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Juste un moment

Chapitre 1

Histoire médaillée
Divers

— Bonjour Madame ! Ne craignez rien ! Ce n’est pas douloureux et nous en avons juste pour une minute ! Vous allez sentir un peu comme une chaleur et puis le temps de compter jusqu’à dix et… !

— Allez-y ! Je suis prête !

— Tournez la tête ! Attention ! Voilà c’est parti !


Le petit bonhomme chauve, grosses lunettes marron sur le nez, comment peut-il voir ma veine avec des lorgnons pareils ? J’ai à peine senti que son aiguille s’enfonçait dans ma veine. Juste une piqure, comme celle d’un moustique et puis ce fluide qui pénètre en moi par le minuscule trou. Il a dit : une chaleur ! Oui ! C’est un peu comme s’il m’envoyait du soleil dans le bras ! Compter ? Un ! Deux ! Qu’est-ce qui vient après deux ? Trois… ! Le néant ? Le sommeil ?


Rien de tout cela. La chaleur irradie mon corps de partout, je me transforme en soleil. Je suis éblouissante ! Tiens ! Il est là, minuscule petit bonhomme avec ses lunettes. Il me regarde bizarrement. D’autres aussi vont et viennent partout dans cette salle ! Je me vois sous ma couverture brillante. Je me vois ? Et je les dévisage, comme si tout était normal. Ils poussent le chariot-lit sur lequel je suis étendue.


— Attention ! À trois nous soulevons ! Allez ! Un, deux, trois ! Soulevez ! Là, c’est parfait ! Veuillez mettre le champ ici. C’est parti, chacun sait ce qu’il doit faire ? Eh ! bien nous pouvons commencer ! Pouls ?

— Normal Docteur !

— Température ?

— Trente-sept-cinq, tout est bon !

— Infirmière ! Passez-moi le scalpel !


Pourquoi est-ce que je les entends ? Je vois cette lame qui s’approche de mon ventre. Mais je vais avoir mal ! C’est étrange, ils sont là et j’ai la curieuse impression que je les vois de… de partout. L’incision est minuscule et je vois l’entaille ridicule ! J’ai envie de rire, de sourire ! J’ai envie ? Il éponge un peu de ce liquide rouge qui s’échappe de moi ! Son front, je vois les perles de sueurs qui coulent sur celui-ci ! Il transpire le médecin, et l’infirmière d’un geste rapide passe une compresse sur les gouttelettes.


Je devrais avoir une peur bleue, mais ce corps, c’est pourtant bien le mien. Pourquoi est-ce que je ne ressens rien d’autre que cette envie de voir, de regarder ? Cette pauvre chose là étendue à demi nue sur la table, c’est moi ? L’infirmière ! C’est une vraie blonde, je sens même l’odeur de son shampooing ! L’essence qui ressort le plus des cheveux, de la goyave c’est sûr ! Comment je peux savoir cela moi ?


Je n’ai pas bougé, et pourtant, je sais que quelqu’un est entré dans le bloc. Une autre infirmière avec une blouse blanche celle-là. Elle se penche, chuchote quelques mots au chirurgien. Les autres n’ont pas saisi, mais je sais que c’est grave ! Il transpire encore plus. Et moi dans cette chambre, qui suis partout. Partout ! Comment puis — je être ici et là en même temps ? Je vois le scalpel qui fait son chemin et j’aperçois aussi le couloir des chambres où Michel et les autres attendent.


Le petit chauve est tout blanc. Il a mis un masque sur ma figure, et je le sens que son pouls à lui s’accélère. Je pense à Michel et c’est drôle, mais je sens sa présence, sous moi, bien en dessous de moi. Je suis collée au plafond. J’observe son inquiétude ! Mais je n’ai toujours que cette peur qui ne génère aucune angoisse en moi ! La lame continue et fait son boulot. Là, juste un centimètre, juste quelque chose de rose ! Hop ! Le tour est joué, c’est dans le haricot. Le Docteur regarde ce qu’il vient de retirer !


— C’est bien une péritonite ! Belle inflammation ! Il était grand temps d’opérer !


Pourquoi j’ai envie de rire ? Il me fait je ne sais quelle misère et je suis là à rigoler béatement. Crétine va ! Puis c’est presque normal que je sois en train de flotter dans l’air frais d’une salle d’opération ? Ça l’est tout autant que je puisse te voir, alors que je les regarde me trifouiller dans le ventre ? Voilà ! C’est fini ! Il commence à refermer la blessure.


— Tenez, Mademoiselle ! Voulez-vous nous montrer vos talents de petite main ? Trois petits points et le tour sera joué ! Allons, avancez ! Vous n’allez pas vous évanouir au moins ! C’est juste le premier point qui compte ! Allez, tenez-moi cette aiguille ! Là ! Vous voyez ! Ce n’est pas si terrible ! C’est vous qui offrez un verre ce soir pour votre première couture !


Il rit et c’est contagieux. Tous ont compris cette plaisanterie, même moi ! C’est dire si elle est fine. Puis c’est quoi encore ce bruit, ce sifflement bizarre qui me crève les tympans ? Pourquoi s’affolent-ils tous comme ça ? Eh ! Dites-moi ce qui se passe ! Quoi ? Le truc sur l’écran ; la ligne qui faisait des pics, elle est devenue toute plate et le sifflement, il vient de là !


— Vite, mettez du gel ! Attention ! Un ! Deux... et trois !


Il a posé les deux espèces de fers à repasser qu’il tient sur mon torse et mon corps se cabre comme un cheval qui ne veut pas se laisser monter.


— Adrénaline ! Là ! Ouf, c’est bon c’est reparti ! Vous me la mettez en surveillance constante et aux soins intensifs à son réveil ! C’était votre boulot, à vous de vérifier !


Vérifier ? Vérifier quoi ? Je ne suis plus en moi ! Ho ! Là ! Ça ne dérange personne que je sois dans la salle et plus du tout dans ma tête ? J’ai eu l’espace d’une fraction de seconde comme un éblouissement ; la lampe dans mes yeux ? Non je ne la vois pas depuis le lit, je la regarde d’ailleurs ! Comme si c’était possible ça ! Le médecin quitte la salle et je le suis. Les deux infirmières parlent un moment entre elles et je les écoute. Puis celle qui a débuté l’opération avec le chirurgien sort et j’en fais autant. Mais comment puis-je suivre le Médecin et l’infirmière simultanément ?


Je dois être morte, ce n’est pas possible autrement ! Les deux là se parlent dans le couloir, et chacun entre dans les vestiaires. Il se déshabille et je suis du regard. La fille de l’autre côté de la cloison en fait autant ! Il n’y a plus d’endroit que je ne puisse voir. Je pense à Michel ! Et le voilà, qui fait les cent pas dans le couloir alors que la fille elle, entre sous le jet d’eau tiède. Le médecin lui n’a pas encore retiré son slip, mais il le fait glisser sur ses hanches.


Pourtant ! Comme j’aimerais être dans ma maison ! Tiens j’y suis ! Me voici dans ma cuisine, j’erre un instant dans l’espace qui d’ordinaire me procure un tel plaisir ! Comment est-elle cette infirmière blonde ? Je la regarde sous la pomme de douche ! Elle se frotte avec un savon qui mousse et ses deux beaux seins sont sous les bulles blanches et odorantes. Le chirurgien aussi se frotte lentement avec du savon, c’est plus méthodique, c’est plus… masculin. Il a placé ses mains sur son ventre et elles massent lentement son torse. Il est velu l’animal, une vraie moquette.


La fille ! Ses mains caressent les tétons qui émergent de la masse blanche mousseuse. Elle tire un peu sur ces pointes. Elle se donne presque envie ! Du même coup moi aussi j’ai cette envie qui m’étreint. Ses longs doigts fins suivent le sillon rasé d’une chatte dégoulinante d’eau. Elle appuie sur l’index et la fente s’entrouvre, je vois comme si j’y étais ce clitoris qui se dresse tout en haut des petites lèvres. Je la scrute davantage, qui ploie sur ses longues jambes et son corps tout entier s’arc-boute pour un plaisir qu’elle prend, solitaire.


L’homme, de l’autre côté, mais dans mon champ de vision, a maintenant une belle érection. La tension de l’opération ainsi libérée ? Ou bien juste un geste d’assouvissement d’un besoin plus personnel ? Lui laisse trainer sa main droite sur les parties pendues sous le mat qui reste horizontal. Il se tripote les couilles ! Ma parole ! Pourquoi n’ont-ils pas pris leur douche ensemble ? Cela m’aurait amusée de les voir se faire des choses ! Ah, le gland qui sort de dessous la main fermée ! C’est bon ça ? Oui Monsieur ! Parfait ! Allez ! Branlez-vous pour mon plaisir à moi, pour cette envie que l’un et l’autre, vous avez suscitée au fond de ce ventre que vous avez maltraité.


Michel ! J’ai besoin de faire l’amour. Allons ! Pourquoi as-tu des larmes là dans les yeux ? Que t’a-t-elle dit cette infirmière ? Oui ! Je le sais ! Mais comment ? Pourquoi je vois, j’entends tout partout ! Je suis malheureuse pour toi. Je ne veux pas te tromper, juste venir me faire caresser un peu. Ils ont allumé un grand feu en moi et cet incroyable désir qui m’étreint, je ne peux pas l’enrayer. Mes mains ne m’obéissent pas, je peux voir, sentir, mas pas moyen de toucher. Michel, elle t’a dit des bêtises ! Je suis là ! Tout près de toi !


Tu vas voir, nous allons rentrer chez nous. Nous irons chez Francis et Danièle, leurs pizzas sont les meilleurs du monde ! Je suis dans leur restaurant ! Ils sont là les deux et lui prépare les pâtes pour ce soir ! Oh ! Voici Danièle avec ces boites, celles où elle range les ingrédients dont lui va se servir pour couvrir les pâtes, ce soir, quand il les aura étalées. Je ne les ai jamais vu travailler comme ça ! Francis sifflote, « la Mama », j’aime bien Aznavour ! Quand Danièle passe près de lui ses doigts, plein de farine viennent se poser sur son petit nez. Ils éclatent de rire et les voilà dans les bras l’un de l’autre. Un baiser ! J’en étais certaine, je savais qu’il allait l’embrasser sur la bouche ! Encore ce chaud qui m’entoure.


Vous n’allez quand même pas faire cela devant moi ! Oh ! Oh ! Je suis là au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. Francis a troussé la jupe de sa femme et c’est la, debout qu’il l’enfile en me donnant encore plus le désir de faire l’amour. Rien de romantique, juste un couple qui s’aime sur son lieu de travail ! Et me voilà le feu au cul. C’est encore plus violent que pour les masturbations de mes deux soigneurs. Elle crie, elle gémit et moi j’assiste à tout avec cette flamme qui me lèche le ventre. Pourquoi je regarde ça, rien ne m’y oblige, mais c’est bon de les voir, de savoir que ce sont des gens comme toi et moi.


Michel, nos amis font l’amour ! Toi tu continues à aller de long en large, le visage décomposé. Mais enfin, arrête de gesticuler et écoute-moi ! Danièle et Francis, tu te rends compte ! Ils baisent dans leur laboratoire ! Là où ils fabriquent nos pizzas. Tu pourrais le croire ça, toi ? Tiens ! Je n’avais pas remarqué. Mais en avançant, je ne me suis pas assez vite détournée et tu es passé… à travers moi ! Je me sens happée vers la chambre. Que se passe-t-il encore ? Je te vois toujours et je regarde aussi les deux autres qui se rhabillent après la douche.


Mon corps ! Il est là tout pâle et ils courent encore tous vers lui. Revoilà un autre médecin avec ses bidules sur ma poitrine. Enfin je me raidis, je sais ce qui va se passer ! Pas agréable cette secousse, et j’ai encore cette envie de sexe. Rien pour l’assouvir. Bon sang, mais qu’est-ce qui m’arrive ? La ligne verte, elle recommence à faire des dessins, c’est bon signe ça ? Et toi Christine ? Où es-tu ? Mais que fais-tu dans ma maison ? Là c’est ma chambre, tu ne vas quand même pas t’envoyer en l’air avec ton mari dans notre lit ?


Ah non, j’ai eu peur. Mais un soupçon m’a effleuré l’esprit ! Que fais-tu chez moi ? Ca y est j’ai compris tu cherches des affaires à moi dans mon dressing. Une robe ? Un gilet assorti ? Tu peux prendre des couleurs moins tristes, il y a des choses plus gaies dans cette penderie. Je te trouve pâlotte ma sœur ! Tu devrais sortir. Pourquoi ne pas allez dans notre restaurant préféré ? Danièle, je sais pourquoi tes pizzas sont les meilleurs du monde. Vous les faites avec amour. La cavalcade dans le couloir, ils sont tous enfin ressortis de ma chambre et je me regarde du haut du coin de mon lit. Ben ! Ma fille, tu as grise mine ! Les marques rouges sur ma poitrine, elles vont partir au moins ?


Pourvu que ma poitrine ne soit pas abimée. Je suis contrariée et pourtant, je me sens si… légère. Je viens de comprendre. Je pense à un endroit et hop ! M’y voilà transportée. C’est mieux que l’avion ce truc-là. Je songe à quelqu’un et je suis près de cette personne. Si j’essayais ! Mon associée, c’est vers elle que j’envoie mes pensées. Oups ! J’aurais mieux fait de ne pas venir. Qu’est ce qu’elle fait là, dans cette chambre d’hôtel sordide ? Un mec inconnu avec elle et elle est nue, à quatre pattes devant lui. Les premières claques sur les fesses me glacent le sang ; j’en ai donc encore un peu qui navigue dans ces veines. Dire qu’elle m’avait raconté aimé ce genre d’amour ! Je ne veux, ni ne peux le supporter, vite Claude, pense à quelqu’un d’autre.


Retour à la case « chambre de réveil » ! Mon corps est toujours dans la même position. Michel tu es revenu ici, et assis devant le lit je vois ta main dans la mienne. Je n’arrive pas à sentir ta chaleur et je voudrais juste qu’elle soit communicative. Pas de notion de chaud, de froid seulement un sentiment que j’ai froid, que ce que je vois de moi à froid. J’admire un moment tes tempes, grises et argent, qui te donnent l’air si sérieux. Pourquoi pleures-tu ?


Je suis là mon ange ! Allons fais un effort ! Ouvre les yeux ! Je suis là à te toucher et pourtant, je passe au travers de toi comme si je n’étais plus qu’un nuage. Ton parfum, comme je le respire, comme il me plait encore plus, là dans cette chambre où tout reste immobile. Que tu es beau mon amour ! Comme je voudrais me serrer tout contre cette poitrine qui m’a déjà tant bercée. Ta main, elle court sur mon front, elle remonte deux cheveux perdus qui ne retrouvent plus leur chemin. La douceur de cette caresse ! Mon dieu, vas-y idiot ! Prends-moi dans tes bras !


Je suis inondée par ces mystérieux sentiments et cette soif d’être encore et encore à toi. Pourquoi ces flots d’images qui me montrent les meilleurs instants, ceux des jours de grand bonheur ? Même les perles qui jaillissent de tes yeux bleus n’arrivent pas à me rendre mélancolique. Je suis bien sur un nuage, tu es là, je te jette un coup d’œil plutôt polisson. Mon ventre, je t’en supplie, caresse mon ventre. Ne crains pas de me faire mal, je suis sans douleur, je suis juste une immense envie de toi. Ta chaleur je la veux, et je sais bien que si tu te frottes contre moi, je vais me réchauffer, pour de bon, pour toujours.


L’infirmière, la cousette, c’est elle qui vient vers mon lit et elle ne sourit pas. Elle devrait pourtant, dis-lui que je t’aime, dis-lui que je suis à toi. Non ! Ne lâche pas ma main, pas maintenant ! Elle aussi porte un parfum, une odeur particulière, je fouille pour m’en souvenir ! La bergamote, c’est ça ? Bizarre comme lotion ! Elle a changé quelque chose dans une sorte de pompe, un flacon est vide, le nouveau coule dans ce corps qui ne veut plus de mon esprit.


Comment puis-je faire pour y revenir ? Garde ma main dans la tienne, laisse-moi aller contre toi, c’est ta chaleur la clé, je le sais, je le sens. J’ai envie de faire l’amour, c’est con non ? Je ne bronche pas d’un pouce et j’ai envie de sexe ! Tiens le goutte à goutte, c’est ma vie qui coule là ? Christine, ma sœur ! Ah ! tu es là. Oui c’est bien ça ! Fait à manger pour Michel, nous allons bientôt rentrer. Nous ne sommes pas toujours d’accord toi et moi ! Mais tu vois je suis heureuse que tu sois là, avec ton mari.


Zut ! Je suis de nouveau happée par ce bruit strident, et une autre course folle qui commence. Michel ! Non ne part pas ! Oh, laissez-moi encore un peu sa main, juste le bout de ses doigts ! Le médecin là, qui me remet en route avec son appareil barbare, il va faire comment pour vivre sa prochaine nuit ? Secouée par des soubresauts de plus en plus violents, je fais l’amour. C’est toi Michel ? Qui me donne ces coups de reins forcenés ? C’est bon, je me sens mouillée, je me sens remplie de désir. Que c’est bon et j’attends ! J’attends cette jouissance qui va m’illuminer comme un sapin de Noël.


Il bouge au-dessus de moi. Il remue, je ne vois plus ces traits, je mélange le vrai au faux, je suis là ! Prenez-moi ! Juste encore un peu, juste un moment. Oui comme cela ! Sans tendresse excessive, juste une minute. Je sens bien cette électricité qui se répand entre vous et moi. Ouvrez vos yeux, ne laissez pas les miens se fermer ! Regardez ! Le soleil fait briller la nacre des larmes qui coulent entre tes paupières closes. Tends-moi le bras du fond de ton couloir ! Allons respire plus fort, donne-moi ce courage !


Sur l’écran le trait vert est bien régulier et j’ai mal au ventre. Je ne flotte plus vraiment et c’est difficile d’être ainsi immobile. J’ouvre les quinquets et tu es là. Christine aussi.


— Quelle peur tu nous as faite !


Peur ? Pourquoi ? Mais ces mots ne sont pas dits, ils effleurent seulement mon esprit. C’est étrange je garde la sensation d’avoir une envie, envie de faire l’amour. Comment est-ce possible dans cet état d’avoir de pareilles idées ? Le médecin est là aussi. Il me sourit, mais c’était mieux avant, je n’avais mal nulle part. Il faudra que je pense à lui demander si, sur la fesse gauche il a bien une tache de naissance !

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