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Julie, féministe et soumise

Chapitre 2

La métamorphose

Avec plusieurs hommes

Matin et soir et parfois même dans la nuit, Bertrand était comme attaqué par le désir qu’il éprouvait pour sa compagne Julie. Alors qu’elle dormait profondément à ses cotés, des images érotiques envahissaient l’esprit du jeune homme qui essayait pourtant de toutes ses forces de s’en préserver. Se réfugiant dans des pensées tristes ou au contraire des souvenirs joyeux, il ne pouvait tôt ou tard se retenir d’imaginer le corps chaud, tendre et interdit de Julie sous la couverture. Alors, vaincu, submergé par l’envie de la prendre, il tentait de se soulager aussi discrètement que possible, à la main, sans sortir du lit, priant pour qu’elle ne le surprenne pas.

Parfois, il s’était tellement branlé dans la journée qu’il ne parvenait à l’orgasme qu’au prix d’une manipulation énergique, particulièrement sur la fin, et restait alors un long moment immobile dans le lit, le cœur battant, le souffle profond, la main gauche remplie de foutre, guettant chez Julie les signes de l’éveil. Revenu au calme, lorsqu’il était enfin convaincu qu’elle dormait toujours, il attrapait un Kleenex laissé là à cette intention, s’essuyait et tentait de trouver le sommeil. Parfois il y parvenait et parfois il lui fallait renouveler cette opération à haut risque quelques temps plus tard, suite à un nouvel assaut de désir.

Lui qui, il y a une semaine encore ne trouvait plus de plaisir sexuel qu’en matant du porno en douce sur son ordi, préférant à son amoureuse encore disponible pourtant, des fantasmes obscènes et virtuels, ne pensait plus qu’à elle désormais. Du matin au soir donc, il se la figurait entre ses bras ou ceux d’autres hommes, se livrant à des actes auxquels elle s’était toujours refusée jusqu’alors et qu’il ne lui était pas venu à l’esprit de lui reproposer en trois ans de vie commune vu la manière dont elle en avait accueilli la proposition la première fois.

Qu’est-ce qui avait provoqué ce regain encombrant de désir chez Bertrand ? La métamorphose de Julie. Rapidement, en deux semaines peut-être, son amoureuse avait changé de peau, et pas seulement de peau, la mue l’avait transformée au plus profond, jusqu’à ses convictions les plus enracinées. Peut-être d’ailleurs que le changement était parti du dedans avant de gagner le dehors, visible enfin. Quoi qu’il en soit Julie ne ressemblait plus du tout à ce qu’elle était auparavant.

Elle qui d’ordinaire ne s’habillait que de jeans informes, voire de salopettes, retroussés aux chevilles sur des baskets sans marque ou de grosses godasses pseudo militaires, s’habillait désormais de jupes moulantes ou de robes légères et marchait en chaussures à talons. Pire que tout, elle était devenue blonde et se maquillait !

Ce qui n’avait pas changé en revanche c’est l’abstinence sexuelle du couple à laquelle ils étaient doucement parvenu, sans même s’en rendre compte, au fil du temps.

Au début de sa métamorphose, elle était pourtant venue vers lui, tenant des propos insensés mais sans équivoque sur son envie de baiser, parfois même toute seule enfermée dans la chambre et il n’y avait pas répondu, trop surpris et peu-être effrayé par ce qu’il prenait pour un coup de folie pour en tirer profit.

Lorsque enfin il se décida, il était trop tard. Sa transformation en bombe sexuelle achevée, Julie manifesta vis à vis de Bertrand la même indifférence qu’avant. Sauf qu’en lui devenant étrangère, elle lui était redevenue hautement désirable. Les dérivatifs trouvés par le couple pour compenser l’abstinence ne remplissaient plus leur fonction. Par exemple, la joie du combat social auprès de son amoureuse féministe engagée, luttant à ses cotés contre toutes les formes d’injustice sociale remplaçait autrefois avantageusement l’absence de sexe. Mais Julie semblait se foutre éperdument désormais de ce qui la passionnait il y a encore deux semaines, laissant Bertrand à sa frustration face à cette nouvelle femme qui ressemblait plus à Marylin Monroe qu’à Simone de Beauvoir.

Ce soir il s’était couché le premier, ayant attendu en vain le retour de Julie jusqu’à minuit. Elle rentrait souvent tard en fin d’après-midi, contraignant Bertrand à préparer presque systématiquement le repas du soir mais jamais jusqu’alors elle n’avait découché. Bertrand ne parvenait pas à trouver le sommeil, agité par des sentiments puissants et contradictoires. Maintenant convaincu qu’elle avait un amant, il oscillait entre colère et excitation, envahi d’images semblables à celles qu’il convoquait souvent pour se branler.

Quand enfin elle arriva, il fit semblant de dormir tandis qu’elle se déshabillait et entrait dans le lit. Elle n’avait manifestement pas pris de douche, amenant avec elle dans la chambre puis sous les draps une odeur étrangère faite de parfums et d’autres effluves, nettement plus animales, horriblement mélangées, exprimant sans ambivalence à la fois le corps à corps qui venait de se produire et l’indifférence que Bertrand s’en rendit compte.

Ce dernier, craignant soudain que ce mépris à son égard fusse le signe d’un désamour, le premier acte d’une rupture annoncée, resta immobile et silencieux, attendant le coup de grâce, l’aveu et la fin déclarée de son couple. Mais il attendit en vain une parole de la part de Julie qui devait être épuisée car en quelques minutes elle s’endormit.

Toujours en proie à une grande confusion, le jeune homme devait aussi faire face à une puissante érection. Sa main décida pour lui de remettre le chagrin et la colère à plus tard en se portant autour de sa bite et en y apposant le mouvement habituel. Sans doute perturbé par la situation, Bertrand fut moins attentif que d’ordinaire à dissimuler son activité clandestine. Julie qui lui tournait le dos, se retourna soudain.

– Hey, mais tu fais quoi, là ?

– Hein ? Ben rien, je... heu… je dormais, je devais rêver et…

Julie attrapa la queue dressée de son compagnon et la relâcha aussitôt, comme si elle allait se brûler.

– Tu parles ! T’étais en train de te branler dans mon dos !

– Écoute… excuse moi… heu… je sais pas ce qui m’a prit. Je… ça fait tellement longtemps qu’on a pas fait l’amour…

Julie laissa le silence s’installer, ne réagissant pas à la phrase suspendue de Bertrand, puis enchaîna :

– Tu pensais à quoi en te masturbant ?

– Je… je sais pas… ce sont des visions flou… rien de très précis…

– Bullshit ! Dis la vérité si tu veux dormir dans notre lit ce soir. Toute la vérité et rien que la vérité, sinon c’est le canapé !

Bertrand débattit en lui même un instant avant d’abdiquer, relâchant du même coup toutes les tensions qui l’agitaient.

– Je t’imaginais en train de baiser avec ton amant.

Comme Julie se taisait, il poursuivit son aveu, jetant tout ou presque à ses pieds :

– Je t’imaginais en train de faire avec lui des trucs que tu fais pas avec moi et y prendre un plaisir que tu n’avais jamais connu avant…

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– Continue.

– Eh ben heu… je t’imaginais à genoux devant lui, suçant sa grosse bite puis lui te prenant le cul. Voilà.

Après un nouveau silence, plus longs que les premiers, Julie repris :

– Continue.

– Ben je t’ai tout dit, ensuite c’est assez répétitif…

– Non, je veux dire: continue à te branler.

– Ah bon ? Tu veux bien ?

– Oui, vas-y, branle toi mon chéri, comme un vilain petit garçon.

Bertrand s’exécuta, étrangement excité par le caractère infantilisant de ces dernières paroles. Un petit moment passa avant que Julie n’intervint à nouveau:

– Je peux participer si tu veux, petit coquin.

– Oh oui, je n’attend que ça, s’écria Bertrand en enlaçant sa chérie !

– Non, non, non, pas comme ça, dit Julie en repoussant son compagnon. Je peux participer en te racontant ma soirée. Ça te plairait que je te raconte ce que j’ai fait pendant que tu te touches ?

– Heu… oui… oui d’accord, souffla Bertrand, ravalant ses espoirs.

– D’accord mais il ne faut pas m’interrompre !

– Promis.

– Et il ne faut pas jouir avant la fin, avant que je t’en donne l’autorisation !

– Heu… oui, d’accord.

– Ha, ha, figure toi que c’est ce que m’a dit un homme ce soir, cette phrase, exactement comme je viens de te la dire.

– Un homme ? Qui ?

– Tais toi à présent et ne parle que si je t’interroge !

– Oui, pardon, d’accord.

– Ha ha, ça aussi c’est une phrase que j’ai entendu ce soir. C’est si bon de se sentir prise en main ! Tu vas voir, peut-être que ça va te plaire à toi aussi mon chéri. Bon, il faut que je t’explique depuis le début. Tu te souviens de la proposition que je t’avais faite, de te faire passer pour notre proprio et de me faire chanter en échange d’un délai de paiement du loyer. A cette époque j’essayais encore de trouver un moyen de sauver notre couple. Je m’étais dit quand je t’avais surpris en train de te palucher devant un porno qu’en définitive nos deux fantasmes pouvaient se rejoindre et qu’on pouvait à nouveau s’amuser au lit grâce à ce jeu de rôle… Tu te souviens ?

– Oui… oui, je me souviens de ça. Tu m’avais demandé de me faire passer pour monsieur Viller et de te faire chanter en créant une adresse mail à son nom et en me faisant passer pour lui. Et comme un imbécile je ne suis pas rentré dans le jeu…

– Non, en effet, et pourtant, le lendemain de ma suggestion, j’ai bien reçu un mail de monsieur Viller. Tu vois, le hasard fait bien les choses, ou alors le destin. En tout cas, après une correspondance hyper chaude, voire carrément hard, j’ai été la semaine dernière invitée à me rendre à la loge du concierge, « habillée comme une pute », selon les directive de mon maître chanteur, que je pensais encore être toi.

Ce jour là, en frappant à la porte de monsieur Gimenez, le gentil concierge de l’immeuble, Julie se demandait encore comment Bertrand s’était débrouillé pour l’en éloigner le temps de réaliser leur fantasme. A sa grande surprise, ce fut monsieur Gimenez lui-même qui ouvrit la porte, observant la jeune femme des pieds à la tête puis de la tête au pieds avant de l’inviter à entrer. A son habituel sourire s’était substitué une espèce de rictus qu’elle ne lui connaissait pas. Il avait également perdu cette posture humble qui le caractérisait et, bien que plus petit que Julie, semblait la dominer du regard, à tel point que celle ci baissa les yeux.

– Entre ici.

Jamais encore monsieur Gimenez ne l’avait tutoyée. Il la fit entrer dans une pièce au papier peint jauni, meublée à l’excès et surchargée de bibelots empoussiérées.

– C’était la chambre de mon épouse, dit le concierge, une femme bien…, elle.

Il tendit à la jeune femme un bandeau de nuit.

– Met ça sur tes yeux et attend ici. Monsieur Viller ne va pas tarder.

Le concierge tourna les talons mais s’arrêta avant de franchir le seuil de la porte.

– Ah, j’oubliais ! Monsieur Viller m’a bien recommandé de te demander si tu avais pensé, comme il te l’avait indiqué, à bien te lubrifier le cul.

Julie, choquée d’entendre ces mots dans la bouche de cet homme si poli, discret et gentil, vis à vis de qui elle manifestait comme tout le monde, sans s’en rendre compte, de la condescendance, se sentit rougir et répondit avec une déférence craintive :

– Oui monsieur.

Le concierge ricana puis resta un instant encore à détailler la jeune femme avec une moue mi-lubrique, mi-dégoûtée. Enfin, il cracha sur le parquet avant de quitter la chambre de feu madame Gimenez.

Julie raconta dans un grand luxe de détail tout ce qui s’était passé en suivant. Bertrand n’avait encore jamais connut une telle jalousie ni une telle excitation.

Retiens-toi, lui ordonnait-elle lorsqu’elle le sentait près de jouir, retiens-toi ou je me tais! Alors Bertrand se retenait, lâchait un instant sa queue au bord de l’explosion avant de la reprendre et la relâcher à nouveau peu après, sans cesser de boire les horribles et merveilleuses paroles de son amoureuse, comme un nourrisson affamé.


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