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Julien et moi

Chapitre 1

Hétéro

Chers lecteurs, j’ai aujourd’hui quarante deux ans. Je suis deux fois mère et une fois grand-mère. Me voici à cette étape de la vie où chaque mot qu’on lit ou qu’on entend, chaque regard jeté sur les personnes ou les objets qui nous entourent, semblent nous avertir que c’est bientôt fini des heures illusionnant, qu’il faut faire retraite .

    Cependant. Je ne suis ni triste ni chagrine. Cependant je salue le premier soleil de mars avec la même joie qu’il y a trente ans, lorsque des bras enlaçaient ma taille nous allions dans les coins isolés, nous bécoter et nous caresser. C’est que j’ai vraiment trente ans de mois, voyez-vous, c’est que viens de redevenir jeune, plus jeune même que ces temps là. C’est que j’aime. Oui, j’aime! Ne vous moquez pas s’il vous plait. vous à qui j’ose faire cette confidence, à qui j’ai besoin de la faire. J’aime sérieusement et follement, j’aime avec la chaleur de tendresse et la fougue du désir que peuvent apporter le coeur et les sens les plus neufs à la première passion de jeunesse. Je m’aperçois que je n’ai jamais aimé qu’aujourd’hui

    Cela s"est fait insensiblement et brusquement, il me semble que cela date de jours très anciens et qu’en même temps cela a éclaté comme un orage, tout d’un coup. Certes, la première fois que j’ai vu ce jeune homme (le neveu de mon mari) c’était l’an dernier, au commencement des vacances, il arrivait chez nous pour préparer mon fils à son examen d’une grande école. On m’aurait bien étonnée en me disant qu’un jour l’adolescent délicat, timide et grave, que j’avais sous les yeux, me ferait mouiller rien qu’en me regardant ou en me frôlant la main. Et, cependant,

Dès cette minute de la présentation, j’ai senti qu’il existait entre ce neveu et moi une affinité secrète, un besoin de se secrète l’un l’autre. J’ai eu la certitude que nous serions amis tendrement amis. Jamais alors je n’aurais pensé: amants. Car j’étais encore ce qu’on appelait une honnête femme.

    Oh! Chers lecteurs! Ces journées de vacances de juillet à septembre brillent dans mon passé comme des étoiles. Nous avons vite fait connaissance, Julien et moi. J’avais désarmé sa timidité par les menues paroles douces dont nous avons le secret, nous autres femmes, comme aussi nous connaissons les mots brefs qui glacent le courage des plus hardis et brisent les tentatives au premier effort. Dix ans plus tôt, j’aurais sans doute joué la coquetterie avec cet enfant inexpérimenté: j’aurais cherché à allumer son désir, puis à le surexciter par de brusques froideurs et des refus savants, à l’amener à cet état de folie, et d’exaspération qui nous donne à nous même la preuve de notre pouvoir. Je ne fis rien de tout cela. Il me paraissait que le temps m’était compté, trop court pour en perdre les précieuses minutes à des feintes inutiles. Je manifestais avec abandon à Julien que je me plaisais auprès de lui. Je ne lui dissimulais pas que son visage, son esprit, et le son même de sa voix m’étaient aimables. Je l’engageai à me consacrer les instants laissés libres par les leçons qu’il donnait à mon fils et les études qu’il poursuivait lui-même.........


    Je vous promets la suite dans une semaine

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