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Julien et moi

Chapitre 2

Inceste

Vingt fois en ces trois mois, il eut pu me prendre et je me serais donnée avec reconnaissance. Il se contenta de se laisser aimer, indécis, pensif, heureux en somme. Alors je l’adorais. Je l’adorais et ce fut moi qui devenait inquiète, presque timide. M’aimait il, lui? Certainement. Il se plaisait à mes côtés, il avait de la reconnaissance pour l’affection que je lui témoignais. Mais est-ce qu’il m’aimait comme doit aimer un amoureux? me désire-t-il enfin? J’interrogeais quand je me trouvais seule tous les miroirs de ma demeure. J’essayais de juger mon visage avec indifférence et sincérité, comme on juge un visage étranger. Hélas! je me rendais compte que j’étais belle encore, mais d’une beauté meurtrie par les années, par les chagrins et les désillusions. Pourquoi ces meurtrissures nous marquent elles au visage? Pourquoi vieillissons nous d’abord par cette partie de notre corps que les yeux des autres voient sans voile, tandis que nous sommes contraintes de cacher tout le reste, tout ce qui demeure désirable, jeune jusqu’au seuil de la vieillesse? Ces mots dit par une femme demeurée rigoureusement honnête jusqu’à quarante ans passé et qui jusque là, s’est jalousement voilée même aux yeux de son mari, vous étonnent ils? Eh bien! telle était ma peur de ne point sembler jeune à Julien. Tèl était mon désir d’être désirée que je souhaitais un hasard lui découvrant ce que cache le mystère des robes et des corsages, ce corps qui, lui n’avait pas vieilli, au contraire, j’en étais sûre, qui de la gorge aux chevilles était plus souhaitable, plus fait pour l’amour que le corps incertain d’une vierge. Oui, moi, moi, moi honnête femme, moi mère et grand-mère, j’ai usé d’artifice pour dévoiler à Julien mes épaules, mes bras, ma poitrine, mes jambes. Je me suis laissée voir, sortant de l’eau, la flanelle claire du vêtement de bain collée sur ma chaire et devenue transparente. Que m’importe d’avouer cela! Je l’aimais. Cependant ces jours de vacances s’écoulaient avec une rapidité effrayante, déjà septembre s’achevait. Mon fils venait d’être reçu. Julien ne restait plus que comme invité, comme ami. Il allait nous quitter et aucun aveu n’a été échangé entre lui et moi. Quand je pensais que bientôt je ne le verrais plus, que cette vie un instant vécue près de la mienne allait se continuer ailleurs, que bientôt d’autres femmes tiendront cet enfant adoré dans leurs bras, auraient ses confidences, ses baisers et jouiraient de sa force et de sa vitalité, il me semblait que ma propre vie était près de finir. Je me consumais à chercher un moyen de le garder ou du moins de le revoir. Mais je ne trouvais rien.

Eh bien! le moyen existe, il était simple, mais ce fut mon mari qui le trouva......


A bientôt pour le 3

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