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Julie Julie Julie

Chapitre 1

Suivez la vie sexuelle et amoureuse de Camille, une jeune femme pleine d'énergie et d'entrain

Divers

À quatre pattes sur un lit et complètement nue, Thomas était en train de me prendre en position de la levrette, donnant de violents coups de hanche tout en tenant fermement mon cul. Gémissante, j’enfouis ma tête dans un oreiller et commençai à le mordiller inconsciemment. Je voulus un instant refréner mon plaisir pour ne pas jouir avant lui, mais quand il accéléra encore, je ne pus me retenir et jouis en serrant l’oreiller contre mon visage. Il se retira pour me laisser me reposer, mais rouge, je me relevai, me tournai vers lui et pris son visage entre mes mains. Tous les deux assis sur les genoux, il me regardait un peu rouge lui aussi, mais pour une autre raison. Un peu haletante, je l’embrassai fougueusement, baiser qu’il me rendit en mettant à son tour ses mains derrière ma tête, nous plaquant mutuellement l’un contre l’autre.


Tout en continuant à l’embrasser, je descendis mes mains le long de son dos jusqu’à ses fesses, et dans un mouvement brusque, je les tirai vers moi, lui faisant perdre l’équilibre et le faisant tomber sur le dos.


Un peu surpris il ouvrit la bouche, mais je replaquai vivement mes lèvres contre les siennes, lui intimant le silence. S’en suivit une longue et agréable série de petits baisers pendant laquelle je m’allongeai lentement sur lui, collant de plus en plus mon corps au sien. Il m’enlaça tout en continuant à me donner des petits baisers et je fis de même en m’allongeant totalement sur lui. Je sentis alors cogner son membre en érection contre mes fesses, souris avant de le saisir délicatement et le mis en moi. Remuant légèrement, je sentis que c’était maintenant lui qui était proche de l’orgasme et décidée, je me redressai pour faire des va-et-vient avec le bas de mon corps. Thomas saisit mes côtes pour intensifier le mouvement tout en fixant mon corps (surtout mes seins) qui se balançait en rythme. Je sentis son plaisir augmenter et posai alors mes mains sur les siennes en me cambrant légèrement, mettant encore plus mes formes en valeur.


Il passa le point de non-retour et tout en poussant un petit gémissement sous le plaisir, lâcha mes hanches pour entrelacer nos doigts.


Quelques minutes plus tard, nous étions côte à côte sur le lit, moi sur le dos, un bras passant sous Thomas qui lui était penché vers moi, une main dans mes cheveux. « Je t’aime. » souffla-t-il en me regardant amoureusement. Thomas n’avait jamais été bon pour camoufler ses sentiments, et quelques jours seulement après que nous ayons commencé à coucher ensemble, il m’avait tout avoué, sachant pertinemment que son amour était à sens unique. Au début, j’avais voulu essayer de m’éloigner un peu pour ne pas lui donner de faux espoirs et ne pas le blesser, mais le considérant comme encore plus que mon meilleur ami, j’en avais été incapable. J’avais même été incapable d’arrêter de coucher avec lui, trouvant dans nos embrassades et nos nuits torrides quelque chose que je ne retrouvais avec aucun autre, un sentiment que j’aurais pu appeler de l’amour si mon cœur n’était pas ainsi pris.


D’ordinaire, il évitait donc de me le dire, car cela provoquait des moments gênants, mais il lui arrivait de ne pouvoir s’en empêcher. Comme maintenant.


— Et, euh, qu’est-ce que tu aimes chez moi ? balbutiai-je un peu mal à l’aise.


Thomas qui, lui, avait l’air très à l’aise, commença à caresser le bras que j’avais glissé sous lui, l’effleurant légèrement et me chatouillant un peu.


— J’aime absolument tout chez toi. commença-t-il en promenant son doigt lentement, me faisant frissonner. J’aime ta personnalité... continua-t-il en se rapprochant dangereusement de mon aisselle.


Je retins un cri quand il le posa sur mes côtes tout en continuant son monologue.


— Tu es drôle, attachante, sexy, passionnée...


Quand il commença à tapoter mes côtes, je me mis à serrer très fort mes pieds sous la couette.


— Et puis tu as vraiment quelque chose qui me fait craquer. dit-il en rajoutant un doigt, me forçant à saisir et serrer les barreaux du lit au-dessus de ma tête avec mes mains pour ne pas craquer.


Sans prévenir, il se mit sur moi et plaqua ses mains dans mes aisselles, me chatouillant horriblement.


— NaAhhAHAHHah ! explosai-je en m’agitant dans tous les sens, mes aisselles se creusant sous l’assaut de ses doigts.

— Ton rire ! déclara-t-il un peu fort pour couvrir ma voix fluette tout en intensifiant les chatouilles.

— AhAHhahaH ARRÊTE ! hurlai-je en saisissant ses mains.



Il approcha son visage et me regarda d’un air innocent.


— Arrêter quoi ?

— Arrête d’être aussi flatteur. répondis-je sur un ton faussement énervé avant de l’embrasser sur le front.

— Tu es juste un poil trop sensible. lâcha-t-il, amusé.

— En temps normal, ça te dérange pas. rétorquai-je en souriant également et en le faisant basculer sur le côté.



Toujours un peu remuée après ces chatouilles, je me levai pour m’habiller et passai devant le miroir.


— Huum c’est vrai que je suis sexy. déclarai-je, modeste, en observant mes courbes.

— Je suis pas mal non plus, je te ferais dire. lança Thomas dans mon dos.


Je pivotai et l’observai allongé sur le lit, les mains derrière la tête. Il avait effectivement un corps très appréciable, possédant un visage assez mignon, des cheveux noirs et sauvages et des muscles discrets, mais fermes. Rien qu’avec un regard, on pouvait deviner qu’il faisait de la piscine, son buste étant bien plus large que la moyenne.


— Je te signale que j’ai une énorme paire de seins, rétorquai-je en soulevant ma poitrine généreuse qui faisait apparemment chavirer nombre de garçons, même si personnellement, elle me gênait plus qu’autre chose pendant le sport.

— Oui, mais moi j’ai une grosse bite ! répondit-il en rigolant.

— Tout le monde dit que j’ai un visage craquant. continuai-je en passant les mains dans mes cheveux courts et roses qui ressemblaient à un hérisson.

— Mais moi, j’ai une grosse bite !

— Sans faire particulièrement gaffe, je mange pas de la merde et en plus, je fais de la muscu trois fois par semaine. continuai-je en regardant mes abdos légèrement dessinés et mon corps enjolivé par la musculation.

— J’ai une grosse bite.

— Et je possède des fesses fermes et super musclées ! finis-je en m’admirant le cul.

— Grosse bite ! lança-t-il une dernière fois en se levant du lit.

— Bon ça suffit ! m’exclamai-je en me tournant vers lui.


Je montrai son sexe et lui dit d’un air effronté :


— C’est même pas vrai..

— Je t’assure que si. rétorqua-t-il en se collant à moi et en mettant une main sur ma nuque, une main sur mes fesses.

— Ce ne serait pas une sorte de défi ? lui demandai-je en étant forcée de lever la tête pour le regarder dans les yeux.


Sans répondre, nous nous embrassâmes au même moment, et nous refîmes l’amour.



Moins d’une heure après être partie de chez lui, je me dirigeai vers mon école de commerce, envoyant comme à mon habitude une photo écœurante à Thomas. Ce matin, je choisis une image du monstre du film ’La mouche’ avec comme texte : ’Ta tête au réveil Bwwwaaaaahhh !!!’. Je relevai la tête, contente de ma trouvaille, mais en passant la grille, me crispai instantanément. Elle était là, contre un mur à discuter avec un groupe de personnes, vêtue d’une jupe et d’un t-shirt qui lui donnaient un petit air bourgeois. Je pris une grande inspiration et avançai à grands pas d’un air tout sauf naturel, en espérant avoir l’air détendu. Arrivée à son niveau, je lançai un furtif coup d’œil dans sa direction, regardant rapidement son beau visage.


— Salut Camille ! me lança-t-elle en levant la main, m’ayant regardé au même moment.



Je rougis instantanément jusqu’aux oreilles, et ayant l’impression de ressembler à une tomate bien mûre, je balbutiai « Salut Julie. » et continuai mon chemin la tête droite en regardant droit devant moi. Arrivée à l’intérieur du grand bâtiment, je repris mon souffle et fus contente de recevoir un message de Thomas, me tirant de ma gêne. C’était une photo de moi nue (il allait devoir m’expliquer pourquoi il avait pris cette photo !) avec la tête de Gollum à la place de la mienne. J’eus un petit sourire nerveux et montai les escaliers, à peu près calmée. Une fois rentrée dans la classe, je m’assis lourdement sur la première chaise venue et attendis l’arrivée du prof. Quelques personnes vinrent me saluer et me parler, mais n’ayant pas vraiment la tête à ça, je fus contente quand le prof arriva. Chauve, mais pourtant assez jeune, il nous fit cours pendant toute la matinée, nous relâchant même dix minutes en retard.


— Mais quel forceur ! s’énerva une de mes amies sur le trajet du RU. Tout ça pour nous dire qu’on va se faire fister l’année prochaine en plus !

— J’avoue, s’il est aussi chiant à son âge, qu’est-ce que ce sera dans cinquante ans ! lançai-je en souriant.


En rigolant, nous arrivâmes au RU et nous nous installons sur une table vide, commençant à discuter de tout et de rien quand...


— Hey ! Lucie, Camille ! s’exclama Adrian suivi, de Simon en venant vers nous. On peut s’installer là ? demanda-t-il en posant son plateau.

— Nan. répondis-je simplement.

— On t’a jamais dit que Camille, c’était un nom de mec ? répliqua-t-il sur le ton de l’insolence, forcé en restant debout.

— Si, ta mère a essayé une fois, mais elle avait la bouche pleine. répliquai-je de plus belle.


Simon rigola légèrement et Adrian, comme si ma réplique avait été une sorte de confirmation, s’assit en même temps que son ami, souriant, mais un peu vexé.


— Un jour, faudra vraiment que t’arrêtes d’insulter les mamans, ça va finir par te retomber dessus.


Je souris à larges dents en retour, lui signifiant mon indifférence.



Nous passâmes le reste du repas à discuter, Lucie un peu en retrait comme à chaque fois que Simon et Adrian étaient là. Avant de partir, Simon me donna une brochure et s’avança un peu sur sa chaise.


— Ce soir y a une grosse soirée au Turlututu, ça vous dit de venir ? nous proposa-t-il en regardant un peu plus Lucie, conscient qu’elle se sentait exclue.

— Ouais pourquoi pas, vous y aller aussi ?.


« Oui, mais je suis DJ, commença Adrian, alors ma bite, ce soir, elle sera en mode avion. finit-il en regardant dans le vide, comme si le fait d’être DJ était à la fois un grand honneur et une malédiction.

« Par contre, moi, je suis dispo. » lança Simon en se pointant du doigt.

Lucie leva brusquement son plateau et s’en alla d’un pas vif. Après quelques secondes de surprise, je me levai à mon tour et trottinai pour la rattraper.


Les deux mecs me lancèrent un regard du type : ’ On a fait quelque chose de mal ?’ auquel je répondis par une expression faciale signifiant ’Plus ou moins, mais vous inquiétez pas !’. Arrivant à la rattraper avant qu’elle ne sorte du bâtiment, je me mis à son niveau, mais sans rien dire.


— Putain, ils sont vraiment cons ces deux-là ! s’emporta-t-elle en brisant le silence,

— Et beaufs avec ça..

— Ouais, je sais, mais les juge pas trop vite quand même, ils sont pas méchants, juste pas très subtils. En plus, Simon sort avec Gwendoline. tentai-je de les défendre en cherchant des arguments.


Mais je n’en trouvai pas. Je trouvai même ça parfaitement compréhensible qu’elle soit en colère et qu’elle les juge, mais quand même dommages.


— C’est facile à dire pour toi. rétorqua-t-elle sur un ton qui avait perdu toute agressivité, Tout le monde t’aime et tu aimes tout le monde.


Je souris en pensant que c’était effectivement vrai, mais la contredis par pur plaisir.


— Non, je te signale que j’aime pas Samuel et Victor, et je crois qu’eux non plus m’aiment pas.

— C’est de la triche. dit-elle en souriant, Quasiment personne les aime ces deux racistes !



Satisfaite d’avoir retrouvé la Lucie que je connaissais nous continuâmes d’insulter gratuitement de nombreuses personnes et nous amusâmes jusqu’au retour de classe où nous passâmes le reste de la journée à nous tenir le crâne en souffrant et sans rien comprendre, mais ça, j’ai pas trop envie d’en parler.



Une fois la journée terminée, nous rentrâmes ensemble, habitant dans le même immeuble.


— Tu te changes et tu viens chez moi ? proposai-je arrivée devant sa porte.

— OK, j’en ai pour deux minutes de toute façon.


Rentrant dans mon minuscule appartement, je posai mon sac dans un coin et filai me préparer pour la soirée. J’étudiai les différentes tenues en sous-vêtement quand Lucie entra brusquement en criant :


— Tadaaa !


Elle s’était mis une discrète touche de mascara et de rouge à lèvres, avait un t-shirt orange assez classe en dessous d’une veste en cuir à l’air rebelle, et portait un jean slim qui avait l’air neuf. Elle était vraiment élégante, mais...


— Tu me laisses deux secondes à ton tour ? demandai-je, la tête dépassant de la porte de ma chambre.


Sans attendre de réponse, je finis de m’habiller et sortis fière de moi.


— Whaoh, t’es superbe là dedans... me félicita-t-elle en m’admirant.



Mes cheveux plus hérissés que jamais, je portais une nouvelle robe violette splendide fendue jusqu’à la hanche et qui épousait parfaitement mes formes, sans compter sa décolletée à boutons qui entourait mes seins.


— Elle est vraiment magnifique, mais comment t’as pu te payer une robe pareille ?! me questionna subitement, suspicieuse, Lucie qui connaissait mes revenues.

— C’est Thomas qui me l’avait offerte à mon anniversaire. lui expliquai-je.


Sachant l’amour que Thomas me portait, elle grinça les dents.


— Ouah ça à dû être très gênant pour toi, tu dois te sentir trop mal.

— C’était le cas, alors j’ai demandé de l’argent à mes parents en leur expliquant la situation et ils m’ont donné de quoi lui offrir une tenue au moins aussi chère que la robe. Et je lui avais offert deux semaines après ça. répondis-je en lui souriant.

— Pas mal la combine. approuva-t-elle en me regardant d’un air étonné.

— J’ai quand même tapé dans mon propre porte-monnaie, ce qui explique ça. dis-je en ouvrant mon placard rempli de pâtes bon marché que je mangeais depuis que je m’étais complètement ruiné.


Elle rigola sous la surprise et nous repartîmes peu après en papotant, nous dirigeant vers la boîte de nuit.



Elle était en train de me raconter comment elle avait presque battu le dernier boss d’un de ses jeux vidéo dont j’avais oublié le nom quand elle s’interrompit et leva la main en criant : « Thomas ! » Je me retournai en même temps que Thomas qui répondait en secouant la main :


— Salut Lucie, salut l’autre dont j’ai oublié le prénom !.


Il arriva à notre hauteur, vêtu de la chemise, le nœud papillon et le jean de haute marque à plus de mille euros que je lui avais offert.


— Et tu portes la robe que je t’ai offerte. lança-t-il perspicace, en me voyant observer sa tenue de la tête au pied.

— Elle me va bien. répondis-je simplement.



Il se joignit à nous et nous reprîmes la route après qu’il est complimenté Lucie pour sa tenue et qu’elle lui ait retourné la faveur, mais nous arrivâmes bientôt dans une ruelle étroite où un homme d’une quarantaine d’années picolait en chantonnant. ’Et merde’ pensai-je en reboutonnant mon décolleté, consciente de ce qui risquait de se passer.


Je sentis Lucie et Thomas se tendre légèrement.


— Ouah, mais quel joli morceau de viande que voilà ! aboya l’homme d’une voix bourrue en nous regardant arriver.

— Mais c’est que ça vous donne envie de tirer son coup un corps pareil !

— Restez près de moi. nous souffla Thomas.

— Ah ouais, et pourquoi ? répondit Lucie entre ses dents.

— Toi, homme viril qui va nous protéger de cet affreux ?

— Mais noon, j’ai lu dans un article qu’une présence masculine empêche ce genre de type d’être trop lourd.


Mais l’homme ne devait pas avoir lu cet article, car il continua de lancer une série de compliments grivois.



Nous passâmes devant lui la tête haute tandis qu’il titubait en regardant dans le vide. Je pensais que nous nous en étions sortis quand sa voix résonna plus fort que jamais :


— Eh toi là, je sais que tu m’entends, retourne-toi !


Exaspéré, Thomas se retourna et lui fit face en bombant le torse.


— Bon, Monsieur, qu’est-ce que vous voulez ? dit-il avec une voix pleine d’agressivité en ayant l’air d’être prêt au combat.


L’ivrogne se gratta la tête en l’examinant avec envie.


— Bin je t’l’ai dit, tu m’excites avec ta chemise de pute et ton visage d’aguicheur, ça te dit de v’nir chez moi, c’est à côté. Je sais très bien utiliser ma langue. rajouta-t-il avec un regard plein de sous-entendus.



Thomas en resta bouche bée, ses épaules s’affaissant.


— Ahaha ahah... nous moquèrent Lucie et moi peu de temps après, en suivant Thomas qui marchait quelques mètres devant nous d’un pas furieux.

— Je t’en donnerai de l’amour. lui lançai-je, en imitant pitoyablement l’homme de tout à l’heure.

— Si tu veux, on peut même faire ça dans la rue. imita mieux que moi Lucie en mettant ses poings sur ses côtes.

— Bande d’horrible ! se fâcha-t-il,

— J’ai quand même dû lui donner ce qu’il croit être mon numéro de téléphone pour m’en débarrasser..


Suite à cela, il bouda pendant un quart du trajet, mais de par sa nature, ne put continuer longtemps à être en colère et finit par se calmer. Arrivés devant la boîte de nuit, Thomas me regarda et me demanda :


— T’es prête pour le concours ? une lueur de défi dans le regard.

— Tu crois quoi ? lui répondis-je. Ma tenue, c’est une tenue de prédatrice, je suis pas venu pour faire de la décoration. Et je te signale que je gagne neuf à huit.


Il leva les yeux au ciel et entra d’un pas de conquérant dans la grande salle.


— Vous faites encore votre concours stupide ? m’interrogea Lucie.

— Bien sûr, y a rien de plus stimulant en soirée.


Notre ’jeu’ consistait à trouver une personne qui nous intéressait, et à conclure avec elle plus vite que l’autre. Celui qui arrivait à l’embrasser le premier gagnait un point et si on couchait avec, cela valait encore un autre point. Mais il était interdit de draguer des gens que l’on connaît et interdit de leur voler un baiser.


— Je t’envie un peu, tu sais, j’ai l’impression que Thomas et toi, avec vos corps et vos personnalités, vous pourriez séduire et coucher avec n’importe qui. me confia Lucie en souriant. Dire que moi, ça fait un an que je tourne autour d’Erwan et qu’il ne s’est encore rien passé.

— Mais c’est pas grave ça. la réconfortai-je en passant un bras autour de son épaule. Faut juste que tu prennes confiance en toi et que t’ailles lui parler de tes sentiments. Au pire qu’est-ce qu’il pourrait se passer ? Il te rejette, tu déprimes, tu te suicides, tu vas en enfer, et tu passes le reste de l’éternité à souffrir. Tu vois, aucune raison de flipper !



Tout en parlant, nous étions rentrés dans la salle éclairée de mille et une couleurs, possédant une large piste de danse et de nombreuses tables rondes où quelques personnes pouvaient venir s’asseoir sur les canapés autour d’un bon verre. L’air était assez étouffant et il y régnait un brouhaha énorme, mais je me sentais parfaitement à l’aise. En premier lieu, nous allâmes voir des groupes d’amis avec qui nous bûmes et rigolâmes, ce qui nous occupa pendant plus d’une heure. Assise, un verre à la main, et un peu éméchée, je regardai autour de moi à la recherche de personnes potentielles. Un homme criant à tue-tête sur la piste de danse attira mon attention et me mettant en mode chasseuse, je finis mon verre d’une traite et me leva. « Wouhouoouuu !! » me lancèrent mes amis en levant leurs chopes derrière moi, sachant ce que je voulais faire. Je leur tirai la langue et me mis sur la piste de danse.


Commençant petit à petit à danser, je me pris au rythme de la musique et après moins d’une minute, j’étais déjà en train de danser énergétiquement, me frayant petit à petit un chemin à travers la masse informe des danseurs, me rapprochant de ma cible. Je m’arrêtai quelques instants quand un inconnu complètement saoul me fit un signe de la tête avant de se mettre à danser en remuant les épaules. Je l’imitai et pendant plus d’une minute, nous dansâmes en rythme, toujours de plus en plus vite, avant qu’il ne mette la main devant sa bouche comme s’il allait vomir. Il me fit un mouvement de la main que je lui rendis timidement tandis qu’il se dirigeait vivement vers la porte des toilettes.


Arrivant jusqu’à ma cible je le regardai, grand et musclé avec un visage jovial, et me mis à danser en face de lui. Il me repéra aussitôt et se rapprocha dangereusement près, me faisant un clin d’œil tout en avançant. Il dansa en commençant à se frotter légèrement à moi, me mettant mal à l’aise. ’Bon, il est un peu lourd, mais...’ commençai-je à penser avant qu’il ne se frotte complètement contre moi, me faisant le repousser par réflexe. « Gros con va ! » criai-je par dessus le brouhaha en reculant d’un pas. « Roh ça va. » répondit-il nonchalamment en continuant de danser comme si de rien n’était. Lui faisant un bras d’honneur, je me barrai de la piste de danse très mécontente. Je voulus retourner à la table de mes amis quand je vis Adrian me faire un salut de la main près de la place du DJ.


— Tu n’es pas censé t’occuper de la musique ? lui demandai-je une fois arrivé à lui.

— Si, mais on alterne avec Julien. me répondit-il en pointant un homme roux avec une queue-de-cheval et un t-shirt délabré à la place du DJ.

— Tu es vraiment magnifique. dit-il en me regardant dans mon élégante robe.

— Je rêve ou tu viens de me faire un compliment ?! Tu serais pas malade ? demandai-je, habituée à ses traits d’humour grossiers et ses insultes gratuites.

— Pt’êt bien. Mais et toi, t’es en train de faire quoi ? Je croyais que tu venais ici pour....


Sans finir sa phrase, il mima la pénétration avec ses mains en ricanant. Je levai les yeux au ciel et lui pris sa bière.


— J’essaye, mais je trouve personne aujourd’hui. confessai-je en buvant.

— Tu devrais te dépêcher par ce que ton pote a pas l’air de perdre son temps..

— Quoi ?!


Je regardai dans la direction qu’il me pointa pour découvrir Thomas en train de faire son numéro de charme à une charmante jeune femme qui était dans mon école. Je ne la connaissais pas vraiment, mais je la savais timide comme pas possible et très peu sûr d’elle. Ils étaient assis sur un canapé un verre à la main et il lui parlait dans une posture de séducteur, lui racontant je ne sais quelles conneries. Elle semblait assez mal à l’aise, mais aussi attirée par lui, et arborait un visage un peu étonné, comme si c’était un miracle qu’un type comme lui aille lui parler. ’Pas la cible la plus facile’ pensai-je, ’Elle ne doit avoir aucune expérience’. Mais remontée à bloc, je décidai de passer à la vitesse supérieure.


— Faut que te laisse Adrian, je dois aller...

— Baiser ! m’interrompit-il.

— Draguer, J’allais dire draguer ! lui lançai-je en m’éloignant.


Scrutant toutes les personnes dans la salle, j’aperçus un garçon seul à une table, pas très beau, mais j’eus envie d’aller le voir, sans compter que son air triste et malheureux me faisait de la peine. J’allai commander un verre d’alcool et revins vers lui, déboutonnant brusquement un bouton de mon décolleté pour appuyer un peu plus mes charmes. Je m’assis en face de lui, mais il ne me remarqua même pas, la tête tournée vers le côté fixant un point imaginaire. « Salut. » dis-je en me penchant en avant.



Il se tourna mollement comme s’il doutait que quiconque puisse avoir envie de lui adresser la parole. Quand il me vit enfin, il se crispa et rougit, sans savoir quoi dire. Je trouvai ça tellement mignon qu’il rougisse en me voyant que je ne pus m’empêcher de sourire.


— J’ai commandé un verre, mais je n’ai plus soif, alors je me suis dit... t’en veux ? lui proposai-je en lui tendant le verre.


Il le prit lentement, toujours perturbé en lançant des regards involontaires sur ma poitrine que je fis mine de ne pas voir, et le porta à ses lèvres.


— Euh, merci. dit-il d’une voix un peu morne.


Comme il ne semblait pas vouloir continuer de parler et que la situation commença à devenir gênante, je repris.


— Et au fait, moi, je m’appelle Camille, et toi ?

— Raphaëlle.


Me penchant un peu plus en avant, je voulus continuer à parler pour casser le silence, quand il se troubla en regardant furtivement de nouveau mes seins et se leva précipitamment.


— Euh, désolé, je dois y aller. balbutia-t-il en partant d’un pas rigide, mon verre à la main, me laissant seule un peu comme une conne.


Toujours penchée en avant, je digérai ce qu’il venait de se passer et regardai mon décolleté, étonnée qu’il l’ait tant mis mal à l’aise.


— Oh !.


Avec horreur, je vis tous mes boutons défaits et mon décolleté totalement ouvert, révélant tellement mes seins que mes tétons étaient presque visibles, et ainsi penchée en avant, j’avais en plus dû lui donner une vue plongeante sur la quasi-totalité de ma poitrine. Honteuse, je cachai le haut de mon corps en regardant autour de moi, espérant que personne ne m’ait vu ainsi, et reboutonnai précipitamment mes boutons en me maudissant de ne pas m’être rendu compte de ce qu’il s’était passé.



Toujours gênée, je repartis précipitamment et m’assis à une table vide, reprenant contenance.


— Salut, tu danses ? me lança un jeune homme en approchant vers moi.

— Oh et bien, c’est si gentiment... voulus-je accepté quand je remarquai son regard insistant posé sur ma poitrine.



Poussant un cri de rage, je quittai la table tandis qu’il riait dans mon dos et me dirigeai vers le bar. Mais je me souvins que j’avais utilisé tout mon argent pour acheter le verre du mec de tout à l’heure, et qu’il était parti avec. Assaillie par un coup de mou, je trouvai une nouvelle table vide et m’y assis mollement, regardant autour de moi sans grande conviction. Je vis Thomas en train de rire à ce que disait la jeune femme, qui maintenant, était celle qui parlait le plus et semblait beaucoup plus à l’aise que tout à l’heure. Et si j’en croyais les regards qu’elle lui lançait, son désir allait bien vite prendre le dessus sur sa timidité et le balai qu’elle avait dans le cul.


Et Thomas, perfide, lui frôlait légèrement le bras, se rapprochant physiquement d’elle de plus en plus.


Un peu déprimée, je m’affalai comme une loque en regardant dans le vide, quand... « Salut Camille, ça va pas ? ». Julie se tenait devant moi en me regardant, un grand sourire sur le visage.


— Hein ? Euh oui oui, ça va, j’étais juste un peu fatiguée. lui répondis-je un peu vite tandis que j’admirai sa jupe marron clair et son t-shirt beige qui laissa ses épaules nues.


Elle était trop mignonne. Elle s’aperçut de quelque chose, car elle fit un tour sur elle-même en demandant :


— Je suis pas mal hein ?.

— J’ai envie de te croquer !’ hurla mon esprit.

— Très jolie. répondit heureusement ma bouche.

— Mais toi, par contre, tu es au stade au-dessus, tu es magnifique dans ta robe.


J’eus l’impression qu’une flèche de bonheur venait de se planter dans mon cœur. Me voyant immobile, elle porta son verre de bière à ses lèvres et en but une bonne rasade.


— T’en veux ? me demanda-t-elle en tendant le verre.



Je pris mécaniquement le verre qu’elle me tendait, effleurant légèrement la pointe de ses doigts, ce qui suffit à me faire frissonner. Sur le verre se dessinait très nettement la forme de sa bouche, et l’idée de poser mes lèvres au même endroit que les siennes m’emplit de passion. Je bus en posant ma bouche sur les traces de la sienne, et tout en essayant d’avoir l’air naturelle, je savourai ce moment de toute mon âme.


— Bon, je vais sur la piste de danse, ça te dit de venir me rejoindre tout à l’heure ? me proposa-t-elle en donnant un coup de tête en direction de la piste.


J’acquiesçai vivement, déclenchant une vive douleur dans mon cou. Me massant la nuque, j’observai la fine silhouette de Julie partir sur la piste de danse, et souris en rougissant.


Une fois ma passion retombée, je soufflai en mettant ma tête entre mes mains. Mais qu’est-ce qui n’allait pas avec moi ? Incapable d’avoir ne serait-ce qu’une conversation normale avec elle. Je relevai la tête en cherchant une distraction pour occuper mon esprit, parfaitement consciente que je n’aurais jamais le courage de rejoindre Julie sur la piste de danse. Je pensai d’abord rejoindre mes amis qui étaient à une table éloignée, enfin ceux qui n’étaient pas allés danser, draguer ou vomir, mais une personne assise au bar attira subitement mon attention.

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