Le site de l'histoire érotique
  • Histoire érotique écrite par
  • Fantasme
  • Publié le
  • Lue 11 693 fois
  • 211 J'aime
  • 4 Commentaires

Juste un instant de faiblesse

Chapitre 1

Une femme comblée !

Erotique

Je viens de remonter la rue et j’attends sagement que le petit bonhomme passe du rouge au vert. Une dame âgée à mes côtés fait le pied de grue pour les mêmes raisons que moi. Le flot de voitures s’interrompt enfin et c’est à notre tour d’avoir le droit de traverser. Le bruit des pas de quelqu’un qui court nous fait, à l’inconnue et moi, tourner la tête vers la personne pressée qui nous surprend. Un jeune homme est là, à ma hauteur, et il marche moins vite, semblant du coup gérer son urgence.


Nos regards se croisent et je devine sur ses lèvres, un sourire qui se dessine. Pourquoi est-ce que j’ai la sensation qu’il veut me parler ? Je n’en ai aucune idée, mais comme il calque son allure sur la mienne, c’est bien dans un but précis. Je ne me sens pas vraiment en danger, la rue offre l’avantage que beaucoup de monde y circule, rendant plus difficile une éventuelle agression. La vieille dame aux cheveux argentés s’éloigne dans une autre direction et je file sur le trottoir, lorgnant sur les vitrines qui le bordent.


Le reflet du type qui avance à mon rythme m’est renvoyé par ces miroirs de fortune que sont les vitres des magasins. Je m’arrête d’un coup, sans vraiment penser à rien d’autre qu’à ce que contient la boutique. Des parures féminines sont là, étalées et je reluque sans arrière-pensées ces ensembles faits pour l’élégance des femmes. Le jeune homme, il doit avoir une trentaine d’années, a ralenti lui aussi. Puis il s’approche et son image apparait à mes côtés dans la glace improvisée.


— Ça devrait vous aller comme un gant. On dirait que les gens qui ont créé ces parures l’ont fait pour vous.

— … ?

— N’ayez pas peur, je ne mange personne. Enfin pas tout de suite… et puis, je rends hommage à votre beauté. Votre mari doit être un homme heureux.

— Mais…

— Chut ! Je m’appelle James et j’habite à deux pas d’ici.

— … Qu’est-ce que vous me voulez ? On se connait ?

— Non… pas encore ! Mais je ne demande qu’à vous connaitre.  Vous voulez entrer dans cette boutique pour essayer ce genre de… merveilles ?

— … vous ne manquez pas d’air vous !

— Ben, si je ne vous aborde pas maintenant, je n’oserai plus jamais le faire. Vous m’emmenez avec vous dans ce magasin ? J’aimerais voir ce que ça peut donner sur… vous !

— Vous êtes fou ? Ou pire… pervers ?

— Mais pas le moins du monde ! Vous savez, j’ai descendu toute la grande rue derrière vous et je vous avoue que votre déhanchement vaut le détour. Votre côté pile présage bien de votre beauté. Vous êtes une très belle femme. Heureux l’homme avec qui vous dormez.

— … Franchement, vous n’avez donc pas d’autre passe-temps que celui d’aborder des inconnues dans les rues ?

— Assurément, vous valez bien une paire de gifles et j’ai déjà pesé le pour et le contre dans ma petite tête. Je prends le risque ! Pour une baffe, supplémentaire, je vous donnerais même un bisou en plus !

— Bon ! Ça suffit ! Vous allez un peu trop loin là, jeune homme.

— S’il vous plait ! Entrons dans ce magasin, je vous offrirai la parure qui vous ira le mieux, c’est promis.

— Vous avez donc de l’argent à perdre ? Cette fois c’est certain, vous avez un petit grain !

— Et je vous avoue que je vous donnerais volontiers deux ou trois cents euros pour une heure de votre vie.

— Vous me prenez donc pour une femme légère ? Une prostituée ? C’est cela, vous croyez que je suis une pute ?

— Mais non ! Encore que… tout a un prix ! Dites-moi le vôtre, je suis preneur. Allez ! Vous voulez bien que nous jetions un coup d’œil sur ces… jolies fanfreluches ?


Le gars n’est ni impatient ni menaçant. Il reste collé à mes basques sans être plus qu’un brin impertinent. Ses yeux sont vifs, il garde un sourire figé sur les lèvres. Et il me tend la main, comme pour m’inviter à lui donner la mienne. J’avance vers l’entrée de l’échoppe et lui m’emboite le pas. Il passe devant moi, pousse la porte et s’efface.


— Je vous en prie ! Donnez-vous la peine d’entrer.

— … !


Je suis totalement hébétée. Encore un pas, sans trop comprendre pourquoi, mais me voici dans les lieux et immédiatement une des deux vendeuses se précipite vers nous.


— Madame, Monsieur, bonjour !

— Bonjour…

— Vous avez remarqué quelque chose de particulier ? Dans quelle taille ? Trente-six ou trente-huit, si j’en juge par votre silhouette ?

— Euh… trente-huit oui…

— Je vois que Monsieur regarde un de nos plus beaux modèles… de chez « Chantelle ». C’est du beau linge. Madame veut passer dans une cabine pour essayer cet ensemble ? Le coloris vous convient ?


Le mec revient vers moi avec un soutien-gorge dans les mains. L’employée m’invite à pénétrer dans une cabine d’essayage dont elle vient de tirer le rideau.


— Je vais vous chercher la culotte assortie ? À moins que vous ne préfériez le modèle string ? Les deux sont superbes.

— C’est cela ! Apportez-nous les deux versions. N’est-ce pas ma chérie que tu veux bien essayer l’un et l’autre ?


Je ne sais pas pourquoi, je ne réplique même pas devant cette jeunette qui s’en va vers l’arrière-boutique. Le type ne manque pas d’air. Il me tutoie et se permet même de m’appeler « ma chérie ». Et moi conne qui ne sait pas quoi lui répondre. Il me désarme par son sourire. Nous sommes là devant le rideau de la cabine et il attend. Quoi ? Que j’entre dans ce réduit ? Que je me foute à poil pour passer ce cache-seins ? Il n’est pas bien ce gaillard ?


Et la gamine qui rapplique avec dans chacune de ses menottes une petite boule de chiffon aux couleurs du soustingue.


— Tenez ! Je crois que votre mari a beaucoup de gout. C’est vraiment ce que nous avons de mieux, le top du top ! Vous pouvez les passer…

— … !


Le gars me suit des yeux. Ses prunelles brillent comme des étoiles une nuit d’été, et moi qui persiste à me taire. Cette cabine est minuscule, juste assez grande pour que je dégrafe ma jupe. Ensuite je cherche du regard pour savoir où l’autre se tient. Enfin mes doigts font glisser sur mes cuisses ma culotte. Je la pousse du pied pour passer celle remise par la vendeuse. C’est vrai que le satin me va comme un gant. Je lisse sur mes fesses cette matière d’une incroyable douceur.


Et sans m’en rendre compte, mes doigts déboutonnent mon corsage, détachant du même coup, les deux parties de ce qui masque mes avancées mammaires. Mes seins sont désormais à l’air libre et je les recouvre de ces bonnets moelleux. Ma poitrine remplit totalement les balconnets et je me sens… belle. C’est là que le rideau s’entrouvre et que la bouille de mon inconnu s’encadre dans l’espace ainsi ouvert.


— Vous êtes chouette. C’est vraiment fait pour vous ! Mais vous devriez essayer le string aussi. Il devrait laisser votre joli derrière bien libre et vos mouvements pour marcher… seraient encore plus attirants, pour les gens qui vous materaient les fesses.

— … Vous êtes un obsédé vous !

— Non ! Simplement un amateur de belles femmes et sans mentir, vous méritez le détour. Je crois que je suis déjà tombé sous votre charme.

— Lâchez ce voilage ! Je veux me rhabiller sans témoin.

— Vous ne voulez vraiment pas passer le string ? J’adorerais voir celui-là sur vous.

— Fichez-moi la paix, bon sang !

— S’il vous plait ! Vous êtes déjà allée bien loin, alors, un peu plus, un peu moins et vous feriez de moi un homme heureux.

— Mais je ne vous connais pas !

— Mais… la vendeuse est déjà persuadée que vous êtes mon épouse, ma compagne, enfin que nous sommes intimes. Ça lui semble évident.

— … laissez ce rideau tranquille.


Il vient de lâcher le tissu gris qui flotte un instant et se referme. Je retire ce qui me couvre les fesses et toujours sans vraies raisons, je saisis le string qui prend la place de ce qui vient de quitter mon postérieur. La ficelle est tout juste insérée dans la raie de mes fesses que le zigoto refait son apparition.


— Alors qu’est-ce que je vous avais dit ? Vous êtes sublime. Dire que je ne sais pas encore votre prénom !

— … vous draguez toujours les femmes de cette manière ?

— Pas les femmes ! Vous seulement, parce que je crois que je vous aime… déjà. Vous… enfin, je peux toucher ?

— Quoi ? Vous voulez toucher quoi ?

— Ben… le tissu, seulement le tissu. C’est agréable au toucher ? Si oui, ça devrait l’être également à porter, non ?

— Vous êtes un petit malin vous ! Vous profitez de la faiblesse des femmes et vous les tripotez ?

— Mais non ! Et puis j’aime savoir ce que je paie !

— Ce que vous payez ? Comment cela, je ne comprends pas !

— Je vous ai dit tout à l’heure que je vous offrirais ce qui vous irait le mieux. Je crois que c’est réussi, non ? Tournez-vous un peu sur vous-même…

— … ?

— Allons, vous êtes belle et vous le savez, alors ne vous faites pas prier, s’il vous plait.


Il se retire un peu et dans l’embrasure de la porte en cotonnade, une autre figure apparait. Celle de la vendeuse qui revient aux nouvelles.


— Ça vous va bien Madame ? Votre mari… vous connait bien. Il a l’œil pour les belles choses. Le string… c’est juste formidable. Il est génial sur vous ! Comme j’aimerais avoir votre silhouette…

— … ?

— Ah ! Tu vois ma chérie ! Tu comprends que j’ai raison ? On va prendre tout, hein !

— Mais…

— Chut ! C’est un cadeau pour toi, ma petite femme.


L’inconnu fait un clin d’œil à la gosse qui nous sourit de plus belle. Sans doute que sa commission va faire un bond en avant suite à cette vente. J’ai jeté un regard à l’étiquette et le prix aussi est un vrai poème à lui seul. Pourtant le jeune type ne tique pas. L’employée récupère le soutien-gorge, la culotte et pour finir le string et je l’entends qui parle avec mon intrus.


— Je vous fais un paquet cadeau, monsieur ? C’est pour une occasion particulière ?

— Parce que j’aime ma femme et que je veux tout ce qu’il y a de plus beau pour elle. Alors oui, un paquet cadeau, s’il vous plait.


Et la gamine de rétorquer…


— Madame a bien de la chance d’être aimée aussi fort par son mari.


Et le mec qui lui réplique sans vergogne.


— Oh ! Un jour ce sera votre tour ! Vous méritez d’être aimée vous aussi !

— Merci… vous n’avez pas un frère jumeau par hasard ?


Et alors que je réajuste mes vêtements, je perçois les rires de gorge de la môme qui n’en peut plus de ses compliments insipides. Je me fais aussi une drôle de réflexion. Ce salaud drague tout ce qui bouge, ma parole ? L’instant d’après, je m’en veux de me comporter comme la dernière des jalouses. Je quitte donc la cabine pour filer, alors que le gaillard sort une carte bleue de son portefeuille. La vendeuse lui remet un carton !


— oooOOooo —


La rue voit défiler les voitures sur la chaussée. Je croise des gens sans les voir. Le jeune homme qui me poursuit de ses assiduités est toujours près de moi. Il demeure silencieux, sa main cramponnant ses achats. Un nouveau feu rouge m’oblige à m’arrêter. Il est à ma hauteur, une fois de plus.


— Vous ne voulez vraiment pas venir prendre un café avec moi ? Je ne mords pas, vous savez. J’habite tout près d’ici. Je vous donnerais ce que vous voulez, juste pour un moment, une heure en votre compagnie.


Il me rejoue la scène du grand huit. Je sens la moutarde me monter au nez. Le feu devient vert et je m’engouffre sur les clous. Il avance à mes côtés. Je pile net sur le trottoir.


— Bon, James ou je ne sais pas qui, je voudrais que vous cessiez de me suivre comme un toutou. Je n’ai pas besoin de vous.

— Soyez sympa… j’ai terriblement envie de vous ! De vous faire l’amour. Votre joli petit cul à demi dénudé m’a donné envie, je vous assure, je serais doux, tendre… et généreux.

— Généreux ? Est-ce que j’ai une tête à être payée pour ce genre de truc ? Je vous ai déjà dit que je ne suis pas une pute, alors inutile d’insister.

— Prenez au moins ces sous-vêtements qui vous font encore plus belle…

— Il ne me semble pas vous avoir demandé quoi que ce soit ! Si je veux des fringues, je suis grande et peux me les offrir sans attendre un loustic inconnu…

— James… je me prénomme James, vous savez !

— Peut-être ! Et puis apparemment, la jeune vendeuse aussi vous a tapé dans l’œil, alors pourquoi n’allez-vous pas lui offrir ces atours ?

— Parce que ce sont les vôtres. Vous êtes faites pour eux ou c’est sans doute l’inverse. Soyez chic, je vous offre un café. Rien de plus. Je ferais n’importe quoi pour vous garder encore proche de moi quelques minutes… je ne sais pas vraiment pourquoi. Je me suis senti obligé de vous aborder.


Il est là, avec des billes qui roulent dans leur orbite et je me sens d’un coup toute désarmée devant ce type qui, si ça continue, va se mettre à pleurer. Je suis toute prête à craquer aussi. Il tend la main vers moi, celle qui tient le paquet.


— Un café, juste un café ! Ou une autre boisson, c’est promis, ensuite, je vous laisse partir.

— … vraiment c’est de la folie douce ! Vous…

— Oh, s’il vous plait, je vous en prie, juste une minute ou deux.


C’est bizarre comme situation. Je me sens fondre sans comprendre vraiment ce qui se passe et je m’aperçois d’un coup que c’est moi qui le suis. Il me guide sans en avoir l’air, vers un immeuble d’une rue parallèle.


— C’est là chez moi ! J’ai hérité de cet appartement de mes grands-parents.

— … ! Je crois que c’est une folie… absurde.

— Merci !


Nous sommes devant une porte de chêne, et celle-ci tourne silencieusement sur ses gonds. Il m’invite à entrer. Pourquoi est-ce que je me jette dans la gueule du loup ? Je sais pertinemment que c’est une connerie et je persiste à entrer. Lui vient de refermer le panneau de bois derrière moi. Il me fait un signe qui se veut rassurant.


— Passons au salon ! Nous y serons beaucoup plus à l’aise.

— …


C’est meublé richement. Ce qu’il nomme salon est immense. Deux longs canapés, des fauteuils et une bibliothèque sont les principaux éléments, les ornements de cette pièce. Un tableau accroché au mur montre une jeune femme assise dans l’herbe, dépoitraillée pour les besoins de l’image. Il s’aperçoit que je chouffe cette croute.


— C’était ma grand-mère ! Peinte par mon grand-père. Vous ne trouvez pas qu’elle vous ressemble bougrement ? Vous comprenez pourquoi je me devais de vous parler, de vous aborder ? On irait que c’est vous qui êtes là, peinte dans ce pré.

— … il y a une certaine ressemblance, je vous l’accorde, mais ce n’est pas moi cette femme.

— Bien entendu que j’en suis conscient. Mais, avouez qu’il y a de quoi flipper un peu en vous comparant à celle-ci.


J’ai pris place sur un de ses divans qui encombrent l’espace de ce salon. Il ne me quitte pas des quinquets. Sur la table basse, le sachet qui contient les frusques neuves provenant de la petite boutique… et il le pousse vers moi.


— Je peux abuser encore un peu ?

— Pardon ? De quoi parlez-vous ?

— Vous ne voudriez pas repasser pour moi le soutien-gorge ?

— Vous êtes cinglé, ma parole, c’est de la folie pure.

— Juste pour que je me rende compte de la différence entre cette poitrine et la vôtre !

— … ?


Son index tendu l’est vers la peinture ! J’ai peur de trop bien comprendre. Et je reste là, bouche bée devant ce jeune type qui à mon avis fait une fixette sur cette représentation d’une femme de sa famille.


— Je ne suis pas cette dame, je vous l’assure.

— Oh, s’il vous plait… juste cela !


Les doigts farfouillent dans le sac. Ils en extirpent par les bretelles le cache-seins et il me le brandit sous le nez.


— Vous seriez sympa… juste pour me montrer !

— Vous êtes incroyable vous. Vous m’aviez dit juste un café… alors ?


Les prunelles du bonhomme sont remplies d’une tristesse incommensurable. Il est à genoux au bord du sofa sur lequel je reste assise, de marbre. Quand a-t-il posé sa joue sur ma cuisse ? Je ne me suis pas trop rendu compte de l’instant où c’est arrivé. Ce dont je suis certaine c’est que mon cœur bat à toute volée dans sa cage. Et sa main qui attrape la mienne… pas pour me faire du mal ; simplement pour la diriger vers les boutons de mon corsage. Alors comment en suis-je à les ouvrir l’un après l’autre ?


Il se tait et dans un silence de mort, mes seins toujours enfermés dans leurs enveloppes de tissu sont à la hauteur de son visage. Il ne bronche pas et je ne fais plus rien non plus. Son regard m’implore encore et encore. Finalement, je craque et mes bras repliés dans mon dos détendent les élastiques qui enserrent les bonnets. Cette fois, deux seins lourds jaillissent de leur casaque douce. Il avance la caboche. Je ne peux guère éviter les lippes qui d’un coup sont face aux fraises de mes nichons qui l’hypnotisent.


Le pire est bien que ce baiser si spécial ne m’est en rien désagréable. Ma respiration se saccade, invitant sans doute l’individu à continuer son action. Le bruit de succion de sa bouche qui tète résonne dans mes tympans. Pourquoi mes foutues paluches ne veulent-elles plus être sages ? Mes paumes s’affolent et se rejoignent sur la nuque de ce James. Pas vraiment pour faire refluer vers l’arrière sa frimousse, mais plutôt pour l’obliger à garder sa place. Je lui écrase le museau contre ma poitrine.


Il n’est plus question de recouvrir les deux collines avec le linge neuf. Non, il se complait à lécher, aspirer les tétons qui se gorgent d’un sang qui distille des tas de sensations de plus en plus déplacées. Tout mon corps est irradié par ces frémissements monstrueux que me procure le baiser de l’inconnu. Il profite également du desserrage de mon étreinte pour faire partir en expédition sa langue sur la plage découverte de ma peau. Celle allant de ma poitrine à la limite de mon ombilic. Je ne me rends compte de la pression de ses mains sur mes genoux que lorsqu’elles font remonter ma jupe le long de ceux-ci.


Ma parole ! Ce James me fout le feu partout et je n’entrevois plus d’autre issue que celle qu’il espère. L’effet d’une brulure due à la chaleur de ses deux pognes qui atteignent la jonction de mon tronc à mes membres inférieurs me fait soupirer. Je sais ! Je ne le saisis que trop bien. Je suis toute trempée et il vient surement de plus que le deviner. Je ne peux plus le cacher puisque ses phalanges glissent sur ma culotte. Il ne montre aucune impatience. Il sait le bougre ce qu’il veut.


Il lève les yeux dans la direction des miens. Ceux-là doivent être embués par un désir que ce salaud a si bien provoqué. Pourvu qu’il ne parle pas ! S’il le fait, il brisera le charme bizarre de ce qui se joue dans mon cerveau en cet instant. Malin le renard ! Il se contente de me sourire et ses dents de jeune loup me déstabilisent davantage. Les lèvres qui courent sur mon nombril depuis quelques secondes sont d’une efficacité redoutable. Elles se portent au niveau des pattes qui continuent leur travail de sape.


Le triangle d’étoffe mouillé est non pas retiré, parce que ma position ne le permet pas vraiment. Les visiteurs se contentent de le pousser de côté. Juste assez pour que ce visage qui disparait dans mes hardes se fraye un chemin vers le bas d’un buisson devenu ardent. Je rejette en arrière mon buste, facilitant d’un coup l’accès à mon sexe. Inutile de dire qu’il ne se prive plus de lécher ce minou dont il ne connaissait rien la minute précédente. Mes soupirs sont les seuls bruits avec ceux de ces léchouilles qui trouent le silence de son salon.


Deux étaux solides agrippent mes chevilles. Je sens que mes jambes sont relevées et que le bas de mon corps lui est surélevé par cette manœuvre. Le gaillard joue désormais dans la cour des grands. Il vient de s’offrir mon ventre et sa bouche embrasse ma chatte d’un baiser terriblement intime. Mes sens sont perturbés et je ne cherche même plus à lutter contre ce désir qu’il a su déclencher en moi. Ce n’est plus de l’envie, nous en sommes au stade d’après, déjà ! Pour le coup s’il m’abandonnait là, je crois que je deviendrais… mauvaise.


Mes paupières closes, j’apprécie la performance. Les effleurements sont délicats, aériens. Sa langue baveuse flirte avec mes grandes lèvres qui suintent sans cesse une rosée que je suis bien incapable de retenir. Ma poitrine désapée se montre arrogante du fait d’une respiration haletante. Et c’est d’un majeur averti que je me trouve soudain investie. Je suis tout d’abord tétanisée par cette intrusion que j’attendais pourtant depuis un bon moment. Le long doigt avance lentement, mais surement dans un couloir surchauffé par ses prémices audacieuses.


Quant à la langue, elle reste collée à mon clitoris que de son autre patte le type maintient sous elle. J’en deviens comme folle. Cette lente crispation de tous mes sens se cristallise en ce point terriblement excité. Ce James est un démon. Ma tête va de gauche à droite dans un bercement sans but. Je souffle et serre les mâchoires, pour retenir mes cris ! Quelle idiote ! Je ne parviens finalement qu’à un résultat inverse à celui escompté. Et mes gémissements sont comme incongrus dans cette pièce étrangère.


Je réalise que le mignon est toujours totalement vêtu, que sa tenue n’est pas même froissée. Et il m’est impossible d’en rester là. Cette fois, j’ai vraiment besoin que quelque chose de plus conséquent embrase mes sens. Que cet ersatz de sexe qui me lime soit remplacé par un vrai, par un bon chibre bien dur. Il ne fait rien pour m’aider alors que je lance à l’assaut mes petits bras pour l’éplucher. Il n’esquisse pas un mouvement pour m’aider et en plus de mon désir impétueux, j’enrage de ces difficultés que j’éprouve à le déshabiller.


— oooOOooo —


Nous sommes enfin nus tous les deux. Je suis parvenue tant bien que mal à le dépiauter de son armure de respectabilité. C’est lui après cela qui a parachevé mon dépouillement. Ma jupe et ma culotte gisent sur un tas de frusques que lui et moi avons évacué à la hâte. Il me caresse d’une main calme et je peux enfin tout à ma guise reluquer son corps d’esthète. Il est bien foutu, mais sa jeunesse explique sans doute cela, en partie.


Ce que je tiens dans la paume de ma main, c’est chaud, raide et vigoureux. Je referme en cercle mes doigts sur un jonc frémissant alors que la bouche masculine cherche la mienne. Je me fiche bien qu’il s’appelle James, Arthur ou Prospère. Je n’ai plus qu’une seule idée en tête. Me servir de ce que mes yeux découvrent. Et alors que le type me lisse les cheveux, buvant ma salive, je le repousse gentiment. Pas pour l’oublier, bien au contraire.


Le haut de mon corps se penche vers le centre du sien. C’est à mon tour d’aller en visite. Et le parcours de mes lippes m’entraine tranquillement vers cette quille qui reste entre mes doigts. Il sait, il attend sans vraiment de peur ou de crispation. Et la trace de bave que laissent mes lèvres vient comme pour avaler la caboche rose et veloutée de ce cylindre de chair auquel je me cramponne. Il n’a qu’un simple frémissement de tout son être alors que mon four surchauffé aspire la tête du nœud.


Il ne bronche absolument plus, retenant son souffle alors que je débute ma caresse sur son gland prêt à éclater. Je songe un instant que je ne veux pas qu’il fonde trop rapidement, ce savon fuyant. Et puis s’il ne sait pas se retenir tant pis pour lui. Je passe alors le bout de ma langue sur ce champignon pas vénéneux du tout, amanite endiablée qui est toute à moi. Il renifle en expirant un air trop longuement contenu dans ses poumons.


Ses mains sont sur mon dos et de ses ongles il me racle la peau. Je sursaute à cette autre manière de s’occuper de moi. Je n’en stoppe pas pour autant ma découverte de son mât, revenant sur des endroits qui semblent lui procurer des sensations inexpliquées. Et nous roulons tous les deux dans une frénésie de débauche, nous rendant point par point des coups bas. Cette folie passagère n’a d’autre but que de nous offrir les quelques minutes d’extase qu’il m’a pleurnichées au début de notre rencontre.


Et malgré mes doutes et mes peurs, je suis prête à me donner à ce jeune loup. Ma pipe le distrait de son imperturbable patience. Cette fois, il est plus pressé, mais ça tombe à pic parce que moi aussi j’ai faim de sexe. Alors tout arrive comme il le souhaitait. C’est sur moi que tout démarre, une position dite « du missionnaire » qu’en temps normal, j’évite. Mais là… j’avoue que je suis presque contente de cette délivrance.


Ce n’est qu’après un premier assaut qui me semble bien contenu, que je reprends les rênes. C’est moi désormais qui prends le dessus et mène la danse. Celle de mon ventre affamé évidemment. Et alors qu’il vient de rouler sur le dos, propulsé dans cette posture par mes bras, je monte sur lui. Tout d’abord, je me frotte à sa bedaine pour l’exciter plus encore. Quand je réalise que ça fait déjà un moment qu’il est en érection, je songe d’un coup qu’il risque de me lâcher avant un final que je veux éblouissant.


Je me laisse lentement glisser vers le bas de son corps, maintenant mon ventre en contact avec son entrejambe et délicatement, en passant entre mes cuisses une main, je dirige son engin vers sa cible. Le reste n’est qu’un jeu d’enfant. D’une seule poussée rectiligne, il me pénètre une fois encore et je me coule de plaisir sur ce serpent ; je me love très doucement sur lui, remuant juste mon bassin de façon à ce que sa queue me procure un immense plaisir en coulissant contre les parois de ma chatte.


Je renouvelle à maintes reprises cet exercice avant d’oublier complètement que c’est moi qui dirige les opérations. Et je suis emportée dans une spirale où plus rien ne m’atteint. Il est des moments sublimes à vivre et celui-ci en est un des plus fabuleux. Je m’absente presque totalement, m’affranchissant du monde réel pour errer dans un univers parallèle dont je ne retrouve plus la sortie. Combien de temps dure ma déconnexion prolongée ? Je ne sais pas et ne cherche pas à en comprendre les mécanismes.


Tous mes muscles tremblent encore, remués par des spasmes incontrôlables, bien longtemps après que la bite de mon nouvel amant s’est rétractée et m’ai quitté. Ce James ne fait pas le moindre geste, simplement il est allongé sur le côté, la tête soutenue par sa main sous le menton. Il suit l’évolution de mon orgasme magistral. Quand enfin les tressaillements se calment un peu, il approche sa bouche de la mienne. Pour vraisemblablement quémander un baiser que je me refuse à lui donner.


— Non ! Je crois que c’est fini. Vous êtes arrivé à vos fins, alors n’en demandez pas plus. Vous avez tout pris et je n’ai plus rien à vous offrir.

— Mais… nous nous reverrons n’est-ce pas ?

— Ne gâchons pas ce qui vient de se passer par une tentative de renouvellement de la chose. D’une part, elle n’aurait plus le même impact et sans doute que je ne serai plus jamais aussi excitée… Alors, oublions tout cela, ou plutôt gardons-en un souvenir impérissable.

— C’était trop bien, trop bon… je veux absolument vous revoir. Je ne connais pas seulement votre prénom.

— C’est vrai et vous n’avez pas besoin de le savoir. Je vous dis qu’il n’y aura pas de prochaine fois. Vous m’avez fait jouir, je vous ai donné un peu de plaisir aussi ?

— Oui… beaucoup, c’est vrai, ça a été fabuleux.

— Alors vous aurez aussi des images qui resteront gravées au fond de votre esprit et il en est de même en ce qui me concerne. Toutes les meilleures choses ont aussi un début et une fin. Cette rencontre est un don du ciel, mais ne défions pas les lois immuables de la nature. Que feriez-vous aux côtés d’une vieille femme, qui dans quelques années sera ridée comme une pomme desséchée ?

— Juste une fois, s’il vous plait ! Une autre fois pour savourer… cet acte magique, le don total de votre corps, revivre un pareil délice, s’il vous plait… juste une fois, soyez chic.

— Non ! Je vous le répète que c’est définitivement non ! Allez, je me rhabille et je file.

— Quel dommage… c’était si…

— Chut !


Je viens de poser ma main en travers de sa bouche, arrêtant net ses jérémiades. Le temps des folies est passé, il doit le comprendre. Je n’ai ni regrets ni remords, juste une envie de rentrer chez moi… Une fois mes vêtements remis en place, je me lève, dépose sur le bout de son nez un bisou.


— Adieu, James, et… mille fois merci !

— Attendez, Madame… gardez au moins ceci, en souvenir de moi… cette parure vous va si bien.


La porte se referme doucement sur une parenthèse que je ne suis pas près d’oublier ! Mais je sais que je ne ferai jamais le chemin en arrière… Et sur mon visage, un sourire angélique, celui d’une femme comblée.

Diffuse en direct !
Regarder son live