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Jusse

Chapitre 1

Inceste

_ Tu habites ici toute seule ?


Thomas avait essayé de poser la question de la manière la plus détachée du monde, mais ses maladresses d’étudiant perçaient sous ses apparentes bonnes manières, et sous ses maladresses, leur cause probable : son vif intérêt pour la poitrine de Justine.


Sans doute, ses jambes longues et soyeuses, ses lèvres ourlées et rieuses, ses yeux pétillants d’émeraude, ses fesses rondes et fermes, sans parler de sa vaste chevelure aux parfums de coco, promettaient mille délices. Mais ses seins, foutredieu !, ses seins !


Deux sphères, qui poignaient du décolleté choisi avec soin, peau souple et chaude couleur hêtre tendre, laissaient songer à de voluptueuses rondeurs qu’avec peine – mais avec quelles délices ! – on serrerait entre ses paumes avant d’en lécher les auréoles dont Thomas voyait pointer le presque invisible renflement sous le tissu blanc.


_ Non, avec mon coloc. Je ne pourrais jamais me payer un appart comme ça moi toute seule.


Elle s’affairait dans la cuisine, bataillant contre le bouchon d’une bouteille de vin, avant soudain de lui tendre le goulot où elle avait vrillé le tire-bouchon.


_ Il y a une raison si c’est les mecs qui font ça.

_ Ton coloc ou ton mec ?, demanda Thomas d’un faux air naïf, débouchonnant le blanc doux d’un clac mat.


« Dieu qu’il est niais ! » songea Justine. Mais le Thomas, buffet solide, épaules rondes, bouille avenante, incarnait le beau gosse type. Elle avait flashé sur lui deux semaines plus tôt à la soirée des L3 de Lyon. Elle en salivait d’avance. Deux verres remplis, elle trinqua avec lui et s’expédia une gorgée de Monbazillac avant de répondre.


_ Mon coloc. D’accord, on nique ensemble en cas de gros coefficient de marée basse, mais c’est rare.

_ Autrement dit…

_ Autrement dit, mon coloc est cool et je suis toute libre, et toute chaude.


Justine attaquait sans vergogne, et d’un même geste, posa son verre sur le plan de travail de la cuisine, enlaça Thomas.


***


« Deux cent vingt-huit », songea Justine, lèvres jointes à celle de Thomas, quand sa poitrine se colla contre la sienne alors qu’il la pénétrait. Depuis son dépucelage, six ans plus tôt, elle dénombrait ses amants avec une régularité métronomique. Aussitôt elle analysa : « Dextrogyre, treize ou quatorze centimètres maxi, jouir ne va pas être simple avec ça… »


Thomas, vautré sur elle, ahanait. Et transpirait.


Il éjacula.


Justine vit treize de seize heures devenir quatorze sur la pendule électronique de son radioréveil. Huit minutes préliminaires compris. Un rapide, le gossebo.


_ Ho putain c’est bon !, geignit Thomas.


La porte de l’appartement claqua.


_ Jusse ?, appela Anthony en posant ses clefs sur le guéridon de l’entrée.

_ Je suis dans ma chambre, répliqua Justine du tac au tac alors que Thomas roulait des yeux inquiets.


Anthony surgit. Thomas, encore dur, sortit de Justine du plus vite qu’il put et dans sa précipitation dégringola du lit, exposant la jeune femme à Anthony. Le sperme dégoulinait, encore chaud, de la fente.


_ Oups… dit Anthony. C’est de ta faute, aussi, tu n’as qu’à me dire que tu as serré quelqu’un, meuf !

_ Tu as compté les verres dans la cuisine ?

_ Ouais, OK, admit Anthony.


Puis, tendant la main vers Thomas :


_ Enchanté, Anthony.

_ Thomas, balbutia Thomas.


L’ange passa en moins d’une seconde. Déjà Justine rétorquait :


_ Mec, ça te tente de nous rejoindre ?

_ Toi, tu sautes vraiment tout ce qui bouge !, rétorqua Anthony dans un rire léger.

_ Et une fois de plus la marmite dit au chaudron qu’elle a le cul noir !, répliqua Justine.

_ Tu vas arrêter de baiser le premier venu, un jour ?

_ Quand tu arrêteras de sauter sur mes copines.

_ C’est toi qui me les présentes !

_ Ouais, ben, j’ai mes envies, merde !

_ Si jamais je suis de trop… intervint Thomas.

_ Tu bandes encore ?, demanda Justine.

_ Ça te va comme réponse ?, demanda Thomas qui déjà dirigeait la main gauche de Justine vers son sexe turgescent.


***


« Sept… Ho putain, sept… », songea Justine qui, après avoir passé une jambe par-dessus Anthony, se stabilisait à hauteur de son gland et s’empalait sur lui. Ils se connaissaient depuis longtemps et quand ils faisaient l’amour elle le nommait chaque fois, à part elle, par son numéro d’ordre. Elle goûtait avec stupéfaction, et plaisir, la forme parfaite de sa bite en forme de banane, dont le gland lui caressait le fond de la matrice pendant que le renflement du milieu épousait à merveille les parois de son vagin. Thomas pouvait bien lui présenter sa bite à lécher. Il pouvait bien essayer de l’enculer. Justine jouissait sur Anthony. Elle jouissait sur lui comme sur lui seul elle pouvait jouir. Depuis des années. D’abord dans sa chambre de jeune femme, dans la maison familiale. Depuis, Justine et Anthony n’avaient jamais cessé leur relation. Une entière liberté régissait leurs rapports : il lui présentait ses amis, elle l’introduisait auprès de ses copines. Depuis des années ils ponctuaient leur quotidien de plans à trois ou à quatre, comme aujourd’hui, par exemple.


Après une grosse demi-heure d’orgie, Thomas finit par comprendre qu’il ne servait à rien. Son calibre ne rivalisait pas avec celui d’Anthony. C’était Anthony qui la faisait jouir sur lui, sous lui, à côté de lui, en levrette, en sodomie, n’importe comment. Thomas, aurait pu compter tout à l’heure, mais ne comptait plus.


Il s’éclipsa, non sans avoir vidé son verre de Monbazillac abandonné tantôt, et maintenant tiède.


***


La quatrième éjaculation d’Anthony, cet après-midi-là, se répandit sur la poitrine opulente de Justine. La blancheur du sperme éclaboussait de perles les seins merveilleux de lourdeur, les auréoles vertigineuses, les renflements formidables.


Anthony s’effondra près de Justine. Par la fenêtre, il vit l’étoile du soir piquer la nuit subite.


_ Le crépuscule, déjà, dit-il.


Elle ne répondit rien. Ses doigts parcouraient la poitrine de son colocataire, Anthony, son homme, celui qu’elle aimait. Celui à qui elle livrait une ou deux filles par semaine, et qui lui faisait l’amour plus divinement qu’aucun autre des amants qu’il lui avait prodigués – un ou deux par semaine.


_ J’aime ta bite, tu sais ?, demanda Justine.


Anthony sourit.


_ Affamée ?, demanda-t-il. Je peux préparer des pâtes, si tu veux.


Dix minutes plus tard, en peignoir, elle le rejoignit dans la cuisine tandis qu’il jetait les tortellinis dans la casserole bouillante. Elle empoigna le Monbazillac et remplit deux verres.


_ Je t’aime, dit-elle en trinquant avec lui, les yeux dans les yeux, son corps encore ardent sous le tissu-éponge qui s’entrouvrait à son adresse, laissant deviner les formes sublimes de la jeunesse et de la fougue.


Anthony l’embrassa.


_ Tu es vraiment la reine des salopes, tu sais ?, demanda-t-il.


Il vida son verre, la regarda, et, se détournant vers les pâtes pour surveiller la cuisson, il ajouta :


_ Petite sœur.

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