectant de ce goût suave qu’il n’avait pas oublié. Elle emboucha ce qu’elle tenait à la main et le suça avec une gourmandise passionnée.


Elle voulait jouir encore une fois, sentir son homme venir en elle, revivre cette explosion de plaisir. Il avait dû comprendre et était venu en elle, doucement sans brutalité, lui infligeant un mouvement de va-et-vient lent, puis accéléra. « Vas-y, mon amour, envoie-moi au septième ciel ! » Son corps vibrait en entier, des picotements remontaient dans son dos. Au moment suprême, elle fut traversée par une tempête ; un volcan de plaisir explosa en elle qui enflamma complètement ce sexe qui déversa par saccades son flot masculin.


La nuit fut très agitée, remplie d’amour et de tendresse.


Au petit matin, ils furent réveillés par une anguille : Manon s’était glissée sous les draps au milieu d’eux, les couvrant de baisers d’enfant remplis de tendresse.

Regardant par la fenêtre, Manon s’écria :


— Maman, papa ! Regardez là-haut : le Père Noyel, y rentre chez lui !


Aude et Mat virent aussi le Père Noël passer au loin, dans le ciel.

Une nouvelle vie commençait ; une nouvelle famille venait de naître.



FIN